‹ ColéopteresChapitre 17 sur 83 · I- JENRE. — QUÉDIE. QVEDWS Leach · texte numérisé non relu

I- JENRE. — QUÉDIE. QVEDWS Leach

In Stepkens Illustrations ol britisch Entomotogy. iCtymologie incertaine.

Corps de la plupart des espèces médiocre, oblong ou allongé, ailé; tête plus petite que le corselet, suborbiculaire ou presque arrondie, légèrement rétrécie à la base, comme enchâssée dans le corselet; yeux petits dans la majorité des cas, plus ou moins proéminents; labre, transverse, bilobé ou incisé au milieu : quelquefois entier; le limbe latéral membraneux; mandibules trèspetites, peu proéminentes, aiguës, bidentèes en dedans; mâchoires à lobes petits, coriaces: l'interne en dedans, l'externe en dehors, poilus; palpes maxillaires peu allongés, filiformes, ù premier article petit, second un peu plus long que le troisième : le quatrième égal au troisième, ou plus court, ou un peu plus long; lèvre à menton transverse, corné; languette «ointe, arrondie, entière, membraneuse; paraglosses petits, dépassant cependant en longueur la languette, divergents, cornés, ciliés en dedans; antennes insérées en avant de la base des mandibules, filiformes, ù dernier article subacuminé; corselet le plus habituellement de la même largeur que les élytres, presque orbiculaire, tronqué à l'extrémité; écusson triangulaire; élytres tronqués; abdomen le plus souvent rétréci vers l'extrémité; pieds très-courts, à cuisses intermédiaires contigués; tibias postérieurs épineux; tarses antérieurs à quatre premiers

. 43, — Qucdius \>a l'ipes.

articles dilatés, formant une palette ovalaire, spongieux, tomenteux en dessous: postérieurs comme soyeux, à premier article légèrement allongé.

Le genre Quediut a été eréé par Leach aux dépens des Staphylinus des anciens auteurs, et il a été adopté par les entomologistes anglais, et plus récemment par Erichson, tandis que la plupart des auteurs français lui substituent le nom de Microsaurus (a.x?c;, petit; oaupo?, lézard), indiqué en 1835 dans le Catalogue des Coléoptères de Dejean. Erichson y réunit les genres Velkius de Leach, et Raphirius [:%■-■■■„ aiguille) jniblié en 1805 par Stephens, dans ses Illusir. br'it l'.nt , tom. V : le premier nous semble toutefois devoir en être distingue par quelques caractères assez importants, et surtout par les mœurs toutes différentes de celles des Quedius, de l'espèce unique qu'il renferme; quant au second, qui a pour type le Quedius boops, il ne se distingue pas de ce genre d'une manière assez particulière, car il n'est caractérisé que par ses yeux très-grands. Plusieurs espèces de (Juédics ont clc placées dans le groupe des Emus.

Ces Insectes, par la disposition de leur bouche, par la structure de leurs antennes et de leurs pieds, se rapprochent des Pkilonthus; mais leur tète est moins rétrécie à la base, leur corselet plus arrondi sur les côtés, leur abdomen sensiblement atténué vers l'extrémité, et, en outre, ils ont quelques analogies avec les O.rijporus. Le mâle est différencié de la femelle par son sixième segment abdominal inferieurement cmarginé; en outre, la femelle a les tarses en général moins dilatés que le mâle, ou bien même, chez elle, ces organes sont simples. La tête est de même grandeur dans les deux sexes, dans le plus grand nombre des cas; dans quelques cas exceptionnels, toutefois, la tête des mules est plus grande.

On a donné la description d'une soixantaine d'espèces de ce genre; la plupart, quarante à quarante-cinq, sont européennes, douze sont américaines, une asiatique et une propre à la Nouvelle- Zélande. Les Quedius se rencontrent dans le fumier, les ordures, les caries des arbres, sous la mousse, sous les pierres, les feuilles mortes et les écorces, et quelquefois dans l'intérieur des champignons. Une espèce a été prise dans le nid de la Formica ru/a. Leur taille est petite.

On connaît les métamorphoses des deux espèces : les Quedius fulgidus et fuliginoeus. C'est a M. Bouché [Naturg. der Insecten, tom. I, l!S0-l2; VI, 1-8) que l'on doit la description de la première : cette larve est linéaire, atténuée eu arrière, légèrement convexe en dessus, d'un jaune pâle, un peu soyeuse; la tête est oblonguc, quadrangulaire, â angles arrondis, un peu brunâtres, brillante, lisse, avec quelques poils épars; les antennes sont coniques, composées de six articles, le premier et le second épais, très-courts, cylindriques, le pénultième assez petit; les mandibules sont allongées, grêles, falciformes; le labre est court, infléchi; les mâchoires cylindriques; la lèvre est courte, en forme de cœur; les palpes petits, subulés, biarticulés ; le corselet est couvert de quelques poils épars: il est plus long que large, teslacé, brillant, lisse; le mésothorax et le métalhorax sont plus courts que larges; les pieds sont de couleur pâle; les stigmates petits, jaunâtres; le segment anal est étroit, avec trois articulations â l'extrémité; l'anus est lubuleux, perpendiculaire, faisant l'office d'un pied, un peu soyeux; sa longueur est de trois â quatre lignes. Cette larve, qui se nourrit de larves de Diptères et de la chair de divers animaux, a été trouvée en hiver dans des végétaux putréfiés.

M. Walerhouse a fait connaître l Trau.s. eut. Soc. of Londuii, tom. 1, p. 52, tab. III, lig. 2) la larve du Quedius fuliginosus, qu'il désigne â tort sous le nom de Staphylinus tristù. Dans cette larve, la tête il le corselet sont coriaces, d'un noir de poix; le mésolhorax et le métalhorax sont presque coriaces, d'un blanc tirant sur le jaunâtre; l'abdomen est mou, d'un gris pâle en dessus; la longueur totale est de six lignes et demi a sept lignes; la tète est presque carrée, déprimée; les antennes n'ont que quatre articles, l'article basilaire court, le second et le troisième un peu plus longs le dernier grêle, aigu; les mandibules sont longues, aiguës, simples; le labre est transverse; la lèvre très-petite; les palpes labiaux â trois articles; les mâchoires allongées, grêles, à lobe interne redressé; les palpes maxillaires présentent quatre articles, le basilaire court, le second et le troisième médiocres, égaux, le terminal est aigu : le COrsi le! est carré, plus étroit que la tête; le mésothorax et le métalhorax sont transverses, égaux en largeur au corselet; l'abdomen est composé de'segments tous presque égaux en longueur, excepté le dernier, qui est allongé. La nymphe offre des segments coutigus; son abdomen est droit, sa tête et son corselet sont infléchis en dedans vers son corps Celle larve csi carnassière comme la précédente, et s'observe dans les mêmes circonstances :

elle sa change en nymphe vers la fin de mars, et l'Insecte parfait apparaît au milieu du mois de

ma!.

Les Quédics sont divisés par Ericbson en plusieurs groupes particuliers, dont les caractères sont tirés de la disposition des points que l'on voit sur le corselet, et d'après la structure du prolongement de ce dernier organe. Nous signalerons seulement les Q. laleralis (Staph.), Gravcnhorst; fuhjiilii.i [Staph.), Fabricius; fulïa'inosus (Staph.), Gravenhorst (Staphylinus tristis, Gravenhorst), et nippes (Staph.). Gravenhorst, qui tous se rencontrent en Europe. Une espèce de ce genre, le Q. bttphthalmus, Erichson, du Mexique, est désignée dans le Catalogue des Coléoptères de Dejean, 1857, sous le nom de Bolïtogyrus cribripennis ; d'après cela, le genre Bolilogyrus (Stiuroc, fiente; ■p:c,-, arrondi), Dejean, ne doit pas être conservé.

2me GENRE. - VELLEIUS. VELLEIUS. Leach, 1819.

In S.imouelle Compemliunr.

Yeltejus. nom propre.

Antennes longues, à premier article allongé, second court, troisième long, les suivants, jusqu'au dixième, prolongés en dents de scie, dernier ovale, pointu; palpes filiformes; corselet presque orbiculaiie, tronqué en avant, beaucoup plus large que les élytres.

Ce genre, créé par Leach aux dépens des Staphylins des anciens auteurs et adopté généralement, est réuni par Erichson, ainsi que nous l'avons indiqué, aux Quedius, mais doit s'en distinguer par la structure toute caractéristique de ses antennes.

Une seule espèce entre dans ce genre, c'est le Vclleius dilatatus (Staph.), Fabricius, qui est noirâtre, avec les élytres velus, à angle humerai brunâtre, et avec laquelle on devrait peut-être, d'après l'observation de M.Guérin-Méneville. former deux espèces distinctes. Cet Insecte se trouve dans diverses parties de l'Europe, mais est rare partout, et a été pris quelquefois aux environs de Paris. Il est surtout remarquable par son habitat, car "c'est constamment dans les nids de Frelons qu'on l'a trouve.

Fig. 44. — Velleius dilatattu.

3°" GENRE. — ASTRAPÉE. ASTBAPjEUS. Gravenhorst, 1802. Hlcroplera Bronswislu».

AoTpa7r«'.i;, qui produit la foudre

Corps médiocre, linéaire, ailé; tête plus petite que le corselet, arrondie, à peine rélrécie à la base, inclinée; yeux peu proéminents : labre court, Iransverse, bilobé, à lobes arrondis, le bord latéral membraneux, extrémité couverte de quelques poils roides ; mandibules un peu plus courtes que la tête, fortes, nautiques, à extrémité édentée. aiguës; mâchoires à lobes coriaces, barbus, l'extérieur à l'extrémité, l'intérieur en dedans; palpes maxillaires médiocres, à premier article très-petit, grêle, cylindrique, second et troisième plus épais, presque obeoniques, le troisième un peu plus court, le qua- Fig trième très-fort chez les mâles, un peu sécuriforme chez les femelles; lèvre à menton transverse, corné; languette courte, arrondie, légèrement incisée au milieu, membraneuse; paraglosses très-longs, coriaces, ciliés en dedans; antennes filiformes, à dernier article obliquement émarginé â sa terminaison; corselet presque aussi large que les élytres, un peu rétréci en dedans, plus court que large, convexe transversalement, arrondi sur les côtés et à la base, un peu sinué de chaque coté de la base, tronqué en avant; écus-

4">. — Âstrapœui utmineus.

son triangulaire; èlytres un peu plus longs que le corselet, tronqués; abdomen très-allongé, H néaire, atténué à l'extrémité; pieds très-courts, à fémurs comprimés, sinués en dedans, à tibias très-courts, un peu épineux en dedans; tarses antérieurs à quatre premiers articles dilatés dans les deux sexes, spongieux, tomenteux en dessous : les postérieurs a premier et dernier articles légèrement plus allongés que les autres.

Ce genre, formé par Gravenhorst aux dépens des Staphylins de Linné, a été adopté par tous les entomologistes. 11 se rapproche considérablement des Qucdiiis, et s'en distingue cependant facilement par la structure de ses palpes, ainsi que par sa languette légèrement incisée au milieu. Chez le mâle, le dernier article des palpes maxillaires est fortement sécuriforme; les tarses antérieurs sont plus dilatés que dans la femelle, et le sixième segment de l'abdomen est légèrement émarginé, en dessous, à son extrémité.

On ne connaît qu'une seule espèce d'Astrapœus, que Rossi indiquait sous la dénomination de StaphyRnus ulmi, et que Fabricius nommait Slapkylinus ulminent, parce qu'on la trouve sous les écorces de l'orme. Elle est rare partout et se trouve en Fiance, en Italie, en Dalmatie, en Hongrie, et aussi, dit on, dans le nord de l'Asie.

Fig. 4G. — fiUcyp/iûrus tmeiventris.

4me GENRE. - PÉLÉCYPHORE. PELECYPIIORUS. Nordmann, 1857.

Symbol* ad nionograpliinm Supliylitioruni.

rjiXcxu;, hache; <f>of°?, porteur.

Corps médiocre, oblong, ailé ; tête beaucoup plus petite que le corselet, ovalaire-allongée, à peine rétrécie à la base, infléchie; yeux peu proéminents; labre large, transverse, profondément incisé au milieu, entièrement corné; mandibules fortement arquées, aiguës, unidentées à la base; m9.' choires a lobes coriaces, petits, avec quelques poils, l'extérieur à l'extrémité, et l'intérieur en dedans; palpes maxillaires médiocres, à premier article petit, court, le troisième un peu plus court que le second, le quatrième égalant le second, cylindriques ; lèvre à menton transversc, corné; languette trèscourte, arrondie, entière, membraneuse; paraglosses petits, membraneux, ciliés en dedans, dépassant la languette; palpes labiaux à premier et second articles presque égaux, courts, un peu coniques, troisième sécuriforme; antennes filiformes, à dernier article obliquement tronqué à l'extrémité; corselet un peu plus large que les elytres ou égal, rétréci en dedans, plus court que large, arrondi sur les côtés et à la base, tronqué à l'extrémité, convexe transversalement; écusson triangulaire arrondi; èlytres de la longueur du corselet, tronqués; abdomen très-large, atténué a l'extrémité; pieds médiocres, très-gréles, à tibias tous épineux, à cuisses intermédiaires contigués; tarses grêles, à premier et dernier articles légèrement allongés : les antérieurs simples dans les deux sexes.

Ce genre, formé par M. Nordmann aux dépens des Oxyporus, est indiqué par lui sous le nom que nous avons cru devoir lui conserver, tandis qu'Erichson (in Mardi. Brandb., i 839) lui donne lenom A'Euryporus (lupumpo;, large), qu'il adopte dans son Gênera ri Species Staphylinorum. Les Pélécypbores ont l'aspect général des Qucd'ms, mais ils s'en distinguent facilement par leur tète plus petite, et surtout par la structure de leurs palpes et de. leurs antennes : ils ont également quelques rapports avec les Attrapant*. Le mile se distingue de la femelle, outre le caractère tiré du sixième segment de l'abdomen, par son dernier article des palpes labiaux très-fortement sécuriforme. On

trouve ces Insectes dans les buis, soUS les DlOUSSeS.

Le type est le Pekcuphorut picipes [Oxyporus), Paykull, qui se rencontre en Allemagne et en Suisse; Frirhson y joint une seconde espèce, propre à l'Amérique septentrionale, et qu'il désigne sous la dénomination A'Euryporus puncticollis; nous en citerons «ne troisième, le /'. ameiventris.

Fig. I. — Ceraspis prutnota.

pjg. 2, — CÀaradronola quadrisignaia.

Fis. 3. — Dicranocnemiu sulcicollii.

Fig. i. — Beterophaaa villotula.

Fig. .'i. — MioiUrma alutacca.

5" GENRE — OXYPORE. OXYPORUS. Fabricius, J7"

Sjstcma Euiomologia;.

OÇuncjc;, qui pénètre promptement.

Corps oblong, médiocrement convexe en dessous, ailé; tète grande, découverte, un peu rétrécie vers la base; yeux petits, arrondis, peu proéminents; labre transverse, émarginé; mandibules allongées, droites, falciformes, incliliguës, mutiques; mâchoires a lobe extérieur coriace, à extrémité arrondie, membraneuse, avec quelques poils au bord; lobe interne membraneux, i bord externe corné, et interne cilié de poils très-courts, épars; palpes maxillaires légèrement allongés, à premier article petit, second long, troisième un Fig 47. — oxt/porui peu plus court, obeonique, quatrième encore plus court, acuminé à l'extré- ru/"'-

mité; lèvre a menton corné, transverse; languette à deux lobes acuminés; palpes labiaux à premier article très-court, second assez allongé, troisième dilate, émarginé à l'extrémité, triangulaire transversalement, ou semi-lunaire; antennes très-courtes, droites, sensiblement comprimées et dilatées vers l'extrémité, le dernier article brièvement arrondi, et les cinq précédents dilatés ; corselet un peu plus étroit que les élytres, arrondi à la base, tronqué à l'extrémité, avec une marge sur les côtés; élytres tronqués à leur terminaison, à angle externe légèrement arrondi: abdomen de moitié plus court que le corps, plan en dessus, un peu arqué en dessous; poitrine ample; pieds un peu allongés, grêles, les intermédiaires insérés sur les côtés de la poitrine, très-distants les uns des autres, à tibias tous mutiques; tarses très-courts, à premier article le plus long de tous, le second un peu long, le troisième et le quatrième allant en décroissant, et le cinquième presque de la même longueur que ces derniers.

Ce genre, Formé par Fabricius aux dépens des anciens Staphylinus, adopté par tous les entomologistes, présente un faciès tout particulier et caractéristique. La tète et le corselet sont généralement lisses : le corselet offrant cependant, dans quelques espèces, quelques impressions transversales; les élytres ont des séries de points. Le mâle a la tète plus grande que la femelle. Les Oxyporus sont des Insectes de petite taille que Ton rencontre dans les agarics et dans les bolets; ils sont propres aux contrées tempérées de l'Europe et de l'Amérique, et l'on en décrit une dizaine d'espèces. Les deux plus connues sont ['Oxyporus rufus [Staph.), Linné, que Geoffroy nommait le Staphy lin jaune, ii têle, étui et anus noirs, et qui se rencontre dans presque toute l'Europe, et TO. muxillosus, Fabricius, qui semble particulier à l'Allemagne.

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