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DEUXIEME FAMILLE

CARABIQUES. CARABIC1. Latreille, 1806.

Gênera Craslaceorum et lusecioruni, 1. 1.

Les insectes de cette famille ont pour principaux caractères une tête ordinairement plus étroite que le corselet, ou tout au plus de sa largeur; leurs mandibules, à l'exception d'un petit nombre d'espèces, n'ont pas ou n'ont que très-peu de dentelures; la languette est habituellement saillante et les palpes labiaux, presque complètement semblables aux maxillaires, n'offrent que trois articles libres. Beaucoup sont privés d'ailes membraneuses et n'ont que des élytres. Leurs antennes sont presque toujours simples et filiformes, et leurs pattes conformées pour la marche sur la terre : les antérieures insérées sur les côtés d'un sternum assez comprimé et portées sur une grande rotule, et les deux postérieures ayant un fort trochanter à leur naissance.

M. Léon Dufour s'est occupé de l'anatomie des Carabiques, et le résultat de ses recherches a été publié dans les Ann. des se. natur. (1824). Ces insectes ont un tube digestif dont la longueur ne dépasse pas deux fois celle du corps et offre souvent même moins d'étendue ; un œsophage court, ordinairement rugueux, un jabot et un estomac musculeux qui paraît n'être qu'un renflement de l'œsophage; un gésier ou second estomac oblong ou sphérique, lisse, glabre et séparé du jabot et de l'estomac par un étranglement. La surface interne de l'intestin est armée de pièces cornées pointues et dentées, propres à la trituration. Le ventricule chylifique, de forme et de volume variables, a une consistance molle et délicate ; il est renflé à son orifice, plus ou moins long, et terminé postérieurement par un bourrelet autour duquel se présentent les vaisseaux hépatiques au nombre de deux, simples, grêles, très-longs et repliés sur eux-mêmes. L'intestin commence après le bourrelet; il varie de longueur suivant lés genres; mais en général il ne dépasse guère celle du corps de l'insecte : cet intestin est renflé à sa partie postérieure, et forme un cœcum sillonné et plissé intérieurement. Le rectum est très-court. Les organes de la génération se composent, dans les mâles, de deux organes sécréteurs et de deux vésicules séminales formant chacune une bourse filiforme un peu plus longue que l'abdomen. Les femelles présentent, le long des côtés de l'abdomen, un faisceau de gaines bvigères enveloppées dans une membrane commune très-fine et diaphane ; l'oviducte est musculo-membraneux, tantôt droit, tantôt courbé ou fléchi. Dans toutes les femelles on remarque deux appendices palpiformes, l'un à droite, l'autre à gauche de l'extrémité abdominale; ce sont des crochets destinés à favoriser les divers actes de la reproduction. Les œufs sont blanchâtres et leur forme est ovale-oblongue. L'organe respiratoire a des stigmates en boutons bivalves et des trachées toutes tabulaires.

On ne connaît qu'un assez petit nombre de larves de Carabiques; elles sont en général molles; leur COrpi est formé de douze anneaux; la tète offre deux courtes antennes et une bouche armée de fortes mandibules; le premier anneau du corps est recouvert d'une pièce éeailleusc, et le dernier présente deux appendices coniques de forme et de consistance variables: ces larves vivent presque toutes en terre. Les nymphes n'offrent rien «le remarquable, et l'on en connaît encore moins que de lirves.

1 tel forment une des plus nombreuses familles de l'ordre des Coléoptères; ils répan-

dent souvent une odeur fétide, et, quand on les saisit, ils dégorgent par la bouche et lancent quelquefois par l'anus une liqueur aère .i < austique qui peut causer momentanément une douleur trèsme, semblable a celle que produit l'action du feu.

I. Carabiques jouent, dans la classe des insectes, l< même rôle que les carnassiers parmi les

50 HISTOIRE NATURELLE

mammifères; obligés, par leur organisation, de vivre de matières animales, tantôt ils se tiennent en embuscade pour surprendre leur proie, mais plus rarement ils attaquent les petits animaux; ils sont au reste très-voraces, mais ne (liassent guère que la nuit.

Ces insectes se tiennent sous les pierres, les écorces des arbres, et se cachent même dans la terre, sous le sable, sous les racines des plantes, et ne se rencontrent que très-rarement sur les feuilles des arbres. Les Carabiques sont loin d'avoir la même agilité que les Cicindèles; ils font peu usage de leurs ailes, quand ils ne sont pas privés complètement de ces organes; mais, par compensation, ils sont très-agiles à la course. Ils n'ont pas les formes légères et sveltes des Cicindèles; ils sont au contraire assez lourds et assez grands.

Les Carabiques sont très-communs, surtout au printemps et en automne; cependant on en prend en toute saison et même pendant l'hiver; ils sont répandus dans toutes les parties du monde, mais l'Europe et surtout les régions du nord en fournissent un très-grand nombre.

Aujourd'hui, on a établi plus de deux cents groupes génériques dans cette famille, qui n'était formée que du seul genre Car abus de Linné, et elle comprend un très-grand nombre d'espèces.

Nous adopterons ici en partie la classification de Dejean; ainsi nous partagerons les Carabiques en huit tribus : les Troncatipennes, Bipartiti (Scaritides), Simplicipèdes, Patellimanes, Simplicimanes (Féroniens), Quadrimanes (Harpaliens), et Subulipalpes, de Dejean; nous y joindrons seulement une huitième tribu, celle des Acanthognathes, que M. Brullé indique sous le nom d'Elaphrides. Cependant l'ordre que nous suivrons dans la disposition de ces diverses tribus est différent de relui indique par Dejean.

PREMIERE TRIBU

ACANTHOGNATHES. ACANTHOGNATHES. Nobis, iS'60. A/.av0x, épine; 7>*6&;, mâchoire.

Comme chez les Simplicipèdes, les insectes de cette tribu ont les jambes de devant sans échancrure apparente au côté interne, si ce n'est dans un petit nombre de genres, où elle se montre en bas de la jambe ; les mandibules sont de même saillantes et dépourvues de dents. Le dessous des articles des tarses, quand ils sont élargis dans les mAlcs, est garni d'une brosse de poils très-serrés, comme chez les Simplicipèdes, les Patellimanes et une partie même des Quadrimanes. Mais deux caractères sont tout à fait propres aux Acanthognathes. et les distinguent des autres tribus : le premier consiste dans l'élargissement de la base des mandibules en dehors, ainsi que de la base des mâchoires: cet élargissement diminuant de plus en plus à mesure que l'on arrive aux derniers génies. Le second caractère est tiré de la présence de plusieurs poils qui naissent de la partie élargie des mâchoires, qui sont pendants et qui souvent même sont convertis en véritables épines, d'où nous avons tiré le nom de la tribu, que M. Brullé (Histoire naturelle des Insectes : Coléoptères, 1. 1, 1835) a créée sous la dénomination à'Elaplirides.

Les Acanthognathes sont des insectes de taille moyenne, se plaisant en général dans les lieux humides, et qui, par l'ensemble de leurs formes et de leurs habitudes, établissent le passage des Cicindélètes à la tribu des Simplicipèdes c\ajns la famille des Carabiques. In genre, celui des Omophrons, habite constamment le sable des rivages; les autres n'aiment pas autant le bord des eaux. <>n les rencontre ordinairement dans les terres qui ont été inondées par les pluies de l'hiver. C'est en creusant un peu le sol que l'on parvient â se les procurer. Quelques espèces, les Notiophiles, par exemple, se prennent sous les feuilles humides, dans les bois; d'autres, telles que les Nébries et les I. cistes, se rencontrent dans les bois, sous les écorces humides et décomposées, sous les feuilles tombées et sous les détritus de diverse nature, et une espèce du genre Nébrie habite les bords de la mer. On trouve les insectes de cette tribu dans toutes les parties du monde.

On connaît bien la larve de l'une des espèces d 'Acanlhugnathes : celle de VOmopliron limbatum, et

nous en donnerons la description quand nous nous occuperons de ce genre, qui, par la forme plate

Fig. I" — Stenoctra élégant

Fig 18 — .Ujrn variolosa.

Fig, 19 — Panogottoma Klugii.

i . iu — ' arabiH Creultti >

Fig *2I — Arùtiu i apifu

Intrudui lion

et arrondie des insectes qui le composent, est l'un des plus remarquables de l'ordre des Coléoptères. Une autre larve, qui se rapporte au genre Nebria, a été également décrite. Nous formons dans cette tribu trois divisions : les Élapbrides, les Omophronides et les Nébriides.

Jrtemiete (HvuHOit.

ÉLAPHRIDES. ELAPHRIDJE. Stephens, 1827.

Illustrations brit. entora.

Mâchoires à poils moins bien marqués que dans les Nébriides ; antennes un peu plus grosses vers l'extrémité, plus courtes que la moitié du corps; palpes à dernier article peu élargi ; lèvre très-peu échancrée.

Ces insectes recherchent les lieux frais et humides, et ne comprennent qu'un petit nombre de genres.

1er GENRE. — ÉLAPHRE. ELAPHRUS. Fabricius, 1775.

Systems entomologiae.

EXatppo;, agile.

Tête rétrécie postérieurement; palpes à dernier article presque ovalaire, tronqué à l'extrémité ; lèvre supérieure entière; mandibules non dentées à l'intérieur; menton avec une dent bifide au milieu de l'échancrure; antennes plus courtes que la moitié du corps, grossissant un peu vers l'extrémité; yeux très-gros, très-saillants; corselet convexe, arrondi, rétréci postérieurement et à peu près de la longueur de la tête; élytres assez convexes, allongés, presque parallèles; pattes assez grêles; jambes antérieures présentant une échancrure en dessous et remontant un peu sur les côtés; tarses antérieurs des mâles à quatre derniers articles très-légèrement dilatés.

Les Élaphres, par leurs habitudes, ont de l'analogie avec les Bembidium, et, par quelques-uns de leurs caractères, ils se rapprochent aussi des Cicindèles. Cette dernière considération nous a engagé à les placer en tête de la famille des Carabiques, à côté des Cicindélètes.

Ils sont très-agiles et ne volent pas; se trouvent en grand nombre sur le Bord des étangs, des mares, des fossés à moitié desséchés; ils se cachent dans les herbes, dans les fissures de la vase, d'où on les fait sortir, soit en y jetant de l'eau, soit en pressant le terrain avec les pieds. On ne connaît qu'un petit nombre d'espèces de ce genre; la plupart sont européennes, et l'on peut prendre pour type i'Elaphrus uliginosus, Fabricius, qui se rencontre dans presque toutes les parties de l'Europe; une espèce Fig. 84 bis. — Blaphnu est indiquée comme de la Sibérie asiatique, et une autre se trouve dans riparms.

l'Amérique septentrionale.

>>t à côté de ce genre que viennent se placer les Opisthies, Opislhius (okm6uc, strié par derrière, Kirby, Vanna bor. amèrieana, 1857). Le type en est VO. Ricliardsonii, originaire dn Canada.

2m' GENRE. - BLETHISE BLETHISA. Bonclli, 1813.

Mémoire! de l'Ai idémie des seieoeet de Tui in. B) rfiui, qui I in< c ou qui frappe

Palpes & dernier article ovalaire allongé, tronqué il l'extrémité; lèvre supérieure entière; mandi-

Fig. 85. — Bkthisa multipundata.

HISTOIRE NATURELLE

bulcs non dentées à l'intérieur; menton avec une de/.t au milieu rie son éehancrure; antennes eourtcs, grossissant par l'extrémité; yeux gros, saillants; corselet plan, carré, rebordé, plus large que la tête; élytres peu convexes, assez allongés, presque parallèles; tarses antérieurs des mâles à quatre premiers articles légèrement dilatés.

Les Bléthises ont l'aspect général des Élaplires, et n'en diffèrent pas génériquement d'une manière bien tranchée. L'espèce la mieux connue est la Nebria multipunctata, Gylhenhal, qui se trouve dans les parties méridionales de la France, et que l'on a prise une fois aux environs de Paris. Cet insecte se trouve sur le bord des fossés, des étangs et des mares à moitié desséchées; il se cache dans la boue et sous les roseaux; les autres espèces, en petit nombre, habitent le nord de l'Europe.

3me GENRE. — PÉLOPHILE. PELOPIIILA. Dejean, 182G.

Spccics général des Coléoptères : Carabiques riïiXo;, bouc; cpiXet.), j'aime.

Fi? fif.. — Ptlnphila borealis.

Palpes à dernier article allongé, ovalaire, tronqué a l'extrémité; lèvre supérieure entière; mandibules sans dents à l'intérieur; menton avec une dent au milieu de son échancrure; antennes d'égale grosseur partout, et moins longues que la moitié du corps; corselet court, carré, rétréci en arrière; élytres allongés, ovalaires; tarses antérieurs des mules à trois premiers articles très-dilatés, cordiformes.

Ce genre, qui a beaucoup de rapport avec ceux des Blcihisa et Nebria, ne comprend réellement qu'une espèce, le P. borealis, Fabricius, qui habite exclusivement les contrées les plus boréales de l'Europe; il est assez commun sous les pierres en Suède, en Laponie, en Sibérie, au Kamtchatka et dans les îles Aleutiennes; on le trouve également en Suisse. M. Ifummel forme cinq espèces avec le P. borealis; mais Dejean croit qu'il distingue spécifiquement de simples variétés

4me GENRE — NOTIOPHILE. NOTIOPHILUS. Ruméril, 1800.

Zoologie analytique.

NiTia, humidité; cpi).£», j'aime.

Palpes a dernier article peu allongé, un peu renflé, presque ovalaire, tronqué à l'extrémité; lèvr^ supérieure entière, arrondie, recouvrant presque tout à fait les mandibules : celles-ci non dentées à l'intérieur; menton avec une dent bifide; antennes assez courtes; yeux très-grands, peu saillants;

corselet presque plan, carré, de la largeur de la tète; élytres peu convexes, allongés, presque parallèles; tarses semblables dans les deux sexes.

Les Notiophiles sont de petits insectes vifs et agiles qui paraissent se rapprocher un peu à la première vue des Subulipalpes; mais, en les examinant attentivement, on reconnaît qu'ils appartiennent aux Acanthognathes, et qu'ils sont très-voisins, parleurs caractères génériques, des Élaphres, avec lesquels ils étaient anciennement confondus. Les espèces de ce genre se ressemblent beaucoup; leur corps est allongé; on les trouve très-communément sous les pierres, dans les endroits humides et au pied des arbres, ainsi que sous les feuilles dans les bois. Toutes sont européennes, et le type est YKIapbrus aqualicus, Fabricius, qui n'est pa's rare dans les environs de Paris.

Fiji. 87. — Xotiophilu* arjuaticu* (grOBSl).

(JtJeuxiciue Dtvwioit.

OMOPHRONIDES. OMOPURONIDM. Kirby, 1837.* Fauna borealis Americana.

Mâchoires constituées à peu près comme chez les Nébriides; corps presque entièrement arrondi.

Les habitudes des insectes de cette division sont encore plus aquatiques que celles des autres divisions de la même tribu.

Cette division ne comprend qu'un seul genre, Omophron, qui, par l'ensemble de ses caractères, semble intermédiaire aux Carabiques et aux Dytisciens (Hydrocanthares). Quelques naturalistes ont placé les Omophrons, peut-être avec juste raison, à la fin des Carabiques, et conséquemment immédiatement avant les Dytisciens.

GENRE OMOPHRON. OMOPHRON. Latreille, 1802.

Histoire naturelle des Insecies.

flpofptav, cruel.

Tête assez large, presque transversale, comme emboîtée dans le corselet; palpes à dernier article allongé, presque ovalaire, tronqué à l'extrémité; lèvre supérieure entière ou légèrement échancrée; mandibules un peu avancées, non dentées intérieurement; menton avec une dent bifide au milieu de l'échancrure; antennes filiformes, à peu près de la longueur delà moitié du corps; corselet court, s'élargissant postérieurement; corps plat, presque orbiculaire; élytres courts, en demi-ovale; pattes assez longues; tarses antérieurs à premier article en forme de carré allongé, légèrement dilatés dans les mâles.

Les Omophrons, auxquels Geoffroy et Fabricius appliquaient le nom de Scolytus, ont une forme arrondie qui se rapproche assez de celle de certains Dytiques; ils vivent dans le sable fin qui borde les îles et les fleuves, et, pour se les procurer, il suffit de piétiner sur ce sable pour les faire sortir. Sans cela, il est assez rare de les rencontrer; mais, quand on les découvre, on les prend en nombre. L'espèce qui habite les environs de Paris, et que M. H. Lucas a retrouvée une fois près de Dône, en Algérie, l'O. iunbatum, Fabricius, que nous prendrons pour type du genre, se montre presque constamment en compagnie du Cklœnius velutinus. Cet insecte est très-carnassier, et l'on a plusieurs fois constaté qu'il mangeait certains mollusques fluviatiles qui avaient été jetés sur la rive.

On connaît une dizaine d'espèces de ce genre propres à l'Europe, à l'Amérique boréale et à diverses régions de l'Afrique.

A. G. Desmaresl [Bull. Soc. philomaliquc, 1812) a fait connaître la larve de l'O. iunbatum; celte larve semble tenir le milieu entre celle des Carabiques et celle des Dytiques; elle est longue de cinq lignes environ, composée de douze segments, allongée, plus épaisse vers la tète, à partir de laquelle elle va en diminuant jusqu'à l'extrémité, ce qui lui donne une forme conique; les mandibules sont .rosses, très-longues, dentées au côté interne; les antennes ont cinq articles; et les pattes sont terminées par deux petits crochets. Le dernier segment du corps est terminé par un tube ou appendice relevé, composé de quatre articles; la couleur de celte larve est ferrugineuse, avec la moitié du premier segment et tous les suivants d'un gris obscur.

Vif. w*. -

Lvfa

— Omophron /miWum

Pig M).

— Omophron grossi

HISTOIRE NATURELLE

La larve de XOmophron linibalum se trouve sur les bords de la Seine, dans un espace très-circonscrit; elle se tient dans les parties sablonneuses et humides de la rive, où croissent principalement le Potentillaanserina et le Pohjfjonum persicaria; c'est aussi en arrachant ces plantes, et en secouant leurs racines, que l'on trouve l'insecte parfait dans le courant de l'été. La larve est bien plus rare, mais se rencontre dans la même saison, ce qui est sans doute déterminé par son genre de nourriture, qui consiste en petits insectes vivants qu'elle ne pourrait se procurer en d'autres temps. Il est probable qu'elle passe l'hiver sous la forme de nymphe; cette larve est très-agile, et, lorsqu'on la touche, elle relève l'extrémité postérieure de son corps, ù la manière des Staphylins.

L'anatomie de XOmophron limbatnma été faite par L. Dufour; il a démontré, ce que l'on avait avancé sans preuve, que cet insecte a des caractères qui participent à la fois de ceux des Carabiques et des Dytisciens.

touneiue dwiêioii-

NEBRIIDES. NEBRUDM. Castelnau, 1834.

Ktudes eiiloniologiquos.

Mâchoires garnies, à leur base en dehors, de poils roides, au nombre de quatre, insérés sur un pédicule presque aussi long qu'eux-mêmes, et qui semble inarticulé. La partie des mâchoires qui supporte ces poils est large et fortement aplatie; le corps est plus ou moins allongé.

Ces insectes recherchent l'humidité: on n'en connaît qu'un petit nombre de genres, dont les deux plus remarquables sont ceux des Nebria et Leislus.

1er GENRE. — NÉBRIE. NEBRIA. Latreille, 1805.

Histoire naturelle des Insectes. Ntoptç, peau de faon.

Tête assez grande, plane, presque triangulaire; palpes à dernier article plus ou moins allongé, très-légèrement sécuriforme; lèvre supérieure entière ou très-légèrement échancrée; mandibules peu saillantes, non dentées intérieurement; menton avec une dent au milieu de son échancrure; antennes filiformes, au moins de la longueur de la moitié du corps; corselet cordiforme; élytres allongés, plus ou moins ovales; pattes assez allongées; tarses triangulaires ou cordiformes : les trois premiers articles antérieurs dilatés plus ou moins chez les mâles.

Insectes de moyenne taille, offrant un système de coloration noirâtre, ou bien des teintes plus ou moins pâles; les uns ont des ailes, et les autres, qui en sont privés, constituent le genre Alpœus, qui n'a pas été généralement a lopté.

Fie. Ut. — ISebria arenaria.

Fi{*. 92. — Nebria brevicollit.

LcsNébries se rencontrent dans les pa"ys de montagnes, ainsi que dans les bois, sous les écorecs

I [u 22. — Otophovu» icolytoidet

lin. '25 — Melol'iittlia vulgaris larve

Kig '24 — fiucirrua .)/< f/i/i

|i. 25. — Aphodius affinii

I il' -!fi — Rhytaenu» \lgericu»

Inii mini lion

des arbres humides et décomposés, sous les feuilles tombées et sous toutes sortes de détritus. La plupart des espèces se trouvent non loin des cours d'eau douce; et une espèce, Nebriu complanata, Linné, propre au midi de la France, se tient en grand nombre sur les bords de la mer, tant de la Méditerranée que de l'Océan, et se réunit même par milliers sous les planches des navires naufragés que les vagues poussent vers la terre. On a publié des descriptions de plus de soixante espèces de Nébries; et ces espèces sont répandues sur une grande étendue de pays; néanmoins le midi de l'Europe est la partie où l'on en rencontre le plus. Quelques-unes se trouvent en Amérique, à Ténériffe et dans le nord de l'Afrique.

On connaît les métamorphoses d'une espèce de ce genre, la Nebria brevicollis, Fabricius, et M. Blisson a publié sur ce sujet, dans les Annales de la Société enlomologique de France, 2e série, t. VI, i848, un travail important.

La larve est allongée, à tète aplatie, un peu cordiforme, de couleur terre d'ombre plus ou moins foncée. Cette larve habite les champs et les jardins dont la terre est sablonneuse; elle est trèsagile, et se métamorphose dès le mois de février; et, pour accomplir cet acte de sa vie, elle recherche probablement , dans un but de conservation , les endroits battus. On ne l'aperçoit jamais pendant le jour; c'est toujours pendant la nuit qu'elle commence à creuser son terrier, et ses travaux sont assez avancés, lorsque le jour arrive, pour qu'elle n'ait plus besoin de sortir à la surface du sol; une fois que la larve a terminé la construction de sa demeure, elle reste en repos pendant quelques jours, faisant de temps en temps un tour dans son terrier, comme si elle était fatiguée de l'état d'inaction qu elle est obligée de supporter, et elle attend ainsi le moment critique de sa métamorphose. Ce moment arrivé, elle tombe dans une espèce de sommeil léthargique, demeurant quelquefois renversée sur le dos ou sur le côté; son corps se gonfle; de temps en temps elle se tourne convulsivement sur elle-même , et, après être ainsi restée pendant quatre n cinq jours, elle passe à l'état de nymphe. Ce passage s'effectue ainsi : la nymphe, déjà formée, mais cachée sous la peau, fend cette enveloppe en se gonflant, et s'échappe par une ouverture longitudinale qui se fait sur le milieu des trois premiers segments. D'abord aussi longue que la larve, elle se retire sur elle-même dans l'espace d'une demi-heure, gagnant en largeur ce qu'elle perd en longueur, et elle prend en dernier lieu la forme qu'elle doit avoir. Cette nymphe est alors courte, arquée, luisante, d'un blanc jaunâtre, avec les pattes et les antennes d'un blanc diaphane.

L'insecte demeure à l'état de nymphe une vingtaine de jours, puis arrrive à l'état parfait. Lorsqu'il vient d'éclore, il est blanc; bientôt il paraît légèrement ferrugineux; cette couleur brunit promptement : au bout de cinq à six jours, il est d'un brun assez foncé; toutes les parties de son corps sont encore très-molles; toutefois il peut déjà prendre son essor; mais ce n'est qu'après avoir passé quelque temps à l'air qu'il devient entièrement noir, et que ses élytres et ses téguments acquièrent la consistance qu'ils doivent avoir.

Nous avons dit qu'un genre avait été formé par Bonelli aux dépens des Nébries. M. Stephens en a proposé un second; aucun des deux n'a été adopté, et nous allons les indiquer ici comme sousgenres.

1" SOl'S-GENHE. — ALl'.K. ALVMVS. Bonelli, 1809.

Mémoires de l'Acadénie de Turin.

Alpes, Alpes.

Espèces aptères, tandis que les Nébries vraies sont ailées; élytres longs, étroits à la base. Type Nebria caslanca, Bonelli, des Alpes et des Pyrénées.

2» SOUS-GENRE. — BÉLOBIE. UELOBIA. Stephens, 1834 IIIu-t.iU n- luit, int., t. V.

E>.o;, marais | Bio$, vie.

Lèvre supérieure plus étroite <\m- celle des Nébries vraies; pulpes maxillaires internes d'égaie

ij.-ur, assez « ourts.

I rpe .V -h un in n n i,ii i , Fabricius; espèce que l'on trouve communément dans les buis humides el

HISTOIRE NATURELLE

montucuv des environs de Taris, et particulièrement dans le parc de Saint-CIoud, où on la rencontre en compagnie du Leistus spinïbarbis.

2mo GENRE. — NOTIORIE. NOTIOBIA. Perty, 1850.

Delectx animalium artirul.

Notio;, humide; |3to{, vie.

Palpes à dernier article cylindrique ou ovalaire; lèvre supérieure transversale, rétrécie en avant; menton sans dent au milieu de son échancrure; tarses antérieurs peu élargis. Une seule espèce, N. nébrioïdc, Perty, qui se rapproche beaucoup des Nebria.

3me GENRE. — LEISTUS. Froehlich, 1799.

Naturforscher Inseclen.

Aeioç, uni.

Tète rétrécie postérieurement; palpes très-allongés, à dernier article s élargissant insensiblement vers l'extrémité; lèvre supérieure entière, presque arrondie; mandibules peu saillantes, non dentées à l'intérieur, dilatées extérieurement à leur base; menton avec une dent au milieu de son échancrure; antennes sétacées; corselet cordiforme; élytres en carré ou ovale allongé; pattes assez allongées; tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles dilatés en carré plus ou moins allongé.

Fig. 95. — Leistus tpinibarbis.

Fig. 04. — Leistus spinilabris.

Les Leistes, que Latreille (Illtt. vat. Ins., 1802) nommait, dans plusieurs de ses ouvrages, Pogonophores (ttm-jojv, barbe; çe:<.>, je porte), sont des insectes de petite taille, vivant sous les pierres et les éeorecs, dans les lieux humides, et parés de couleurs unies et souvent agréables. On en connaît une vingtaine d'espèces, et toutes, sauf deux de l'Amérique, sont exclusivement propres a l'Europe.

Le type, est le L. spinïbarbis, Eabricius, qui n'est pas rare aux environs de Paris.

*■• GENRE. — PTÉROLOME. PTEROWMA. Schonheer, Gyllenh., 1827.

Iiisena snecica.

IlTepcv, aile ; ).«.>jj.a, frange.

Palpes à dernier article légèrement ovalaire, terminé en pointe; lèvre supérieure, courte, trans-

versale, un peu échancrée en avant; mandibules peu saillantes, non dentées intérieurement; menton sans dent; corselet presque cordiforme; élytres en ovale peu allongé; pattes assez longues; tarses presque cylindriques, semblables dans les deux sexes.

Les Ptéloromes qu'Escbscholtz, dans Fischer de Waldheim (Entomographie de la Russie, 1858), nomme Adole, Adolus (aàoXo;, sincère), sont des insectes qui se rapprochent des Leistus et des Nebria par leur faciès. On n'en connaît qu'une espèce propre au Kamschatka, YHarpalus Forstrani, Gyllenhal; Adolus brunncus, Eschscholtz.

Fig. 95. — Pterolotnabruunea (très-grossi).

GENRE. — MÉTRIUS. METRIUS. Eschscholtz, 1828.

Zoologischer Allas, Merfioî, modéré.

Palpes à dernier article peu allongé, très-sécuriforme; lèvre supérieure courte, presque transversale; mandibules peu saillantes, non dentées à l'intérieur; menton avec une dent bifide au milieu de son échancrure; antennes un peu plus courtes que la moitié du corps, assez fortes, allant un peu en grossissant vers l'extrémité.

Une seule espèce, M. contractus, Eschscholtz, de la Californie, entre dans ce genre. Cet insecte, par son faciès, s'éloigne notablement de tous ceux de la même tribu, et ressemble, à première vue, à une espèce d'Hétéromère.

Fig. 9(3. — Melrius contractus (grossi au double).

DEUXIEME TRIBU

S1MPLICIPÈDES. SIMPLICIPEDES. Dejean, 1826.

Species général des Coléoptères : Carabiques.

Simplici, simple; pes, pied.

Cette tribu comprend les insectes dont les jambes antérieures n'ont pas d'échancrure au côté interne, et ceux qui en offrent une, mais commençant très-près de l'extrémité de ces jambes, ou ne g'arançant pas sur leur face antérieure, et ne formant qu'un canal oblique et linéaire. La languette est souvent très-courte, terminée en pointe au milieu de son sommet, et accompagnée dé paraglosses allant aussi en pointe. Les mandibules sont robustes. Le dernier article des palpes extérieurs est ordinairement grand, comprimé en forme de triangle renversé, ou de hache dans les uns, presque en forme de cuiller dans les autres. Les yeux sont saillants. Les élytres sont entiers ou simplement sinués à leur extrémité postérieure. L'abdomen est habituellement volumineux, en comparaison des autres parties du corps.

I.. - Carabiques de cette division sont, pour la plupart, de grande taille, ornés de couleurs métalliques brillantes, on bien présentant une coloration sombre. Ils courent très-vite, soni très-carnassiers. et se cachent sous les pierres ou sous les mousses au pied des arbres, On en connaît un ind nombre de genres dont le principal et le type de toute la famille est celui des Carabes, sur lequel nous donnerons des détails de moins; non-, ferons aussi connaître les métamorphoses de plusieurs espèces et nous dirons également quelques mots des larves et des nymphes d'espèpes «1rs genn Promûtes, Caloioma, Cychrtu, etc., etc.

l..t tribu des Simplicipèdes, telle que nous l'adoptons ici, et qui correspond aux Carabides

HISTi.lliK NATURELLE.

de M. Brullé {Hist. irai. Ins., t. II, 1 sr>.">) et on partie aux divisions dos Abdominaux et Grandipalpes, de Latreille {Règne anim., de Cuvier, 1817 et 1829), ne contient plus les Élaphrides, que

ikpus distinguons sous la dénomination d'Acanthognates. Elle est principalement caractérisée par l'absence apparente d'échancrure aux jambes, et par la saillie des palpes qui sont avancés, et presque toujours élargis à l'extrémité. Nous y formons deux divisions : celle des Cychrides et celle des Carabides.

X icnueie Divuuou.

CYCHRIDES. CYCEB1DM Castclnau, 1854.

Études culomologiques.

Palpes extérieurs à dernier article très-large, surtout dans les mâles, de forme concave : les labiaux grêles, allongés, et les maxillaires les plus longs; lèvre supérieure allongée, partagée en deux lobes étroits par une éebancrure très-profonde; mandibules grêles, très-saillantes, courbées seulement vers le bout, aiguës, armées de dents acérées.

Les Pamborus et les Te f (lus ne présentent pas tous les caractères que nous venons d'indiquer; aussi a-t-on essayé de les placer dans d'autres divisions, ainsi que nous le dirons.

Presque tous les genres de cette tribu sont fondés aux dépens des Cychrus.

\" GENRE. — CYCHRE. CYCHRUS. Fabricius, 1794.

Systems entomologiae.

Ku-^pu;, nom mythologique.

Palpes à dernier article très-fortement sécuriforme, presque en forme de cuiller, plus dilatés dans les mules que dans les femelles ; lèvre supérieure dentée; mandibules étroites, avancées, dentées intérieurement ; menton très-fortement échancré ; antennes sétacecs; yeux petits, peu saillants: corselet cordiforme, relevé sur les côtés, non prolongé postérieurement; elytres soudés, carénés latéralement, embrassant une grande partie de l'abdomen ; pattes longues, minces; tarses presque cylindriques, légèrement triangulaires, semblables dans les deux sexes.

Linné plaçait les Cychrus parmi les Tcncbrio, et Olivier avec les Carabes; mais ils doivent former un genre bien distinct. Ce sont des insectes de moyenne laille, d'une couleur noire ou légèrement brune, qui, par leur faciès, rappellent un peu les Tcncbrio; ils habitent les parties froides et humides des forêts, particulièrement celles des montagnes; ils se tiennent cacbés pendant le jour sous la mousse, les feuilles tombées, les pierres, et paraissent préférer à l'Europe la Russie asiatique et l'Amérique septentrionale; ils sont rares partout.

Une particularité assez remarquable que présentent ces insectes est la suivante : ils font entendre un petit bruit assez aigu, ou une espèce de sifflement qui semble dû au frottement des bords tranchants de leur abdomen contre deux petites rainures intérieures du repli latéral de leurs élytres. M. Ileer (Observationes enlomologiue Londini, lX.'tii a fait connaître les métamorphoses d'une espèce de ce genre, le Cychrus rostratus. La larve a une forme plus ovalaire que celle des Carabes: sa tête est également armée de fortes mandibules, avec les antennes courtes, et de quatre articles; leurs pattes sont un peu plus longues. Elle est brune et ponctuée en dessus, et d'un gris jaunâtre en dessous, avec l'abdomen terminé par cinq angles aigus. La nymphe est pâle, ovalaire, et semblable à celle des Carabes. C'est au milieu de juin, d'après M. Ileer, que cette larve subit la première transformation. La nymphe reste un mois dans cet état; au bout de ce temps sort l'insecte parlait.

Celte larve n'a encore, à notre connaissance, été trouvée qu'une seule fois; c'est au mont Pilât, à environ 6,000 pieds au-dessus du niveau de la mer, sous une pierre et dans une fossette comme celles des Carabes, que sa découverte a été faite.

On connaît plus de vingt espèces de ce genre, et, parmi elles, douze sont européennes. Le type est le Cychrus attenuatus, que l'on trouve quelquefois, mais rarement, dans la forêt de Compiègne, près de Paris.

Le Cychrus unicolor (Knock) de l'Amérique septentrionale est devenu, pour M. Newmann (Entom. Mag., 1858), le type d'un genre particulier, celui des Iriclirous (tpt-, iris; xpou«> couleur).

Le genre Craspcdophorus ( *p«nrc£ov, frange; çeoo;, porteur, Hope, Coleop. ManuaL, 1858) est yoisin des Cychrus, et en même temps des Panagcus Le type est le Cychrus reflexus, Fabricius, qui habite la côte de Coromandel.

2me GENRE. - DAMASTER. DAMASTER. Kollar, 1856.

Annales du Muséum de Vienne.

Aap.a£u, je tue

Lèvre supérieure non avancée, et n'étant pas bifide; mandibules légèrement arquées, plus ou moins aiguës, lisses, et n'ayant qu'une dent à leur base ; palpes maxillaires allongés, à dernier article infundibuliforme; menton carré, profondément sinué au bord antérieur; tête plus étroite que le corselet et plus large que le col; corselet oblong, presque carré; pattes longues, grêles, à articles allongés ; tarses antérieurs semblables dans les deux sexes.

Le genre Damaster a un peu le faciès des Cychrus, et n'en diffère pas bien notablement par ses caractères génériques principaux, quoiqu'il soit beaucoup plus allongé que lui. On n'y place qu'une espèce provenant du Japon, le D. blapsioidcs, Kollar.

[■ ig, !,8 Damcuter blapstoïdes,

HISTOIRE NATURELLE

5me GENRE. - DISPHÈRIQUE. DISPIIjERICUS. Watcrhoiisc, 1840.

Société entouiologiquc de Londres.

At;, deux fois ; açaipixo;, splidrique.

Tête allongée; labre très-petit, échancré; lèvres presque échancrées; palpes à dernier article anguleux; antennes longues, légèrement épaisses; corselet globuleux ; abdomen spbérique; pattes antérieures épaisses; jambes écbancrées en dedans.

Les Disphœricus sont remarquables par leur forme spbérique très-prononcée ; ce genre tient à la fois, dit M. Waterhoiise, du genre Cychrus et de celui des Potamopkilus. L'espèce type, qui provient des bords de la Gambie, en Afrique, a reçu le nom de D. Gambianus.

4me GENRE. — SPIIÉRODÈRE. SPHjERODERUS. Dejean, 1820.

Species général des Coléoptères : Carabiques. Scpaipa, sphère; àepïi, col.

Palpes à dernier article fortement sécuriforme, plus dilaté dans les mâles; lèvre supérieure bifide; mandibules étroites, avancées, dentées à l'intérieur; menton très-fortement échancré; antennes filiformes; corselet arrondi, nullement relevé sur les côtés; élytres soudés, carénés latéralement, embrassant une partie de l'abdomen; pattes moyennes, assez fortes; tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles dilatés : les deux premiers très-fortement, le troisième beaucoup

Fi?. 9-j. — sphœro- moins.

derut Lecontei. Les Sphérodères, que Weber réunissait aux Cychrus, habitent l'Amérique mé-

ridionale; on n'en connaît que trois espèces, dont le 5. stenosiomus, Weber, est

le type. Peu d'espèces ont été décrites.

5™ GENRE. — SCAPIIINOTE. SCAPIIMOTVS. Latreille, 1822.

Iconographie des Coléoptères d'Europe.

îxixç/;, nacelle; vtor&ç, dos.

Pig. 100. — ScapUirwlus dévolus.

Palpes à dernier article fortement sécuriforme, presque en cuiller, plus dilaté dans les mâles; lèvre supérieure bifide; mandibules étroites avancées, dentées en dedans; menton très-échancré ; antennes sétacées; corselet à bords latéraux très-déprimés, relevés, prolongés en arrière; élytres soudés, très-fortement carénés latéralement, embrassant une partie de l'abdomen; tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles légèrement dilatés.

Le genre Scaphinote se dislingue de celui des Cychres par la forme du corselet et par celle des élytres, dont la carène latérale est beaucoup plus relevée et plus tranchante, surtout près de. la base. Le type est le S. elcvatus, Fabricius, de l'Amérique septentrionale. <hi doit très-probablement y joindre le Cychrus laiuvlur de Fabricius, type du genre IrichrotU.

6mc GENRE. - PAMBORE. PAMBORUS. Latreille, 1817.

G. Cuvier, Règne animal, n*;, tout; Popoj, dévorant

Tète allongée, plane en dessus, rétrécie en arrière; palpes à dernier article sécuriforme; lèvre supérieure bilobée; mandibules peu avancées, très-courbées, fortement dentées en dedans; menton presque plan, un peu écbancré en avant; antennes filiformes; corselet cordiforme; élytres en ovale allongé; jambes antérieures terminées par deux épines assez fortes; tarses triangulaires semblables dans les deux sexes.

Les pambores se rapprochent des carabes par leur faciès, mais s'en éloignent beaucoup par leurs caractères génériques. Dejean en indique deux espèces, les P. altcrnans et P. Latreillei, provenant de la Nouvelle-Hollande; mais on en connaît cinq ou six.

M. Brullé (Hist. nat. des Ins., t. V, 1855), ainsi que M. de Castelnau Étud. ent., 185-4), rapprochent les Pambores, ainsi que les Tefflus, des Panagés ou plutôt des Brachygnathes, et montrent qu'ils ont des caractères communs à ces deux derniers genres.

Le Pamborus Gucrinu, Gory, de la Nouvelle-Hollande, porte, dans la collection de M. Ilope, le nom générique de Callimosoma (xaXXip>s, très-beau; i^aa, corps), et M. de Castelnau (Étud. ent., 1854) propose «l'en former un genre particulier caractérisé par son corselet, trèsgrand, arrondi sur les côtés, un peu échancré en avant et en arrière,

- eljtres COnrtS, COnvexeS et Ovales Fig. 101. — Pamborus alternans.

7»« GENRE. — TEFFLL'S. TEFFLUS. Leach, Dejean, 1826.

Species général des Coléoptères : Carabiques Étymologie incertaine.

Palpes à dernier article très-fortement sécuriforme, presque ovale el un peu concave; lèvre supérieure entière; mandibali rient arquées, aiguës, lisses, non dentées à l'in-

térieur; menton avec une dent un peu avancée au milieu de ><>n échancrore; antennes filiformes plus courtes que la moitié du corps; corselet presque hexagonal; élytres convexes, en ovale allongé; pattes grandes, fortes; tarses antérieurs à peu pies semblables dans les deux sexes : les deux premiers articles paraissant toutefois très-légèrement dilatés dans les rua h

genre, forme sur [e Carabiu Utegerlei, Fabricius, pro-

ia Sénégal et à la côte de la Guinée, parait, à la première

rue, se rapprocher un peu des Pamborus, Procerus, Pro-

I Carabiu; nuis il en diffère notablement par ses ca-

Récemment, M.Guérin-Jféneville en a fait connaître

une seconde espè< e, le 7 Delegorguei de l'Afrique australe.

M Brnllé [Hist. nat. 4e$ Im , t. V, 1835) fait remarquer

le genre Tefflus a les plus grands rapports avec celui

des Panageus, surtout avec les espèces de grande taille

étrai - l'Europe. Le dernier article des palpes, dans ces deux genres, est en forme de hache,

Fig. 102 — Tefflut MtgtrM.

HISTOIRE NATURELLE

el s'insère sur l'article qui le précède par un dos côtés de sa base; la dent •!<> l'échancrure du

menton est simple dans les Tefflus comme dans les Panageus, mais elle est pointue et non pas arrondie comme dans ces derniers, etc.

(©et

uricitu'

uouuoit.

GARABIDES. CARABIDM. Lcach, 1817.

Encyclopédie britannique.

Palpes à dernier article simplement élargi en forme de triangle, et quelquefois (Càlosoma) presque aussi étroit que les articles précédents; lèvre supérieure plus large que longue, éçhancrée au milieu; cette échancrure étant peu profonde, ordinairement anguleuse; mandibules peu arquées, peu saillantes, sans dents visibles : une seule dent existant à leur base et étant presque cachée par la lèvre supérieure.

Cette division est essentiellement formée avec le seul genre Car abus, car les genres Pfocerus, Procrustes, (lulosoma, Callisthenes, etc., qui en font également partie, n'en diffèrent pas d'une manière bien notable.

1" GENRE. — PROCÈRE. PliOŒRUS. Megerle, Dejean, 1820.

Species Réitérai des Coléoptères : Carabiqucs. IIpc, en avant; *£?*;, corne.

Palpes a dernier article très-fortement sécuriforme, et plus dilaté dans les mâles; lèvre supérieure bilobée; mandibules légèrement arquées, très-aiguës, lisses, n'offrant qu'une dent à leur base; menton avec une forte dent au milieu de son échancrure; antennes filiformes; corselet presque

cordiforme; élytres en ovale allongé; tarses semblables dans les deux sexes.

Les insectes qui forment ce genre ont été pendant longtemps confondus avec les Car abus, mais ils en diffèrent essentiellement par le dernier article de leur palpe, plus fortement sécuriforme et visiblement plus dilaté dans les mâles, et parleurs tarses, semblables dans les deux sexes.

Les Procerus sont de très-grands insectes, el 1rs géants des ('arabiques européens, car ils al teignent presque tous plus de cinq centimètres de longueur et deux de largeur. On connaît aujourd'hui huit espèces de ce genre; elles sont propres iux contrées les plus orientales de l'Europe méridionale, à l'Asie Mineure, el une, P. jEgypliacus, est propre à l'Afrique. Le type est le Procerus giqas, Creutzer, P. scabrosus, Fabricius, qui se trouve dans les montagnes de la Carniole el des

fitf. 103. — l'roctri* scabrosur.

provinces voisines, dans les bois, sous les feuilles Sèches, el qui répand une odeur particulière assez douce, et différente de celle des ('.urubus. M. Motscboulski en a publie une monographie dans les Bulletins de lu Société impériale des naturalistes de Moscou, iKi.Y

2™ GENRE. — PROCRUSTE. PROCRUSTES. Bonelli, 1809.

Mémoires de l'Académie de Turin.

Xom mythologique.

Fig. 104. — Procrustes coriaceus.

Palpes à dernier article fortement sécuriforrae, plus dilaté dans les mâles que dans les femelles; lèvre supérieure trilobée-, mandibules légèrement arquées, très-aiguës, lisses, n'ayant qu'une dent à leur base; menton un peu échancré, muni d'un lobe intermédiaire très-grand, large, tronqué, presque bifide, aussi avancé que les lobes latéraux; antennes filiformes; corselet cordiforme; élytres en ovale allongé; pattes assez fortes; tarses antérieurs des mâles à quatre premiers articles dilatés, les trois premiers trèsfortement et garnis de poils serrés en dessous, le quatrième beaucoup moins.

Le genre Procrustes, fondé sur le Carabus coriaceus, de Fabricius, a été adopté par tous les entomologistes; il a toutefois les plus grands rapports avec les Carabes, mais il en diffère essentiellement par la lèvre supérieure, qui est distinctement trilobée, tandis qu'elle est. bifide dans les Carabes, et par la dent qui se trouve au milieu de l'échancrure du menton, qui est bifide, tandis qu'elle est simple dans les Carabes. Les Procrustes sont des insectes d'assez grande taille, de couleur noire, luisante en dessous, vivant sous les pierres, dans les bois, les champs, les jardins, et très-souvent dans les vignes. D'après une observation communiquée récemment à la Société entomologique de France, séance du 24 octobre 1849, l'accouplement de l'espèce de notre pays, P. coriaceus, aurait lieu en automne, principalement vers la fin de septembre, et il paraîtrait qu'à cette époque la liqueur que lance cet insecte, de même que les Carabes, est plus corrosive que pendant les autres périodes de l'année : le mâle seul semblerait lancer ce liquide, et la femelle n'aurait pas la même faculté.

M. Boisgiraud, dans l'Histoire naturelle des Insectes, de M. Rrullé, t. V, 1855, a fait connaître la larve de l'espèce que nous venons de citer, et qu'il a été à même d'observer avec soin. Cette larve est cylindrique et ressemble beaucoup à celle du Calosoma sijcophanta; elle est d'un noir brillant; sa longueur est de trois centimètres environ; elle a la tête concave en dehors et pouvant se relever aisément, et la partie inférieure est convexe et divisée en deux par une suture profonde; ses mandibules sont étroites, arquées, très-aiguës et se croisent, dans le repos; ses antennes, composées de peu d'articles (quatre environ), sont terminées par un article pointu; ses palpes ont le même nombre d'articles que dans l'insecte parfait, et les labiaux seulement sont plus larges à l'extrémité; tout le corps est de consistance cornée, et les segments qui le composent sont entourés d'un rebord bien marqué : leur surface est finement ridée en dehors. En dessus le corps est brun, et les segments qui friment le ventre sont divisés en deux par une suture transversale profonde et garnie sur les côtés de deux gros tubercules ovalaires qui en occupent toute la longueur; le rebord de la partie supérieure des segments s'étend au delà de ces tubercules; le dernier segment du corps se termine, en us, par deux fortes épines an peu arquées, dirigées en haut, et chacune d'elles est munie, supérieurement, d*uneautre épine, plus courte, placée à peu près vers son milieu; les pattes sont armées de quelques épines et se terminent par deux petits crochets comme dans l'insecte parfait. On trouve cette larve depuis le mois de février jusqu'à celui de mai; elle vit dans les bois, sous les mousses et dans presque tous les lieux frais où elli dévoré les limaces et les escargots; elle a beaucoup de peine à les tuer et n'y parvient qu'après un long temps. Elle attaque les plus grosses limaces et les Hélix poi, mini et niijirrsa. M. Boisgiraud a pn étudier toutes les métamorphoses d'un individu du Procrustes coriaceus; il a m la buse, après être restée assez longtemps à cet état et s'être nourrie de matières animales qu'elle semblait préférer putréfiées, quitter son enveloppe noire et se métamorphoser en nymphe. Plusieurs jours après, la pellicule blanche dont elle était revêtue s'entr' ouvrit, et, en peu d'instants, laissa sortir l'insecte parfait. Sa couleur était brune et son corps semblait n'avoir aucune

HISTOIRE NATURELLE

consistance; niais il devint bientôt noir, et ses élytres se durcirent pou à peu; il avait la grosseur ordinaire des autres individus de son espèce, et répandait cette odeur infecte qu'on lui connaît et que /i'a jamais sa larve : peu après son éclosion, il dévora des limaces avec avidité.

On connaît plus de vingt espèces de Procrustes, originaires, pour la plupart, de l'Europe, mais dont quelques-uns se rencontrent dans l'Asie Mineure et en Afrique.

Lé type est le Procrustes coriaceus, Fabricius, qui se trouve communément en France, en Allemagne et en Suède.

o™ GENRE. — CARABE. CARABUS. Linné, 1755.

Systema Danfrse.

Kapaëo:, insecte.

Tête grande, plus ou moins allongée; palpes à dernier article plus ou moins sécuriformo, plus ou moins dilaté; lèvre supérieure bilobée; mandibules légèrement arquées, plus ou moins aiguës, lisses et n'ayant qu'une dent à leur base; menton avec une forte dent au milieu de son éehancrure; antennes filiformes, à troisième article cylindrique, un peu plus long que les autres; yeux arrondis, plus ou moins saillants; corselet allongé, plus ou moins cordiforme; élytres en ovale plus ou moins allongé; pas d'ailes propres au vol; pattes plus ou moins grandes, plus ou moins allongées; jambes antérieures simples, à éehancrure terminale en dessous, droite et ne remontant pas sur le côté interne : intermédiaires et postérieures toujours droites; tarses antérieurs des mâles à quatre premiers articles dilates : les trois premiers très-fortement et le quatrième souvent un peu moins.

Le genre Car abus, tel que le comprenait Linné, renferme toute la famille des Carabiques et correspond, en partie, au genre Tachypus (ra^u;, prompt; t.vj;, pied) de Weber, dénomination qui n'a été adoptée par aucun entomologiste moderne, non plus que la dénomination de Buprestes que leur appliquait Geoffroy.

I'ig. 100. — C. Fabriai

Fis. 105. — C. Geblert.

Fig. 107. — C. Lafosm.

Les Carabes sont des Coléoptères, tous d'une grande taille, de forme tantôt allongée, tantôt courte, le plus souvent convexe et quelquefois très-aplatie : plusieurs sont pares de couleurs métalliques, surtout ceux qui habitent les montagnes; mais il en est un grand nombre qui ne présentent que des couleurs sombres et noirâtres. Ils sont éminemment carnassiers, se nourrissent de larves et d'insectes parfaits plus faibles qu'eux, poursuivent leur proie avec opiniâtreté, et ils sont tellement vo-

pi» 21 — Mektlontha Mauritamca,

Fig. 28. — Bymenoplia cinctiptrmia

Fiir, 2'.' — Goliathu» eacicut

Fig. r,(i — ïlopUa tulphurea,

Fig. •"! — l<hi:<>tr<n/ii\ amphylui.

Inii ii'lin lioi

races qu'ils se dévorent quelquefois entre eux. Les Carabes exhalent une odeur très-forte qui approche de celle du tabac, et, lorsqu'on les prend, ils répandent par la bouche ou par l'anus une liqueur noirâtre, très-âcre, très-irritante et nauséabonde. Ils sont très-communs dans les forêts et dans les montagnes, où ils se tiennent, pendant le jour, sous les pierres, la mousse, les feuilles sèches et dans les vieux troncs d'arbres. Toutefois, on en trouve aussi plusieurs espèces dans les champs, les jardins et même près des habitations.

On sait que leurs larves vivent dans la terre, et, grâce aux travaux de M. le docteur Heer (Observations eniomologiqucs, 185G), l'on connaît celle de plusieurs espèces.

La larve du Carabus depressus est longue d-un pouce, noire, luisante, avec les antennes et les pieds brun noirâtre ; sa tête est carrée, avec de grandes mandibules arquées et les palpes maxillaires externes de quatre articles allongés et cylindriques ; les antennes sont à peine plus longues que les palpes maxillaires externes de quatre articles cylindriques, allant en diminuant d'épaisseur vers le haut; les pieds sont courts avec les tarses d'un seul article armé de deux petits crochets; l'abdomen est composé de neuf segments aplatis et terminés par deux cornes divergentes assez allongées. M. Heer a trouvé cette larve assez communément dans les Alpes rhénanes, dans la vallée de l'Ours, de Rheinsvald et d'Engal, où le Carabus depressus n'est pas rare; jamais elle ne s'est présentée dans les Alpes de Glaris, où ce Carabe ne se trouve que rarement. On la rencontre sous les pierres, dans de petites fossettes qu'elle se construit en terre. La larve du Carabus auroniiens, également étudiée par M. Heer, a la même forme que celle du depressus, mais elle est seulement un peu plus étroite; sa couleur est très-noire et son abdomen est terminé par deux cornes ou épines biraineuses; sa tète est de forme carrée, armée de deux fortes mandibules; elle a été trouvée sous une pierre le 1er juin; le 5, elle se transforma en nymphe et subit différentes modifications de couleur, depuis le jaune blanchâtre jusqu'au brun foncé, et enfin, le 15 du même mois, elle subit sa métamorphose dernière en se fendant sur le dos et en laissant sortir le Carabe à l'état parfait; le premier jour, ce Carabe conserva une couleur jaunâtre sale, mais au bout de deux ou trois jours il acquit les belles couleurs métalliques propres à son espèce.

La larve du C. hortensis a été décrite, selon M. Westwood (Introd. io themodern. cl. Ins., t. I, : elle ne diffère pas beaucoup des deux que nous venons de citer.

Ces larves, ainsi que celle du Carabus auratus, que M. E. Blanchard (Hist. des Ins., t. I, 1845, éd. Didot) dit avoir plusieurs fois observée, mais qu'il ne décrit pas parce qu'il n'en connaît pas la nymphe, sont très-carnassières et détruisent un très-grand nombre d'insectes parfaits et de larves; dans les pays où il y a beaucoup de Hannetons, on a remarqué que les Carabes étaient peu abondants. Dès lors, au lieu de détruire les Carabes, comme on le fait généralement, on devrait plutôt les conserver et s'en servir comme moyen propre à protéger l'agriculture en détruisant les êtres qui lui sont nuisibles.

On connaît aujourd'hui plus de deux cent cinquante espèces de Carabes. La plus grande partie de gpèces (au moins cent cinquante) habitent l'Europe, le Caucase et la Sibérie; on en.trouve aussi quelques-uns dans l'Amérique, l'Asie Mineure, la Syrie, les côtes de Barbarie, etc., mais on n'en a jamais découvert au Cap de Bonne-Espérance, ni à la Nouvelle-Hollande. On conçoit qu'un genre au<si nombreux en espèces a dû être partagé en plusieurs coupes génériques distinctes, par certains entomologistes qui semblent se plaire, quelquefois inutilement, â partager à l'infini les anciens es linoéens el a arriver a établir autant de genres qu'il y a d'espèces. Nous indiquerons quelqaes-ans de ces genres, proposés principalement par MM. Fischer de Waldheim (Entomogr. de la et Solier | Sludi entomol., pubticuti per cura di Flamino Bandi et di Eug. Trmpù, t. I, 1; Turin, 1848); mais auparavant QOUS citerons les groupes proposés par Dejean (Spccics, Col. 10., t. Il, 1826), divisions systématiques qui sont basées sur la forme du corps etsur les dessins <!• - éljtrei et qui, il faut le (lire, établissent d'une manière insensible le passage de l'une à l'autre.

1er GIIOUI'E.

Élytres couverts de points irréguliers et sans stries distinctes. Peu d'espèces. Type : Carabus cœlutiis, Fabricius, de la Carriole et des montagnes du Jura. •

2mc GROUPE.

Élytres à stries élevées, plus ou moins interrompues. Une trentaine d'espèces. Type : C. Iliujcri, Dejean, montagnes de la Croatie.

Élytres avec trois rangées de points oblongs élevés, et des stries élevées entre elles. Une vingtaine d'espèces. Type : C. cutenulatus, Eabricius, qui se trouve dans les grands bois des environs de Taris, sous la mousse, au pied des arbres; et C. monilis, Fabricius, que l'on rencontre presque partout dans les champs.

. 4mc GROUPE.

Elytres avec trois rangées de points oblongs élevés, et stries élevées entre elles; tète très-grosse, renflée eu arrière. Quelques espèces, qui semblent appartenir exclusivement à la péninsule ibérique. Type : C. macrocephalus, Dejean, d'Espagne.

5me GROUPE.

Elytres avec trois rangées de points oblongs élevés, et une côte élevée entre elles. Une dizaine d'espèces. Type: C. alternons, Beaudet-Lafarge, propre au midi de la France et a l'Algérie; et Il (jramdalus, Linné, que l'on prend parfois auprès de Paris, dans les lieux marécageux.

Gme GROUPE.

Elytres à rôles élevées et à larges fossettes entre elles. Deux espèces seulement. Type : C. clathralus, Eabricius, qui babite'la Suède, la Sibérie, la Hongrie, l'Italie et le midi de la France.

"'me GROUPE.

Élytres à côtes élevées. Une quinzaine d'espèces. Type : C. auralus, Eabricius, connu dans toute la France; se trouve dans les champs et les jardins, et, à l'état parfait comme à celui de larve, est très-carnassier; et le C. aurmilens, Fabricius, espèce ornée de brillantes couleurs métalliques; pa/ticulière au midi de la France et que l'un de nous a rencontrée une seule fois dans la forêt de Montmorency.

8me groupe.

Élytres a siries fines et crénelées. Un petit nombre d'espèces. Type : C jnirpurascens , Fabricius, (pie l'on rencontre assez communément dans toute la France, dans les bois et les champs, courant sur les chemins.

2mt GROrPE.

lrr GROrPE.

S"1" r.RorpF.

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