‹ ColéopteresChapitre 28 sur 83 · GENRE. - AMAUROPS. AMAUBOPS. L. Fairmaire · texte numérisé non relu

GENRE. - AMAUROPS. AMAUBOPS. L. Fairmaire

Inédit.

Af>.»upo;, obscur ; w|, œil.

Tête grande, plus large que le corselet, arrondie en arrière, s'avançant de chaque côte en une pointe assez aiguë, presque à la place que devraient occuper les yeux, qui manquent; en avant, et en dessus de la tête, deux tubercules se prolongent en arrière, et sur ces tubercules sont insérées les antennes : celles-ci sont aussi longues que la tête et le corselet réunis, de onze articles, le premier un peu gros, les autres presque égaux, le dernier aussi grand que les deux premiers réunis, épais, ovalaire; palpes assez courts, simples, à dernier article grand, fusiforme, pointu; corselet ovalaire-allongé, arrondi en travers, presque également rétréci aux deux extrémités, mais un peu plus en avant, à son bord postérieur, une faible fossette longitudinale bordée par deux élévations allongées; élytres plus longs que le corselet, allant en s' élargissant peu à peu jusqu'à l'extrémité, qui est tronquée un peu obliquement; abdomen ayant, à l'extrémité des élytres, trois fossettes, la médiane plus grande que les deux latérales: le premier segment quadrangulaire, aussi grand que les derniers réunis: l'extrémité de l'abdomen triangulaire; pattes assez grandes; fémurs minces à la base, renflés au milieu; tibias légèrement arqués; tarses filiformes, assez longs, de trois articles, le premier un peu plus long que le deuxième, le dernier à crochet terminal unique, très-petit.

Nous devons à l'amitié de M. Léon Fairmaire la description de ce genre, qu'il a présenté, au commencement de 1851, à la Société entomologique de France, mais dont la caractéristique n'a pas encore été publiée. Ce n'est qu'avec doute que nous plaçons le genre Amaurops auprès des Bnjaxis. Cette coupe générique ne comprend qu'une seule espèce, Y Amaurops Aubci, L. Fairmaire, découverte en Sicile par M. Luigi Benoît, et qui est surtout remarquable en ce qu'elle ne présente pas d'veux- elle est de petite taille, et d'une couleur uniforme roux luisant.

' 16- GENRE. — EUPSÉNIE. EUPSENIUS. Le Conte, 1848.

Boslou, Journal of natural Hislory, i VI. Eu, bien; i|uivoî, rasé.

Antennes en massue bien distincte, placées latéralement sur la marge antérieure du front; palpes maxillaires très-courts, à dernier article ovalaire; menton rétréci à la base; abdomen marginé, de cinq articles, le premier très-grand; tarses avec un seul crochet, le deuxième et troisième articles égaux.

Les Eupsenius ont presque la forme des Brijaxis, dont ils diffèrent par leurs antennes plus ou moins en massue; ils ont aussi quelques rapports avec, les Euplccttts. Une seule espèce, provenant de Colombie, où elle a été prise par M. Zimmermarm, V Eupsenius glaber, entre dans ce genre.

17"" GENRE. — ARTHM1E. ARTHMIUS Le Conte, 1843.

Boston, Journal of initir.il ll'slory, t. VI. ApfijAicî, n'uni.

Antennes très-rapprochées, leur base insérée dans une fossette sous la marge du front; palpes maxillaires de quatre articles : le troisième petit, le quatrième allongé, fusiformc; menton rétréci a la hase; abdomen immarginé; tarses ne présentant qu'un seul crochet.

Ce genre se rapproche de relui des Batrisus; mais son abdomen est immarginé, et surtout ses tarses n'ont qu'un crochet unique. 11 n'y entre qu'une seule espèce, YArthmitu globicollis, Le Conte, de Pennsylvanie.

18me GENRE. — TYQUE. TYCHUS. Aube, 1853.

Annales de li Société eiiioroolORiquc de France.

|Tuxm , hasard.

Corps très-peu allongé, assez convexe; front légèrement prolongé en avant en un petit tubercule sur lequel sont insérées les antennes; labre transversal, bisinueux, muni, au milieu, de deux petits appendices membraneux en forme à'S couché; mandibules aiguës, à cinq ou six dents; mâchoires a divisions inégales, l'externe plus longue, ciliées en dedans; palpes maxillaires de quatre articles : le premier très-petit, le deuxième très-allongé, en massue, le troisième également très-petit, sécuriforme, Cl presque triangulaire, le dernier très-large, sécuriforme, presque anguleux en dedans, et terminé par un petit appendice membraneux; menton coupé presque carrément; languette très-petite, se confondant avec les paraglosses, qui sont assez grands, et garnis d'une seule soie en dedans; palpes labiaux de deux articles, le premier très-petit, le second trois fois environ aussi long que le précédent, el terminé par trois soies membraneuses, l'externe beaucoup plus longue que les internes, qui sont très-petites, et se touchent; antennes moniliformes, un peu renflées vers l'extrémité; corselet cordiforme; abdomen rebordé; pattes longues; cuisses un peu renflées; tarses de trois articles, le premier très-petit, les deux suivants presque égaux, le dernier terminé par un seul crochet.

Ce genre a été fondé aux dépens des Psclaphus. On en connaît neuf espèces, et elles habitent l'Europe, l'Amérique et l'Asie, où elles se trouvent dans les prés humides. Le type est le Tijchus niger (Pselaphus), Leach, qui se prend assez communément dans les prairies, mais dont le mâle se rencontre moins fréquemment que la femelle. Les autres sont les Tyckus Ibericus, Motschoulsky (T. dichrous, Schmidt), qui se trouve dans l'Europe méridionale, et dont M. 11. Lucas a pris phisieurs individus dans le cercle de la Calle, en Algérie, et M. le docteur Aùbé un individu auprès de Paris; casianeus, Aube, provenant d'Espagne et de Sicile; luberculatus, Aube, trouvé à Chinon par M. de La Ferlé Sénectère, et au Mans, par M. Anjubault, et les T. longipalp'u, de la Caroline, et m'inor, de la Géorgie, décrits par M. Le Conte. Enfin, récemment, M. Motschoulsky en a fait connaître trois nouvelles espèces, les Tijchus serrïcomis, d'Arménie; ruber, de l'Oural inférieur, et mininuu, de Géorgie.

lg- GENRE. - BYTIIINE. BYTH1NUS Leach. 1817.

Zoological Miscellanea.

BuOoç, abîme.

Fig. 106. — Bylhinus Curlisii.

Corps peu allongé, convexe; tête ayant de chaque côté du front une. petite cavité pour l'insertion des antennes; labre transversal, coupé presque carrément en avant, muni, au milieu, de deux petits appendices membraneux à peine visibles; mandibules aiguéX avec quatre à cinq dents; mâchoires à divisions inégales, l'externe beaucoup plus longue, ciliées en dedans; palpes maxillaires de quatre articles: le premier très-petit, un peu triangulaire, le dernier très-grand, sécuriforme, terminé par un petit appendice membraneux; menton coupé presque carrément; languette très-petite, se confondant avec les paraglosses, qui sont très-grands, aussi longs que les palpes, et garnis en dedans de soies rares et écartées; palpes labiaux de deux articles, le premier très-petit, le second trois fois environ aussi long, et terminé par deux soies membraneuses, l'externe un peu plus longue; antennes moniliformes, un peu renflées à l'extrémité, avec le premier ou le deuxième article généralement plus ou moins saillant en dedans dans les mâles; corselet cordiforme, convexe, marqué en arrière d'une petite strie semi-circulaire; élytres convexes, ponctués; abdomen très-étroit,

rebordé; pattes assez longues; cuisses un peu renflées, généralement beaucoup plus dans les mâles; tarses de trois articles, le premier très-petit, les deux suivants très-longs, à peu près égaux, le dernier, cependant, un peu plus court, plus grêle, et terminé par un seul crochet.

Ce genre a été créé aux dépens des Pselapluis et des Bryaxis, et M. Aube, dans sa Monographie, donne la description de treize espèces, qui, toutes, se trouvent, plus ou moins communément, en Europe, et qui se rencontrent dans les détritus de végétaux, le bois pourri, sous les écorces, dans les herbes humides, etc. Dans toutes on trouve des caractères très-saillants pour distinguer les mâles entre eux, mais il n'en est pas de même des femelles, dont la séparation tranchée semble impossible dans certaines espèces; ainsi, nous pensons, avec M. le docteur Aube, qu'il est très-difficile de distinguer entre elles d'une manière certaine les femelles des Bytlùnus Curlisii, nodicornis et bulbifer, ainsi que celles des B. Burellii, langer et uncicornis. Les mâles seuls des Bythines sont ailés, les femelles son* aptères; toutefois, il existe dans le Bylbinus nigripennis, des ailes dans les deux sexes. Ces observations sont dues ù MM. Mœrkel et Schaum; mais M. Aube les a aussi vérifiées sur quelques espèces; il a disséqué un très-grand nombre de Bytliinus bulbifer, le seul que l'on prend très-communément aux environs de Paris, et il a observé que généralement les mâles avaient les ailes propres au vol; mais il en a cependant rencontré quelques-uns dont les ailes, en raison de leur peu de développement, ne pouvaient certainement pas leur permettre de s'élever dans l'air.

M. le docteur Aube, et depuis lui tous les entomologistes, réunissent à ce genre la coupe générique créée par Leach (1817, Zoological Miscellanea) sous le nom û'Arcopagus (apxo; pour apxroç, ours; «r«f«î, hauteur, d'après Agassiz), qui comprenait plusieurs espèces européennes dont les caractères généraux ne diffèrent pas notablement de ceux des Bythimis, et seraient, selon Leach j palpes maxillaires à premier article filiforme, un peu en massue, le deuxième ovale, allongé, le troisième ovale, très-étroit à la base; antennes à premier et deuxième articles plus épais que les autres : le premier allongé, le deuxième presque globuleux, les troisième à huitième égaux, presque globuleux, le neuvième plus épais, lenticulaire, le dixième de même forme, plus grand, le onzième plus épais, ovale, filifornir.

Les espèces que l'on rencontre le plus habituellement sont : 1° le Bylbinus bulbifer (Pselaplius), Rcichenbach, l'une des espèces du genre Arcopagus de Leach, qui se trouve dans les' prairies, où il se tient caché pendant le jour au pied des herbes, tandis que le soir on peut le prendre â leur

MO

sommet; 2° le fi- Curlisu, Leach, qui se rencontre dans le bois pourri, sous les ecorces des arbres morts el dans lès détritus dos végétaux; 5° le B. securiger [Pselaphus), Reichenbach, qui habite les prés humides, où il est loin d'être rare.

M. Ghaudoir {Bull. Soc. des mit. de Moscou, 1845, 2e partie) en fait connaître deux nouvelles espèces, les B. distinctes, trouvée très-communément en Russie sous les feuilles sèches et tombées des arbres, el ('.lnuiilo'irii, Ilûclilnith, prise sur la pente d'une colline boisée, non loin du Dnieper, près de Kicw, el également sous des feuilles sèches. En outre, M. Motschoulsky en a décrit quatre nouvelles espèces, les Dijiliinus pedestris, corpulentus, eephatotes et itioripennia, provenant de la Géorgie

20,he GENRE. - KUNZÉE. KUNZEA. Leach, 1817.

Zoological MisccM.niea.

kunz, nom propre.

Corps court, convexe; antennes à premier et deuxième articles plus épais que les autres, le premier allongé, cylindrique, brusquement dilaté en dedans chez les deux sexes, le deuxième subglobuleux, plus mince que le premier, les troisième à huitième subglobuleux, le neuvième lenticulaire, épais, le dixième ù peu près de même forme, mais un peu plus grand, le onzième ovalaire, épais, acuminé â l'extrémité; palpes maxillaires à premier article filiforme, en massue vers la terminaison, le deuxième ovalaire-allongé, le troisième scutiforme, très-rétréei vers la base.

Ce genre, créé par Leach, et dont on n'a pu revoir les caractères depuis cet entomologiste, n'est généralement pas adopté, et M. le docteur Aube place, quoiqu'avec doute, l'espèce unique qui y entre dans le genre Dijtliinus. Cette espèce est le Kunzca rùgriceps, Leach, dont il n'a encore été trouvé que deux individus, mâle et femelle; c'est dans les Alpes maritin.es, dans un bois de pins, que M. Labre a fait celte capture.

Fig. 107. — Trimium Irevicorne.

31" GENRE. - TR1M1E. TRIMIUM. Aube, 1833.

Annales de la Société entuniologique de France. Nom sans aucune signilication

Corps allongé, cylindroïde; tête ayant de chaque côté du front une petite cavité pour l'insertion des antennes; labre transversal à peine arrondi en avant, muni au milieu de deux petits appendices membraneux peu visibles; mandibules aiguës, avec cinq à six dents; mâchoires assez robustes, à divisions inégales, l'externe un peu plus longue, ciliée en dedans; palpes maxillaires médiocrement allongés, de quatre articles: le premier très-petit, le deuxième un peu allongé, claviforme, le troisième presque globuleux, le dernier un peu dilaté en dedans, sécuriforme et terminé par DO petit appendice membraneux; menton légèrement échancré; languette très-petite, se confondant avec les paraglosses, qui sont assez grands, de la longueur des palpes labiaux, élargis à leur extrémité et munis en dedans d'une seule petite soie; palpes labiaux de deux articles : le premier très-petit, le second trois fois au moins aussi long que le précédent, terminé par deux soies membraneuses, l'externe un peu plus longue; antennes moniliformes, très-renflées à leur extrémité, la massue occupant plus du tiers de leur longueur; corselet cordiforme; élytres

assez convexes; abdomen rcl,ûl(]e. pattes assez longues; cuisses un peu renflées; tarses de trois arti-

clos : le premier très-petit, le deuxième trùs-lony, le dernier un peu moins long que le précédent terminé par un seul crochet.

L'espèce type de ce genre est le Trimium brevicorne, que Reichenbach plaçait dans le genre Pselaphus, et Denny dans celui des Eupleclus, et que M. Aube en a séparée. Cette espèce se rencontre dans presque toute l'Europe, mais peu fréquemment, dans les détritus de végétaux et les vieux fagots. Une seconde espèce du même genre est le T. Iciocepbalum {Eupleclus), que M. Aube a durit et qu'il a découvert aux environs de Toulon. Enfin M. Chaudoir en a fait connaître une troisième, le T. brevipenne, trouvée en Russie au printemps sous la mousse, dans des bois, et qui était en compagnie avec la Formica ru fa.

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