‹ ColéopteresChapitre 34 sur 83 · Hololepta fossu- . tarit · texte numérisé non relu

Hololepta fossu- . tarit

Mandibules égales; mâchoires insérées sous le labre, coriacées, édentulées, allongées, ciliées en dedans; languette bifide; palpes inégaux, à articles cylindriques; labre corné, convexe, un peu émarginé; antennes allant sensiblement en épaississant vers l'extrémité, à deux premiers articles presque égaux, en massue : le troisième, le quatrième et le cinquième, arrondis, le sixième et le septième en forme de disque; corps plan, un peu déprimé, mince; tête à front terminé en pointe sur les côtés, présentant une petite dent au-dessus de l'insertion des antennes; corselet avec deux très-légères échancrures postérieurement, à angles postérieurs plus ou moins obtus; écusson très-petit, triangulaire; prosternum large, plan, plus ou moins arrondi antérieurement, avec une terminaison obtusément arrondie en arrière; élytres tronqués obliquement en arrière, à angles postérieurs externes arrondis; tibias antérieurs dilatés,

quadridentés. avec une spinule interne vers l'insertion avec le fémur : les intermédiaires et les postérieurs larges, rebordés à l'extérieur, les uns quadridentés et les autres paraissant seulement tridentés, et avec des épines terminales égales chez tous; tarses filiformes, grêles, à quatre premiers articles ayant chacun, en arrière, deux petites soies, dont l'une plus petite que. l'antre; abdomen plan, à avant-dernier article grand, le dernier très-étroit, un peu incliné perpendiculairement.

ure, l'un des plus naturels de la famille des llistéroidiens, a été créé parPaykull, dans sa Monographia Huteroidum, aux dépens du genre llistcr. Depuis celle époque, il a été lui-même partagé en plusieurs groupes génériques, que nous indiquerons. Dejean, dans la 2' édition de son Catalogue (1853), lui donnait la dénomination de Leinota {uwt, lisse; «otm;, dos), qui n'a pas .ta adoptée.

La larve, que Paykull décrit comme devant être rapportée au genre Hololcpla, est regardée, par la plupart des auteurs, comme ne lui appartenant pas; et Leach, ainsi que Latreille, le rapporte à une larve de Syrphe.

On connaît une quinzaine d'espèces de ce genre, et celles dont on a pu observer les mœurs ont été trouvées sous les écorces des arbres, et, a la forme trés-aplatie de leur corps, on devait, jusqu'à un certain point, le prévoir à priori. Comme type, nous nous bornerons à citer Yllololepia plana, Paykull, seule espèce qui habite l'Europe, et que l'on rencontre habituellement dans les provinces méridionales; 17/. etongata, Ericbson, de Java, et 17/. fossularis, Say (//. œqualis, Say), qui se trouve dans l'Amérique du Nord, particulièrement sous les écorces du robinier faux acacia.

2™ GENRE. - PHYLLOME. PHYLLOMA. Erichson, 1854. In Klug, Jihrbûcber der lnsecloukur.de.

*oX).ov, feuille.

Mandibules droites, égales, dentées; mâchoires insérées près du menton; prosternum large, plan peu élevé; tibias avec quelques dents extérieurement, un peu épineux: les antérieurs avec une dent basale intérieurement; abdomen à pénultième serment dorsal grand, suborbiculaire, horizontal, le dernier court, un peu infléchi; corps presque entièrement plan.

Ce genre a été créé, par Erichson, aux dépens des Bololepta, et il ne comprend qu'une seule espèce, le Phijllomu corticale (llister corlicalis, Fabricius), qui habite l'Amérique méridionale, et présente un faciès assez distinct.

5me GENRE. - OXYSTEHNE. OXYSTEIiNUS. Godet, 1840.

In Erichson, Jalirbiicber der Insetlenkundc. l'Çu;, aigu; oteovov, poitrine.

Mandibules droites, inégales, dentées; mâchoires attachées près du menton; prosternum élevé, comprimé antérieurement, légèrement acuminé; tibias postérieurs entiers, fortement épineux en dehors; tarses postérieurs comprimés; abdomen à pénultième segment dorsal transverse, dernier courbé; corps oblong, déprimé.

Ce genre, d'abord indiqué par Dejean, d'après M. Godet, n'a été décrit que par Erichson; mais sa dénomination devrait être changée, puisque l'on avait déjà employé antérieurement le nom ti'Oxij.itemtu pour désigner un autre genre d'Insecte. Quoi qu'il en soit, ce groupe, formé aux dépens des Hister de Linné, et des Hololcpla de Paykull, est naturel, et ne comprend qu'une seule espèce, YO. maximus [Hister], Fabricius, de l'Amérique méridionale.

UeA'iiaicme iWi,<iou.

IIISTÉIUTES IIISTEMTES:. Blanchard, 1845. Histoire naturelle des Insccles.

Corps plus ou moins convexe, quelquefois un peu déprimé; tête rétractile; mâchoires insérées près de la lèvre; languette attachée non loin du côté inférieur de la lèvre; foîsettes antennaires

existant toujours, et étant plus ou moins profondément creusées; tibias antérieurs dilatés; tête enfoncée dans le corselet.

Cette division, qui formait pour Erichson son second groupe, a été indiquée sous le nom que nous lui conservons par M. E. Blanchard. La plupart desllistéroïdiens entrent dans cette division, dans laquelle les espèces sont principalement remarquables par leur corps de forme assez convexe. On confiait, mais d'une manière incomplète, les larves de deux espèces, celles des Hister cadavcrinus et merdarius; elles sont linéaires, déprimées, de consistance molle, et d'une couleur blanc sale, avec la tète et le premier anneau du corps d'un brun rougeûtre; les pattes sont très-courtes, et le corps offre à son extrémité deux filets biarticulés, et un long appendice servant à la marche. Comme les Insectes parfaits, elles vivent dans les bouses de Vache, surtout dans les plus desséchées. A la fin de l'année, elles se forment une cellule dans laquelle elles se transforment en nymphes, sans rejeter entièrement la dépouille de la larve, ainsi que cela se voit le plus souvent chez les autres Coléoptères.

Onze genres entrent dans cette division, ce sont ceux des Plœsius, Placodes, Platysomus, Omatodes, Cypturus, Hister, Hceterius, Epieras, Tribulus, Dendrophylus et Paromaku.

1" GENRE. — PLyESlE. PLŒSIUS. Erichson, 1834.

In Klug. Jahrbûcher der lnseclenkuude.

DXeuoicv, forme carrée.

Mandibules découvertes, égales, dentées; menton transverse, bisinué à l'extrémité; antennes allant sensiblement en épaississant vers leur terminaison, en capitule ovalaire, comprimée; sillons antennaires peu profonds; prosternum arrondi postérieurement; tibias antérieurs dilatés : les postérieurs entiers, avec trois séries de spinules fortes extérieurement; crochets tarsiens égaux des deux côtés, abdomen à pénultième segment dorsal déclive, le dernier perpendiculaire; corps oblong, déprimé.

Ce genre ne comprend qu'une seule espèce, propre à Java, le Plœsius Javanus, décrit par Erichson.

2"" GENRE. - PLACODES. PLACODES. Erichson, 1834.

In Klug, Jahrbûclier der lnseclenkunde.

IlXoiÇ, croûte.

Mandibules découvertes, égales, dentées; menton transverse, incisé au milieu vers son extrémité; antennes allant sensiblement en grossissant vers leur terminaison, à capitule suborbiculaire, comprimée; sillons antennaires orbiculaires, peu profondément creusés sur le corselet; prosternum arrondi postérieurement; tibias antérieurs dilatés : postérieurs presque bidentés, avec deux séries de spinules éparses; les deux crochets tarsiens égaux; abdomen à pénultième segment dorsal déclive, le dernier un peu infléchi; oblong, déprimé.

Erichson a créé ce genre pour y placer une seule espère, son Placodes Caffer, qui provient du cap de Bonne-Espérance.

5°" GENRE. — PLAÏYSOME. PLATYSOMA. Leacli, 1817.

Zoologic.il Miscclhinea.

nXaT'j;, large; auu.a, corps.

Front concave; mandibules découvertes, égales, dentées; mâchoires présentant des poils en dedans, palpes maxillaires à troisième article un peu plus long que le deuxième, le quatrième deux fois plus long que celui-ci : labiaux à troisième" article également un peu plus long que le deuxième; labre triangulaire, infléchi en dessous; lèvre semi-circulaire, émarginée; antennes allant sensiblement en épaississant vers l'extrémité, a articles obconiques : le premier le plus long de tous, les autres d'égale longueur, ayant tous la forme d'une capitule ovalaire; fossettes antennaires profondes; corselet tronqué, à angle droit en arrière, ou subarrondi, à angles postérieurs droits; prosternum un peu élevé, arrondi en arrière, ù lobe antérieur large; mésosternnm court, profondément et largement émarginé en avant; tous les tibias denticulés extérieurement : les antérieurs étroits, avec des spinules terminales inégales, les unes très-courtes, les autres longues et fortes; tarses un peu grêles, minces, à quatre premiers articles couverts de soies inférieurement; les deux crochets tarsiens égaux; abdomen à pénultième segment supérieur plus ou moins étroit, le dernier semi-circulaire, tous légèrement inclinés perpendiculairement; corps déprimé, tantôt allongé, tantôt un peu cylindrique.

Ce genre ne diffère guère, d'une manière générale, de celui des Mister que par ses quatre jambes postérieures, offrant une seule rangée de petites épines. On y réunit en général le genre Cylistus (xuXkttoç, roulé), que Dejean (1835, Cul. Col., 2e éd.) indique, d'après M. Godet, mais sans en donner les caractères, et qui ne renferme qu'une seule espèce, le Cijlistus cijlindricus (liisier), Paykull, propre à l'Amérique boréale. On en connaît une dizaine d'espèces propres à l'Europe et à l'Amérique; comme types, nous citerons les Platysoma p'uiped (flirter), Fabricius, de Suède, et coarctatum, Le Conte, de l'Amérique septentrionale.

fi

118 — Platysoma coa relation.

Amc GENRE. - OMALODES. OMAWDES. Dejean, 1840.

In Ericlisun, Jalirliûcher dir liiseclcnkumlc, von Klug. Op.a>,o;, uni.

Mandibules découvertes, égales, un peu dentées, égalant la tête en longueur; mâchoires poilues en dedans; palpes maxillaires courts, épais, un peu comprimés, à troisième article un peu plus court que le deuxième, quatrième du double plus long : labiaux courts, à deux premiers articles égaux; labre petit, triangulaire, défléchi vers l'extré- ■u/ j&\\ |lj( yJ- mité; lèvre semi-circulaire, émarginée; antennes épaissies vers leur

terminaison, à articles arrondis : lu premier très-grand, en capitule globuleuse ou ovalaire; les fossettes antennaires étroites, profondes; corselet avec deux petites impressions postérieurement; prosternum légèrement élevé, arrondi eu arrière, à lobe antérieur un peu recourbé; mésosternum subémarginé en avant; tibias comprimés: les antérieurs dentés, ciliés en dedans : 1rs postérieurs avec une seule rangée de dentelures épineuses; tarses grêles : les antérieurs ù quatre premiers articles, avec de petites épines: les postérieurs à quatre premiers articles courts, égaux, avec deux spinules très courtes en dehors, et quatre assez longues en dedans; crochets tarsiens à deux divisions égales; abdomen 4 avantdernier segment supérieurement grand, à six angles, déclives, à dernier segment perpendiculaire,

( i. 119. — Omatoda bortalU.

ovalaire, petit, el a l'avant-dernier segment intérieurement dilaté sur les côtés; corps épais, convexe.

Ce genre, qui diffère assez notablement de tous ceux de la même famille, renferme une dizaine d'espèces, qui toutes appartiennent à l'Amérique. Comme types, nous citerons les Omalodcs anyulatus (Hitler), Paykull, de Cayenne; Mexieanus, Dejean, du Mexique, borealis, Le Conte, et Uevigaltu Scliœnherr Schœnherii, Dejean; angulaïus [Hitler], variété, Paykull), des îles de l'Océan qui baigne l'Amérique.

5me GENRE. — CYPTURE. CYPWRVS. Erichson, 1834. In Klng, labrbllehet cler taseelenkande.

Ki/tttc;, abaissé , -usa, queue.

Mandibules découvertes, égales, dentées; antennes allant en épaississant sensiblement vers l'extrémité, en capitule globuleuse; sillons antennaires profondément creusés sur le corselet; proslcrnum fortement émarginé postérieurement; tibias postérieurs entiers, avec deux séries de spinales; les crochets des tarses antérieurs reunis : les postérieurs en deux parties inégales; abdomen à pénultième segment dorsal recourbé, le dernier infléchi, orbiculaire, et plus grand que l'autre; corps épais.

Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, qu'Erichson indique sous la dénomination de Cupturut tenetcent, et qui habite l'Allemagne.

6me GENRE. - ESCARGOT. HISTER. Linné, 1758.

Systems nature, 10° idiiion.

llisler, histrion.

Mandibules découvertes ou avancées, égales dans la plupart des espèces; mâchoires coriacées, ciliées en dedans, acuminées vers l'extrémité; palpes maxillaires a premier article court, deuxième du double plus long que le troisième, quatrième allongé, trois fois plus long que le troisième: labiaux courts, à premier article petit, à troisième du double plus long que le deuxième; lèvre subémarginée; labre largement et profondément émarginé; antennes insérées sous la marge du front, a massue épaissie vers l'extrémité, à premier article arqué, très-grand, très-long, le deuxième obeonique, les autres arrondis en forme d'une capitule ovalaire; fossettes antennaires arrondies dans presque toutes les espèces, quelquefois planes, profondément creusées ou presque nulles; corselet subarrondi vers le bord postérieur, avec une ou deux stries dans le plus grand nombre des cas; prosternum un peu élevé, arrondi ou tronqué postérieurement; mésosternum presque constamment émarginé; tibias comprimés, les antérieurs le plus habituellement dentés en dedans, les postérieurs avec une double série externe de spinules, et tous ayant des spinales terminales inégales; tarses comprimés, a quatre premiers articles égaux, garnis de soies des deux côtés, les extérieurs plus courts et plus grêles que les intérieurs; crochets tarsiens binaires, égaux; abdomen à pénultième segment supérieur a cinq angles, déclive, le dernier perpendiculaire; corps peu épais, convexe, arrondi ou ovalaire.

Le nom vulgaire d'Lscargot que portent ces Insectes leur est commun avec quelques espèces (i'Atcuchus et de l'.opris, et c'est probablement l'analogie apparente que présentent les Histers ivi i quelques Scarabéidiens qui aura donné lieu à celte confusion; mais toutefois, selon Geoffroy, la dénomination d'Escargot est plus généralement appliquée aux Insectes qui nous occupent qu'a" aucun autre. Huant a l'étymologie du moi Hitler (histrion), lierbst fait remarquer que les élvtres courts de ces Coléoptères, les lâches rouges que ces organes présentenl parfois, rappelant le vêtement court el souvent varie de noir il de rouge que portent les baladins, ont pu les faire comparera ctux-ci.

Ce genre, créé par Linné, est devenu, pour les entomologistes modernes, la famille entière des llistéroldiens. qui comprend aujourd'hui une trentaine de genres qui ont été créés par Leach, Eschoscholtz, Dejean, et surtout par Ericlison. Malgré tous ces démembrements successifs, ce genre icnferme encore plus d'une centaine d'espèces propres à presque toutes les parties du globe, et chaque jour on en décrit de nouvelles, parmi lesquelles nous nous bornerons à désigner celles provenant des Pyrénées et dont M. Gbiliani a adressé récemment les descriptions et les ligures a la Société entomologique de France.

FL\ 180. — IlUler arcuatus.

Pig. 12t. — Hitler biplayiatu*.

Fig. ISS, — Bitltr cognatut.

Les Hitter sont, en général, des Insectes de moyenne taille, de fowne ovalaire, un peu bombés leurs couleurs sont foncées ou métalliques, et ce n'est que rarement qu'ils présentent des taches Ils se ressemblent tellement par le faciès, que l'étude des espèces est très-difficile, malgré les bons travaux de Paykull, d'Erichson et de M. Le Conte, et qu'elle fait désirer la prompte publication qu'en prépare en ce moment M. de Marscuil. On peut, avec Paykull, les partager en plusieurs groupes, d'après le nombre des dentelures des jambes, celui des stries du corselet et des élytres, etc. Le front est souvent marqué sur le devant et les côtés^ d'une strie semi-circulaire nommée strie ordinaire. Les élytres, -à l'exception d'un petit nombre d'espèces, sont ornés de stries dont le nombre ne dépasse jamais neuf et est souvent inférieur à ce nombre; deux de ces stries, placées dans la partie même des élytres qui s'incline vers l'abdomen, ne peuvent être aperçues qu'en inclinant fortement l'Insecte; la plus rapprochée du bord s'appelle terminale, et celle qui lui est adjacente latérale. Dans la plupart des espèces on trouve ces deux stries. Près de la strie latérale, mais sur l'espace supérieur des élytres, on voit la strie pommée marginale; mais elle manque souvent. Après celles-ci on en trouve cinq autres, également éloignées entre elles, et nommées première, deuxième, troisième, quatrième et cinquième dorsales. Auprès de celte dernière, la neuvième strie est appelée sulurale, comme étant la plus rapprochée de la suture. Le nombre de ces stries varie; mais, quand une ou deux manquent, on trouve libre la place où elles devraient être; souvent ces stries sont raccourcies, soit en avant, soit en arrière. Leur nombre et leurs longueurs donnent de bons caractères. Ou trouve encore souvent, à la base des élytres, au commencement de la première strie dorsale, vers le bord, une petite strie oblique, quelquefois peu marquée, appelée liumérale, et qui se réunit quelquefois avec la strie dorsale. C'est d'après ces divers caractères que Paykull est parvenu a indiquer, plus facilement que ne l'avaient fait avant lui les entomologistes, les diverses espèces de ce genre.

Tous kallister sont ailés, et leurs ailes sont presque constamment trèsdévcloppées, quoique toutefois ils fassent très-peu usage de ces organes. On les rencontre dans le fumier, les ordures, les cadavres, les champignons en décomposition, sous les pierres, etc. C'est surtout pendant l'été qu'on les trouve en plus grand nombre.

Les métamorphoses de deux espèces de ce genre, les llister cadavcriniis cl merdarius, ont été décrites par Paykull; nous ne reviendrons pas maintenant sur ce sujet, nous en étant déjà occupé dans les généralités sur la famille.

Les//i.s7er sont propres, ainsi qui' i mis l'avons dit, à presque toutes les régions du monde; mais le plus grand nombre des espèces décrites jusqu'ici sont particulières à l'Europe et à l'Amérique sep-

lentrionale. Paykull (Monograplùa Histcroidorum, Upsal, 18H), dont nous croyons devoir indiquer la classifique, quoique plusieurs des espèces qu'il range dans ce genre appartiennent à des groupes qui en sont aujourd'hui distincts, les subdivise ainsi:

I™ Section. — Espèces à corselet strié longiludinatement.

i" TniBl'. — Deux stries sur les rôles du corselet.

I™ Famille. — Elytres avec une strie marginale.

Quinze espèces, parmi lesquelles ou peut prendre pour types les Hister gigat, Paykull, la plus grande espèce du genre, et qui est propre au Sénégal; //. Orient/dis, Paykull, des Indes orientales, et //. eadaverinus, Linné, entièrement noir et commun dans toute l'Europe.

2me Famille. — Elytres sans strie marginale.

Types : Hister bipunclatus. Paykull, de l'Afrique boréale; H. sinuitlus, Paykull, d'Europe, et H. Antericanus, Paykull, de l'Amérique du Nord.

2e Tribu. — Espèces à côtés du corselet avec une seule strie.

I" Famille. — Elytres sans strie marginale,

Dont l'espèce la plus connue est Y Hister duodecimstriatus, qui est de petite taille, noire et habile l'Europe.

2m* Famille. — Elytres avec une strie marginale.

Types : Hister stercorarius, Fabricius, et jimetarius, Paykull, de Paris.

2me Section. — Espèces h corselet sans aucune sti-ie longitudinale.

1" Tribu. — Corps ovalaire.

i" Famille. — Êhjtres avec cinq stries dorsales au moins.

Quelques espèces, dont les types sont les Hister Carolinus, Paykull, de l'Amérique méridionale; - H- Italiens, Piossi, du midi de l'Europe, etc.

2me Famille. — Elytres avec quatre stries dorsales au plus.

Un grand nombre d'espèces se subdivisant elles-mêmes, suivant que les stries saturâtes sont éloignées de la quatrième dorsale, ou bien que ces stries sont réunies en avant avec la quatrième dorsale, ou qu'elles n'existent pas, et parmi lesquelles nous citerons les Hister inlerruptus, Paykull, d'Orient; quadriguiiatus, Fabricius, d'Europe; nitidutus, Fabricius, d'Europe; bicolor, Fabricius, du cap de Bonne-Espérance; conjungens, Paykull, de diverses provinces de l'Europe et du nord de l'Afrique, et punctatus. Fabricius, qui se trouve en Allemagne sous les écorces d'arbres.

3"" Famille. — Elytres ne présentant pas de stries dorsales.

Peu d'espèces, dont les types sont les Hister scaber, Fabricius. d'Espagne, et globulus, Creutzer, qui se trouve dans les champignons, en Allemagne.

2mc TniBu. — Corps obloug.

i" Famille. — Elytres sans stries.

Espèces : Hister picipes, Fabricius, de Suisse et du nord de PEurope, et proboscideus, Fabricius, de l'Amérique méridionale.

2«" Famille. — Elytres striés.

Types : Hister flavicornis, Herbst, d'Europe et d'Amérique; angustatus, Fabricius, d'Allemagne, etc.

3°" Section. — Corselet sillonné.

i" Tbibd. — Corselet avec un seul sillon de chaque côté.

Espèces : Hister ccesus, Fabricius, du centre de l'Europe; pusillus, llossi, d'Italie, etc. 2m* Tribu. — Corselet avec plusieurs sillons longitudinaux.

Types : Hister sulcatus, Fabricius. de l'Europe australe, et striatus, Fabricius, également européen.

HISTOIRE NAÏTRELLE.

Eriehson et M. Le Conte, dans leurs travaux respectifs, dans lesquels ils font connaître un grand nombre d'espèces nouvelles, n'adoptent pas les divisions sous-génériques de Paykull ei en proposent de nouvelles, qui. toutefois, sont à peu près basées sur les caractères tirés également des stries do corselet et des elvtres. Parmi les espèces décrites par les deux entomologistes que nous venons d'indiquer, nous nommerons seulement les Hister armatus, Sajj biplagiatus, Le Conte; cognatus. Le Conle; bimaeulatus, Le Conte; subrotundut, Le Conte, toutes de l'Amérique de Nord; Caffer, Eriehson, du cap de Bonne-Espérance; mfarius, Eriehson, du Bengale; Sccevola, Eriehson, de» Chine; brumàpet, Eriehson. du Mexique: semis. Eriehson, de l'Ile de Cuba, etc.

7°" GENRE. — Il F.TIIÉRIE. HJETHERIIS. Godet, 1837.

In Dejean, Catalogue des Coléoptl rcs, V édlU Ai8s;r.;. aérien.

Mandibules découvertes, presque égales; antennes insérées sous la marge du front, à massue courte, sensiblement épaissie vers le bout, et en capitule solide; prosternum légèrement émarginé en arrière; tibias obtusément anguleux en dedans; abdomen a pénultième segment dorsal perpendiculaire, le dernier infléchi; corps court, carré, petit.

Ce genre ne comprend qu'une seule espèce, 17/. quadratus, propre à la France, ainsi qu'à une grande partie de l'Europe, et que Paykull rangeait dans le genre /lister.

8"" GENRE. - ÉPIÈRE. EPIERVS. Eriehson, 1854.

In Klug, Jalirbfuiier der Inseelenknnde.

K-ir.pa, agréable.

FÏJ 123 — Epitrus minor.

Mandibules courtes, planes; mâchoires à lobe interne poilu en dedans, l'externe n'offrant des poils qu'à l'extrémité; palpes maxillaires forts, à trois premiers articles très-courts, quatrième allongé-ovalaire, long, acuminé; labiaux à dernier article ovalaire, épais; lèvre avec deux émarginures petites vers l'extrémité, à dent obtuse presque droite; labre semi-circulaire; jlj U antennes insérées sur la marge du front, à premier article de la massue ' À\ v\\ 1/1!//, \ allongé, obeonique, les autres beaucoup plus petits, égaux, en capitule ovalaire comprimée; fossettes antennaires'profondes, corselet à marge postérieure arrondie, joint aiixelytres, à angle droit; prosternum un peu élevé, bistrié, tronque à l'extrémité; mésosternum légèrement émarginé à sa terminaison; tibias courts, étroits, comprimés antérieurement, épineux cxiérieuremenl : les intermédiaires présentant une série extérieure de spinules, les postérieurs, une seule spinule apicale : toutes les spinules terminales inégales; tarses grêles, à quatre premiers articles ayant en dessous des soies des deux côtés : le premier article plus court que le deuxième; abdomen à deux premiers segments très-courts en dessus, l' avant-dernier un peu arqué, obliquement déclive, le dernier semi-circulaire, égal au pénultième, presque perpendiculaire : inférieurement, le premier segment très-large, les autres beaucoup plus droits; corps petit, ovale, convexe ;iwc ï,, téie elle corselet striés, et les élytres présentant six stries.

Ce genre ne comprend qu'une douzaine d'espèces, presque toutes propres i l'Amérique, mais dont quelques-unes se trouvent en Europe; nous citerons les Epiertu complu* [Hister), llliger, d'Italie; /*.'. tmindui, Eriehson, du Brésil, et E- nigrellus (Hister), Say (Epiertu pulicornis, Eriehson), de l'Améridue du Nord.

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