‹ ColéopteresChapitre 20 sur 83 · Pohjodontus angusiatus · texte numérisé non relu

Pohjodontus angusiatus

12m° GENRE. - ÉCHIASTRE. ECH1ASTER. Erichson, 1840.

Mènera el Species Slaptiylinoriim.

Ey.is, serpent; «aTYip, étoile.

Corps allongé, subdéprimé, ailé; tète découverte, attachée au corselet par un court pédoncule, droite, suborbiculaire; yeux assez grands, médiocrement proéminents sur les côtés, fortement convexes en dessous; labre transverse, n'atteignant pas les mandibules, à extrémité fortement quadridentée; mandibules longues, minces, arquées, aiguës; mâchoires à lobes membraneux; palpes maxillaires à premier article court, second médiocrement allongé, troisième un peu plus long que celui-ci, épais, dernier subulé, aigu, très-petit, à peine visible; lèvre à menton transverse, êmarginé à l'extrémité; languette membraneuse, à lobes très-courts, un peu arrondis, distants ; paraglosses beaucoup plus longs, linéaires, acuminés, ciliés en dedans; antennes courtes, à peine plus longues que la tête, à deux premiers articles très-épais, le premier plus allongé que le second, le dernier ovalaire, acuminé à l'extrémité; corselet allongé, plus étroit que les élytres; écusson triangulaire; élytres déprimés; abdomen sensiblement atténué vers l'extrémité, à cinquième et sixième segments très-étroits, allongés, tubu-

leux, septième rétractile; pieds très-grêles, très-courts; tarses à quatre premiers articles allant en décroissant de grandeur : les antérieurs simples.

Ce genre se rapproche un peu du suivant, et ne comprend que deux espèces provenant de Colombie, les Echiaster (ongicollis et melanurus, décrits par Erichson.

l'ig. 58. — Echiasltr

longicollit.

ti HISTOHŒ NATURELLE.

I5M GENRE. — SDN1E. SVNIUS. Leacb, 1829.

In Sicphcns, Cal. brii. Ins.

Scuvicv, nom propre.

Corps allongé, linéaire, presque toujours ailé; lête grande, fortement rétrécit' a la base, attachée an corselet par une sorte de col court, découverte; yeux petits, arrondis, légèrement proéminents; labre large, transverse, bidenliculé au milieu; mandibules longues, minces, arquées, aiguës; mâchoires a lobes très-courts, cornés, avec des poils, l'interne en dedans, l'externe à l'extrémité; palpes maxillaires un peu allongés, â premier article petit, courl. second et troisième allongés, égaux entre eux. quatrième subulé, à peine visible; lèvre à menton court, transverse; languette membraneuse, bilohée, à lobes arrondis; paraglosses étroits, actionnés'; palpes labiaux à premier article très-court, cylindrique, second plus grand, ovalaire, troisième petit, mince, subulé; antennes liliformes, droites; corselet cordiforme; écusson petit, triangulaire; élytres tronqués; abdomen linéaire, obtus à l'extrémité, â septième segment rétractile; pieds tantôt courts, tantôt longs; tous les tarses à trois premiers articles allongés, quatrième très-court, cinquième dépassant le précédent en longueur.

Le genre Sumus, créé par Leach aux dépens des Pœderus, correspond au genre Aslenus («, augmentatif; <77£<c;, étroit), indiqué par Dejean (Cal. CoIcojk, 1853), et caractérisé par M. Lacordaire dans la Faune enlomologique des environs de l'avis.

Les Sunies sont de petits Insectes que l'on rencontre sous les feuilles tombées des arbres, et quelquefois aiissi sous les pierres. On en connaît près de trente, espèces, qui sont propres à l'Amérique et à l'Europe, et qu'Erichson partage en deux groupes particuliers. Les espèces typiques sont les S. (iliformu [Pœderus), Latreille, et angustatus [Slaph.), Paykull, des environs de Paris, l'armi les quatre espèces nouvelles de ce genre que M. Aube vient de faire connaître, nous indiquerons le Suniiu di versus, que cet entomologiste a pris aux environs de Paris dans le fumier des couches à melons.

Hrae GENRE. - P.EDÈRE. PjEDEIWS. Fabricius, 1770

Spi ici Instctorum.

Qaidtpe;, vermillon.

Corps allongé, linéaire, ailé ou aptère; tète, dans la plupart des espèces, de la même largeur que le corselet, suborbiculaire, profondément rétrécie à la base, attachée au corselet par un pédoncule très-court et mince, découverte; yeux petits, médiocrement proéminents; labre transverse, émarginé au milieu; mandibules falciformes, aiguës, bidentées au milieu; mâchoires à lobes membraneux; palpes maxillaires médiocrement allongés, à premier article court, second et troisième allongés, égaux, quatrième petit, obtus; lèvre à menton Iransverse; languette large, bilohée, membraneuse, à lobes arrondis; paraglosses acuminés, membraneux, pubescents, ciliés en dedans, dépassant un peu la languette en longueur; palpes labiaux à deux premiers articles presque égaux, cylindriques, troisième petit, un peu obtus; antennes filiformes, droites, à premier et troisième articles allongés, dernier acuminé; corselet ovalaire, convexe, presque globuleux; écusson triangulaire, arrondi; élytres tronqués; abdomen linéaire; pieds longs, grêles; tarses antérieurs a quatre premiers articles médiocrement dilatés dans les deux sexes, cordiformes, égaux, tomenteux en dessous : postérieurs à (rois premiers articles allant en diminuant sensiblement de grandeur, quatrième profondément bilobé, pubescèfll en dessous.

Le genre Pœderus a été créé par Fabricius aux dépens des Slapkylinus de Linné, et adopté par

tous les entomologistes; on on a, surtout dans ces derniers temps, soustrait quelques espèces dont on a (ait les types de genres distincts.

Ces Insectes sont de taille moyenne ou petite; leurs caractères génériques sont faciles a saisir; en outre, aucun d'eux n'est noirâtre, connue le plus grand nombre des espèces de la même famille; au contraire, ils présentent des couleurs vives, brillantes, et qui, presque constamment, sont au nombre de trois, savoir : le rouge, le bleu plus ou moins foncé ou le verdàtre, et le noir. Leur télé et leur corselet sont marqués de points très-fins; et l'on remarque quelques poils sur leur corps. On les trouve dans les endroits humides ou près des eaux; et quelquefois même ils habitent le sable qui borde les fleuves. Ils vivent en général isolés, mais certaines espèces semblent sociales, et se trouvent réunies en très-grand nombre.

Fig 59 — Pœderus riparius.

Fig. 60. — Pœderus caligatus.

D'après les observations anatomiques de M. Léon Dufour, insérées dans les Annales des sciences naturelles, année 1824, le tube digestif des Pœdères a la même longueur respective que dans les Sia philinus. On serait tenté de prendre pour un jabot la dilatation allongée qui précède le ventricule chvlifique; m;iis un œil attentif, aidé de la loupe, distingue à travers les parois de cette dilatation quelques traits d'un brun pâle, que l'analogie doit faire regarder comme l'indice des écailles intérieures qui caractérisent le gésier des Staphylinus. Le ventricule du chyle est très-long : il forme à peu près les deux tiers de tout le canal, et est tout chagriné par des points papillaires rendus ù peine sensibles par le microscope, et qui s'effacent même vers la partie postérieure du ventricule. L'intestin grêle est très-court; le cœcum oblong, peu distinct.

On a décrit une cinquantaine d'espèces de Pœderus, qui sont répandues dans toutes les contrées du globe; le plus grand nombre en Amérique, un nombre à peu près égal en Europe, en Asie et en Afrique, et une espèce seulement en Océanie, le Pœderus Australis, Guérin-Méneville, du port Jackson. Les seules espèces que nous voulions signaler, c'est-à-dire celles de la faune parisienne, sont : les Pœderus Utloralis, Graveuhorst; brevipemàs, Lacordairc, caligatus, Erichson; riparius, Fabricius, et ruftcollis, Fabricius.

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