‹ ColéopteresChapitre 31 sur 83 · GENRE. — R1IEXIE. RIIEXWS. Le Conte · texte numérisé non relu

GENRE. — R1IEXIE. RIIEXWS. Le Conte

Boston, Journal of natural llislory, val. VI. Pkicio), je détruis.

Antennes distantes, insérées vers la marge du front, géniculécs, en massue; palpes maxillaires courts, à dernier article ovalaire, pointu; abdomen subtilement marginè, à articles presque égaux; tarses ayant un seul crochet.

Ce groupe générique, qui doit être placé auprès des Euplecius, ne comprend qu'une seule espèce, \elihexius ïnsculplus, Le Conte, de la Nouvelle-Orléans.

C/c/eiuEic'iit'C cWidtou..

CLAVIGKKlTIiS. CLAV1GEMTES. Nobis 1851.

Antennes de six articles.

Sous le nom de deuxième section des Psélaphiens, M. Aube a créé cette division, qui ne renferme qu'un seul genre, celui des Claviger, partagé lui-même en deux sous-genres, les Ctuviger proprement dits et les Cluvifcr, et qui est particulier à l'Europe et à l'Asie.

Fig. 109. - Claviger teslaceut.

GENRE UNIQUE. - CLAVIGÈRE. CLAVIGER. Preyssler, 1790.

Boclim. Ins.

Clava, massue , gtro, je porle.

Corps un peu allongé, assez convexe; tête ayant tout à fait en avant et de chaque côté une petite fossette pour l'insertion des antennes; yeux nuls; labre presque semi-circulaire; mandibules très-courtes, presque droites en dedans, ciliées à leur base et munies d'une trèspetite dent a leur extrémité; mâchoires à divisions presque égales, l'externe étant toutefois un peu plus longue, garnies de soies trèslongues, onduleuses et qui font le panache; palpes maxillaires d'un seul article, muni à son extrémité de deux petits appendices membraneux, un peu arqués, l'un en dessus et l'autre en dessous, et figurant assez bien le boutoir d'un sanglier; menton très-largement arrondi; languette se confondant avec les paraglosses, qui sont trèsgrands, très-larges, irrégulièrement triangulaires, garnis de soies très-longues, onduleuses et formant le panache; palpes labiaux d'un seul article, terminé par une longue soie membraneuse; antennes de

six articles, le premier tronqué; élytres très-courts, ayant à leur angle externe et postérieur un petit pli garni de poils assez longs; abdomen de cinq segments : les trois premiers réunis, sans suture apparente en dessus, mais très-visibles en dessous, offrant à la base et en dessus une très-large impression; pattes longues, robustes; tarses de trois articles : les deux premiers extrêmement courts, le dernier très-long, terminé par un seul crochet.

Ces Insectes sont de petite taille et vivent en société avec des Fourmis, qui ne sont pas toujours les mêmes pour la même espèce. M. le docteur Aube avait annoncé, en 1842, à propos d'un travail sur le Langelandia anopihalma, -que les Claviger étaient aptères, mais il est revenu depuis, en 1844, dans la dernière édition de sa Monographie des Psélaphiens, sur ce fait : ayant de nouveau soumis les Claviger testaceus et longicornis à un examen attentif et, ayant employé à ce sujet un très-fort grossissement, il a reconnu que ces Insectes sont bien réellement munis d'ailes, mais qui ne paraissent pas propres au vol, en raison de leur brièveté : ces ailes sont elliptiques, sans nervures ni découpures, et entièrement recouvertes de petites soies épineuses très-rapprochées les unes des autres. Ces Insectes sont privés d'organes de vision et leurs palpés sont cachés. Ils vivent dans les nids de plusieurs espèces de Fourmis et semblent se nourrir des substances élaborées par ces Hyménoptères; nous en avons parlé longuement dans nos généralités d'après Mûller. On ne connaît que quatre espèces de ce genre, deux propres à l'Europe et deux à l'Asie, et M. de Castelnau a proposé de les placer dans deux sous-genres distincts de la manière suivante :

1" SOUS-GENRE. - CLAVIGERE CLAVIGER. Des auteurs.

Antennes grossissant d'une manière insensible jusqu'à l'extrémité, les deux premiers articles petits, globuleux, les troisième à cinquième lenticulaires, perfoliés, le sixième plus grand que l'es autres, allongé, cylindrique.

Espèces : Claviger testaceus, Preyssler, que Mûller désignait sous la dénomination de Claviger foveolatus, qui se trouve assez communément dans presque toute l'Europe et vit en société avec de petites Fourmis : on l'a pris aux environs de Paris avec la Formica migra et avec la Mgrmica cecspilum, et, dans les environs de Loudun, en compagnie de la Formica (lava; il faut le chercher sous las pierres, dans les endroits arides et très-exposés au soleil; et les Claviger colchiau, Mot-

schoulsky, découvert en Géorgie en société avec la Formica /lava, et bimaculttlus, Motschoulsky, des environs de Tefflis.

V" SOl'S-GENnF.. - CLAVU'RRE. CLAVIFER. Castelnau, 18Ô5 Études imtoniolaglqnes.

riava. massue, fero, je porte

Antennes terminées brusquement en massue, premier article assez grand, deuxième très-petit, globuleux, troisième et quatrième allongés, presque cylindriques, cinquième court, sixième très-grand, formant seul une massue globuleuse.

Espèce unique : Clavifer longicorrùs (Claviger), Hfiller, qui se trouve en Franceet en Saxe,

mais que M. Aube pense devoir se rencontrer dans presque toute l'Europe. 11 a été plusieurs fois pris dans le centre de la France, constamment en société avec le Formica /lava.

C roMieuie ownioui

ADHAMTES ADRANITES. Nobis, 1851.

Antennes de deux articles.

Celte division ne renferme qu'un seul genre, relui des Adranes, qui lui-même ne comprend qu'une seule espèce.

GENRE UNIQUE. — ADRANE. A 1)11 AISES. Le Conte, 1848.

Boston. Journal of naturel Ilislory, t. VI. A$pavr,;, imbécile.

Antennes rapprochées, de deux article:, : le second très-long, tronqué; palpes maxillaires trèscourts, probablement de deux articles seulement; yeux nuls; abdomen excavé en dessus, a premier article très-grand; tarses ayant un seul crochet : les deux premiers articles obsolètes.

Le genre Adranes est très-voisin de celui des Claviger et n'offre également pas d'organes de vision; mais ses antennes sont Inarticulées, et son corps est distinctement déprimé: les diverses parties de la bouche sonl rudimentaires, sans divisions bien distinctes. Une seule espèce, YAdratics i a i us, Le Conte, entre dans ce groupe, elle a été trouvée sur le mont Jona, en Géorgie.

Nous avons cru devoir former, avec V Adranes cœcus, que nous n'avons pu voir en nature ni même représenté, une division particulière, parce que, d'après M. Le Conte, cette espèce présenterait une particularité très-remarquable, celle de n'avoir que deux articles à ses antennes. Nous engageons fortement les entomologistes qui seraient a même de le faire de vérifier avec soin ce faii très-curieux et jusqu'ici inconnu dans la famille des Psélaphiens.

c-W uakt lotie vi

oitucit.

ARTICÉRIDES. AKTlCEltlOES. Nobis, 1851

Antennes d'un seul article.

Division formée avec la troisième section des Psélaphiens de M. Aube, et ne comprenant qu'un seul genre, celui des Anicerus, fondé par Dalmann pour un Insecte trouvé dans le copal.

GENKE UNIQUE. - ARTICÈRE. ARTICERUS. Dalmann, 1832.

Vel. Acad. Handl.

Aptio;, entier; «?»?, antenne.

110 — Arliccrui armatus.

Antennes presque droites, d'un seul article, en massue allongée, cylindrique, tronquée à l'extrémité; yeux distinctement latéraux, proéminents; forme générale des Claviger.

Ce genre très-singulier ne comprenait qu'une seule espèce, V Arllcerus armatus, Dalmann, qui a été trouvé dans l'intérieur delà gomme copal par Dalmann, en 1855, mais, depuis, M.' Hope (Ann. ofnat. H'isl., vol. XI, p. 519) en a fait connaître une seconde espèce. ['Arliccrus Forlnami, qui a été rapportée de l'ile Adélaïde par M. Fortnam. On ne connaît pas d'une manière suffisante les caractères de ce genre, et nous regrettons avec M. le docteur Aube que M. Hope, ayant eu à sa disposition un individu libre de toute entrave, ne soit pas revenu sur les caractères qui lui sont propres, et qui n'ont pu qu'être entrevus par Dalmann à travers le copal dans lequel était renfermé l'Insecte sur lequel il aétéétabli. Quoiqu'il en soit, voici, d'après Dalmann, lesparticularitésque présentent les Anicerus. Ce genre a la forme

des Claviger; ses élytres sont courts; son abdomen grand, marginé. arrondi à son extrémité; la massue des antennes est uniarliculée, ou bien formée d'articles très-intimement soudés; les yeux sont à peine visibles, et situés sur les cotés de la tète; enfin, les tarses sont très-différents de ceux de tous les autres Psélaphiens, et semblent composés uniquement d'un seul article. L'espèce type, Pjirlicents armants, est ferrugineuse; la massue des antennes est cylindrique, tronquée, de la largeur de la tête; les cuisses intermédiaires sont bidentées; toutes les jambes sont munies d'une seule dent. Quant à YArticcrus Forlnami de M. Hope, il est d'un rouge sanguin; sa tête est allongée, ovalaire; son corselet presque carré, à angles antérieurs arrondis, avec une impression au milieu; les élytres sont plus larges que le corselet; l'abdomen est arrondi postérieurement; sa longueur est d'une demi-ligne, et sa largeur d'un quart de ligne.

DEUXIEME Tlllltr.

SCYDMEN1DES. SCTDM/ENW/B. Lcacli, Denny, Roichenbach, Blanchard, 1845

Histoire naturelle Ocs Insectes

Palpes au nombre de quatre, inégaux : les maxillaires de quatre articles, dont le dernier souvent plus petit que les autres; lèvre cartilagineuse, presque carrée, tronquée a la base; languette membraneuse, presque carrée, trilobée a l'extrémité; labre transversal, corné, les angles antérieurs arrondis; mâchoires cornées, arquées, aiguës; mandibules cornées, arquées, avancées en pointe, unidentées à la base; antennes longues et grêles; yeux glands, globuleux, proéminents; tète dégagée; front plus ou moins convexe; corselet de forme variable; êlytres oblongs, ovalaires, recouvrant les ailes et s'étendant sur tout l'abdomen; écusson très-petit, triangulaire; pattes assez grêles, s*ns opines; cuisses renflées; tarses de cinq articles distincts.

Ces Insectes, qui étaient les Palpeurs de Latreille (I), sont de petite taille; on ne connaît pas bien leurs mœurs, mais ils doivent avoir celles des Psélaphides, et, comme la plupart d'entre eux, être carnassiers. Ils se tiennent à terre, sous les pierres, ou bien on les trouve sous les écorces des arbres, surtout dans les endroits humides; on les prend aussi quelquefois dans les fourmilières. Presque tous sont européens.

On n'en connaît bien qu'assez peu de genres, quoique, dans ces derniers temps, on ait cherché à augmenter de beaucoup le nombre des coupes génériques. Les genres les mieux décrits sont ceux des Masiigns, Scydmœnus, Ctidicus, etc.

1" GENRE - MASTIGUE MAST1GVS. Illiger, 1801

Magazin, i. I.

MaotiÇ, fouet.

Antennes de onze articles presque filiformes, soudées après le premier article ^ les deux premiers plus longs que les autres, et ceux-ci presque cylindriques, allant un pou en grossissant, le onzième ovalaire; palpes maxillaires grands, avancés, à dernier article formant, avec le précédent, une massuc ovale : labiaux terminés par un article très-petit; tête ovale; corselet presque en cœur, tronqué en arrière; elytres ovalaires; tarses de cinq articles cylindriques, entiers : les quatre premiers égaux, le dernier le plus long de tous.

Ce genre, formé par Illiger aux dépens des Scydmœnuê, et adopté par Latreille, ainsi que par la .plupart des entomologistes, comprend des espèces d'assez grande taille relativement aux Scydmènes proprement dits, et qui ont environ trois lignes de longueur. L'espèce type, la seule que l'on trouve en Europe, et qui habile l'Espagne elle Portugal, est le Mastigut palpalis Latreille, qui avait été placé par Fabricius dans le genre des Plhnis : c'est un Insecte noir, re\êtu d'un léger duvet, et dont les deux premiers articles des antennes sont garnis de longs poils à leur côté inférieur, ce qui lui a valu le nom qu'il porte. Les autres espèces, au nombre de six à huit, sont toutes africaines, et parti-

(1) Uan> le lome IV du fl.r/jie animal dt '«'. Curxrr, 1829, Latreille fait des Palpeurs la première tribu de h première tcition des (Cavicornes; il dit, avec juste raison, que ces Insectes lui paraissent devoir venir, dans une série naturelle, àa Psélaphescl det Stepbjlin»; et, enfin, il leur assigne pour caractères: antennes de la longueur au moins de la tète et du corselet, allant un peu en grossissant vers le haut, ou Lien presque filiformes, avec les deux premiers articles plus longs que les suivants ; tète distincte du corselet par un étranglement et ovoïde; palpes maxillaires longs, avancés, renflés vers leur extrémité ; abdomen grand, ovalaire ou ovoïde, embrassé latéralement par les élytres: pied- allongés, avec Ici cuisics en massue, et les articles des tarses entiers.

Pig. I. — Laclinœa puncticoU'a.

lig. 2. — Mocrolenes d'upar.

l'ig. 3. — MicraspU phalerata.

Fig. i. — Smaragdina gratiusa.

l'ig. .'). — Dapsa barbara.

l'I. VI.

COLÉOPTÈRES. I l*J

culièrcment propres au cap de Bonne-Espérance; parmi elles, nous nous bornerons a citer le Masti' gus fusais, Klug, qui est d'un noir soyeux, et dont les élytres sont un peu plus courts que l'abdomen, ce qui lui donne un peu l'aspect d'un Aléoeharidc, et le M. flaous, Thunberg, que cet auteur rangeait à tort dans le genre Notoxus, avec lequel il n'a aucun rapport.

2"' GENRE. — SCYDMÈNE. SCYDMJENVS. Latreille, 1807.

i.r iht.i Cruslaceorum et liiseclorum.

Sxufyiaivft), je m'irrite.

Antennes de onze articles, insérées au devant des yeux : les sept ou buit «^v «rÇ

premiers articles ovales, globuleux : les trois ou quatre derniers subitement '"'^îkr

plus gros, formant une massue; palpes maxillaires légèrement en massue, de quatre articles : le quatrième petit, conique, subulé; labiaux très-courts; tète globuleuse; yeux assez saillants; corselet petit, allongé, de formes diverses; écusson triangulaire, petit, quelquefois caché; élytres ovales ou oblongs, soudés, à angle humerai saillant; pattes grêles, en massue; jambes linéaires, un peu arquées; tarses allongés, quelquefois dilatés, de cinq articles cylindriques : le premier et le dernier très-longs.

Ce genre a été créé par Latreille, et adopté partons les naturalistes; il est formé aux dépens des Pselaphus d'Herbst, de Paykull et d'IUiger, et Fig. 111. — Seyâmamu renferme des espèces que Fabricius plaçait avec les Anthicus; Panzcr, avec «Aoracicu».

les Notoxus, et Marsham.avec les Lylla. Ce même genre, surtout dans ces derniers temps, a donné lieu à la création de plusieurs groupes génériques distincts qui n'ont pas été adoptés par tous les entomologistes; nous indiquerons parmi eux ceux des Cephennium, Miiller ( Microdcma, Castelnau ; Megaloderus, Stephens, et Tyttosoma, Yesmaél), Eutheia, Waterhouse, et Eumicrus, Castelnau. Plusieurs travaux ont été publiés sur les Scydmènes; nous citerons ceux de Kunze et Miiller, de Denny, et surtout celui de M. Schaum, paru en 1844.

Les mœurs des Scijdnuvnus sont peu connues, el semblent devoir se rapprocher beaucoup de celles des Insectes de la tribu précédente. On les rencontre, le plus ordinairement, au pied des arbres, dans les détritus végétaux, sous les pierres, sous les écorces des arbres, et parfois en société avec les Psélaphes; d'autres fois on les prend dans l'intérieur des fourmilières. On pense qu'ils sont carnassiers, ainsi que semble l'indiquer la disposition de leurs organes buccaux. Ils sont de très-petite taille, et<le coloration sombre, noire ou brunâtre. Comme caractères différentiels des sexes, on a remarqué que les antennes et les pattes des mâles étaient plus fortes que celles des femelles. On ne sait rien sur leurs métamorphoses ni sur leur anatomie interne.

M. Schaum caractérise ainsi, d'une manière très-générale, les Scyclmcenus : mandibules recourbées, acuminées à l'extrémité; languette effilée à la base, bilobée à sa terminaison; palpes labiaux de trois articles : le premier d'entre eux très-court; il les subdivise en six groupes particuliers fondés sur des caractères fournis par la forme des palpes maxillaires, de la tète, du corselet, des ély lies, etc.; et il y comprend quarante-sept espèces : trente originaires d'Europe, treize d'Amérique, deux d'Asie et deux d'Afrique; depuis, en 1815, MM. Chaudoiret Motschoulsky [Huit. Soc. des naturalistes de Moscou, 1845, '■2" partie) ont fait connaître quelques nouvelles espèces propres au nord de l'Europe et aux provinces russes de l'Asie.

Parmi les espèees européennes les plus connues, nous nous bornerons à citer les Scydmœnia Godarti, Latreille, qui est ovalaire, d'un brun rougeâtre assez brillant, et qui se trouve fréquemment auprès de Paris; pusillus, Kunze, oblong, entièrement noir, commun partout; coltaris, Kunze, excessivement petit, noirâtre, de France, d'Angleterre, d'Allemagne, de Suéde, etc.; Dennii, Stephens, d'Angleterre; denticornu, Kunze, propre a l'Allemagne, et les à'. Belferi, helvuliu, pumilio, Styriacus, minus, Schaum, particuliers à l'Allemagne.

Ii8 HISTOIRE NATURELLE.

Comme espèces exotiques, nous indiquerons les Scudmœms gibbosus et deRc.iicollis, Schaum, «ie Madagascar; 5. vulpinus, Schaum, d'Arabie, etc.

3m< GENRE. - CÉPHENNIE. CEPHENNWM. Mûller, 1822.

Man. Ameisenkter.

Kr.çr.v, Bourdon, Mouche.

Mandibules courtes, falciformes, à partie basilaire large, l'apieale courte, et émarginées à l'extrémité; languette de la largeur du menton, transverse, à peine émarginèe à sa terminaison; palpes maxillaires à quatrième article à peine visible; labiaux de trois articles : le premier cylindrique, le second très-court; antennes à articles granuleux; corselet ample, presque carré, plus large que les élytres antérieurement; pattes très-longues, très-grèles.

Ce genre est formé avec la seconde division des Sctfdmœmu de kunze et Miïllrr; il correspond au groupe des Microdcma (j*wooç, petit; J«a», corps) de M. de Caatejnau (Eludes entomokgiqiiet, 1 853); à celuj des Megabderus ((u^aXïi, grand; Jsjïi.col) de Stephens (IUustr: brit. fini., t. IV, 1855), que quelques entomologistes ont désigné sous les dénominations de Megaloderes et de Megaderut, et au genre Tijitosoma (ïu-rtoî, petit; «■>[*.«, corps) de WesmaéeL

La plupart des auteurs n'admettent pas ce genre, qu'ils regardent comme ne différant pas assez notablement de celui des Seydmèncs pour pouvoir en être séparé.

L'espèce typique est le Scydmcenu* ihoracieus, Kunze, qui est d'un brun noir, pubescent, avec la tète petite, penchée; les antennes et les pattes d'un jaune ferrugineux, et velues, et qui se trouve dans plusieurs parties de l'Europe, quelquefois, mais rarement, à Taris même, sous la mousse, au pied des arbres; elle est de petite taille, car elle n'atteint pas en longueur une demi-ligne. Deux autres espèces, décrites par M. le docteur Aube dans le tome XI de la l" série des Annales de la Société cnlomolog'ufue de France, l*i2, sont rangées dans Le même groupe; ce sont les Seyéauentu Iniicollis, qui a été pris dans le Jura par M. Chevrier, et minutiss'umu, découvert à Paris même, dans l'île Louviers, sous une bûche couverte de champignons, par Langeland.

4*' GENRE. — EDTHÉIE. EUTHEIA. Watèrhouse, 1850.

In Stcpliciis, Cal. ol Brilisoli i-.ui"iiinl.i. > . EjOsia, en ligne droite.

Mandibules à partie basilaire large, partie apicale tléchie, presque à angle droit, avancée en une longue pointe; languette effilée à la base, bilobée à l'extrémité: palpes labiaux de trois articles : le premier égalant en longueur le second et le troisième réunis; corselet presque carré, de la largeur des élytres.

Ce genre, formé aux dépens des Scydnuenus, n'est pas adopté parions les entomologiste». M. Stephens dit qu'il établit le passage des Scydmènes aux Engides par la forme générale de son corps. Comme le nom iVEulheia était déjà employé par Reichenbach pour désigner un genre de Longicornes de la division des l.amiaires, les entomologistes allemands ont modifié celui-ci, et ils Ici rivent EUheia.

L'espèce type de ce genre, VEutheia scydmœnoides, propre au nord de l'Europe, correspond au Scyémamui abbrevialella, Ericlison; on y range encore deux autres espèces, le S. plicalue, Gyllenhall (S. truncaiclta, Erichson), d'Allemagne, et \'E. (lavipes, Molschoulsky, des environs de Kharcov.

5"" GENRE. — EUMICRE. EUM1CRUS. Caslelnau, 1852.

Annales de la Sont le entomplogiqne de France. Eu, bien ; ,"•'•'•?';, petit.

Palpes maxillaires de trois articles apparents, tandis que les Sajdmœnus en ont quatre : le quatrième article à peine visible à un très-fort grossissement; corselet beaucoup plus étroit que les élytres, rétréci en avant; antennes à articles un peu carrés.

Ce genre, que M. de Castelnau a distingué de celui des Scydmènes, en a tout l'aspect général, et devrait y être réuni. On y place trois espèces propres i l'Europe, les ScydiiHcnus tarsalns, Kunze, de Paris; ruficornis, Penny, d'Angleterre, et Eellwigii, Fabricius, d'Allemagne. On les rencontre sous les écorces des arbres.

6»e GENRE. — CLIDICE. CLWICVS. Castelnau, 1832.

Annales de la Société emomologique de France, KXei;, clavette.

Antennes insérées entre les yeux, de onze articles : le premier très-long, le second assez petit, les suivants presque coniques et égaux entre eux; palpes maxillaires très-longs, à avant-dernier article infundibuliforme, échancré, recevant le dernier, et celui-ci conique, pointu; tète presque triangulaire; yeux très-petits; corselet très-convexe, séparé de la tête par un étranglement; élytres ovales, convexes; pattes très-longues, surtout les postérieures; cuisses un peu renflées à l'extrémité; tarses filiformes, de cinq articles à peu près égaux.

Ce genre ne comprend qu'une seule espèce, qui est l'une des plus grandes de toutes celles de la famille, et qui atteint trois lignes et demie de longueur sur une ligne de largeur, c'est le Clidicus grandis, Caslelnau. 11 a l'aspect général des Scydmtemts; est très-ponctué, presque velu, d'un brun rouge, et ses élytres ont des stries formées d'assez gros points enfoncés. 11 provient de Java, et est excessivement rare dans les collections.

l''i£ 112 — l'emborui alternant.

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