‹ ColéopteresChapitre 43 sur 83 · Mtgatoma undatum · texte numérisé non relu

Mtgatoma undatum

2me GENRE. — ATTAGÈNE. ATTAGENUS. Latreille, 1802.

Histoire naturelle des Insectes.

Nom d'un poisson de mer.

Tête petite, inclinée; mandibules courtes; palpes allongés, terminés par un article ovalaire; les maxillaires plus grands que les labiaux; antennes de onze articles : le premier assez grand, les suivants globuleux, les trois derniers formant une massue allongée, le dernier plus long que le précédent, très-long chez les mâles; prosternum avançant sur la bouche,- et la recouvrant en partie; corselet trapézoide, incliné en avant, élargi postérieurement; écusson petit, presque triangulaire; élytres convexes, embrassant l'abdomen; pattes minces, à jambes cylindriques; tarses minces, allongés.

Ce genre, formé par Latreille aux dépens des Dcrmeslcs de Fabricius et d'Olivier, dont il diffère par la massue des antennes plus allongée, par les Kig. 15'J — Atiagemn palpes maxillaires plus longs, et par l'absence d'une dent cornée au côté panthirmuë.

interne des mâchoires, est des plus naturels, et a été adopté par tous les entomologistes.

Les Attagènes sont des Insectes de petite taille, et qui ne présentent que d'assez sombres couleurs; la plupart d'entre eux sont, comme les Oermestes, très-redoutables aux collections d'animaux préparés; mais quelques-uns vivent sous les écorces des arbres, et doivent se nourrir de petits Insectes. Latreille, Erichson, et assez récemment MM. VVeslwood (Inir. modem Class. Insect.) et Rosenhaner [Mcm. de la Soc. ent. de Stettin, 1847), se sont occupés des métamorphoses de VAttagenus pdiio; et M. Westwood a dit quelques mots de celles de YAtlegenus undalus, qui, est regardé aujourd'hui comme le type du genre Megatoma. La larve de X Allagcnus pcllio, plus connue sous le nom de Dermcslc des pelleteries, diffère principalement de celles des Dermcstcs proprement

dits par le pinceau de poils qu'elle porte au bout de son corps, et qui est au moins aussi long que lui. Ces poils, et ceux qui revêtent la larve, lui donnent une teinte d'un jaune brillant, et sont euxmêmes rougeâtres en quelques endroits; la couleur du corps est obscure, et celle du ventre plus pâle. Cette larve n'a pas de tube membraneux, ce qui donne à sa marche des mouvements saccadés, et fait paraître qu'elle glisse plutôt qu'elle marche; elle présente six pattes a peu près semblables a celles des larves des Dermestes. Ilerbst dit qu'elle passe plusieurs années dans son premier état, mais il est à croire qu'il se trompe, d'autant plus qu'il assure que, pendant tout ce temps, elle ne change que quatre fois de peau; il ajoute que la nymphe est couverte de poils courts et blanchâtres. Le Coléoptère qui en provient est carnassier, et diffère autant des Dcrmcsies dans sa manière de vivre à l'état d'Insecte parfait qu'il s'en éloigne par son organisation sous la forme de larve, car il se trouve souvent sur les fleurs. C'est sans doute cette espèce, et quelques autres voisines, qu'Olivier avait en vue, quand il dit que les Dcrmcsies fréquentent les fleurs de préférence, et ne vont sur les cadavres des animaux que pour y pondre leurs œufs. La larve du Metjatoma undatum vit sous les écorces de l'orme, et se nourrit de petites larves et d'Insectes.

Fig. 140. — Nymphe de YAllagenus Fig. 141. — Larve de YAtlagenui

pellio. pellio.

Fig. 142. — Attagenus pellio.

Insecte parfait.

On connaît plus de trente espèces de ce genre, et plus de la moitié habite l'Europe; quelques-unes sont particulières à l'Amérique, à l'île de France, etc. Comme types, nous indiquerons les Attagenus pellio et mcgaloma, Fabricius, qui sont propres au climat de Paris et d'une grande partie de l'Europe; le premier, le plus commun de tous, et qui semble à peu près devenu cosmopolite, est d'un brun noir assez brillant, légèrement pubescent, fortement ponctué, avec deux petites taches près des angles postérieurs du corselet, une au milieu du bord postérieur, deux sur le milieu des élytres, et souvent un petit trait au-dessous de l'angle humerai, formé de petits poils serrés, blancs; le dessous du corps est garni de poils gris.

3œe GENRE. — L1MNIQUE. LIMMCHUS. Ziegler, 1825.

In Lalrcille, Kègne animal de G. Cuvicr. Alpin, étang; oixtw, j'habite.

Tête presque droite, à peu près horizontale; mâchoires à lobes pointus, l'extérieur presque filiforme, et à extrémité acuminée; palpes maxillaires â dernier article arrondi, acuminé à sa terminaison; antennes de dix articles, tous très-grêles, les trois derniers très-brusquement épaissis, corselet légèrement excavé; corps ovalaire; pieds rétractiles; tarses filiformes, tous libres; mâchoires terminées par deux lobes, l'externe étroit, en forme de palpes; les palpes labiaux très-petits, et le dernier article des maxillaires ovoïde, plus grand que les précédents.

Li genre Limnkhus, que quelques auteurs rangent dans la famille des Byrrhiens, ne comprend

que deux espèces, que l'on n'a encore rencontrées qu'assez rarement. Les L. pugmœus (Dijrrhus), Sturm, de la Suisse, et versicolor, Waltl, pris dans les Alpes.

C'est auprès de ce groupe que nous rangerons le genre Macrophagus (naxpo;, long; ça-p, je mange), indiqué par M. Motschoulsky, en 1845, dans le Bulletin de la Société des naturalistes de Moscou. D'après cet auteur, ce nouveau genre se rapproche beaucoup des Limnichus; mais il est encore plus allongé. L'espèce qui le compose est deux fois plus grande, mais aussi deux fois moins large que YAntherophagus Silaccus, Ilerbst, de couleur testacée brunâtre, avec une teinte rougeâtre sur les côtés latéraux des élytres, et toute couverte de pubescences d'un jaune grisâtre. Elle se trouve dans les steppes des Kirguises, et est assez grande.

4me GENRE. — TROGODERME. TROGODERMA. Latreille, 1825.

Familles ualurelles du Règne animal.

Tpwjw, je ronge; SspjAa, peau.

Tête petite; palpes filiformes; antennes de onze articles se logeant dans les cavités du côté inférieur du corselet : les deux premiers articles moniliformes, assez grands, les suivants plus petits, les quatre derniers formant une massue serrée, oblongue; prosternum recouvrant une partie de la bouche; corselet court, convexe, rétréci en avant; écusson petit, triangulaire; élytres ovales, peu convexes; corps oblong, pattes grêles; tarses allongés.

Le genre Trogoderme a été créé par Latrftjlle avec des espèces placées précédemment parmi les Anthrcnus etles Dermestes, et renferme, en outre, quelques espèces découvertes récemment. Ce sont des Insectes pourvus Fig, lis. Trogoderma d'ailes, de petite taille, et qui se rencontrent sur les fleurs. On n'en con- niara-

naît guère qu'une dizaine d'espèces, presque toutes particulières à l'Europe, mais dont quelques-unes, telles que les T. Americanum et serrai uni,

Dejean, sont propres a l'Amérique méridionale, une autre (T. vicinum, Dejean) à l'île de Ténériff'e. On peut prendre pour type le Trogoderma etongatulum (Anthrcnus), Fabricius, que Latreille désignait sous la dénomination de T. ruficornis, qui est noir, avec quelques taches cendrées formées par des poils nombreux; il habile l'Autriche.

Erichson [Naturg. Ins. dents.) dit quelques mots d'une larve d'une espèce de ce genre.

5"" GENRE. - ANTHRÈNE. ANTHRENUS. Geoffroy, 1764.

Histoire abrégée des Insectes.

A.v8pT,v», Guêpe, Frelon.

Tête petite, verticale, cachée en partie dans le corselet; mandibules courtes, pointues; palpe, courts : les maxillaires filiformes, plus longs que les labiaux, ces derniers cylindriques; antennes très-courtes, reçues dans des cavités situées aux angles antérieurs du corselet, et terminées par une massue ovale de trois articles très-serrés et en forme de cône renversé, le dernier très-grand, obtus; prosternum dilaté à son extrémité antérieure pour recevoir la hanche; corselet transversal, sans rebord, s'avançant en pointe obtuse dans son milieu postérieur; élytres légèrement convexes, ovoïdes, recouverts aussi bien que le corselet en tout ou en partie d'écaillés triangulaires, faciles à enlever et diversement colorées; pattes courtes, comprimées, contractiles, s'appliquant étroitement sur le corps dans l'état de repos; jambes étroites, linéaires; tarses à articles presque coniques, le dernier un peu plus grand que les autres.

Geoffroy fut le premier naturaliste qui rangea les Insectes dont il s'agit dans un genre particulier, qui, dès lors, porta le nom A'Atithrenus; Linné les avait placés parmi des Coccinella; il les mit en-

suite avec les Dermestcs, qui forment,, dans les ouvrages du célèbre naturaliste suédois, un genre aussi nombreux que peu naturel; plus tard, enfin, il les réunit avec les Btfrrkut, que Geoffroy avait nomme Cûula.

Les Anthrénes sont de très-petits Coléoptères à corps ovale et presque globuleux, et dont les clylres et le corselet sont agréablement colores par une poussière ccailleuse, analogue à celle qui couvre les ailes des Lépidoptères; aussi suffit-il du moindre frottement pour enlever cette poussière, et alors l'Insecte parait lisse et tout noir. Quelques espèces étrangères à l'Europe semblent même a peu près dépourvues d'écaillés; et ces derniers organes y forment seulement des petites taches colorées. On rencontre souvent les Anthrénes en quantité sur les fleurs, dont elles sucent la liqueur mielleuse; mais quelques espèces se tiennent de préférence dans l'intérieur de nos maisons. Si ces Insectes sont très-innocents à l'état parfait, il n'en est pas de même de leurs larves, qui ne sont que trop connues par les ravages qu'elles causent dans les collections d'animaux desséchés, principalemenl d'Insectes, aux dépens desquelles elles vivent. C'est principalement à VAnthrenus museorutn, l'abricius, que se rapporte presque tout ce qui a été dit par De Géer, Sturm, Latreille, Disderi, W'Stwood et Erichson sur les métamorphoses des Insectes de ce genre; toutefois, le dernier zoologiste que nous venons de citer s'est plus spécialement occupé des transformations de VAnthrenus scropliulariw, l'abricius. Ces larves, en général, ont une tète écailleuse, arrondie, garnie de deux espèces d'antennes coniques, très-courtes, et munie de deux mandibules très-fortes, a l'aide desquelles elles détruisent promptement tout ce qu'elles attaquent. Les yeux sont très-petits, placés sur deux rangs. Le corps est composé de douze à treize anneaux, dont les trois premiers sont supportés chacun par une paire de pattes écailleuses, terminées par un crochet recourbé. Tous ces anneaax sont couverts de poils disposés en faisceaux ou en aigrettes, principalement sur les côtés et à la partie postérieure du corps. Ces poils, qui sont érectiles, sont habituellement couchés en arrière, mais la larve les redresse dès l'instant qu'elle se seat touchée, comme fait le Porc-Épic avec ses piquants lorsqu'on l'irrite ou simplement qu'on s'en approche. Ces houppes de poils érectiles suffisent pour distinguer les larves des Anthrénes de celles des Dermestcs, avec lesquelles elles ont d'ailleurs beaucoup de rapports. La membrane qui réunit entre eux tous les segments du corps de la larve est blanchâtre, ce qui le fait paraître annelé lorsqu'elle le tient distendu. Ces larves séjour- Denl d'ordinaire dans le corps de quelque Insecte ou dans d'autres matières animales et y changent plusieurs fuis de peau. Elles la fendent, à cet effet, à l'aide de plusieurs mouvements de contraction successifs, et l'ouverture qu'elles produisent alors s'étend presque dans toute la longueur du corps, en i ommençant par les premieis segments. La dernière enveloppe, ou celle de nymphe, sous laquelle on distingue alors les différentes parties extérieures de l'Insecte parfait, reste adhérente par l'extrémité postérieure à la dépouille de la larve, et cela permet à l'Anthrène de s'en dégager plus facilement, parce qu'elle trouve alors un point d'appui. Chacune des dépouilles que quitte la larve à mesure qu'elle grandit, car c'est constamment cette circonstance qui donne lieu au changement d'enveloppe, chacune de ces dépouilles conserve la forme qu'elle avait d'abord, et, sans la fente qu'elle présente sur le dos, on la prendrait pour une larve elle-même. La nymphe est munie de quelques poils, surtout aux deux extrémités du corps, et ne reste que quelques jours dans cet état de repos absolu, tandis que la larve a mis plus d'un an à se développer complètement. On trouve des larves d'Anthrènes pendant presque toute l'année, mais surtout dans la saison d'hiver, car l'automne semble être le moment où la ponte se fait le plus fréquemment; cependant les observations de Disderi (Mêm. de l'Acad. de Turin, t. XVI) nous apprennent qu'il n'y a pas d'époque bien marquée pour cette ponte. Les Anthrénes la font dans tout le courant de la belle saison, et les petits œufs qu'ils déposent échappent aisément à nos yeux. Ce n'est que par leurs dégâts que les larves sorties de ces œufs attestent leur présence; elles réduisent en poussière tous les corps qu'elles attaquent, et cette poussière les trahit. Ces larves peuvent supporter les plus grands froids de l'hiver sans périr, et elles se bornent seulement parfois à s'engourdir; si la température vient à s'élever, elles en profitent pour changer de peau, et ce n'est qu'après un certain nombre de changements que le printemps amène leur transformation en nymphe. Au bout de quinze jours dans l'été, et d'un temps plus long en hiver, l'Insecte parfait se montre à son tour. Il pond alors un grand nombre d'œufs que la femelle vient placer dans des substances analogues à celles où elle a vécu pendant qu'elle était à l'état de larve. On a conseillé l'emploi des odeurs fortes, telles que celle du camphre

et de certaines huiles, comme l'huile de pétrole, la térébenthine et autres, pour écarjer ces Insectes, ou du moins les larves qui sortent de leurs œufs, et les forcer à se réfugier ailleurs; mais ces moyens ne réussissent pas parfaitement Malheur alors aux fourrures, aux dépouilles d'animaux qui ne sont pas préservées, aux boites d'Insectes qui ferment mal : les larves s'y répandent et les détruisent en peu de temps, au lieu que les peaux enduites de savon arsenical en sont rarement attaquées. Toutefois un préservatif semblable parait ne pas réussir pour les Insectes; et le moyen le plus efficace pour en débarrasser les collections qui en sont attaquées, c'est de recourir au nécrentome, et, en outre, c'est de donner beaucoup de soin, de propreté, aux cartons et tiroirs qui en contiennent, et surtout de les tenir hermétiquement fermés. Les larves des Anthrènes sont attaquées elles-mêmes par une espèce d'Iohneumon, sorte d'IIyménoptère, qui pond surtout ses œufs dans le corps des chenilles, et dont les larves se nourrissent de la substance même, de ces chenilles. Le nombre des Insectes ainsi attaqués dans leur premier état par ces Hyménoptères est très-grand; le petit Ichneumon, s'y développant à leurs dépens, les fait périr et éclot à leur place.

On ne connaît qu'une trentaine d'espèces d'Anthrcnus, et la moitié environ appartient à l'Europe et s'y trouve même malheureusement en abondance. L'Amérique boréale en contient une dizaine d'espèces, suivant Dejean, l'île de France deux, Madagascar et le cap de Bonne-Espérance chacun une, etc. Comme espèces typiques, nous nous bornerons à citer les Anikrenus museorum, scrophularice, verbasci, pimpinelûe, varius, Fabricius, qui se rencontrent plus ou moins communément aux environs de Paris : certaines espèces semblent être cosmopolites.

Assez récemment, en 1845, Erichson (Dcutschlands Insecta) a formé, avec une espèce de ce genre, VAnlhrenus glabratus, Fabricius, propre au midi de la France, à l'Italie et à l'Autriche, un genre particulier, celui des Ophilus, qui ne diffère pas d'une manière assez notable de celui des Anthrènes pour que nous l'adoptions.

6°" GENRE. — CRYPTORHOPALE. CRYPTORIIOPALUM. Guérin-Méncville, 1838.

Magasin de Zoologie.

KfjsTo;, caché; pcitaXov, massue.

Tête enfoncée dans le corselet; antennes terminées par une grosse massue ovalaire, aplatie en avant, de deux articles égaux se logeant dans des cavités courtes, pratiquées dans les angles antérieurs du corselet : premier et deuxième article gros, globuleux, égaux, les six suivants beaucoup plus étroits, très-courts, transverses, peu distincts entre eux, le neuvième un peu plus large et les deux derniers formant seuls la massue; corps arrondi, épais; pattes contractiles, aplaties.

Ce genre se distingue principalement par la conformation de ses antennes, et il diffère encore des Anthrènes, parce que, au lieu d'avoir le corps couvert de petites écailles, il n'a que des poils courts et couchés. M. Guérin-Méneville signale deux espèces de ce genre, les Cryptorhopalum quadripunctalum et Clcrgi, provenant de Callao, et il en signale deux autres propres au Brésil et faisant partie de la collection de M. Chevrolat.

7°" GENRE. — GLOBICORNE. GLOB1CORMS. Latreille, 1825.

Familles naturelles.

Globum, globe; cornu, antenne.

Corps légèrement ovale; antennes à deux derniers articles de la base très-courts; massue globuleuse; fossettes où se logent les antennes, beaucoup plus longues que dans les Anthrènes.

Ce genre, formé avec des Insectes placés successivement dans les genres Dcrmesies et Anlkrenm, correspond au groupe des lladiotoma (atyst, épais; «(m, coupure), créé par Erichson {Dcutschlands lnsccia, 1815), et ne comprend que deux espèces, les G. margmatus, Paykull [emargmattu,

Ciyllcnliall), de la Suisse et de l'Allemagne, el nigripcs, Fabricius (rufitarsis, Panzer), qui habite les environs de Paris et l'Allemagne. Le nom de Latrcille ayant l'antériorité sur celui d'Ericlison, doit être, ce qui n'a pas lieu dans les ouvrages modernes, préféré. Un autre motif, qui doit faire rejeter la dénomination d'Ericlison, c'est que, dés 1855, le nom à'Iladrotomus avait été employé parDejean pour indiquer un genre de Curculioniens.

Chez les Globlcornis, les fossettes antennaires s'étendent jusqu'auprès des angles postérieurs, tandis que dans les A ni h remis ces fossettes sont situées dans des cavités du corselet, placées sous les angles postérieurs de celui-ci.

Nous placerons auprès de ce groupe un genre créé par M. Redtenbacker (1843, in Russcg. Iieis., 1. 1), celui des Telopes (mXetmci qui se voit de loin), qui ne présente pas de caractères bien tranchés.

8™ GENRE. — TRINODE. TRINODES. Megerle, 1821.

In Hccr, Fauna llrlveiica.

Tpiiç, trois; cîcu;, dent.

Mandibules bifides a l'extrémité; mâchoires ayant ses deux lobes membraneux, l'interne rétréci; palpes maxillaires à dernier article fusiforme; antennes à premier article globuleux; massue brusquement formée, allongée, perfoliée, de trois articles; corps brusquement ovalaire; tarses à trois premiers articles un peu cordiformes.

Ce genre, qui offre des rapports avec les Byluriis, que quelques entomologistes rangent dans la famille des Dermestiens, ne renferme qu'une seule espèce (T. hirtus), placée par Fabricius dans le genre Anlliretuis, et qui se trouve sur les fleurs dans diverses provinces de l'Europe.

Erichson (Nalurg. der Iruect.) a signalé l'histoire des métamorphoses du Trinodes hirtus.

Par l'ensemble de ses caractères, le genre Trinodes doit servir à établir le passage des Dermestiens aux Ryrrhiens.

Fif;. 141. — Litargus bifasciatus.

COLÉOPTÈRES. t SI

Page 1