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DIXIÈME FAMILLE

HISTÉROÏDIENS. H1STER01DW1. Nobis, 1851.

Les Insectes de cette famille ont pour principaux caractères de présenter un corps plus ou moins convexe, plus ou moins aplati, des antennes toujours coudées, terminées par une massue solide; des mandibules fortes, saillantes, prolongées en pointe; un prosternum souvent dilaté à la partie antérieure; des élytres tronqués; des jambes antérieures presque toujours dentées ou épineuses extérieurement, et des pattes contractiles : les postérieures plus écartées entre elles à leur naissance que les autres.

Fig 115. — Bisler subrolundus.

F12. 114. — Uisler bimaculalus.

Les Histéroïdiens se reconnaissent facilement à leur corps en carré un peu plus long que large, quelquefois élargi au milieu et parfois tout à fait arrondi, principalement dans les petites espèces : ce corps, d'une consistance très-dure, est supporté par des pattes larges dont les tibias sont armés en dehors de dentelures ou d'épines plus ou moins nombreuses. Les antennes sont coudées et terminées par un bouton ou massue, presque toujours aplati et composé de trois articles tellement serrés qu'ils semblent n'en former qu'un seul. Mais ce qui caractérise surtout ces Insectes, c'est le peu de longueur de leurs élytres, qui ne couvrent jamais l'abdomen entier; il en résulte que les deux derniers segments abdominaux, se trouvant a nu, sont constamment d'une consistance aussi solide que le dessous de l'abdomen, tandis que les autres, protégés par les élytres, restent mous. I'ar suite du grand développement que le corselet a pris en dessous, et qui consiste surtout dans la longueur du mélathorax, les pattes de derrière sont très-éloignées des quatre autres, et l'abdomen, se trouvant refoulé, ne se compose que de segments étroits, dont les deux derniers toutefois s'élargissent en dessus en prenant une direction plus ou moins verticale. Lorsque ces Insectes se croient en danger, ils contrefont le mort en retirant leurs pattes sous le corps; ces organes viennent alors s'appliquer contre la poitrine, mais il ne s'y trouve pas des cavités destinées aies recevoir comme cbezles Ilijrrlius : seulement les jambes de devant offrent à leur face antérieure une fossette pour loger les tarses. Quant aux antennes, qu'ils cachent aussi pendant le danger, elles sont reçues dans des cavités ou fossettes que présente le dessous du corselet, et dont la position variable permet de grouper entre elles les espèces chez qui cette position n'est pas la même. Les mandibules des Histéroïdiens sont avancées, généralement fortes et souvent d'inégale grandeur : leurs palpes maxillaires sont ordinairement saillants, avec les deux articles du milieu plus développés que les autres. Un autre trait

1 i^. |. — Malachiiis af finis

Fie ?. — Saprinus Mauritaniens.

Kig. :j. — ColaspicUma signatipennis.

Fîg. i. — IWitiiîociia Duryi.

Fig. 5. — \ u'uiuiis.

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