‹ ColéopteresChapitre 39 sur 83 · GENRE. - ABRÉE. ABR,£US. Leach · texte numérisé non relu

GENRE. - ABRÉE. ABR,£US. Leach

Zoological Miscellanca.

Aëpoç, élégant.

Fig. 132. — Abrœm aciculalut.

Mandibules rétractées; antennes insérées entre les yeux, vers leur bord interne, à pédoncule très-court, fort, à massue ovalaire, un peu comprimée; fossettes antennaires grandes, arrondies, placées en avant du milieu du corselet, assez près de la marge latérale ; prosternum court, large, tronqué à angle droit antérieurement; pas d'écusson distinct; pieds trèslongs, étroits; tibias grêles, les antérieurs très-larges, légèrement recourbés postérieurement; tarses petits; abdomen à pénultième segment supérieur obliquement déclive, le dernier semi-elliptique : les segments inférieurs, excepté le dernier, très-minces; corps très-petit, un peu arrondi, ponctué en dessus.

Le genre Abrœus, qui comprend une dizaine de petites espèces placées précédemment avec les Uistcr, diffère des Onihophilus par ses antennes entièrement libres, ainsi que par son prosternum plus étroit, se prolongeant jusqu'aux angles antérieurs du corselet, et recouvrant les antennes dans leur contraction.

Les Abrœus se trouvent sous les écorces des arbres morts ou dans l'intérieur du bois plus ou moins pourri. On en connaît des espèces européennes, africaines, américaines, et l'une d'elles A. exilis (Hister), Paykull, se rencontre même dans les Indes orientales. Comme types, nous citerons les Abrœus globosus (Hister), Paykull, qui a été pris aux environs de Paris, et acicutatus, Le Conte, propre à la Géorgie et à la Caroline. Enfin nous dirons que M. le docteur Aube en a fait connaître, dans les Annales de la Société entomologique de France, de nouvelles espèces propres à la faune parisienne.

Dejean (Calai Coléopt., 2e éd., 1833) indique, sous la dénomination de Monoplius (\>w„ seul; <>*>.&», arme), un genre de cette famille qu'il range entre les Dcndrophilus et les Abrœus, et dans lequel il ne place qu'une espèce, son M. obesus, du cap de Bonne-Espérance. Les caractères de ce genre n'ont été publiés nulle part, et Ericlison n'avait pas pu se procurer l'Insecte qui lui servait de type.

Nous citerons également, comme voisin des Abrœus, le genre Murmidia (pu^-tX,, fourmi; \ii%, forme) de Leach (Trans. Lin. Soc, 1819), qui n'est pas adopté par les entomologistes modernes.

Quelques auteurs, et en particulier M. de Castelnau, rangent dans la famille des llistéroïdicns le genre Spherites; mais nous croyons qu'il doit plutôt faire partie do la famille des Nitidulaires, et nous l'y avons compris. Il en est de même du genre Thoriclus [fafwn;, cuirassé), créé par M. Germar, en 1854, dans h Revue entomologique, de Silbermann, qui doit être rangé à côté des Peltis, quoiqu'on le range aussi près des Abrœus.

Enfin M. Brullé illisl. nul. des Ins., 1835) fait observer que le genre Ccntocerus, Germar (Ins. spec. nal.), doit être mis à la suite des Hister, parce qu'il a, comme eux, les antennes brisées et terminées par un bouton, et les jambes contractiles, élargies au milieu, mais que dans ce groupe les élytres couvrent entièrement l'abdomen, ce qui les différencie l'un de l'autre.

COLLOl'TiaŒS. 167

Page 1