SEPTIEME FAMILLE
NITIDULAIRES. NITlDULARiœ. Latreille, 1829.
Règne animal de G. Cuvier.
Les Coléoptères qui rentrent dans cette famille ont pour caractères communs : mandibules bifides ou échancrées à leur extrémité; palpes courts, filiformes ou un peu plus gros à leur extrémité; antennes de onze articles, à massue toujours perfoliée, composée de deux ou de trois articles, le plus ordinairement courts et rarement un peu allongés ; élytres généralement courts, tronqués dans plusieurs genres, et ne recouvrant pas alors tous les segments abdominaux; corps souvent en forme de bouclier et alors rebordé ; pattes peu allongées , avec les jambes souvent élargies à leur extrémité; tarses garnis de poils ou de pelotes, semblant ordinairement n'être composés- que de quatre articles, le premier et le suivant, dans les uns, ne se montrant qu'en dessous et n'y formant qu'une petite saillie, le pénultième, dans les autres, étant très-petit, et sous la forme d'un nœud, renfermé entre les lobes du précédent.
Les Xitidulaires, ordinairement petits et rarement de taille moyenne, ne se trouvent que rarement au milieu des matières animales en putréfaction ; c'est plutôt dans l'intérieur des champignons, sous les écorces des arbres, dans le bois pourri, et même sur les fleurs, qu'on les rencontre. Leur coloration est habituellement sombre, jaune, brune, verdâtre ou noire, et ce n'est que par exception que quelques espèces présentent des teintes plus vives et plus brillantes, ou bien des taches se détachant sur la teinte générale. :
Ce système de coloration varie suivant les habitudes de ces insectes : les espèces qui se tiennent sur les fleurs ont habituellement des couleurs vertes ou jaunâtres; celles dont la demeure est dans le corps de quelque animal mort sont ornées de taches claires et diversement disposées; enfin, celles qui vivent exclusivement de matières végétales sont noires ou brunes, parfois brillantes. Les Nitidulaires sont très-rarement velus. La forme offre aussi de grandes variations : tantôt les élytres sont ovales, munis d'un rebord en gouttière, ce qui donne à tout le corps la forme d'un bouclier, et les rapproche des Silphales, chez lesquels on remarque presque constamment cette particularité ; tantôt ils sont coupés en arrière, ne recouvrent pas tout le corps, et offiient, à un moindre degré, l'aspect des Staphyliniens. Les élytres peuvent être aplatis, c'est même le cas le plus ordinaire; souvent aussi ils sont convexes; le corps devient alors hémisphérique, et ce caractère est applicable aux Strongylides, tandis que les Ipsides ont, au contraire, une forme quadrangulaire, représentant un carré alloogi
M. Léon Dofoor (Annales des sciences naturelles, lrt série, t. 1 à VIII) a donné des détails sur l'a- Datonrie de* insectes de cette famille, et plus spécialement sur une espèce <l';is ,c/. grande taille: le TkymaUu timbatus. Le tube digestif a un peu moins de trois fois la longueur du corps; l'œsophage et le jabot sont confondus en un lube court et très-lisse. Le ventricule chylifique est droit, oblong, assez ample, présentant des granulations presque imperceptibles. L'intestin grêle est lisse, flexueux, et se termine par m cœcnm allongé, droit. Il y a six vaisseaux biliaires, insérés d'une pari au ventricule chylifique, et de l'autre au cœcum, ou ils sont implantés ensemble sur un même point d<j sa inférieure: i leaui sonl vins pointillés de brun foncé, s'amincissanl et sedécoloraol t
Isore extrémités ventricUires, taudis que les insertions caecales semblait conserver toujours leur
270 HISTOIRE NATURELLE
diamètre. Chaque ovaire se compose d"unc vingtaine uc gaines ovigères groupées en faisceaux biloculaires. Le calice est cupuliforme. L'oviducte, renflé à son origine, esl cylindrique, plus ou moins
courbé. Les œufs sont ovalaires, blanchâtres, peu développés. Le tissu adipeux splanchnique est peu abondant.
Les métamorphoses des Nitidulaires ne sont pas connues d'une manière suffisante : cependant on a fait connaître les larves de plusieurs espèces, telles que celles des Trogosita Mauritaniens, Nemosoma elongatum, Strongylus ferrugineus, Byturus tomentosus, Nitidula griseaet obsoleta, etc. Ces larves sont généralement petites, blanchâtres; leur corps est aplati, et porte six pattes qui leur servent pour l'acte de la locomotion, outre des appendices placés à chaque segment du corps; leur métamorphose en nymphe se fait dans le lieu où elles habitaient, et, après être restées quelque temps dans ce dernier état, elles se transforment en insectes parfaits. Les larves qu'on a observées jusqu'ici ont été trouvées sous les écorces des arbres malades, dans des champignons, et, dans quelques eas, dans des matières animales putréfiées. Nous reviendrons sur ce sujet en faisant l'histoire particulière de chacun des genres de cette famille.
Les Nitidulaires sont nombreux en espèces ; en effet, on en connaît plus de quatre cents, réparties dans une soixantaine de genres particuliers. Ces insectes se trouvent répandus sur toute la surface du globe; mais jusqu'ici c'est l'Europe qui en a fourni un plus grand nombre d'espèces; toutefois, on en connaît beaucoup de l'Amérique, et, dans ces derniers temps, on en a décrit plusieurs qui provenaient de l'Océanie, de Madagascar, du Sénégal, de l'Algérie, etc. Du reste, il est probable qu'on en trouvera en abondance dans tous les pays du monde, maintenant que les voyageurs commencent à recueillir les petites espèces aussi bien que les grosses.
Cette famille ne formait qu'une tribu, celle des Nitidulaires, Nitidulariœ, dans la famille des Nécropliages de.Latreille (Gênera Crustaceorum ci Insectorum, 1807), ainsi que dans la famille des Clavicornes, que le même auteur a postérieurement créée (Règne animal de G. Carier, IN°.(.I). C'est Erichson (Zettschrift far die Entomologie von Germar, t. IV et V, 1843 et 1844, el Naturgeschichte der Insecten, Deutschlands, Fauna von Sturm, 1844 et 1845) qui a érigé les Nitidulaires en famille particulière, et qui en a donné une monographie que nous suivrons presque textuellement dans cet ouvrage. Nous croyons, en effet, utile de faire ainsi connaître, surtout en France, l'excellent travail, encore peu connu, d'Eiïchson; mais nous nous permettions de faire observer que plusieurs des genres que nous indiquerons d'après lui ne nous semblent pas fondés sur des caractères bien tranchés, et qu'on aurait pu en diminuer considérablement le nombre. La tendance actuelle des naturalistes, et principalement des entomologistes et des ornithologistes, est de créer des genres sur des caractères qui n'ont réellement souvent qu'une valeur spécifique, et il ne peut en résulter qu'une difficulté énorme dans l'étude des sciences, et nul avantage pour le but que l'on doit toujours se proposer: celui d'arriver le plus facilement possible à la détermination de l'espèce. Il faudrait donc chercher à ne créer que des génies ayant des caractères bien prononcés, bien distincts, faciles à saisir, et rejeter ceux qui ne présentent que des différences peu sensibles. Quoi qu'il en soit, n'ayant pu voir en nature tous les types des genres d'Erichson, genres fondés, en général, sur des espèces excessivement rares et manquant dans les collections de Paris, nous avons cru devoir les indiquer tous, en regrettant que les diagnoses caractéristiques soient souvent trop courtes.
Les genres compris, il y a moins de six ans, dans cette famill . étaient peu nombreux, et se bornaient presque à ceux des Peltis, Thymalus, Colobicus, Uehla, Ips, Nitidula, Meligethes, Strongylus, ('.erras, etc. Aujourd'hui on en a décrit plus de suivante, fondés, soit sur des espèces nouvelles, soit sur des espèces qui rentraient dans les Nitidules et les Strongyles; et, en outre, on y réunit plusieurs genres, tels que ceux des Trogosita, Ncmosoma, Rhizophagus, etc,, qui étaient antérieurement rangés avec les Xylophages.
lie même qu'Krichson, nous diviserons la famille des Nitidulaires en six tribus; seulement nous placerons ces divisions dans un autre ordre (pie celui adopté parle célèbre entomologiste allemand, parce (pie nous chercherons a former la série des espèces en mettant au commencement celles qui se rapprochent le plus des Silphales, et a la lin celles qui ont le plus de rapport avec les Staphyliniens. Nous donnerons;'! ces tribus les noms de Peltides. Ipsides, Slrongylides, Nilidulides, Carpouhilides et Cercides.
PREMIERE TRIBU
TELTIDES. PELTID.E. Nobis, 1850.
Peltis, genre principal de la tribu.
Joues des mâchoires doubles; tarses à premier article le plus petit de tous.
Celte tribu, formée par Latreille, est adoptée par Erichson, qui l'indique sous le nom de Trogositina; mais ce dernier naturaliste, ainsi que nous le faisons dans cet ouvrage, y comprend plusieurs genres, tels que ceux des Nemosoma. Trogosita, que l'on plaçait généralement dans la famille des Xylophages, et avec lesquels, dans ces derniers temps, on a formé plusieurs coupes génériques distinctes.
Les insectes placés parmi les Peltides sont les plus grands de la famille des Nilidulaires; ils sont répandus dans presque toutes les parties du monde, et un assez grand nombre se rencontrenten Europe. Leur coloration est assez obscure, quoique quelques espèces, comme les Trogosita, soient assez brillantes ; ils vivent, en général, sous les écorces des arbres ou dans l'intérieur des champignons. L'anatomie d'une espèce de Thymalus a été donnée, ainsi que nous l'avons dit précédemment. On ne connaît les métamorphoses que d'un nombre très-restreint d'espèces : nous citerons particulièrement celles du Trogosita Mauritaniens et du Nemosoma elongatnm.
On range à peu près quinze genres dans cette tribu; parmi ceux qui y étaient le plus anciennement placés, nous citerons les Helola, Tln/malus, Peltis, Colobicus; et, parmi ceux qui étaient réunis avec
- Xylophages,, les genres Trogosita, Temnoscheila, Nemosoma, etc., ce dernier devant plutôt être range a côte des Colydium et des Lyctus.
1er GENRE. — HÉLOTE. HELOTA. Mac-Leay, 1835.
Aniiulosa Javanica.
Palpes maxillaires à dernier article presque tubulé : le même des labiaux court, épais, cylindrique, tronqué à l'extrémité; labre membraneux; menton transversal, carré; mâchoires courtes, cornées ù la base, avec l'extrémité membraneuse, lamellaires, tronquées, presque carrées, ciliées; antennes courtes, insérées sous le chaperon près de la base des mandibules, de onze articles, le premier épais,
(ne conique, le second globulaire, le troisième plus long, presque conique: la massue formée des trois derniers, élargie, épaisse, velue, comprimée; tète horizontale, arrondie; corselet grand,
lue carré, convexe en dessus, lobé en arrière: é< nsson petit; élytres ovalaires; corps déprimé; tarses courts, a premier article peu visible, les trois suivants velus en dessous, le dernier long. Lue seule espèce, VHelota Vigorsii, Mac-Leay, propre ;> .lava, entre dans ce genre, remarquable
(onaspecl toul particulier, qui doit probablement l'éloigner de la famille des Nilidulaires, dans laquelle Erichsou ne le place pas; nous avons cependant cru devoir le ranger ici pour ne pas trop l'éloigner de la famille des Silphales
2 GENRE. - THYMALE. THYMALUS. Latreille, 1802.
11 luire naturelle des I / nom 'I un pou ion,
moins large proportionnellement que celle des Peltis: leur troisième article . sni\.uiis plus minces que le second , corps presque hémisphérique, avec le bord postérieur du ulièremenl ciri ulaire
HISTOIRE NATURELLE
Ce genre, auquel Erichson assigne pour caractères: deux yeux latéraux, transverses; front tronqué à son extrémité; joues des mâchoires terminées à l'intérieur par un ongle corné; tibias nautiques, ne comprend qu'une . seule espèce, le Thymalus limitants, Pabricius, propre au climat de Paris, qu'Olivier plaçait avec~Ies Asula et Fabricius avec les Peltis, dont il ne diffère pas d'une manière très-notable. L'anatomie de cette espèce a été donnée par M. Léon Dufour, ainsi que nous le disons dans nos généralités sur les Nitidulaires.
Dans son Catalogue des Coléoptères (.">" édition, 1837), Dejean place, entre le genre Thymalus et celui des Colobicus, les genres Thyreosoma (ôjpcc;, bouclier; cum, corps), Lasioclerma (xaatc;, velu ; &ppa, peau) et Selenoderus (teUvyi, lune; -Σ?n, col), qui n'ont pas été caractérisés et que nous n'avons pas vus en nature. Les Tbyréosomes ne renferment que deux espèces, dont l'une, le '/'. cassidoides, Dejean, habite Ruénos-Ayres; les Lasiodermes ont pour espèce unique le L. squatidum, Lacordaire, propre à Cayenne, et les Sélénodères, deux espèces particulières à Cayenne, les S. Cayennensis, Dejean, et lamina, Lacordaire.
Fii: 451. — T. limbatus
r>me GENRE. — PELTIS. PELTIS Geoffroy, 1764.
Histoire abrégée des Insectes IIê).Tr, , bouclier.
Fig. 452. — /' gr ma
Palpes à dernier article légèrement renflé, presque ovale; antennes de onze articles, le huitième de la longueur du suivant, les trois derniers en massue comprimée, ovalaire : les deux premiers articles de cette massue transversaux, arrondis, le troisième plus grand, orbiculaire; tête enfoncée dans le corselet, avec la bouche découverte et les mandibules avancées, bifides; corselet transversal, fortement échancré en avant, son bord pos- \\\\ ïaf/ï térieur sinueux; écusson large, triangulaire; élytres couvrant entièrement
^Hl!? v, l'abdomen; corps aplati; pattes assez fortes; tarses allongés, le dernier
article plus long que les autres réunis ensemble.
Ce genre, créé par Geoffroy aux dépens des Silpha, correspond en partie à celui des Thymalus de Latreille, et doit être particulièrement caractérisé, d'après Erichson, qui en a publié une monographie, par les joues des mâchoires, terminées en dedans par un ongle corné; par les tibias antérieurs ayant à l'extrémité une épine crochue; par le front tronqué à son extrémité, et deux yeux latéraux transverses. Ces insectes, de taille moyenne, sont nocturnes et lignivores, se rencontrent habituellement sous les écorces des arbres. L'on en a décrit jusqu'ici neuf espèces, parmi lesquelles cinq appartiennent à l'Europe, principalement à ses parties septentrionales, deux à l'Afrique (Madagascar et le cap de Bonne-Espérance), une à l'Asie et une à l'Amérique. On peut prendre pour type le Petits yrossa, Fabricius, dont la Suède est la patrie.
C'est auprès de ce genre que l'on place le genre Eurylarsus (fjpu;, large ; rapoo;, tarse), que Dejean (Cat. Coléopt., Tft'dit., 1857) a indiqué, mais dont on n'a pas encore publié les caractères. L'espèce unique de ce groupe est YE. auêtralis, Dejean, de la Nouvelle-Hollande.
Ame GENRE. - COLOBIQUE. COLOBICUS. Latreille, 1807. Geneia Crustaceorum ei [nsectorum.
KcXoëo;, tronqué.
Palpes terminés par un article un peu plus gros que le précèdent : labiaux plus petits que les
maxillaires; antennes avec leur troisième article deux fois plus long' que le suivant, à massue orbiculaire solide, composée de deux articles; tête arrondie en avant recouvrant les parties de la bouche; élytres recouvrant l'abdomen; corps ovale, déprimé; tarses à premiers articles entiers, garnis en dessous de poils serrés.
Ce genre, très-voisin de celui des Peins, s'en distingue principalement par la massue des antennes, de forme orbiculaire et composée seulement de deux articles. Latreille l'a fondé sur une seule espèce, qu'il nomme Colobicus marginatus, la même que la Xitidula liirta, Rossi, et qui se rencontre, mais rarement, sous les écorces aux environs de Paris. Dejean, dans la troisième édition de son Fig. 455. — c. Margycatalogue de Coléoptères, en désigne deux autres espèces, l'une de l'Amérique natu*.
boréale, qu'il nomme Americana, et l'autre de Guinée et que Schoënherr a décrite sous la dénomination de Peltis rugosus.
Erichson n'adopte pas le genre Colobicus dans son travail sur la famille des Nitidulaires.
5me GENRE. - ANACRYPTE. ANACRYPTA. Illiger, 1807.
Magaz. cm., l. VI.
Ava, en arrière; Kpuirro;, caché.
Quatre yeux, convergents supérieurement, rapprochés les uns des autres; front presque courbé vers son extrémité; joues des mâchoires séparées à l'intérieur, en forme de soie.
Ce genre, auquel Dalmann (Ephem. eniom., 1824) a appliqué la dénomination d'Acrops (ax?o,-, dessus de la tête; wy, œil), ne renferme qu'une espèce provenant de Sumatra, VA. punclata, que Fabricius plaçait dans le genre Xitidula, et à laquelle Weber a appliqué le nom de Nitidula buprestoides.
6me GENRE. - GYMN0CHE1LE. GYMNOCHEILA. Klug, 1854.
Dejean, Catalogue des Coléoptères, 2e édit. rypoç, nu; yj-O.oi;, lèvre.
Quatre yeux placés en dessus de la tête, éloignés les uns des autres; front avec trois stries à l'extrémité; languette cordiforme; joues des mâchoires distinctement séparées à l'intérieur.
Ce genre, dont Erichson i modifié le nom en celui de Gymnâchila, ne renferme que deux espèces, dont le type est le G. vestita, Klug, range quelquefois dans le genre Troyosita.
7~ GENRE. - LÉPÉRWA. LEPERINA. Erichson, 1844. Zeiivinifi fur du- Entomologli ron Cemur, t. iv.
lieux yi-ux latéraux, réniformes; fronl avec trois stries a l'extrémité; joues des mâchoires distinctement séparées •■ l'intérieur; languette cornée, entière.
genre ne renferme que deux espèces: le Trogosita decorata, Erichson, etle Peltis aquamulata, Géblei i de Sibéi ■
IIISTOIIiK NATURELLE.
8me GENRE. — TROGOS1TE. TROGOS1TA. Olivier, 1790
Entomologie de l'Encyclopédie méthodique.
Tpco-j-to, je racle; airo;, blé.
Fig. 454. — T. Mauritanien.
Antennes plus courtes que le corselet, moniliformes, comprimées, renflées ou en massue à leur extrémité; mandibules proéminentes, fortes, trigones, avec leur extrémité bidentée et le milieu du côté interne bidenticulé; palpes courts: maxillaires un peu plus longs que les labiaux, avec leur dernier article plus long que les autres, ovale ou cylindrique; mâchoires n'ayant qu'un seul lobe coriace, aplati, long et étroit, un peu arqué en dedans, cilié à son extrémité; corps allongé, assez large, fortement déprimé ; abdomen disjoint du corselet par un pédoncule très-court, très-étroit.
Ce genre, créé par Olivier pour y placer des espèces que Linné rangeait avec les Tenebrio et Geoffroy avec les Platycerus, était placé dans la famille des Xylopliages, et renfermait une soixantaine d'espèces propres à l'Europe, à l'Afrique et à l'Amérique; niais, dans ces derniers temps, Erichson (Zeitsclirïft fur Entomologie, 1844) l'a placé dans la famille des Nitidulaires et l'a considérablement restreint, et n'y laisse plus qu'un assez petit nombre d'espèces ayant pour caractères communs: deux yeux latéraux, transverses; front avec trois stries à l'extrémité; joues des mâchoires déprimées intérieurement; languette cornée, presque carrée, entière; tibias mutiques.
Le type est le Tenebrio Mauritaniens, Linné (Trogosita caraboides, Fabricius), qui est très-petit, d'un brun noirâtre, et se trouve dans les vieux bois, dans toutes les parties du globe, mais plus particulièrement dans le midi de la France. La larve de cette espèce a élé décrite par M. llammcrschmid [Ins. Dan. Yienn., 1852), ainsi que par M. Westwood (Inlr. lolhe modem class. Ins.); elle est petite, blanchâtre, et vit aux dépens du blé, dont elle détruit une assez grande quantité; dans le midi de la France elle porte le nom de Cadelle.
9m* GENRE — PROSTO.ME. P110STOM1S. Lat.cille, 1804. Gênera Ctustaceorum et Inseclorum.
IIpo, en avant; ttojj.7., bouche.
Antennes de onze articles, un peu plus longues que le corselet, à premiers articles moniliformes, les cinq derniers allant en augmentant un peu de grosseur; mandibules plus longues que la tête, avancées parallèlement; languette étroite entre les palpes; mâchoires munies de deux lobes; corselet carré, un peu plus long que large, avec les côtés arrondis; élytres un peu plus longs que le corselet, un peu plus larges que ce dernier à leur base, mais se rétrécissant notablement à leur extrémité; corps assez long, trèsdéprimé, beaucoup plus étroit que dans les Trogosita; tarses de quatre articles: les trois premiers courts, le dernier aussi long que les précédents réunis.
Ce genre, qu'Ericbson, dans sa Révision des Nitidulaires, ne range pas à côté des Trogosita, offre cependant des caractères qui l'en rapprochent beaucoup, au point que Fabricius et Sturm le réunissaient à ce genre. La seule espèce placée dansée genre est le Prostomis mandibnlaris, Latreille, d'Allemagne.
10™ GENRE. — ALIXDRE. ALLXDRA. Erichson, 1844.
Zcitschnl't fur die Entomologie von Germar. AXtv^to, je tourne.
Deux yeux latéraux, réniformes; front avec trois stries à l'extrémité; joues des mâchoires déprimées intérieurement; languette cordiforme; tibias épineux, denticulés en dehors.
Erichson a formé ce genre avec trois espèces placées précédemment avec les Trogosita, les T. grandis, Olivier, du Sénégal ; spectabilis, Klug, de Madagascar, et cylindrica, Olivier, de l'Amérique du Nord.
lime GENRE. — MÉLAMBIE. MELAMBIA. Erichson, 1844.
Zeitschrifi fur die Entomologie von Germar. Ms>.«u.êio;, obscur.
Deux yeux latéraux , réniformes ; front émarginé vers l'extrémité , avec deux stries de chaque côté; joues des mâchoires déprimées à l'intérieur; languette bifide; tibias épineux, dentés.
Ce genre, formé par Erichson aux dépens des Trogosita, et qui, par conséquent, devrait rentrer dans la famille des Xylophages, selon les anciennes classifications, ne renferme qu'un petit, nombre d'espèces étrangères à l'Europe. Nous citerons le M. gigas, Fabricius, de la Guinée, et le M. opaca, Klug, du Sénégal.
12m< GENRE. — TEMNOSCHEILE. TEMNOSCHEILA . Westwood, 1833.
Zool. Journal.
l'iu.Kd, je coupe; •/.£'•>'-;, lèvre.
Deux yeux latéraux, transverses; front avec trois stries à son extrémité; joues des mâchoires déprimées intérieurement ; languette bifide ; tibias mutiques.
Ce genre, qui a été créé par Westwood sous la dénomination de Temnoscheila, a été adopté par Erichson , qui en a modifié le nom en celui de Temnochila, Le type est le Trogosita cœrulea, Olivier, qui se rencontre dans plusieurs parties de l'Europe méridionale; et, d'après cela, il devrait rentrer dans la famille des Xylophages, suivant les anciens entomologistes.
13"' GENRE. - NEMOSOME. NEMOSOMA. A- G. Desmarest, 1804. Latreil e, <•■ nera Crostai eormn el Inseciorom.
NVljiZ, fil ; 7w;/.a, corps.
tntennes eu massue, perfoliées, à peine plus longues que la tête, de dix articles; mandibules foiics, allongées, dentées ;i leur extrémité; palpes filiformes, presque égaux, ayant leur dernier article beaucoup plus long que les précédents; mâchoires membraneuses, un peu diaphanes, a un seul lobe allongé, presque irigone, et avec le côté interne droit, velu; labre court, presque carré, mecibfanenx ; veux très-retirés, peu apparents ; tête el corselel cylindriques, très-allongés; corps
Fip. 456. — N. elcngatum.
HISTOIRE NATURELLE
long, linéaire; jambes antérieures triangulaires, dentées extérieurement; tarses très-gréles, allongés; abdomen cylindrique, pédoncule à sa base.
Ce genre, que les entomologistes français, à l'exemple de Latreille, rangent dans la famille des Xylopliages, tribu des Bostricbiens, auprès des Colydium et des Lycius, est placé par Eri< hson dans la famille desNitidulaires, avec la caractéristique suivante : deux yeux latéraux, arrondis, déprimés; antennes de dix ou onze articles, perfoliées, à massue composée de trois articles; front bilobé; joues des mâchoires déprimées à l'intérieur; tibias mutiques.
Le genre Némosome ne renferme qu'un nombre peu considérable d'espèces, habitant l'Europe et l'Amérique. Ericbson n'en indique que trois. Le type est le Xt'iimsomu elongatitm, A. -G. Resmarest, qui est d'un noir brillant et finement ponctué, et qui se trouve, mais rarement, aux environs de Paris, dans l'intérieur des bois de liètre. La larve de cette espèce a été indiquée par Ericbson [Ins. Deutschlands fauna), ainsi que par M. Westwood (hit. to ihe modem class. Ins.).
14me GENRE. — ACALANTHE. ACALANTHIS. Ericbson, 1844.
Zt-iischrift fur die Entomologie wra Germsr.
AxaXavôiç, poilu.
Deux yeux latéraux, arrondis, proéminents; antennes de dix articles, assez épais, a massue formée de deux articles; tibias épineux.
Une seule espèce, de l'île de Cbiloé, VA. quadrisignata, Ericbson, qui porte aussi le nom d'Acalantha quadrisignata.
15me GENRE. — EGOLIE. EGOLIA. Ericbson, \Mï.
Archive fur Nalurgcschichle.
Nom mythologique.
Deux yeux latéraux, arrondis, proéminents; antennes (]•• dix articles, à massue solide; front émarginé à l'extrémité; tibias mutiques.
Une seule espèce, propre à Van Diémen, entre dans ce genre, c'est 17,'. variegata, Erichson
DEUXIEME TltMU.
IPSIDES. IPSIDJE. Nobis, 1850.
//«v. genre principal de la tribu.
Jones des mâchoires doubles; labre caché ; larse à quatrième article le plus petil de tous.
Erichson (Zeitschrifl fur die Entomologie von Germai-, IV, isi'u a crée cette tribu sous la dénomination à'Jjnna, et il y a placé principalement le genre Ips; un autre genre, celui des Cryptarchn, créé aux dépens des Nitidules; un genre nouveau, et le genre Rhizophagus, fondé aux dépens des Lyctus, et qui, jusqu'à lui. était rangé dans la famille des Xylophages.
Les [psides sont des insectes de petite taille, vivant dans les bois, et qui sont quelquefois pares
de couleurs brillantes; presque tous sont européens. On ne connaît que peu de chose sur leurs mœurs, et leurs métamorphoses sont encore inconnues.
Les genres constituant cette tribu sont ceux des Cryptarcha, Ips. Rhizophagus et Crjboceplialus.
1er GENRE. - CRYPTARCHA. CRYPTARCHA. Shuckard, 1859.
Elera. Brit. Eut.
Kp'j7tT0î, caché; apx,"i, origine.
Antennes de onze articles, à massue composée de trois articles; prosternum avancé postérieurement; mésosternum avancé en dessus.
On connaît dix espèces de ce genre, presque toutes propres à l'Amérique, et dont deux, que l'on peut prendre pour type , et qui ont été successivement placées dans les genres Nitidula et Slrongylus, se rencontrent en Europe ; ce sont les C. strigata, Fabricius, et imperialis, Fabricius
2roe GENRE. — IPS. IPS. Fabricius, 1776.
Sysiema Eleullieratorum.
ty, ver.
Antennes ayant leur troisième article plus long que le suivant, et la massue étroite, ovalaire et abrupte; palpes courts, filiformes, presque égaux, à dernier article tronqué; mandibules dissemblables : la gauche tronquée, tridentée, et la droite élargie, fortement allongée; tête grande; corselet transversal, carré; écusson arrondi; élytres légèrement déprimés, parallèles, allongés, ne recouvrant pas entièrement l'abdomen; pattes assez fortes; jambes antérieures au moins élargies à leur extrémité ; tarses avec leurs trois premiers articles, toujours dans les mâles et quelquefois seulement dans les femelles, courts, larges, échancrés, bilobés.
Ce genre renferme des insectes de petite taille, de formes allongées avec une coloration assez brillante On en trouve la plupart des espèces sous les écorces des arbres ou sur le bois; mais quelques-unes ont même été rencontrées dans nos habitations. Dejean en signalait trente-trois espèces propres à l'Europe, à l'Amérique, au Sénégal, à Madagascar; mais Erichson restreint beaucoup roupe générique, auquel il assigne pour caractères : antennes de onze articles, à masque de trois articles; sternum simple, et dans lequel il ne place plus que neuf espèces : six appartenant à l'Ame rique 'lu Nord, el trois a l'Europe. Le type est VIp» quadrigutlata , Fabricius, d'Allemagne, d'un ooir brillant, avec une tache blanche biiobée au milieu de la base des élytres et une utre double de celle-ci un peu au delà du milieu.
Fi 457 — I. abbreviata.
:,"" GENRE. RHIZOPHAGE. RHIZOPHAGUS Hefbst, 1793.
Nator gel» hicble Kœfer, i V.
I''-/, rat m'- . '-*",'•;, mangeur.
Antennes de <li\ articles, le premier beaucoup plus gros que le suivant; mâchoires non rétrécies, grêles, membraneuses; tête avancée en triangle, corselel plus long que large, rebordé; élytres tronqués a leur extrémité corps étroit allongé; tarses de quatre ou de cinq articles
278 HISTOIRE NATURELLE
Ce groupe générique, qui, pour Fabricius, rentrait dans le genre Lyclus, et, pour Olivier, dans celui des Ips, est placé, par la plupart des auteurs , dans la famille des Xylophages, tribu des Monotomides, à côté du genre Cerylon , de Latreille, avec lequel il a de grands rapports; mais Erichson, dans son travail de révision de la famille des Nitidulaires, le range auprès des Ips, et lui assigne pour caractères : antennes de neuf articles, à massue solide; tarses hétéromètros chez les mules.
Les Rhizophages , aussi bien à l'état parfait qu'à celui de larve, se rencontrent
|'ig.458.— B ephip- sous les écorces des arbres et également sur les racines de ceux qui sont morts ou
!'">" en décomposition, de même que dans les champignons. Ce sont de petits insectes,
dont on connaît une vingtaine d'espèces originaires d'Europe , d'Amérique et
d'Afrique, et dont le type est le R. poli t us , Fabricius, que l'on trouve souvent,
aux environs de Paris, dans les bolets. Erichson restreint le nombre d'espèces de ce genre, et
prend pour type le R. nantis, Erichson, de la Caroline.
On a donné l'histoire des métamorphoses de deux espèces de ce genre : le R. bipustulatus, que Westwood (Int. to thc modem class. Ins.) fait connaître, et le R. depressus, décrit mais non figuré par Erichson (Deutsk. lnsecten).
4me GENRE. — CYBOCÉPHALE. CYBOCEPHALUS. Erichson, 1844.
Zeitschrirt fur die Entomologie von Germir.
Kjoo;, cube; «<pa>.T,, trie
Prosternum simple, très-court; métasternum diminuant antérieurement; tibias mutiques; tarses égaux, à trois premiers articles dilatés, villeux en dessous.
Ce genre ne renferme qu'un petit nombre d'insectes très-petits, et dont le type est le C. exiguus, du nord de l'Europe , dont la femelle a été décrite par Sahlberg sous le nom d'Anisotoma exigua, et le mâle sous celui à' A. ruficeps. Une autre espèce, propre à Madagascar, est le C. antiquus, Klug.
TROISIEME TRIBU
STRONGYLIDES. STRONGYLIDJB. Nobis, t850.
Strongylus, nom «lu genre principal de la tribu.
Joues des mâchoires doubles; labre distinct; élytrcs couvrant seulement quatre segments abdominaux ou l'abdomen tout entier; prosternum présentant une protubérance à sa terminaison; tarses à quatrième article plus petit que les autres.
Les Strongylides constituent une tribu qu'Erichson a créée sous le nom de Slrongylina, et qui comprend près de vingt genres, dont les deux plus anciennement créés sont ceux des Meligelhes et des Strongylus, et qui tous sont fondés sur des espèces nouvellement découvertes ou qui étaient rangées avec les Nitidules.
Ces insectes, assez grands relativement aux Nitidules, habitent presque toutes les parties du monde; mais c'est en Europe et en Amérique qu'on en rencontre le plus grand nombre; quelquesunes sont propres à Madagascar, et l'une d'elles, le Gaulodes costatus, a été prise à la Nouvelle- Hollande. Leur coloration est en général .sombre; l'habitat des espèces que l'on a étudiées plus spécialement est en général l'intérieur de certains champignons, dans lequel leurs larves se développent. C'est au moins ce qu'on a pu observer pour une espèce du genre Strongylus. »
Les genres les plus remarquables de cette tribu sont ceux des Pria, Meligelhes, Lordites, Slrongylus, etc.
Ie' GENRE. - THALYCRE. THALYCRA. Erichson, 1843.
Zeitschrift fur die Entomologie von Germar, t. IV. 8xXuxpoç, audacieux.
Pas de sillons pour loger les antennes; mésosternum simple; tibias postérieurs offrant des épines intérieurement; tarses égaux, ayant les trois premiers articles légèrement dilatés, villeux en dessous. Ce genre est fondé sur le Strongylns sericeus, Sturm, Nitidula fervicla, Gyllenhall, propre à
l'Allemagne.
2me GENRE. - jETHINE. JETHINA. Erichson, 1845.
Zeilschiïft fur die Entomologie von Germar. AtO'.vo;, adustus, combustible.
Sillons des antennes droits; mésosternum très-légèrement caréné; tibias simples; tarses égaux, les trois premiers articles un peu dilatés, villeux en dessous. L'ne espèce de Madagascar, X JE. pubescens, Klug.
3™ GENRE. - PRIA. PRIA. Kirby, 1830.
Slephens, lllusi. Brit. cm.
rip-cùv, scie.
Mandibules très-larges, fortes, très-aplaties, arquées; labre recouvert en dessus par la base des mandibules, qui est triangulaire, élargie en arrière; antennes de onze articles, le premier très-petit, les deuxième et troisième gros, élargis, plus grands que les autres : ceux-ci allongés, presque cylindriques; et les quatre derniers formant une massue large, perfoliéc, aplatie; corselet presque carré, transversal, un peu plus étroit antérieurement; écusson grand, arrondi; élytres assez aplatis, plus larges en avant qu'en arrière, presque tronqués à l'extrémité; pattes fortes, très-larges.
Ce genre, créé par Stephenssous le nom de Pria, l'a été depuis par M. de Castelnau [ But nat.de* Ins., 1X40; sous celui de Cormyplwra (xop(*oî, trori* . , je porte). Le type est le Pria tlulcamara, qui a reçu successive- Fig. 459. — P. dulcamara. ment les noms de Pria truncatella, Stephens, Cormyphora mandibularis, Castelnau, Nitidula dulcamara, Uliger pour la femelle, et Meligethes dulcamarœ, Stepheaa. Cet insectei propre à l'Allemagne et au Portugal, a été également trouvé dans l'Anjou.
Erichson assigne à ce genre pour caractères : massues des antennes de quatre articles chez les mâles, et seulement de trois dans les femelles; mésosterntim tuberculeux antérieurement, avec une impression en arriére; tibias mutiques, tarses égaux, les trois premiers articles dilates, tous villeux en
dessous Outre l'espèce type, Erichson en indique trois autres, dont une, P. nigrïiula, Klug, de Hadaga war
HISTOIRE NATURELLE
4"" GENRE. - MÉLIGÈTHES. MELIGETHES Kirby, 187)0.
Siepheus, lllust. Brit. eni.
MtXiy^iOn;, qui cause une douce joie.
Sillons des antennes droits, parallèles; mésosternum tuberculeux antérieurement, avec une impression postérieurement; tibias antérieurs denticulés, les postérieurs avec des épines; tarses égaux, à trois premiers articles dilatés, villeux en dessous.
Ce genre comprend un grand nombre d'espèces, la plupart européennes et dont les types sont les M. pedicularis, Fabricius, et rufipes, Gyllcnball. Les Mélygèthes vivent sur les fleurs et ne diffèrent des Nilidules que par leur corps plus convexe, les côtés du corselet très-peu déprimés, par les pattes courtes, élargies, les cuisses postérieures très-grosses, les jambes en forme de lames, et par leurs élytres ponctués, mais non striés. Erichson (Zeilscli. fur entomologie, 1844) donne quelques détails sur ce genre.
Fig. 4(J0. — M. rufipes.
5"e GENRE. — HEBASCUS. IIEBASCUS. Erichson, 1843.
Zeitschrift fur die Entomologie von Germar.
Hëor.ixo), je deviens jeune.
Sillons des antennes droits, convergents; mésosternum fortement caréné; tibias mutiques; tarses égaux, à trois premiers articles dilatés, villeux en dessous.
Ce genre, qui est entièrement américain, ne renferme que quatre espèces, dont le type est 17/. analis, du Brésil, que Fabricius rangeait dans le genre Sphœridium.
6mi GENRE. — GAULODES. GAULODES. Erichson, 1843.
Zeiischrift fur die Entomologie von Germar. TauXcç, vase à traire le lait.
Sillons des antennes droits, convergents; mésosternum simple; tibias mutiques; tarses égaux, à trois premiers articles à peine dilatés, villeux en dessous. Une seule espèce, le G. cosiatus, Erichson , propre à la Nouvelle-Hollande, entre dans ce genre.
7me GENRE. — LORD1TES. LORDITES. Erichson, 1843.
Zeitschrift fur die Entomologie von Germar. AopSc;, penché en avant.
Sillons des antennes se recourbant derrière les yeux; mésosternum simple; tibias mutiques; tarses égaux, ;i trois premiers articles dilatés, villeux en dessous.
Quatre espèces forment ce genre; (\vu\ sont de Madagascar, et celle qu'on doit regarder comme typique esl le />. proccrus, Erichson, propre au Brésil.
Fie. 1. — Saperda lagita.
Fig. 3. - Petrognathus gigas.
I ""ig. 2. — Cladeplwrus ruficollis.
I ig, i . .S', rnotom'u aper.
— Aromia rositrum.
ri. 23.
8™ GENRE. — POCADIE. POCADILS. Erichson, 1843.
Zeitschrift fur die Entomologie von Germar. IIî>caç, laineux.
Sillons des antennes se recourbant derrière les yeux; mésosternum avec de légères impressions: tibias mutiques; tarses simples, égaux.
Ce genre, dont le type est le P. ferrugineus, Fabricius, placé successivement dans les genres Nitidula, Strongijlus et Cycliramus, et qui se trouve communément dans plusieurs contrées de l'Europe, renferme quatre autres espèces propres à l'Amérique.
9rae GENRE. - CÀMPTODES. CAMPTODES. Erichson, 1844.
Zeiischrift fiir die Entomologie von Germar. Kai/.TTTCf, courbé.
Mésosternum caréné; tibias mutiques; tarses égaux, à trois premiers articles dilatés, villeux en dessous; crochets des tarses simples, ou ayant leur base dentelée.
Ce genre comprend, d'après Erichson, trente-neuf espèces, presque toutes propres à l'Amérique méridionale, et il a pour type le C. scutellatus, du Brésil, placé par Sturm dans le genre Sphœridium.
10me GENRE. — CYLLODES. CYLLODKS. Erichson, 1843.
Zeitschrift fiïr die Entomologie von Germar. KuXXoç, lortu.
Mésosternum caréné, presque recouvert: tibias mutiques; tarses égaux, à trois premiers articles dilatés, villeux en dessous.
Ce genre renferme quatre espèces du Brésil, et une cinquième provenant de Madagascar. Le type est le Strongylu» ater, Herbst, que I'avkul place dans le genre Sphceridium; Gyllenhall, dans celui des Nitidula, et dont Kugelann fait le type de son genre Volvox'is, sous la dénomination de V. morio: il habite le Brésil.
Jl"6 GENRE. — STRONGYLE. STRONGYL&S. Herbst, 1792.
N ui-;,-t Ali. Ins. 2Tf',-yp//.;, h iimkIî.
Antenne* a massues assez courtes, à premier article renflé : ceux de la massue peu comprimés ; menton écbancré; corselet a côtéi non aplatis, les angles antérieurs arrondis el ne dépassant pas les yeux, et les postérieurs légèrement prolongés en arrière; sternum caréné.
Créé aux dépens des Nitidula, ce genre a rem d'Herbst, en 1792, le nom de Sirongylus; posurement, Kugelann, en 1 71» i- [Schneider Magasin), lui donna celui de Cychramus ( wn pauoç,
roi des cailles), qui est adoplé par Erielison; et Kirhy, en 1*30 ( Slcphnis lUlUtr, luit ait.),
l'appela Compta [xiptmç, courbé), dénomination qui n'a pas été adoptée Les insectes de ce genre vont, en général pi da que les Nitidules ; selon la plupart des auteurs français, un en mdi
querail plus de quatre-vingts espèce* parti< ulières a toutes les parties du globe mais, d'après Krich-
HISTOIRE NATURELLE
son, ce genre serait restreint à trois espèces; deux assez communes dans presque toute l'Europe: les S. luteus (Sptueridium), Eabricius, et S. qua- (Irjpunctaliis, Ilerbst (Splueridium colon, Eabricius), et une autre, particulière à L'Allemagne, le S. adrustus (Cychramus), Ericbson; et il aurait pour caractères : mésosternum simple; tibias nautiques; tarses égaux, à trois premiers articles dilatés, villeux en dessous.
Los insectes de ce genre vivent, en général, dans les lycoperdons, où leurs larves subissent leurs transformations. Bouché (Natur. der Insecl.) et, depuis, M. \Yesiwood, ont donné quelques détails sur la larve d'une espèce anciennement placée dans le genre Strongylus, le S. ferrugineus, dont Ericbson fait un genre distinct.
Cette larve est petite, blanchâtre, cylindrique, couverte de poils
courts; la tête esl arrondie; le dernier anneau du corps terminé par deux petits appendices; elle se
trouve souvent dans la vesseloup, Lycoperdon bovista. C'est auprès de ce genre que l'on doit placer le genre Lasiodactylus (x«no;, velu; SoxrjXoj, doigt),
de Perty [Détectas anim. art., 1850); et M. de Castelnau propose même de l'y reunir.
Fil'. 401 —S. at:r.
12m" GENRE. — BYTURE. BYTVRUS. Latreille, 180i. Gênera Crustaeeornm et [nsectorum.
Botuogc, nom d'un vermisseau destructeur des arbres.
Antennes ayant leur deuxième article plus grand que le troisième : celui-ci à peu près de la longueur du suivant; massue des antennes oblongue; palpes filiformes, légèrement renflés à l'extrémité; corselet trapézolde; élytres recouvrant entièrement l'abdomen, arrondis à leur extrémité; corps oblong, arrondi en dessus; jambes longues, grêles, presque linéaires.
Ce genre, que Latreille a fondé sur une espèce commune aux environs de Paris, le JJyhmts timioitosus, Eabricius, était confondu par Geoffroy avec, les Dermestes; et, par Olivier, avec les Jps, et Linné lui appliquait le nom de Dermestes fumatus. Les métamorphoses de cette espèce ont été décrites par MM. Bouché, Hammerschmidl etWestwood; et, selon M. Shuckard, la larve, qui est petite et blanchâtre, ferait, en Angleterre, de grands dégâts dans les plantations de framboisiers; l'insecte parlait vit constamment sur les fleurs. Une seconde espèce a été placée dans le même genre par Dejean ; c'est le Byturus AmericantU, provenant des provinces boréales de l'Amérique.
Ce genre, qu'Erichson ne range pas dans la famille des Nitidnlaires. a quelque analogie avec les Strongylus, ce qui nous a engagé à le placer ici, quoique, par sa forme générale, il se rapproche davantage des Cercus, dont il diffère sensiblement par ses elytres grands, recouvrant entièrement l'abdomen.
Fi;j. 462. — /(. lomen
tOSUi
ir," GENRE. - BRACHYLEPTE. BRACHYLEPTUS. Motschoulsky, 1845.
Bulletins de la Société impériale de Moscou w-.r/y., court; XemTo;, effilé.
Antennes en massue globuleuse; elytres très-raccourcis.
M Motschoulsky ne donne que la caractéristique précédente pour un nouveau genre, qu'il range auprès des Strongylus. Le type est le. Brachyleptus canescens, Motschoulsky, de la taille de la Nilidula sordida, très-convexe, et tout à fait couvert d'une pubescence grise très-épaisse; l'abdo-
mcn se rétrécit vers l'extrémité; par son faciès, cette espèce a beaucoup de ressemblance avec un Bruchus; elle se trouve en Arménie et en Anatolie. Selon M. Motschoulsky, le Slrongijlus l'inclus, Mannerheim, de Californie, se rapporterait probablement au même genre.
14me GENRE. — AMPHICRUSSE. AMPHICRUSSUS. Erichson, 1843.
Zeitschrift fur die Entomologie von Germai. Ap.fi, des deux côtés; v.'x cg<k<; , timbré.
Mésosternum proéminent; tibias mutiques; tarses antérieurs à trois premiers articles dilatés, villeux en dessous, les postérieurs simples.
Ce genre ne comprend que trois espèces, toutes d'Amérique, et dont le type est Y A. ciliatus (Nitidula), Olivier, particulier au nord de l'Amérique.
15»- GENRE. - PALLODES. PALLODES. Erichson, 18-45.
Zeitschrift fur die Entomologie von Germar.
Etymologie incertaine.
Mésosternum simple, avec des impressions; tibias mutiques; tarses inégaux, les antérieurs dilates, les postérieurs allongés.
Le type est le Strongylus annulifer, Castelniu, du Brésil. On y place trois autres espèces, don' deux habitent Madagascar.
I6me GENRE. — OXYCMÊME. OXYCMEMUS. Erichson, 1843.
Zeiisclitiil Itlr die Entomologie Von Germai. OÇoj, aigu ; xviiu»), tibia.
Mésosternum simple, caché; tibias pointus à leur extrémité; tarses antérieurs légèrement dilatés, les postérieurs un peu allongés.
Une seule espèce, l'O. fulvus, Erichson, du Brésil, entre dans ce genre.
17m* GENRE. — TRIACANE. TIUACANUS. Erichson, 1843.
Zeiucbrift fur die Entomologie Von Germar.
Ten$, trois; «xavoç, tête épineuse.
Mésosternaa caréné; proslernum avec trois pointes à sa terminaison; tibias pointus ver* l'extrémue. tarses inégaux, les antérieurs dilatés, les postérieurs allongés. lue seule espèce de Manille, le T. apicalii, Erichson, placé antérieurement avec les N'uidula,
HISTOIRE NATURELLE
QUATRIEME TKIliU.
NITIDUL1DES. NÏTIDUHDJE. Nobis, 18\0.
lu/a, genre principal de lu Iribu.
Joues des mâchoires simples; labre distinct; élytres couvrant tantôt seulement tout l'abdomen, tantôt laissant le pygidium découvert; sternum simple; tarses à quatrième article petit. Cette tribu, fondée par Erichson sous la dénomination de Nilidulinœ, renferme quinze genres
tous créés aux dépens de celui des Nilidula, et tous dus, à une exception près, à l'entomologiste que nous venons de nommer.
LesNitidulides sont presque tous exclusivement européens, quoique l'on en rencontre des espèces dans presque toutes les parties du monde : ce sont des Coléoptères de petite taille, semblant phytophages, puisqu'on les rencontre le plus souvent sur les fleurs, sous les écorces et dans des champignons, mais dont quelques espèces, toutefois, se trouvent sur les charognes de grands animaux. On en connaît un grand nombre d'espèces. Les larves de quelques-unes d'entre elles, principalement celle de la Nilidula grisea, ont été décrites.
Les genres les plus connus sont ceux des Nitidula et des Psïlolus.
1" GÇNRE. — EPURjEA. EPURjEA. Erichson, 1843. Zeitschrifi iiir die Entomologie von Germar,