GENRE. — SPHEHITES. SPHMRITES. Duftschmid
F.iuna Austriara.
ïcçaifjiTY.i;, arrondi.
Palpes assez courts, presque d'égale longueur, avec le dernier article obtus, cylindrique; mandibules cornées, dentées au côté interne; mâchoires membraneuses, avec deux petites dents; antennes de onze articles : les trois derniers serrés, formant une massue ovale, solide; tête inclinée; corselet presque carré; écusson grand, arrondi; élytres recouvrant presque tout le corps, légèrement bombés; pattes assez grandes; jambes longues, étroites, épineuses; tarses longs, à dernier article très-long, avec deux forts crochets et deux soies au milieu.
Le genre Sphœrite» ressemble aux [lister, avec lesquels Fabricius le plaçait; mais il s'en distingue par ses antennes perfoliées, ce qui nous a engagé à ne plus le mettre auprès des Hololcpta, ainsi que le, fait M. de Castelnau; mai.s peut-être aurait-il été préférable de le placer, avec Gyllenhall, dans la famille des Nitidulaires.
ri.. & '(■">. — S. fjlabratu*.
Fig. 1. — Pxcilosoma rerslcolor.
Fig. 1. — Phylœtia Guerinii.
Fi:,'. -5. — Lamia auroclnta.
Fig. 4. — j4ga[>anthiu lixo'ides.
Fig. 5. — Steneida Troberti,
On n'en connaît qu'une seule espèce, le S. glabraïus, Fabricius, qui habite l'Allemagne et la Suède, pour laquelle M. Fischer de Waldheim (1821, Entomocjr. de l'empire russe) a créé son genre Sarapus (sapaw;, qui aies pieds plats), et dont Gyllenhall faisait une espèce du genre Nitidula.
C'est auprès du genre Spkœrites que la plupart des entomologistes s'accordent aujourd'hui à ranger le genre Pteroloma, Schœnherr, qui ne renferme qu'une espèce, le P. Forstroenni, Gyllenhall, du Kamtschatka, et que nous avons à tort, à l'exemple de Dejean, placé dans la famille des Carabiqnes, tribu des Acanthognathes, division des Nébriides. Le genre Pteroloma, auquel M. Schiller (Bcitrang, Ent. Fauna, t. 1, 1829) a appliqué le nom de Holocnemis (oXo;, entier; xàqu;, cuisse), tout en présentant les caractères principaux du groupe des Silpha, en diffère toutefois par son corselet plus étroit que les élytres, et son faciès général le rapproche, au premier coup d'œil, des Ncbria et des Leistus.
Nous citerons aussi, comme devant être placé à côté des Sphérites, le genre Diamesas (^aixesoç, intermédiaire), créé par M. Hope (Coleopt. Manual, 1840), mais dont il n'a pas donné les caractères.
DEUXIEME TRIBU
SCAPniDIDES. SCAPHIDID/E. Latreille, 1817. Cuvier, Règne animal.
Mandibules fendues ou bidentées à l'extrémité; palpes à dernier article conique; antennes généralement aussi longues au moins que la tête et le corselet réunis, un peu plus longues, terminées en une massue allongée de cinq articles; pieds allongés, grêles; tarses de cinq articles bien distincts, entiers, identiques dans les deux sexes, excepté chez quelques espèces de Catops; corps ovalaire, rétréci aux deux bouts, arqué ou convexe en dessus, épais au milieu, avec la tête basse, reçue postérieurement dans un corselet trapézoide, point ou très-faiblement rebordé, plus large en arrière.
Les insectes de cette tribu sont peu nombreux en espèces, et appartiennent presque exclusivement à l'Europe, quoiqu'on en rencontre aussi quelques-uns dans les autres parties du monde. Ils sont généralement très-agiles, et à leur état de larve, aussi bien qu'à celui d'insecte parfait, ils vivent dans les champignons, les bois pourris, et même parfois dans les carcasses d'animaux desséchés. Les mœurs de ces Coléoptères ont été peu étudiées jusqu'ici, et l'on n'a pas décrit d'une manière suffisante leurs larves, que l'on a vues cependant assez souvent dans l'intérieur de champignons, mais dont on n'a pas pu suivre les transformations. Leur anatomie n'a point été observée.
On n'en connaît qu'un nombre assez restreint de genres, qui tous ne sont que des démembrements de ceux des Scaphkliutn et Catops.
i" GENRE. - SCÀPHID1E. SCAPHIDWM. Fabricius, 1801.
System» rlciilliii.i (iruiri.
Sjtacpïi, esquif i<îea, forme.
Palpes filiformes, les maxillaires saillants et à dernier article suhuliforme, labiaui très-courts; mandibules bifides à l'extrémité, presque recouvertes par le labre; antennes de onze articles un peu velus : les six premiers allongés, renflés à l'extrémité, et les cinq derniers hémisphériques, légèrement comprimés, formant une espèce de m:issue allongée; tête avancée, étroite, inclinée; corselet eonreie, presque trapézoide, un peu plus étroit antérieurement, sinué à sa partie postérieure, et légèrement rebordé; élytres un peu plus larges que le corselet, un peu élargis au milieu, tronqués à l'extrémité, iurps épais-, ayant une forme naviculaire; abdomen dépassant les élytres; pattes longues, assez pèles tarses filiformes.
Lei Scapbidîes vivent, soit dans les Champignons, soit dans le vieux bois très-humide et en dé-
Fig. 44(3. — .s-, quadri maculai uni.
composition, soit même sous les écorces des arbres. Ce sont des Coléoptères de petite taille, de forme ovale, de couleur foncée, souvent ornés de taches rouges ou jaunes, et toujours lisses et brillants. Selon M. Chevrolat, la larve du Scaphidium quadrimaculatum, qui se trouve presque partout en Europe, est assez longue, cylindrique, blanche, fortement velue, avec les yeux de couleur jaunâtre. On connaît une trentaine d'espèces de ce genre appartenant à l'Europe, à l'Afrique, à l'Amérique et à l'Asie, et dont plusieurs sont particulières au climat de Paris.
Kirby (Fauna bor. Amer., 4858) a changé le nom de ce genre, et le désigne sous la dénomination de Scapkium («ca»*), esquif), que quelques entomologistes ont adoptée pour y placer diverses espèces, dont le S. immaculalum, Olivier, de France, est le type.
2ne GENRE. SCAPHISOME. SCAPII1SOMA. Leach, 1829.
Stephens, A Systemaiic Calai, of Brit. Insects. 2xa<pm, esquif; <i<ou.a, corps.
Mêmes caractères que les Scaphidium, dont il ne diffère qu'en ce que l'écusson n'est point visible, tandis qu'il est toujours apparent dans le genre précédent.
On ne place dans ce genre que deux petits insectes, les S. agaricimtm, Linné, et Boleti. Panzer, que l'on rencontre à peu près dans toute l'Europe, sur le vieux bois recouvert de champignons.
C'est auprès de ce genre, et quelquefois aussi dans la famille des Nitidulaircs, que l'on place le genre Leptine, Lepttrws (Xmtto;, chétif), créé par Mùller (Fauna Ewopœa, 1817), et qui ne comprend que deux espèces, les L. testaceus, Mùller, d'Allemagne, et Caucasiens, Motschoulsky, propre aux montagnes du Caucase.
3me GENRE. - CATOPS. CATOPS. Paykuhl, 1798.
Fauna Surrir.i.
Ka-7, en ilesso nil
Palpes maxillaires très-saillants, à dérniei artii le conique el pointu: labiaux petits; antennes de la longueur de la tête et du corselet, grossissant vers l'extrémité, insérées au-dessous des yeux, de onze articles plus ou moins perfoliés : le huitième petit, le dernier presque rond, et terminé en pointe; tête inclinée, presque de la largeur du corselet; mandibules comtes; yeux petits; corselet rebordé; élytres de la largeur du corselet, tronqués, recouvrant les ailes; abdomen terminé en pointe; corps ayant en gênerai une forme naviculaire; tarses filiformes, à articles allongés, entiers : les trois premiers des tarses antérieurs dilatés et velus dans les mâles.
Le genre Catops, créé par Paykuhl, et dont les espèces étaient antérieurement placées avec les Dermestes par De Geer, el avec les Helops par Panzer, a reçu de LatreiHe (Précis des Car act. des Ins., 1790)lenomdeCholève, Choiera (/<>. .,<■,. je boite), el d'Illig* r(Kafer Pruss., 1798), celui dePtomaphage, Ptomaphagus (im»p.x, cadavre ; . .-/.,. je mange). Le nom de LatreiHe, ayant l'antériorité sur celui de Paykuhl, aurait dû être adopté; mais, pour nous conformer à l'usage, nous nous sommes servi de celui de Catops, tout en reconnaissant que c'est avec raison que certains naturalistes emploient de préférence la dénomination de Choiera.
Les Catops sont des insectes de petite taille et de couleurs foncées, ordinairement brunâtres et très-peu variées. Ils sont très-vifs, nocturnes, et se brisent avec la plus grande facilité. On les trouve sous les bûches humides, sous les pierres el sous les feuilles mortes, presque constamment dans les huis On a décrit plus de quarante espèces de ce genre particulières à l'Amérique du Nord,
et surtout à l'Europe : les (Ln^escen.s, rnorio, ag'dïs, et truncalus, Fabricius, ne sont pas rares dans les environs de Paris. M. Spence (Tram. Soc. Linn. de Londres, t. XI) a publié une bonne monographie des espèces de ce genre qui se rencontrent en Angleterre; il indique seulement dixhuit espèces, qu'il range dans trois sections basées sur la forme du thorax, ainsi que sur celle des
Fig. 447. — C. meridioiwhs.
Pig. 448. — C. quadraticollis .
antennes. Erichson a décrit un assez grand nombre d'espèces nouvelles propres à l'Allemagne; et, tout récemment (Ann. Soc. entom. de France, 1850). M. Aube en a décrit deux nouvelles espèces, les C. meridionalis, de Sicile, et quadricollis, des environs de Paris.
4me GENRE — CATOPSIMORPHE. CATOPSIMORPHUS. Aube, 1850
Ann. de la Sociéié entomolog. de France Catops, Catops; pw>p<pvi, forme.
Palpes maxillaires de quatre articles : le premier petit, le second un peu en massue, le troisième obconique, le dernier conique, moitié plus petit que le troisième: labiaux de trois articles, assez fortement échanerés; lèvre inférieure membraneuse; labre largement et profondément ëchaucré, rnuni en avant d'une petite membrane très-mince, fortement echancrée au milieu, ciliée dans l'échancrure; mandibules cornées, dendcolèea à l'extrémité, garnies en dedans d'une membrane ciliée; mâchoires avec le lobe interne terminé par un petit crochet, et l'externe mousse, velu .i son extrémité; antennes très-aplaties, de onze articles : le " huitième aussi étroit que le précédent et le suivant, et à peine plus court; épistome conpé a pen près carrément; tarses de cinq articles.
Le faciès de ce genre est toul â fait analogue à celui des Catops;
mais il en diffère par plusieurs caractères et surtout par la forme des antennes. M. Aube n'y place qu'une espère, le Calopsimorphiu orieninlis, dont il n'a vu que deux individus appartenant au sexe femelle, el qui proviennent des environs de Conslantinople,
Fig, 140. — C. orient tin.
HISTOIRE NATURELLE
5" GENRE. - MYLÈQUE. MYLOECHUS. Lalreille, 1807.
Gênera Crusiaceorum et Insectorum, t. II. MuXr,, meule; ny.cu.ai, je cours.
Palpes maxillaires terminés brusquement en alêne; antennes de onze articles, plus courtes que la tète et le corselet pris ensemble : le huitième article plus grand que le précédent, et presque égal au suivant: la massue formée de quatre articles, dont le dernier est arrondi et obtus au sommet; cuisses et jambes postérieures offrant des dentelures.
Ce genre, créé aux dépens de celui des Catops, dont il ne diffère pas trèsnotablement, correspond à celui des Colon (x<i>).ov, intestin), de Herbst (Naturf). Kœfcr, 1795); dénomination qui aurait dû prévaloir sur celle de Latreille, puisqu'elle a l'antériorité. Du reste, ce genre n'est pas adopté par tous les auteurs, et MM. Spence et Dejean le confondent avec celui des Catops. Les Mylèques sont des Coléoptères de petite taille dont on connaît, d'après Erichson (Die Kafcr der Marck Brandeburg, ersler Band), une vingtaine d'espèces, toutes propres au nord de l'Europe. Erichson et M. Chaudoir en ont décrit récemment plusieurs nouvelles espèces. On peut citer, comme types, le M. appendiculatus, Sahberg, de la Finlande, et le M. brunneus, Lalreille, que l'on a pris quelquefois, mais rarement, aux environs de Paris.
Flg. 450.— .'J. brunneus.
6tte GENRE. — ADÉLOPS. ADELOPS. Tellkampt, 1844.
Wiegmaun, Archiv.
A&riX&ç, obscur; u<j/, œil
Palpes maxillaires à dernier article pointu, conique; mâchoires terminées intérieurement par un onglet corné; antennes longues, épaisses, à huitième article petit; yeux non visibles; tarses antérieurs à quatre articles, les postérieurs en ayant cinq, tous à premier article beaucoup plus long que les suivants; ailes nulles.
Ce genre ne renferme que deux espèces de petite taille : les A. byssina et montana, que l'on rencontre en Allemagne dans des champignons. Il se rapproche beaucoup des Catops, mais s'en distingue particulièrement par quelques particularités de sa structure intérieure, et est propre à l'Allemagne.
7n,c GENRE. - STAGORIE. STAGOBIUS. Schiœdte, 1849.
VVieginann, Archiv.
ïrsfYiov, gouttelette; Pt&ç, vie.
Palpes maxillaires à dernier article pointu, conique; mâchoires terminées intérieurement par des spinales; languette membraneuse; antennes grêles, plus longues que le corps, à articles allongés, le huitième plus petit que les autres; pas d'yeux visibles; tête allongée, ovalaire, infléchie; corselet subcylindrique; élylres connés, amples, elliptiques, très-allongés; pas d'ailes; pieds allongés, trèsgréles; tarses liliformes, assez longs, les antérieurs à quatre articles, les postérieurs à cinq, tous à premiers articles grands; crochets allongés.
Ce genre, voisin de celui des Adclops, ne renferme qu'une espèce, le S. troglodrjles, Schiœdte, particulière à l'Allemagne, et qui est très-petite.
Fig. 1. — Slenopterus Mauritanîcus.
ri,-. 2. — Synchita undata.
Fig. :i. — Stellognatha maculant.
i . — Prionus Surencii.
Fig. 5. — Prionus Desmarestiï,
COLÉOPTÈRES. *j0»