QUATRIÈME TRIBU
P^DÉBIDES. P.KDERW.E Erichsou, 1840.
Gencrj ci Spccies Siapliylinorum.
Labre corné, à limbe latéral souvent membraneux • bilobé, mulique, à lobes allongés, divergents, ou à lobes courts, arrondis, quelquefois très-court; mandibules longues, minces, en forme de faux : aiguës, dentées au milieu; mâchoires à lobes très-courts, avec des poils, l'interne en dedans, l'externe à l'extrémité; palpes maxillaires plus ou moins allongés, à premier article petit, court, second et troisième allongés, celui-ci plus ou moins acuminé à soif extrémité, quatrième très-petit; menton corné, transverse, court; languette membraneuse, bilobée, à lobes rapprochés ou distants; parases linéaires, membraneux, ciliés en dedans; palpes labiaux Inarticulés, à troisième article e, acuminé; antennes insérées sous les yeux sur le bord de la tète, de onze articles, presque toujours droites, quelquefois, mais rarement géniculées; tète découverte, tantôt attachée au corselet ' 0..
par un col grêle, tantôt pédoncule; corselet sans rebord, tronqué à la base; écusson distinct, triangulaire; élytres de la longueur de la poitrine; abdomen allongé, rebordé, à septième segment souvent le plus petit de tous; pieds à cuisses antérieures coniques, découvertes, intermédiaires rapprochées, postérieures couiques, à tibias niutiques; tarses de cinq articles, à quatrième article presque toujours simple : les quatre premiers articles allant en décroissant sensiblement de grandeur le plus souvent : les quatre premiers antérieurs plus ou moins dilatés.
Les Psedérides, que l'on peut caractériser d'une manière générale par leurs stigmates du corselet cachés, par l'espace qui avoisine les hanches antérieures membraneuses, et par leurs hanches postérieures coniques, sont des Staphyliniens d'assez petite taille. Leur système de coloration n'est pas toujours le brun ou le noirâtre, comme cela se remarque dans la plupart des espèces de la même famille, mais ns sont parfois ornés de couleurs tranchées, et principalement de rouge, de bleu et de vert. On en trouve sous les débris des végétaux, sous les pierres, etc., et quelques espèces se rencontrent plus habituellement dans le sable, au bord des rivières. On n'a encore donné l'histoire des métamorphoses d'aucuns Pœdérides.
Cette tribu a été fondée, par Erichson, sous le nom de Pcederim, et correspond au genre Pœderus de Fabricius, créé lui-même aux dépens des Staphylinus de Linné. On en décrit environ deux cent cinquante espèces, propres à toutes les parties du monde, surtout à l'Europe, et réparties en une quinzaine de genres, dont les principaux sont ceux des Cryplobium, Achenium, Lairoblum, Stilicut et Pœderus.
1" GENRE. — CRYPTORIE. CMPTOBIUM. Mannerheim, 1830.
Précis d'un arrangement des Brachély'-cs. KpuVru;, caché; pioç, vie.
Fig 48. — Cryplobium fraclicorne
Corps allongé, linéaire, ailé; tête presque toujours oblongue, rétrécie à la base, attachée au corselet par une sorte de col court, découverte, droite, labre court, transverse, bilobé, à lobes divergents, à bord soyeux; mandibules longues, falciformes, aiguës, fortement aiguës au milieu ou tridentées; mâchoires à lobes coriaces, avec des poils, l'interne à l'intérieur, et l'externe à l'extrémité; palpes maxillaires médiocrement allongés, à premier article petit, second et troisième égaux : celui-ci un peu épais, quatrième très-petit, subulé; lèvre à menton transverse; languette membraneuse, bilobée, à lobes arrondis; paraglosses acuminés, membraneux, ciliés, dépassant un peu en longueur la languette; palpes labiaux à deux premiers articles cylindriques, le second un peu plus long que le premier, le troisième petit, acuminé, grêle; antennes soudées, filiformes, grêles, brisées, a premier article allongé, en massue à l'extrémité; corselet presque toujours plus étroit que les élytres, subcylindrique, tronque' à la base el a I extrémité; écusson triangulaire; élytrestronqués; abdomen linéaire, avec des Stylets découverts à l'anus et poilus; pieds médiocrement allongés, grêles, les antérieurs peu épais, à tibias pubescents et poilus et avec des spinules apicales, longues; tous les tarses simples, à premier article allongé, les autres sensiblement décroissant en longueur, et le dernier égal aux précédents.
Ce genre, principalement fondé aux dépens des Lalhrobius, renferme des Insectes de petite taille, qui ont la tète el le corselet garnis de poils qui sortent de points enfoncés, et se distinguent principalement par leurs tarses antérieurs simples el leurs antennes ù articles soudés. On connaît une trentaine d'espèces de Cryptobiwn, qui toutes, à l'exception d'une seule (Pœderus fracticornù, Paykull; Lalhrobius fracticornu, Gravenhorsl), propre à l'Europe, ne se rencontrent que dans diverses contrées de l'Amérique L'espèce que nous avons indiquée se rencontre dans les bois humides, sous la mousse el les feuilles pourries. Comme type du genre, nous indiquerons le Cryplobium badium (Lalhrobius), Gravenhorst, qui habite l'Amérique septentrionale.
M Slephens (Illttstr. In il. Entom., 18Ô2) avait indiqué, clans son tableau de la famille des SlapbyliaieQS, un genre particulier, sous la dénomination A'Octhophiliîm [njfit, rivage; çtXeu, j'aime); niais il a reconnu plus tard que ce groupe était synonyme de celui des Cryptobium, créé précédemment
2me GENRE. — LATONE. LATONA. Guérin-Méneville, 1844.
Revue Eoologlqae.
Lalone, nom mythologique.
Palpes maxillaires à dernier article aigu, de moitié moins long que le précédent et presque aussi épais que lui à la base; antennes à scapus court; tarses antérieurs dilatés; corps un peu aplati.
Ce genre, qui est propre aux régions froides de la Nouvelle-Grenade, ne renferme que deux espèces, les Latona Spinolœ et Erkhsonii, Guérin-Méneville, et encore cette dernière est-elle peutêtre la femelle de la précédente. Ce genre, auquel M. Guérin-Méneville a conservé le nom qu'il portail dans la collection de M. L. Duquel, doit être placé à côté du Cryptobium, dont il se distingue par le dernier article des palpes maxillaires plus grand, quoique aigu, par l'avant-demier article du même organe qui n'est pas épaissi à son extrémité, par ses antennes qui ont le scapus beaucoup plus court, et enfin par les tarses antérieurs dilatés.
Fig. 49. — Dolicaon lathrobioides.
5B« GENRE. — DOLICAON. DOLICAON. Castelnau, 1855.
tludes emomo!ogii|UCS.
A'.Xr/iwv, nom mythologique.
Corps allongé, linéaire, aptère dans les uns, ailé dans les autres; tête de la largeur du corselet ou un peu plus étroite, presque arrondie, rélrécie médiocrement à la base, attachée au corselet par une sorte de col très-étroit, découverte, droite; yeux petits, arrondis, légèrement proéminents, placés en avant du milieu delà tête; labre transverse, très-court, incisé au milieu; mandibules foi tes, falciformes, dentées obtusément au milieu; mâchoires à lobes membraneux, poilus, l'interne en dedans, l'externe, qui est un peu allongé, vers l'extrémité; palpes maxillaires, médiocrement allongés, à premier article court, petit, second et troisième allongés, le dernier très-petit, globuleux, obtus; lèvre à menton transverse, tronqué à l'extrémité; languette courte, bilobée, à lobes arrondis, membraneux; paraglosses triangulaires, coriaces, ciliés en dedans, dépassant beaucoup la languette; palpes labiaux à premier article obeonique, second allongé, une fois et demie aussi long que le premier, troisième petit, grêle, subule; antennes filiformes, droites, à premier article un peu plus grand que les autres, dernier acuminé à l'extrémité; corselet oblong, presque de la largeur des élytres; élytres courts ; abdomen linéaire, rétréci à l'extrémité, avec des stylets anaux découverts; pieds médiocrement allongés, les antérieurs légèrement épais, à fémurs antérieurs dentés en dessous vers l'extrémité; iS antérieurs à quatre premiers articles légèrement dilatés, cordiformes, spongieux-tomenteux en dessus; tarses postérieurs longs, grêles, à quatre premiers articles défroissant sensiblement en longueur.
Ce genre a été créé, en 1835, par M. de Castelnau, pour une espèce du cap de Bonne-Espérance, le Dolicaon lathrobioides, que plus tard, en 1 859, M. Nordmann [Symbolœ Monogr. Siiiphylinorvm), qui n'avait pas eu connaissance du travail de son prédécesseur, a pris pour type de son !•• Adelobium (a&qXoc, obscur . vie), et qu'il a décrit sous le nom de A . brachypterum; depuis, Erichson, en 18i0, dans son Gênera, y a joint quatre autres espèces, les D. Jtlyricut, d'Illy-
ne; hœmorrkous, do Sardaigne, tous deux décrits par lui. el les /). bigultulvs, de Taris, dont M. Lacordaire faisait un Lathrobium, et gracilis, du Portugal, placé également par Gravenhorst dans le même genre q.'s athrobies.
Les Dolicaon, à l'exception de l'espèce africaine, qui est assez grande, sont des Insefctes de petite taille, ayant l'aspect gênerai des Lathrobium, mais s'en distinguant facilement par le de-nier article de leurs palpes maxillaires obtus, par leur labre très-court, et par les derniers article allongés de leurs tarses. On n'a aucun détail sur leurs mœurs.
*->« GENRE. — SC1MBALIE. SCIMBALWM. Erichson, 1840.
Gênera et Species Suphjlinornm.
ïxijxSo;, terme.
Corps allongé, un peu déprimé, ailé; tète droite, découverte, attachée au corselet par une sorte de col étroit, rélrécie en dedans; veux petits, non proéminents, situes au milieu en avant de la tète; labre court, bilobé, à lobes arrondis, corné à la base, membraneux à l'extrémité; mandibules très-courtes, très-fortes, présentant trois dents fortes au milieu, fortement falciformes à l'extrémité, aiguës; mâchoires à lobes petits, coriaces, poilus, l'interne en dedans, l'externe à l'extrémité; palpes maxillaires courts, à premier article petit, second et troisième égaux en longueur, quatrième petit, court, suhulé; lèvre à menton court, transverse; languette membraneuse, profondément bilobée, à lobes arrondis; paraglosses linéaires, coriaces, poilus en dedans, dépassant la languette; palpes labiaux à premier article petit, légèrement conique, second très-grand, épais, troisième grêle, snbulé, plus long que le second; antennes droites, un peu atténuées vers l'extrémité, à premier article très-épais, cylindrique, très-grand, a second de moitié plus court, obeonique, troisième une fois et demi plus long que le second, les suivants sensiblement plus courts, allongés, coniques, dernier allongé, fusiforme, à extrémité sensiblement acuminée ; corselet presque de la largeur des élylivs, trapézoïdal, tronqué à l'extrémité et à la base, a angles antérieurs droits, postérieurs arrondis; écusson arrondi à l'extrémité; ély très obliquement tronqués à l'extrémité en dehors, à angle externe arrondi; abdomen linéaire, atténué à l'extrémité, à sixième segment conique, avec des stylets apparents à l'anus; pieds très-courts : antérieurs médiocrement épais, à fémurs et à tibias légèrement sinués à l'intérieur, les tibias postérieurs un peu épineux; tarses antérieurs en palette ovalaire dans les deux sexes, tomenteux en dessus, dilatés : postérieurs assez allongés, avec les quatre premiers articles courts, le dernier à peine plus long que les précédents.
Ce genre, dont l'espèce type, le .S. anale, Nordmann, propre au Caucase, avait été confondue avec les Acliénies. se distingue de ce groupe par le corps plus aplati, et surtout par l'organisation de la bouche, des lèvres ci des taises. Erichson joint au Sàmbalium anale deux espèces, qu il décrit dans son Gênera : les S. planicoUu, d'Italie, el testaceum, de Sicile.
5"" GENRE. - ACIIÉN1E. ACHEN1UM. Leach, 1819.
In Samoui'llc CompendfM).
A/t.v, pauvre,
Corps allongé, un peu déprimé ou plan, ailé ; tète un peu cordiforme, droite, découverte, attachée au corselet par une sorte de col étroit, légèrement émarginéo, à angles postérieurs arrondis, rélrécie subitement en avant des yeux; ceux-ci placés vers le milieu de la tête, petits, arrondis, peu proéminents; labre étroit profondément bilobé, à lobes allongés, un peu divergents ; mandibules très-courtes, très-fortes, dilatées intérieurement a la base, fortement nnideiilées au milieu, à extréaiité falciforme; mâchoires à lobe interne membraneux en dedans, l'externe corné, un pey mem
braneux et poilu à l'extrémité; palpes maxillaires peu allongés, à dernier article petit, second et troisième égaux, quatrième très-petit, actionné ou obtusément subulé; lèvre à menton court, transverse; languette courte, membraneuse, bilobée, a lobes arrondis; paraglosses coriaces, dépassant la languette ; antennes droites, atténuées vers l'extrémité, à premier article très-épais, cylindrique, second du double plus grand, obconique; troisième une fois et demi plus long que le second, les autres allant sensiblement en décroissant de longueur, allongés-obconiques, dernier allongé-fusiforme, sensiblement acuminé à l'extrémité; corselet un peu plus étroit que les élytres, trapézoïdal, tronqué à sa terminaison; écusson triangulaire; élytres tronqués; abdomen linéaire, rétréci à l'extrémité; pieds très-courts, très-forts : les anteneurs épaissis, à fémurs et à tibias sinués et un peu déniés en dedans, les tibias postérieurs avec des poils tins, courts; tarses antérieurs à quatre premiers articles en palette orbiculaire dans les deux sexes : les postérieurs l'ig. 00. — Aehmtum grêles, à premier article le plus court de tous, le second un peu plus long, hemorrhoidaie.
le troisième de même longueur que le dernier, le quatrième très-court, le dernier aussi long que tous les autres réunis.
Ce gi nie a été créé aux dépens des Lailirobium, dont il est très-voisin, mais dont il se distingue surtout par le cinquième article de ses tarses très-développé, par son corps très-aplati, son labre étroit et ses mandibules courtes. Son corselet est ponctué dans certains endroits. Cbez'le mule, le sixième segment abdominal est distinctement incisé.
On en a donné la description d'une dizaine d'espèces presque toutes propres à l'Europe, mais dont l'une [A. œquatum, Ericbson) provient de l'Egypte, et une autre (À. débile, Ericbson) de la Mésopotamie. Les espèces typiques sont les A. depressum (Latlirobium), Gravenhorst, et slrialum 1 Lnthr), Latreille, qui sont petits, habitent presque toutes les contrées européennes, et se trouvent dans les lieux humides, principalement dans les endroits marécageux.
6" GENRE. - LATI1R0BIE. LATHROBIUM. Gravenhorst, 1802.
Monographia Micropierorum.
Va8p», secrètement; Pisu, je vis-
Corps allongé, linéaire, ailé dans presque toutes les espèces; tête carrée ou orbiculaire, à peu près de la largeur du corselet, profondément rétrécie à la base; yeux petits, arrondis, peu proéminents; labre transverse, bilobé, à lobes divergents, entièrement corné, soyeux à l'extrémité; mandibules en forme de faux, aiguës, dilatées à la base, fortement unidcnlées au milieu; mâchoires à lobes
ices, avec des poils, l'interne en dedans, l'externe à son extrémité; palpes maxillaires médioi rement allongés, à premier article petit, second et troisième longs, ce dernier un peu épaissi vers I extrémité, quatrième petit, grêle, subulé; lèvre à menton court, transverse; languette membraneuse, bilobée, à lobes arrondis; paraglosses acuniinés. membraneux, dépassant un peu la languette en longueur; palpes labiaux à deux premiers articles cylindriques, le second et le troisième plus longs que le premier, et le troisième gicle, acuminé; antennes filiformes, droites, a premier article un peu plus grand que les autres, le dernier sensiblement acuminé à son extrémité; corselet presque de la même largeur que les élytres, souvent oblong, tronqué à la base et à l'extrémité, à angles arrondis; abdomen linéaire, rétréci à l'extrémité, à septième segment souvent découvert, et à stylets de l'anus
formes; pieds courts, forts : les antérieurs épaissis, ;ï fémurs souvent un peu dentés en dcjsous, à tibias pubescents; tarses antérieurs à quatre premiers articles en paleue orbiculaire, dilatés et tomenteux en dessous : postérieurs à premier article plus courl que le second : celui-ci long, troi- Bième 1 1 quatrième courts, dernier le plus court de tous.
Ce genre a été assez anciennement créé par Gravenhorst aux dépens des Staphylinus de Linné, et des Pœdertu de Fabricius; atfopi' entomologistes, il a, dans ces derniers temps, été
plus ou moins restreint, et, pour Ericbson, il ne comprend plus que la quatrième famille des Lv
throbUm de Gravenliorst. Ces Insectes sont de petite taille, tous noirâtres; leur corps est ponctué, avec la télé et le corselet n'offrant souvent que des points rarement espacés; quelquefois le corps est pubescent. Le mile a la partie inférieure de son sixième segment incisée, et le cinquième n'a jamais son extrémité sinuée : chez la femelle, la partie inférieure du sixième segment est toujours entière.
Fig. 51. — Lathrobium fulvtpennt.
Fig. 52. - Lathrobium anale.
On a décrit plus de trente espèces de ce g*enre, presque toutes propres à l'Europe, mais dont quelques-unes cependant habitent aussi l'Amérique. Les espèces que l'on a pu observer vivent dans les bois marécageux, et se trouvent sous les mousses, sous les feuilles tombées des arbres, ou bien sous les pierres. Les plus connues, toutes propres à la faune parisienne, sont les Lathrobium brunràpes, Fabricius (Slapkylin à pattes fauves et à étuis pointillé», Geoffroy); elongalus, Linné; fulvipenne, Fabricius; quadralum, Paykull (L. pilosus, Gravenhorst), etc.
7mc GENRE. — SCOP^US. SCOP/EiS. Erichson, 1840.
Crncra eiSpecios Sisphvlinoruni.
Sxto-a;'.;, nain.
Corps très-petit, allongé, ailé; tète assez écartée du corselet et attachée a cet organe par un pédoncule court, grêle, droit, de la largeur du corselet ; yeux petits, arrondis, peu proéminents; labre transverse, court, denticulé a l'extrémité; mandibules un peu falciformes, aiguës, tridentées fortement au milieu; mâchoires à lobes très-courts; palpes maxillaires à premier article court, second et troisième d'égale longueur, l'un un peu en massue, l'autre épaissi, quatrième petit, grêle, subulé; lèvre à menton transverse; languette cornée, tricuspide à son extrémité, à dents égales, aiguës; paraglosses linéaires, membraneux, ciliés en dedans; palpes labiaux à premier article petit, cylindrique, second le plus grand de tous, très-épais, ovalaire, troisième petit, grêle, acuminé; antennes tiliformes, droites, à premier article médiocrement allongé, second et troisième obeoniques, dernier ovalaire, à extrémité acuminée; corselet oblong, plus ou moins atténué à la terminaison; écusson semi-orbiculaire; êlytres tronqués à l'extrémité; abdomen linéaire, à septième segment à peine visible ; pieds très-courts, très-forts : les antérieurs fortement épaissis; tous les tarses simples, les quatre premiers des postérieurs très-courts, et le cinquième n'égalant pas en longueur tous les autres réunis.
Ce genre, formé aux dépens des Lathrobium, est voisin de ce dernier groupe, ainsi que de ceux des Lithœharu et Stiliau, niais s'en distingue par quelques caractères importants. C'est dans la forme du dernier segment de l'abdomen que l'on trouve les différences sexuelles. On rencontre les Seopœut dans les lieux humides. L'on en connaît une dizaine d'espèces, propres à l'Europe, à l'Amérique eUà l'Afrique. Le type est le S. k>:vi<jalas (Pœderus), Gyllenhall.
8"' GENRE. — LITIIOCIIARE. LITIIOCHARIS. Dejean, 1833.
In Lacordaire, Faune des environs de Paris. Ai8cç, pierre ; X'-'PW> j'aime
Corps petit, allongé, déprimé, ailé; télé souvent de la largeur des élylres, carrée, profondément rétrécie à la base, attachée au corselet par un col court, découverte; yeux petits, arrondis, peu proéminents; labre large, transverse, à côtés membraneux plus ou moins dilatés; mandibules falcil'ormes, aiguës, présentant trois ou quatre dentelures fortes au milieu; mâchoires à lobes coriaces; languette bilobée, à lobes très-étroits, arrondis à l'extrémité, membraneux, un peu distants; paraglosses membraneux, linéaires, dépassant à peine la languette; palpes labiaux à premier article petit, cylindrique, second ovalaire, très-grand, troisième petit, grêle, aigu; antennes filiformes, droites, à premier article allongé, le dernier acuminé à l'extrémité; corselet plus étroit ou moins distinctement carré; écusson triangulaire; élytres tronqués; abdomen linéaire, rétréci â l'extrémité, à septième segment peu visible; pieds un peu allongés : les antérieurs épaissis; tarses antérieurs souvent dilatés, les premiers articles triangulaires dans les femelles, cordiformes dans les mâles : les postérieurs simples, plus ou moins allongés, à quatre premiers articles allant sensiblement en décroissant.
Fig. 53. — Lilhocharis mtnula. Fig. 54. — Meilon Ituldii.
Le genre Lilhocharis a été fondé aux dépens des Pœderus, et M. Stephens en a distingué un groupe particulier sous le nom de Medon (u.s<JM, je médite) [m lllusir. Brit. Eut., 1833), pour des espèces chez lesquelles le labre est bidenté. La couleur de la plupart de ces Insectes est le testacé ou le ferrugineux, ce qui les distingue immédiatement des Slilicus, dont ils se rapprochent beaucoup. On en connaît plus de trente espèces qui habitent l'Europe et l'Amérique. Comme types, nous indiquerons les Lilhocharis castanea [Pœderus), Gravenborst; fascula (Rugilus), Mannerheim; melanocephala (Pœderus), Fabricius, et ochracea (Pœderus), Gravenhorst, tous propres à la faune française.
9"" GENRE. — OPH1TES. OPHITES. Dejean, 1837.
In Erichson, limera et species Staphylinoruni. Oçitt,;, semblable à un Serpent.
Corps allongé, linéaire, ailé; tête oblongue, atténuée en arrière, attachée au corselet par un long col, découverte, droite; yeux petits, arrondis, proéminents; labre transverse, court, sinué et bidenté au milieu; mandibules falciformes, aiguës, dentées fortement au milieu; mâchoires à lobes cornés; palpes maxillaires allongés, à premier article court, second à peine plus long, grêle, troisième
Fig. 55. — Optâtes tenalitit.
égal en longueur au second, sensiblement épaissi à l'extrémité, quatrième
pciit. subulé, aigu; lèvre à menton transverse; languette membraneuse, large, bilobée, à lobes arrondis, rapprochés; paraglosses étroits, acuminés, coriaces, pubescents, dépassant à peine la languette; palpes labiaux filiformes, à premier article un peu plus long que le second, troisième égal à ce dernier, aeuminé; antennes grêles, allongées, frisées, à premier article un peu long, droit, second le plus grêle et le plus court de tous, le dernier IrèS-légèrement tronqué à l'extrémité; corselet étroit, fortement allongé, cylindrique, sensiblement atténué vers le milieu de son extrémité; écusson triangulaire; êlylres tronqués; abdomen linéaire, à septième segment rétractile; pieds longs, grêles, à cuisses antérieures longues; tous les tarses simples, les quatre premiers articles allant en décroissant de grandeur.
Les Opltites ont un aspect tout particulier, et la forme de leur tête et de leur corselet rappelle celle des Casnonies et des Raphidics. Les différences sexuelles se remarquent dans le dernier segment de l'abdomen, incisé dans les mâles, entier et arrondi dans les femelles. On n'en connaît que trois espèces, propres à l'Amérique méridionale, et dont le type est le Rugilus rapliidioides, Dejean.
10me GENRE. - STILIQUE. STILICUS. Latreille,
Rogne animal de G. Olivier.
! lymblogie incertaine.