A. ÉCUSSON APPARENT DANS TOUTES LES ESPÈCES
Parmi les genres peu nombreux de cette division, le plus important est celui des Gyrinus: on peut encore citer les genres Enhydrus et Orectocheilus.
i" GENRE. — ENHYDRE. ENHYDRUS. Gastelnau, 1835.
Éludes entomologiqnes.
EvuJpoç, aquatique.
Corps ovale, fortement déprimé; épistome coupé carrément; labre transversal, arrondi, entier, cilié en avant; menton éebancré; antennes à dernier article coupé un peu obliquement; palpes maxillaires à trois premiers articles petits, le dernier tronqué obliquement, aussi long que les trois autres réunis: labiauy à premier article très-petit, le second et le troisième un peu plus longs, égaux; élytres marqués de sillons longitudinaux; pattes antérieures tirs- longues, à jambes élargies à l'extrémité; tarses des mâles à articles dilatés en une large palette ovalaire, garnie en dessous de petites brosses soyeuses; pattes intermédiaires beaucoup plus rapprochées des postérieures que des antérieures; abdomen à dernier segment aplati, arrondi.
Fig. 393. — B. aus traits. Fig 394. — E. sulcatus.
Ce genre, qui a été établi par M. de Castelnau, a été indiqué par Eschscholtz dans un travail
inédit, et cité dans le Catalogue du comte Dejean, en 1857, sous la dénomination à'Epiucctus (e-.vEc>, je Hotte sur l'eau).
(1) Les quatre familles que. nous venons d 'étudier successivement, c'est-à-dire celles des Ctcindélètes, Carabiques, Dyns et 0] i iniens, constituent pour Latreille | /( gm uni m il de G. Cuvicr, 1 8*29 ) la première famille des Coléoptères pentamères, celle des Carnassiers [Carnivora, G. Cuvier, A.d*lophago, Clairville), qui a pour caractères deuv))alpcsà chaque mâchoire; antennes presque toujours en forme de lil ou de soie et simples ; mâchoires se terminant par une pièce écailleuse en griffe ou crochue, à côté intérieur garni de < ils ou de petites épines; languette enchâssée dans une échancruredu menton; pattes antérieures insérées sur les cAtés d'un sternum comprimé, el portées sur une grande rotule; pattes postérieures ayant un fort trochanter à leur naissance, i premier article grand, paraissant confondu avec l' arrière-poitrine, et ayant la forme d'un triangle curviligne, avec le côté extérieur excavé. Latreille subdivise ses Carnassiers en terrestres et aquatiques. Les terrestres, partagés eux-mêmes en deux iiilms (Cicindélètes et Carabiques*, ont des pieds uniquement pro res à h course, el donl les quatre postérieurs sont insérés à égales distances; les mandi-
On n'a encore décrit que trois espèces à'Enlujdrus, toutes étrangères à l'Europe, et la patrie de deux seulement est connue : 1° YE. stdcatus, Wiedmann, du Brésil; et 2° YE. oblongus, Boisduval \E. australis, Brullé), de l'Océanie. Ce sont des insectes d'assez grande taille, relativement aux Gyrinus.
2me GENRE. - GYRIN. GYRINUS. Geoffroy, 1764.
Histoire naturelle des lnseeles.
T'jpc;, cercle
Corps ovale, plus ou moins convexe; épistome coupé carrément; labre transversal, arrondi, entier, cilié en avant; menton fortement échancré; antennes à dernier article légèrement arrondi; palpes maxillaires à trois premiers articles petits, le dernier aussi long que les trois autres réunis, et entier : labiaux à premier et second articles très-petits, le dernier au moins aussi long que les deux autres r.unis. entier; élytres le plus souvent marqués de stries longitudinales de points enfoncés; pattes antérieures de médiocre longueur, à jambes légèrement élargies à l'extrémité; tarses des mâles à articles dilatés en une palette ovalaire plus ou moins allongée, garnie en dessous de petites brosses soyeuses : pattes intermédiaires presque aussi rapprochées des antérieures que des postérieures; abdomen à dernier segment aplati, arrondi.
Geoffroy est le premier qui ait séparé ce genre des anciens Dytiscus; il le nomma Gyrinus, ou Tourniquet, nom qu'il porte encore vulgairement, à cause des évolutions circulaires qu'il fait à la surface de l'eau. Linné [Systema naturœ, 1766) a adopté ce genre, qui, aujourd'hui, est le type d'une famille distincte.
f. is Gyrins sont des insectes de taille moyenne et petite; car les uns ont plus de seize millimètres de longueur, et les autres n'atteignent même pas cinq millimètres. Ils sont tous noirâtres, mais avec des reflets plus ou moins brillants. Leurs mœurs ont fourni à la science des détails intéressants que nous avons exposés dans nos généralités sur la famille.
M. Léon Dufour a étudié l'anatomie du Gyrinus natator, ainsi que nous l'avons «lit précédemment, et M Westwood (Inirod. to the modem, class. Ins. 1838, t. I, p. 100, fig. 0, n" 18) décrit la larve d'une espèce de ce genre, qu'il rapporte avec doute au même G. natator. Cette larve est longue, étroite, déprimée, semblable à un petit myriapode. composée de treize segments, y compris la tête, séparés l'un de l'autre par des incisions latérales; de chaque eût >. du corps on remarque huit filaments grêles, transparents, munis chacun d'une trachée dilatée qui sert à la respiration, et qui s'unit à la base aux trachées latérales ordinaires; leur corps est terminé par de petitpointes qui servent à la locomotion.
espèces du genre Gyrin sont très-nombreuses, et répandues dans toutes les parties de la terre. On en a décrit plus de cinquante, dont une quinzaine bal PEurope. M A.ubé, dans son Species général des
Hydrocanthares et des Gyriniens, lx">s subdivise ainsi ces diverses
espèces :
! i 39Ô — G. natator (fortement grossi).
Lul<- sont entieremenJ déeouvi ries; la piéce*tennlMnt le mâchoires, droite intérieurement, est eulemenl i ourbée à son
leur corp i I | ■ illants. Les iquatiques, qui ne renferment qu'une seule
,', j r.i ti i rthari Latreillc . sout caractérisés par leui pieds propres a la natation, les
derniers étant ou en forme de lame : les deux derniers plus éloignés des autres ; les mandibu-
I recouvertes; le corps < t presque toujoin oval , avei les yeux peu lillanta et le < orselct
i ip plus hr.->- que long ; i afin le crochet qui termine l< mftehoin e it arqué de t ba e, et ceui du l">ui îles lor-
La I ■ lest treille, n'i ptéi parle entoo mod cllo est subdivisée en quu-
' . : nommée su commencement de ceUe n te, et qm- inms avons cm il.vmi :mIu|>i<t
HISTOIRE NATURELLE
x. Espèces chez lesquelles les élytres n'ont pas de lignes longitudinales do points enfoncés.
Ces Gyrins habitent généralement l'Amérique méridionale et l'Océanie.
Le type est le G. SlriolatUS, Boisduval, de la Nouvelle-Hollande.
p. Espèces chez lesquelles les élytres sont marqués de lignes longitudinales de points enfoncés.
a. Corselet cl élytres n'étant pas bordés de jaune.
G. na-
tulur.
De nombreuses espèces propres à presque toute la terre, et parmi lesquellef celles qui se rencontrent le plus communément en Europe sont les G nalalor, Linné; bicobr, Paykull; minutus, Fabricius; dorsulis, Gyllenhall; marinus, Cyllenhall; urïnator, Illiger.
Une remarque que nous devons placer ici, c'est que, tandis que la plupart de* espèces de ce groupe se plaisent exclusivement dans les eaux douces, le G. notalor, par exemple, d'autres, comme le G. marinus, recherchent les eaux saumàlres.
b. Corselet et élytres btmlés de jaune.
Une dizaine d'espèces propres à plusieurs régions du globe, mais principalement particulières au cap de Bonne-Espérance. Toutefois, une espèce, le G. siriu- Fig. 597.— G.sirta- lus, Fabricius, habite les eaux douces du centre de l'Europe.
tus.
5™ GENRE. — PATRUS. PATRUS
IlaTfw;, parent.
Corps ovale, convexe; épistome coupé carrément; labre transversal, arrondi, entier, cilié; menton fortement échancré; antennes à dernier article un peu obliquement arrondi; palpes maxillaires à trois premiers articles petits, le dernier aussi long que les trois autres réunis, entier : labiaux à premier article très-petit, le second un peu plus long, le dernier encore plus long que le précédent, entier; élytres tronqués à l'extrémité; pattes antérieures de médiocre grandeur, à jambes courtes, élargies : intermédiaires à très-peu de chose près aussi rapprochées des antérieures que des postérieures; abdomen à dernier anneau triangulaire, allongé, pyramidal.
Le genre Patrus diffère de celui des Gyrinus par le dernier article des palpes labiaux, à peine plus allonge que l' avant-dernier, et surtout par le dernier segment de l'abdomen, qui est pyramidal; il se rapproche beaucoup îles Orectocheilus, mais s'en distingue par le labre court, transversal, et par le dernier article des palpes, qui est entier. Il ne se compose, jusqu'à ce jour, que d'une seule espèce, le P. Javanus, Aube, propre à l'île de .lava.
i»" GENRE. — 0RECT0GHE1LE. OHIICTOCIIEILUS. Eschscholtz, 1833.
Di'jeun, Cal. CoUoptères. • OpexTec, étendu ; /.-'>'-:, labre.
Corps ovalaire, légèrement convexe; épistome à peine échancré; labre avance, un peu arrondi en avant, cilié; menton échancré; antennes à dernier article tronqué presque carrément; palpes maxillaires a trois premiers articles petits, le dernier aussi long que les trois autres reunis, tronqué: labiaux à premier article très-petit, le second un peu plus long, le dernier plus long encore, trou-
que: pattes antérieures de médiocre longueur, à jambes un peu élargies ù l'extrémité; tarses des maies dilatés en une palette ovalaire, allongée, garnie en dessous de petites brosses soyeuses; pattes intermédiaires à peu de chose prés aussi rapprochées des antérieures que des postérieures; abdomen à dernier segment allongé, triangulaire, pyramidal.
Ce genre, créé par Eschscholtz, a été caractérisé par M. Lacordaire, dans sa Faune entomologiquc des environs de Paris. On en connaît une vingtaine d'espèces, dont quelques-unes, assez grandes, sont propres à Sierra-Leone, à Madagascar, à la côte de la Guinée, à l'Egypte, aux Indes orientales, aux îles Philippines, à Java. Une seule, YO. villosiis, Fabricius, se trouve dans presque toute l'Europe; elle se tient de préférence dans les rivières, où on la trouve soit à la surface de Tenu, soit sous les pierres, les petits corps flottants et sous le; feuilles des plantes aquatiques. M. Westwood (Introd. to the modem ctass. Ins., t. Ier) dit quelques mots de la larve de YOrcctocheilm villosus, qui n'est pas encore connue d'une manière suffisante.
La couleur des insectes de ce genre n'est pas seulement bronzée cormy.c ii lie de plusieurs espèces de Gyriniens, mais elle présente aussi des reflets bleuâtres et violets. via. 393. — o. vitlotv*.
(JeJeitocieiiive tWtdioi'i • DIWEUTIDES. DINEUTIDES. Desmarest, 4850.