‹ ColéopteresChapitre 38 sur 83 · G - Paromalus ceqttalis · texte numérisé non relu

G - Paromalus ceqttalis

towimie dieùtou.

SAPRIN1TES. SAPRINITES. Blanchard, 1845.

Histoire naturelle des Insectes.

Tête rélracliie, contractée abruptemeni en avant; mâchoires insérées près de la lèvre; prosternum non saillant.

Les Saprinita, qui formaient le troisième groupe d'Ericlison, que M. Blanchard a indiqué sous la dénomination que nous leur conservons, diffèrent surtout des Histérites par leur faciès général; leur tôle, qui s'enfonce considérablement dans le corselet, contribue aussi beaucoup à leur donner un faciès particulier. Ce sont des Insectes de très-petite taille, noirâtres, et que l'on rencontre presque dans tous les pays, sous les écorces d'arbres, sous les pierres, etc.

On en connail sept genres distincts; le plus nombreux en espèces est celui des Saprimts; les autres sont ceux des Pachylopus, Tnjpmueus, Terctrius, Plegtukrtu, Ontltopltilus et Abrœxis.

Fi". I. — Pseudocolapsis

Kig. 2. — Phalacrus striatipennis.

Fig. 3. — .Plinus fossulalii

i , — Adimonia violaci a.

Fig. 5. — Dus) la m malus.

l'i. is.

1" GENRE. — SAPRINE. SAPRINUS. Eriehson, 1854. In Kliig, Jahrbikhcr dcr InsecieiikiinJe. ï*irpc;, pourri.

Mandibules découvertes, courtes; mâchoires avec des poils en dedans; palpes maxillaires trèsforts, à premier article très-petit, deuxième obconique, troisième subcylindrique, dernier cylindrique, égalant en longueur les deux précédents : labiaux à dernier article obconique : le troisième très-long, oblong-ovalaire, tronqué à l'extrémité; labre court, émarginé dans quelques espèces, entier dans d'autres; lèvre petite, presque carrée, émarginée antérieurement; antennes insérées sous la marge du front, à deuxième article plus grand que les autres, qui sont petits, égaux, en capitule subglobuleuse; fossettes antennaires placées sur les côtés du prosternum; corselet biémarginé postérieurement, à angles postérieurs aigus; prosternum élevé, comprimé, strié; mésosternum non émarginé antérieurement; pieds presque toujours très-longs, très-forts; tibias antérieurs larges, comprimés, dentés, et avec une spinule forte extérieurement, ou sans dent : postérieurs comprimés, avec une série extérieure de longues spinules : toutes les spinules terminales des tibias petites; tarses comprimés, à quatre premiers articles presque égaux, avec des soies apicales aussi bien en dedans qu'en dehors; abdomen à pénultième segment supérieur étroit, déclive, le dernier grand, perpendiculaire, à segments inférieurs, excepté le premier, étroits; corps épais, ovalaire ou arrondi, plus ou moins ponctué; élytres striés, à stries dorsales obliques offrant toujours cinq stries, et les côtés en ayant un nombre variable.

Fig 1 '27. — Saprinus Pennsyhantcut.

Kig. 128. — Sajninus pihfialus.

Les Saprinus sont de petits Histéroïdiens d'un noir brillant, qui se trouvent, le plus souvent, dans les cadavres d'animaux, mais dont quelques espèces habitent sous les écorces des arbres ou sous les pierres. On en connaît plus de soixante espèces qui habitent presque toutes les parties du monde. Nous citerons parmi ces espèces les Saprinus roiumlatus (Hister), Pavkull, qui est très-répandu dans toute l'Europe, et que l'on rencontre également dans le nord de l'Amérique; speciosus, .Eriehson, de la Nouvelle-Hollande; imperfectus, Le Conte, de Pennsylvanie; Pentuylvanicus (Hister), Pavkull, de l'Amérique septentrionale; dimidialipennis , Le Conte, qui habite les mêmes régions que le précédent, principalement dans les cadavres de Poissons, au bord de la mer; alerrimus, Eriehson, du Brésil, etc.

C'est à côté des Saprinus que vient se ranger le genre Stïhire, Slyphrus («weppe;, dur) de M. Motschoulsky (Bulletin de la Société des naturalistes de Moscou), et qui, d'après l'auteur russe, est surtout remarquable par son corps convexe. Le type en est le Sti/phrus corpulentus, qui est noir, bordé de poils roussâlres, de la taille du Saprinus nitidulus, auquel il ressemble, et qui provient de Tourcménie. Telle est la seule caractéristique donnée par M. Motschoulsky, et il faut avouer qu'elle est loin d'être suffisante pour faire reconnaître une espèce et un genre particuliers.

2°" GENRE. — PACHYLOPE. PACHYLOPUS. Ericlison, 1834.

In Klug, Jahrbûchtr der lnsectenkunde.

n«y u>.c«, épais; irouç, pied.

Mandibules découvertes; antennes courtes, à deuxième article très-grand, troisième à huitième courts, égaux, en capitule globuleuse; fossettes antennaires du corselet situées sur les côtés du prosternum: celui-ci légèrement élevé; tibias postérieurs renflés, à face externe épineuse; abdomen à pénultième segment dorsal rétréci, déclive, le dernier grand, perpendiculaire; corps épais, court.

Ce genre ne comprend qu'une seule espèce, le Pacliylopus dispar, Erichson, d'Allemagne.

3»' GENRE - TRYPANtflUS. TRYPANjEUS. Eschscholtc, 1839.

Zoologischer Allas.

TpuTia, trou; vatu, j'habite.

Mandibules cachées en partie; chaperon avancé en rostre; yeux arrondis, proéminents; antennes à deuxième et troisième articles très-grands, quatrième à huitième petits, égaux, joints entre eux et formant une massue solide, large, comprimée; prosternum court, émarginé postérieurement; corselet très-long, dentelé en avant dans les mâles; tibias antérieurs avec une dent basale en dedans, tous denticulés extérieurement; abdomen à pygidium orbiculaire, quelquefois conique; corps très-allongé, cylindrique.

On a décrit cinq ou six espèces de ce groupe ; l'une d'elles, le Trypanœtts tlioracicus, était placée par Fabricius dans le genre Bostrichus; elle est propre à l'Amérique méridionale, ainsi que toutes les autres.

4" GENRE. — TÉRÉTR1E. TERETRIUS. Erichson, 1834.

In Klng, Jahrbachcr der Inscclonkande.

Ttpsrpov, tarière.

Mandibules courtes, larges, armées en dessus, ciliées intérieurement vers la base, avec une petite dentelure apicalc; mâchoires poilues intérieurement; palpes maxillaires courts, épais, à dernier article le plus long de tous, acumiiié : labiaux ;ï deuxième article très-long, obeonique, le dernier court, ovalaire; lèvre bilaciniée, à lanières courtes, arrondies, présentant une légère émarginure; antennes insérées sur une petite excavation latérale du front, à premier article long, les autres petits, égaux; la massue ovalaire, un peu comprimée; fossettes antennaires légèrement arrondies, placées au milieu du corselet : celui-ci large, avec deux très-légères émarginures postérieurement; prosternum un peu élevé, large, légèrement avancé, arrondi, émarginé postérieurement; mésosternum obtusémentacuminé en avant; écusson très-petit; pieds forts; tibias comprimés latéralement, les antérieurs dentés sur leur bord extérieur avec deux dents apicales postérieurement; toutes les spinules terminales inégales; tarses grêles, à deux premiers articles très-courts, le dernier long;

Fig 189. — Ttnlriui ptçipu.

abdomen à pénultième segment supérieur court, le dernier grand, semi-circulaire, déclive perpendi culairement, le premier inférieur large, les autres, excepté le dernier, très-petits. L'Hitter picipes, Fabricius, de l'Amérique du Nord, entre seul dans ce genre.

5»» GENRE. - PLÉGADÈRE. PLEGADERUS. Erichson, 1854.

In Klug, Jahrbûcher der hisecttnkunde.

nXm-jïi, blessure; S"epin, col.

Mandibules rétractées; antennes insérées dans la marge même du front, auprès du bord interne de l'œil, à premier article subglobuleux, les autres très-courts, égaux; massue ovalaire, un peu comprimée; fossettes antennaires légèrement arrondies, placées près du prosternum : celui-ci strié, très-large, un peu élevé, tronqué antérieurement et postérieurement, avec un sillon médian, profond, transverse; pieds très-courts, grêles; tarses médiocres, grêles; abdomen a pénultième segment supérieur étroit, oblique, le dernier semi-circulaire, perpendiculairement déclive; premier segment inférieur très-large, les autres plus petits, plus étroits ; corps trèspetit, court, déprimé, presque carré, à corselet et élytres striés.

Les Plégadères sont des Coléoptères de très-petite taille que l'on rencontre habituellement sous les écorces des arbres morts. On n'en connaît qu'un nombre assez restreint d'espèces, et elles semblent exclusivement propres à l'Europe et à l'Amérique. Nous ne citerons que le Plegaclerns cœsus (Hister), Paykull, qui n'est pas rare dans nos environs, et le P. transversalis (Hister), Say, particulier à l'Amérique du Nord.

lôO. — Plegaderus transversalis.

6°" GENRE. — ONTHOPHILE. ONTHOPHILUS. Leach, 1817.

Zoological Jlrscellanea. ^U.j^..

Ovôo;, liente; œiXew, j'aime.

Mandibules rétractées, courtes, à bord intérieur cilié; mâchoires poilues en dedans, avec un seul lobe externe vers la terminaisonpalpes maxillaires découverts, à premier article petit, obeonique, le deuxième le plus long de tous, très-légèrement épaissi vers l'extrémité, le troisième court, le quatrième fusiforme : labiaux petits, à premier article étroit, découvert, le deuxième court, le troisième très-étroit, ovalaire; lèvre très-large, courte, à peine émarginée en avant; front presque concave; antennes insérées en avant des yeux, à pédoncule très-court, comprimé, à deuxième article obeonique, le troisième grêle, presque égal au précédent, les autres très-courts; massue ovalaire, un peu comprimée; fossettes antennaires étroites, profondes, placées vers la marge antérieure du prothorax; corselet et

élytres avec des lignes élevées; prosternum large, tronqué antérieurement et un peu relevé, légèrement émarginé en arrière; pieds allongés, grêles; tous les tibias inermes, avec des spinules terminales petites, courtes; abdomen à pénultième segment supérieur large, presque perpendiculaire, le dernier ovalaire, un peu tronqué en dessus.

Ce genre correspond à celui des Hypsenor (ri|wup, nom étymologique), indiqué par Megerle, en 1823, dans le catalogue de Dahl; il a été créé par Leach aux dépens des Hister, et depuis a été lui-même partagé en deux groupes particuliers, celui des Ontlwphilus et celui des Plegaderus.

Fig. 131 — Onthophilui alternatus.

Les Onthophiles sont des Insectes de très-petite taille, qui vivent dans la fiente des animaux, et que l'on peut très-facilement distinguer des Uistcr par les lignes assez fortes qu'ils présentent sur le corselet et sur les élytres, et par leur corps plus épais. On n'en a encore décrit qu'un assez pelit nombre d'espèces propres à l'Europe et à l'Amérique, et parmi lesquelles nous indiquerons seulement les Onihophilus sutcatus [Uistcr), Paykull, de France, el alternants (Mister), Say, de l'Amérique du Nord.

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