‹ ColéopteresChapitre 42 sur 83 · GENRE. - ASPIDIPHORE. ASPIDIPHORUS. Ziegler · texte numérisé non relu

GENRE. - ASPIDIPHORE. ASPIDIPHORUS. Ziegler

In 1 jtiYillr. Règue amiii.il de G. Cuvier. AoiTiç, aoTti^o;, bouclier; cpsçco, je porle.

Tête grande, anguleuse; palpes très-courts, gros à la base, terminés en pointe; antennes de dix articles distincts, à massue très-allongée, cylindrique, de trois articles; corselet court; élytres grands, plus larges que le corselet, recouvrant entièrement l'abdomen, convexes; pattes grêles; tarses allongés, a quatre premiers articles presque égaux.

Ce genre, formé aux dépens des Nitidula, et que quelques auteurs rangent dans la division des Byrrhiens, ne renferme qu'une seule espèce, Y Aspidiplwrus orbiculalus, Gyllenhall, propre à la Suède. C'est une espèce très-petite et fort rare, qui vit dans les endroits plantés d'arbres fruitiers, et qui conséquemment, par ses habitudes, s'éloigne des Dermestes.

3me GENRE. — TIRÉSIAS. TIRESIAS. Stephens, 1857.

Illustrations of brilisch Entomology.

Nom mythologique.

Tiresias m i a.

Tête petite, inclinée; mandibules courtes; palpes très-courts : maxillaires à dernier article ovoide, plus grand que le correspondant des labiaux; antennes de onze articles :1e premier assez grand, les suivants globuleux, les trois derniers perfoliês et formant une massue ovale, dilatée au côté interne, en dents de scie chez les mâles, se logeant en partie dans une fossette longitudinale des côtés inférieurs du corselet; prosternum dilaté en avant en forme de mentonnière; corselet trapézoïdal, incliné, rétréci en avant; écusson petit, presque triangulaire; élytres légèrement convexes, recouvrant entièrement l'abdomen; corps court, ovoide; pattes grêles, à jambes allongées, cylindriques; tarses grêles, longs.

Le genre Tiresias, créé en 1855 par M. Stephens, et qui correspond entièrement au genre Ctesias (nom mythologique) du même auteur (Illust. br'u.

Ent., 1830), ne comprend qu'une seule espèce, le T. serra, qui avait été successivement placé dans les genres Dermestes et Auagenus, et que, pendant longtemps, à l'exemple de Dejean, on avait regardé comme le type unique du genre Megatoma d'Herbsl. La synonymie de plusieurs des espèces de la famille qui nous occupent est assez embrouillée; mais il paraîtrait toutefois, surtout d'après les travaux récenis des entomologistes allemands, que le Dermestes serra de Fabricius doit bien être pris pour type du genre Tiresias de Stephens, tandis que le genre Megatoma d'Herbst, qui, lors de sa création, contenait un assez grand nombre d'espèces, ne doit plus en renfermer qu'une seule, le Dermestes undatus de Linné.

L'histoire des métamorphoses des Tiresias, d'abord ébauchée par Herbst, a successivement occupé plusieurs de nos entomologistes modernes, tels que MM. Waterhouse (Entom. Mag., vol. II), Westwood Unir, to the mod. Class. Ins.), Erichson (Deutscliland Faune Insect.}, et surtout Ed. Perris (Ann. Soc. ent. Fr., 1846). D'après ce dernier naturaliste, la larve du Tiresias serra est longue de cinq millimètres, coriace en dessus et d'un roux sale, avec le bord des segments blanchâtres, charnue et d un livide blanchâtre en dessous. La tête est assez grosse, carrée et inclinée en avant; lépistome est assez grand et le labre petit, arrondi. Les mandibules sont coniques, roussatres à la base, noires a l'extrémité, qui est obtuse et nullement dentée. Les palpes sont roussatres et coniques : les maxillaires de trois articles, les labiaux de deux. Les antennes n'ont que quatre articles. De chaque côté de la tête et un peu au-dessous de la base des antennes, on voit six petits tubercules

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noirâtres, luisants, el comme ombiliqués, et qui, selon M. Ed. Perris, ne seraient autre chose que des yeux. Le corps est ellipsoïdal, composé de douze segments : les trois premiers sont larges et portent chacun une paire de pattes semi cornées, dont les tarses sont garnis de petits cils spiniformes et terminés par un ongle subulé. Les flancs des sept premiers segments sont hérissés de poils fauves, roides, d'inégale longueur, entremêlés de quelques autres beaucoup plus longs et un peu plus lins. Les quatre segments qui suivent le septième portent des franges très-longues et très-touflues de poils roides, qui sont couchés lorsque la larve n'a rien qui l'inquiète, mais qui, pour peu que l'on provoque chez elle de l'agitation, se dressent comme la queue du Paon et forment quatre larges panaches transversaux, occupant loutela largeur du corps et lui donnant un aspect étrange. Examinée au microscope, ces poils paraissent formés d'articulations, comme les tarses de certains Coléoptères. Quel est le but de cette organisation insolite? Quel est l'usage de ces poils, tous constitués d'une manière uniforme et si bizarre dans sa régularité? Pourquoi se dressent-ils quand on touche la larve, ou que, découvrant sa retraite, on l'offusque par l'éclat de la lumière? La larve veut-elle, ce qui est probable, effrayer l'ennemi qu'elle redoute, ou bien ces organes sont-ils le siège de quelque sensation, de quelque fonction vitale ou conservatrice? Sur les côtés des segments à panaches et sur toute la surface du douzième, qui est petit et arrondi, sont implantés de très-longs poils fauves, flexibles et conformés comme ceux des premiers segments. Au milieu du ventre on remarque une teinte brunâtre, et l'on voit, sur toute la surface inférieure, des poils ou plutôt des soies fauves, roides el comme tronquées, destinées sans doute à favoriser les mouvements de la larve, qui glisse plutôt qu'elle ne marche. Cette larve vil sous les écorçes du chêne, où elle se nourrit probablement de petits Insectes : on en rencontre quelquefois un assez grand nombre groupées dans un petit espace. Lorsque le moment de la transformation est venu, la larve, après s'être retirée dans un recoin obscur et tranquille, se dépouille de sa peau et se trouve métamorphosée en une nymphe blanche, hérissée de spinules de même couleur et membraneuses. Au bout de quelques jours, la peau de cette nymphe se fend le long du dos pour donner passage à l'Insecte parfait.

Celui-ci se trouve sous les écorces des arbres et dans les endroits où la sève trop forte produit un suintement humide. 11 a reçu successivement les noms de Démettes, Megaioma et Tircsins serra, Fabricius (M. Yienncnsis, llerbst); il se trouve dans plusieurs provinces de l'Europe et n'est pas rare aux environs de Paris. C'est un Insecte long de quatre millimètres, ovale, d'un brun noir luisant, pubescent et ponctué; le corselet est court, transversal et coupé postérieurement en angle sphérique bien marqué, dont le sommet émoussé repose sur l'écusson; les pattes et les antennes sont d'un teslacé brunâtre : la massue de celles-ci, ainsi que les cuisses sont ordinairement plus foncées.

C'e/i'uartettic t)i«u)toit.

A.NTHRENITES. ANTUM-H1TES. Nobis, 185».

Antennes, ou au moins leur massue, se logeant dans des cavités du corselet.

Les principaux genres placés dans cette division sont au nombre de huit : ce sont ceux des Megaioma, Aitagcnus, Limnichus, TrogoUerma, Aiiilirenus, Crijpiorlwpalum, Globicomis et Trhiudes. Les genres que nous ne ferons que citer sont ceux des Macrophagus, Hadrotoma, Telopes, OrphUu», etc. Aussi carnassiers que les Dermestites à leur état de larve, ils le sont beaucoup moins sous celui d'Insectes parfaits, car c'est presque constamment sur les fleurs qu'on les rencontre. L'Europe fournit le plus grand nombre -es espèces.

1" GENRE. — MÉGATOME. MEGATOMA. Herbst, 1792.

Nalurysl. Kacfer, l. IV.

Mî-yaç, grand ; to[M), coupure.

Mâchoires à lobe externe très-large, l'interne linéaire, à extrémité onguiculée; palpes maxillaires à peine plus longs que les mâchoires, à deuxième article obeonique, un peu plus long que le troisième, et à dernier article arrondi; labiaux tronqués à l'extrémité, et un peu plus longs que la languette; les antennes à deux premiers articles épaissis : les troisième, quatrième et cinquième un peu obeoniques, presque égaux: massue très-longue dans les miles, à dernier artitle conique, beaucoup plus long que l'avantdernier, très-courte dans les femelles, à dernier article arrondi; corps oblong-allongé.

Ce genre, qui, pour Herbst, comprenait un assez grand nombre d'espèces qui rentrent aujourd'hui dans le genre AesAttagenus, n'en contient qu'une seule, le Megatoma undatum iDcrmcstcs), Linné, qui se trouve à l'état parfait sur les fleurs, et qui n'est pas rare dans presque toute l'Europe. Sa larve se trouve sous les écorces des arbres, et est carnassière. Pendant longtemps, et principalement d'après lgs anciens entomologistes français, on prenait pour type de ce genre le Dcnnestes serra, Fabricius, qui forme aujourd'hui le groupe générique des Tiresias.

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