GENRE. — NOSODENDRON. NOSODENDRO.y. Latreille
Gênera CrusUceornra et ln?ectomm.
Ncoo;, maladie: StvSsin, arbre.
Tète avancée, triangulaire, arrondie antérieurement: mandibules courtes, fortes, unidentées intérieurement, obtuses à l'extrémité; palpes très-courts : les maxillaires filiformes, avec le dernier article M onle allongé, les labiaux cylindriques, à dernier article terminé en pointe; yeux petits, menton très-grand, avancé; antennes logées dans une rainure de la partie latérale et inférieure dit corselet, de onze arttclcs : les deux premiers courts, gros, le troisième allongé, les suivants près que moniliformes et les trois derniers formant brusquement une massue perfoliée, ovale, compri- 18 2i-
Fig. 145. — Kosoden- • dron fasciculare.
mée; corselet transversal, à peine bordé, bombé; écusson triangulaire; élytres très-convexes, découvrant en partie l'abdomen; pattes contractiles, courtes, fortes, comprimées, a jambes élargies à leur extrémité, les antérieures, aplaties, triangulaires; tarses filiformes, courts, ù dernier article allongé et terminé par deux petits crochets.
I.atreille a fondé, sous le nom de Nosodcndron. un genre particulier pour y placer un Insecte qui avait été rangé par Fabricius dans le genre Splncridium, et par Olivier dans celui des Byrrlius; cet Insecte, qui porte le nom de N. fasciculare, Fabricius, et qui se trouve dans plusieurs parties de 1 Europe et même aux environs de Paris, est d'un noir peu brillant; la léte et le corselet presque lisses; les élytres vaguement, mais fortement ponctués, avec des faisceaux de poils très-courts, d'un brun ferrugineux, formant cinq rangées longitudinales; enfin les antennes et les tarses sont bruns. Une seconde espèce (A. Americanum), propre à l'Amérique boréale, a été simplement nommée, mais non décrite, par Dejean, dans son Catalogue de Coléoptères, 1837.
C'est dans les plaies des arbres, particulièrement des aulnes et des marronniers, que l'on rencontre le Nosodcndron fasciculare, surtout vers le milieu du printemps. D'après M. de Castelnau (Ilist. nat. des Ins., t. II, 1810), leurs larves sont molles, composées de segments raboteux et garnis latéralement de poils assez roides, et elles se rencontrent également dans les arbres malades. L'Insecte parfait ne s'éloigne guère des lieux où il a pris son développement, et fait rarement usage de ses membres.
6"" GENRE. - BYRRHE. RYRRHUS. Linné, 1766.
Syslema iiaiiirac, «2" ciiiiion.
Bupp&î, cuir apprêté.
Fig. 146. — Byrrhut pilula.
Corps ovoïde, presque globuleux, légèrement convexe en dessus, ailé ou aptère, presque toujours tomenteux, quelquefois pubescent; tête petite, presque droite, un peu infléchie, à yeux eblongs ovalaires, convexes, peu proéminenis; labre court, transverse; mandibules soit dentées, soit ù extrémité bifide ou trifide; mâchoires à lobes membraneux, l'externe dépassant léger* ment l'interne; palpes maxillaires comprimés, surtout chez les mâles, à premier article très-petit, le dernier plus grand que les autres, sécuriforme chez les maies, moins sécuriforme dans les femelles; languette dilatée vers son extrémité, incisée au milieu, à lobes arrondis ou acuminés vers le bout; palpes labiaux courts, à troisième article plus fort que les autres, sécuriforme; antennes allant en s'épaisissant légèrement vers leur terminaison, de onze articles : le premier grand, cylindrique, les cinq derniers formant une massue, et le dernier large, conique; menton presque entièrement enclavé dans le prosternum, celui-ci globuleux, à extrémité antérieure dilatée; corselet court, rétréci en avant; écusson court, triangulaire; élytres un peu plus longues que larges, recouvrant entièrement l'abdomen; pieds courts, à tibias forts, dilatés, comprimés; tarses courts, un peu pubescenls en dessous, à premier article très-long, le deuxième un peu plus court que le troisième, celui-ci sensiblement lobé, le quatrième allongé, très fort.
Le genre Byrrhu», fondé en 1766 par Linné, avait été indiqué deux ans auparavant, en 1764, par Geoffroy, sous le nom de Cistela; ce dernier nom aurait donc dû prévaloir, d'après la règle de l'antériorité, mais l'on a universellement adopté le nc.n de Byrrhe, et celui de Cistèle a été appliqué à un genre d'une famille très-différente. Les Byrrhut ont été partagés en plusieurs groupes génériques et forment la famille entière des Byrrhiens, à l'exception de quelques genres qui n'y étaient pas compris. Nous indiquons la plupart des divisions démembrées de ce genre; nous nous bornerons à nommer un autre groupe qui ne nous a pas paru reposer sur des caractères bien saillants et dont
nous n'avons pu nous procurer la description, c'est celui des Macroprion («•»«'-;, grand; ivptuv, scie), Ilope (Coleopterisl' Mttttual, 1856).
Ces Insectes sont très-reconnaissables à leur forme globuleuse; lorsqu'on le saisit, l'Insecte fait le mort, rentre ses pattes et ressemble un peu, en général, à une pilule. Ce sont des Coléoptères de petite taille, plus rarement de taille moyenne; ils volent avec facilité, mais quand ils sont a terre ils marchent lentement. On les trouve sous les pierres ou sous les touffes d'herbes dans les endroits sablonneux, soit dans les champs, soit dans les bois; quelquefois même on en rencontre qui s'élèvent vers la partie supérieure des tiges des herbes des prairies.
L'étude de leurs métamorphoses a été faite; Latreille le premier, d'après M. Wandouer, en a dit quelques mots, et plus récemment Erichson, ainsi que M. Westwood, s'en sont occupés. Les larves, principalement celle du Byrrhus pilula, la seule que l'on connaisse à peu près complètement, est étroite, allongée; sa tête est grosse; les deux derniers segments du corps sont plus larges que les précédents, le premier de tous offre en dessus une grande plaque cornée. La nymphe ne présente rien de remarquable. Nous nous sommes plus étendu sur le même sujet dans nos généralités sur la famille des Byrrhiens.
On connaît environ quarante espèces de ce genre, et presque toutes sont particulières à l'Europe; toutefois l'Amérique boréale en nourrit plusieurs, telles que les Byrrhus intermedius, viridescens, troglodytes, Le Conte; Carthagène en possède une, B. Lcbasii, Dejean, et une autre (B. Australie, Dejean) a été signalée comme propre à la Nouvelle-Hollande. L'Europe comprend presque toutes les autres espèces; parmi elles nous citerons le Byrrhus pilula, Fabricius, qui est long de quatre lignes sur trois lignes de largeur; il est oblong, ovale, entièrement recouvert d'un duvet très-serré, d'un brun luisant soyeux; les élytres présentent des lignes longitudinales souvent interrompues, brun noirâtre : cette espèce, l'une des plus grandes du genre, n'est pas rare dans les environs de Paris; d'autres sont désignées sous les dénominations de B. gigas, Fabricius; murinus, Fabricius, de l'Europe centrale, et varhts, Fabricius, l'une des plus petites, car elle atteint à peine une ligue, et n'est pas rare dans presque toute la France.
7me GENRE. — CYTILE. CYT1LUS. Erichson, 1845.
Ueulsi uIjiiJs Insectcn.
Kutoç, cavité.
Labre libre; mandibules couvertes; palpes à dernier article arrondi, acuminé; antennes épaissies à massue composée de cinq articles; tarses antérieurs pouvant être cachés : postérieurs libres.
Ce genre, qui ne diffère pas très-notablement de celui des Byrrhus, ne comprend qu'une espèce, leCytilus varius, Erichson, qui a reçu successivement les dénominations de Byrrhus varius, Fabricius; B. maculatus, Herbst; B. sericeus, Stephens; Cistcla sericea, Forster; C. bicolor, Marshal; Dermestes pilula, De Géer; Cislela fusca, Marshal; Byrrhus auricomus, Duftschmidt; B. sloicus, Kugelann, etc. C'est un petit Coléoptère qui se trouve communément dans presque toutes les parties de l'Europe, n'est pas rare en France, et est d'une couleur bronzée, avec des lignes longitudinales d'un vert brillant, souvent interrompues par des taches un peu velues et alternativement noires et grises.
V" GENRE. — M0RYPI1E. MOBYPIIVS. Erichson, 1845
Deuischtands lnsccieu.
Élymologic incertaine.
Labre libre; mandibules également libres; palpes à dernier article légèrement ovalaire; antennes allant sensiblement en s'épaississant vers l'extrémité; tarses antérieurs pouvant être cachés : poslôi leurs libres.
C'est Erichson qui, en 1815, a créé le genre Moryphus, qui ne se distingue guère de celui des Byrrhus que par les caractères que nous venons d'indiquer. Ce genre ne comprend que trois espèces • 1° le Moryphus JEnau [Byrrhus), Fabricius. qui est bronzé en dessus, pubescent, grisâtre, à écusson blanc, et à élytres vaguement ponctués; 2° le M ratent (Byrrhus), Fabricius (B. punctatus, Germar, et ràger, Kugelann), et 5" le M auratus [Byrrhus), Duftscbmidt, type du genre Pedilophorus, Steffaliny. Ces trois espèces sont de petite taille, et toutes européennes.
9mt GENRE. - PÉDILOPHORE. PEDIWPHORVS. Steffaliny, 1843.
In Germar, Zeiischrilï rjeffitav, chaussure; çsjw, je porte.
Corps à peu près semi-sphérique, un peu convexe, aptère, glabre; tète droite, un peu arrondie, convexe, a yeux médiocres, latéraux, légèrement proéminents; labre petit, suborbiculaire; mandibules courtes, fortes, déniées; mâchoires à lobes membraneux; palpes maxillaires très-courts, à premier article petit, deuxième du double plus grand que le troisième, allongé, quatrième plus grand que les autres, arrondi, tronqué à l'extrémité; languette courte, large, membraneuse; palpes labiaux à dernier article presque globuleux; antennes très-courtes, à premier article grand, cylindrique, deuxième petit, globuleux, troisième allongé, mince à la base, épaissi vers l'extrémité, les trois suivants petits, arrondis, les cinq derniers comprimés, abruptement épaissis, le dernier ovalaire; pieds courts, à tibias dilates, comprimés; tarses très-courts : les antérieurs contractiles.
M. Sielïahny ne place dans ce genre qu'une seule espèce, le Pedilophorus auratus (Byrrhus), Duftscbmidt, d'Allemagne, que Germar avait reçu de Carniole, et qu'il avait décrit sous le nom de Byrrhus nitens. Depuis, M. Molschoulsky I8l">, M cm. Soc. imp. des nutur. de Moscou) a indiqué une seconde espèce, le P. rutilons, qui provient des Alpes du llamar-Dabau, au delà du bac Raical: c'est un magnilique Insecte qui surpasse un peu la taille du Byrrhus dorsalis, est un peu plus alluiigé que lui, et d'une couleur verte très-vive.
10°" GENRE. - MICROCIIÈTE. M1CBOCHJETES. Hope, 1855.
Transactions Enloraological Society of Lomlon. Mixpc;, petit; y.atTr,, chevelure.
• Corps orbkulaire, couvert de soie; antennes de onze articles, â premier article grand, deuxième un peu plus petit, les cinq premiers allant en décroissant, huitième plus large que les autres, cyaihiforme, les deux suivants lunules, le dernier grand, conique, ovalaire; labre court, Iransverse, cilié en avant; mandibules trigones, avec trois dents à l'extrémité; mâchoires avec deux lobes ciliés, palpes maxillaires de quatre articles : le premier court, le deuxième du double plus long, le troisième court, le dernier allongé, ovalaire; menton transversal; lèvre membraneuse, dilatée à la base, arrondie à l'extrémité; palpes labiaux de trois articles, courts, à dernier article égalant en longueur les deux précédents réunis; pieds courts, comprimés, contractiles; fémurs dilatés : les postérieure avec une dent obtuse vers la base.
Ce genre ne renferme qu'une seule espèce (Microclucles splmrïcus), qui habite la Nouvelle Hollande, et que M. Hope a décrite et figurée.
Fig. I — Asleraus flavoplclus.
Fie. 2. — Sti^rtwilcra vulruiulu.
Fig. 3. — Sternocera castanca.
— ChrysoJernu pisior.
Fig. h. — Pacilonola terminnlis.
l'I. il.
Hœt GENRE. - MURMID1E. MURMIDIUS. Leach, 1819.
Transactions Linuean Society.
M'jf(ir,5, fourmi; v.Bc;, aspect.
Corps ovalaire; palpes filiformes, à dernier article un peu rétréci vers son extrémité; antennes de dix articles : le premier épais, très-grand, le deuxième grand, plus étroit, et les suivants étroits, filiformes, le neuvième allongé, le dernier formant une massue abrupte, ovale; jambes comprimées, élargies vers l'extrémité, très-aiguës; tarses filiformes.
Leach place dans ce genre, qui n'est assez généralement pas adopté, une seule espèce, le Murmidius ferrugineux, qui a été trouvé vivant dans des caisses de fruits provenant de la Chine, et dans des caisses de riz. Le nom do Murmidius, précédemment employé en entomologie, pouvait être changé, ainsi que le fait observer M. E. Blanchard, en celui de Mijrmidius.
12Be GENRE - AMPHICYRTE. AMPHICYRTA. Escbscholtz, 1843.
lu Steffanuy, Zeilscbrifl von Gcrmar.
A(j.çi, des deux cotés ; mftoi, recourbé.
Corps presque rond, convexe, glabre, aptère; tête droite, marginée en avant du front, à yeux latéraux, arrondis, convexes, médiocres; antennes insérées au-dessous des yeux, égalant en longueur la moitié du corps, filiformes, à premier article ovalaire, très-épais, les autres grêles, le deuxième plus court que les autres, le troisième plus long, les septième à dixième presque égaux, le onzième uu peu plus long, arrondi; mandibules à deux pointes à l'extrémité; palpes maxillaires très-longs, à dernier article sécuriforme; corselet un peu plus étroit que la base des élytres, rétréci en avant, marginé de toute part, bisinué légèrement à la base; écusson oblong-triangulaire; élytres amples, convexes; abdomen ayant cinq segments inférieurs : les deux premiers réunis, les autres libres; pieds très-grêles; tibias non dilatés; tarses à premier article plus long que le deuxième, troisième court, quatrième plus petit que les autres, cinquième très-fort.
C'est à tort que Dejean. dans son Catalogue, avait placé ce genre entre les Chrysomelina et les Colospis; M. Steffahny a démontré que, par l'ensemble de ses caractères, surtout par le nombre des articles de ses tarses, ainsi que par ses mœurs, il devait, comme le genre Oomorphus, être rangé dans la famille des Bynhicns. On n'en connaît que deux espèces, les Amplticijrta dentipes et chrysomelina, Eschscholtz, propres à l'Amérique.
13"" GENRE. - 00M0RPHE. OOMORPHUS. Curtis, 1829.
Bril sch Eniomology.
fiov, œuf; u.-sV'j for™0-
Antennes composées d'articles allant en grossissant de plus en plus vers l'extrémité; tarses élargis fortement, et aplatis, à quatrième article bifide, recevant le cinquième dans l'échancrure profonde que forment ses deux lobes.
Ce genre, qui n'est pas admis par tous les auteurs, a pour type Y Oomorphus concolor (Bijrrhus), Sturm, propre au centre de la France et à l'Allemagne; et il doit comprendre aussi, comme le fait observer M. Brullé, le Bijrrhus sloïeus d'Olhon Fabricius. Par sa disposition générale en forme d'oeuf, il se distingue facilement des Ryrrhes, qui sont plus arrondis. M. Ueer (Faunu Coleopterorum Ilclvetica) fait remarquer que ce genre doit être placé dans une toute autre famille que celle des Byrrbiens, mais il ne dit pas dans laquelle.
DEUXIÈME TRIBU
TIMOSCIDES. THROSCIDES. Nobis, 1851.
Corps un peu allongé; antennes terminées par une massue, et reçues dans des sillons du corselet; chaperon rétréci en avant; tarses privés de lames à leur surface inférieure.
C£tte tribu renferme des Insectes, et principalement le genre Tltroscus, dont la place, dans la série des Coléoptères, n'est pas déterminée d'une manière positive; quelques auteurs les rangent dans la division des Eucnémieiis, d'autres les rapprochent des Byrrhiens, et en font une petite famille distincte, sous le nom de Throsci; enfin quelques entomologistes, et nous suivrons cet exemple, les réunissent aux Byrrhiens eux-mêmes.
Les genres formés dans cette tribu sont peu nombreux, et ont assez peu d'analogie entre eux; ce sont ceux des Chclouarium, Latreille, fondé en 180I; Tliroscus, du même auteur (1829); Centhocents, Shuppel (1824); Tlwriclus, Germar (1834); et Mijrmccobius, H. Lucas (1848).
i" GENRE. — MYRMÉCOBIE. MYRMECOBIUS. H. Lucas, 1848.
Entomologie de l'expédition scientifique d'Algérie. M'jffir,!;, fourmi; ëtoo, je vis.
Tête plus large que longue, recourbée en avant; chaperon arrondi; antennes courtes, aussi longues que la tête, de onze articles : le premier étroit, allongé, les trois suivants très-courts, les cinquième à neuvième courts, très-larges, le dixième plus étroit, le dernier plus court et terminé en pointe arrondie à son extrémité; mandibules robustes; mâchoires membraneuses, avancées, garnies de ciis roides; palpes maxillaires de trois articles; menton plus large que long; palpes labiaux composés de trois articles; corselet plus large que long, convexe, à angles postérieurs presque rectangulaires; écusson triangulaire, en partie caché; clylres très-courts, convexes, moins larges que le corselet, allant en se rétrécissant jusqu'à leur extrémité, où ils sont arrondis; pattes courtes, très-rapprochées à leur naissance; fémurs larges, comprimés; tibias droits, légèrement aplatis; tarses à articles cylindriques : les premiers assez longs, et les suivants diminuant de longueur graduellement.
Le genre Mijrmccobius doit, suivant M. 11. Lucas, être probablement placé auprès de celui des Tlwriclus; il ne comprend qu'une seule espèce, le D. agilu, 11. Lucas, qui a été trouvé en Algérie, au bord de lacs qui se trouvent dans les environs de La Galle. Cet Insecte est très-agile, et semble se trouver constamment dans les fourmilières, particulièrement dans celles de la Myrmica testaceopilosa.
2me GENRE. — TIIORICTE. TIIOMCTUS. Germar, 1834.
Revue enlomologiquc de Silbcnnaiin, I. II. ewpr,y.Tr,;, cuirassé.
Tête ronde, courbée en avant, s1 emboîtant dans le corselet; chaperon un peu émarginé en avant; yeux non visibles; palpes petits, filiformes, à derniers articles cylindriques; antennes courtes, insérées dans deux petites entailles au bord antérieur de la tétc, de neuf articles : les deux premiers très-épais, les suivants cylindriques, très-serrés, allant en grossissant jusqu'au dernier, qui est renflé; palpes petits, filiformes, à derniers articles cylindriques; corselet beaucoup plus large cfue long,
Fig. 1. — Chrrsochroa lepida.
Fig. '.'. — Ccecului Sibir'i
Fig. A. — Vupresth giganlca.
Fig. ♦. — Zcm'uia cuprieollil.
Fig. 5. — Clirysochroa ocellata.
arrondi sur les côtés, tronqué en arrière; écusson non visible; élytres courts, pas plus longs que le corselet, très-convexes; pattes de médiocre longueur; cuisses un peu renflées; tarses grêles, à quatre premiers articles presque carrés.
Le genre Tlwrictus, placé antérieurement a côté des Cryptophagus dans la division des Engidcs, doit être rapproché des Throscus; on y réunit, comme simples espèces, les types des deux genres Xylonotrogus (ÇuXst, bois; rju-yu, je ronge), créés par M. Motschoulsky, en 1859, dans les Bulletins de la Société impériale des Naturalistes de Moscou, et Platydcrus (-).xTe;, large; £eçïi, col), indiqué par Dejean dans le Catalogue des Coléoptères de sa collection publié en 1837.
Les Thorictes, que l'on rencontre en général datis le bois, sont peu nombreux en espèces et semblent se trouver exclusivement dans les parties septentrionales de l'Afrique, en Orient et dans la Russie méridionale. Le type est le Thoricius castaneus, Germar, de la Nubie; parmi les autres espèces, qui sont assez peu nombreuses, nous citerons seulement les T. Mauritanicus et puncticollis, II. Lucas, de l'Algérie; le T. grandicollis, Germar, d'Orient, qui doit être très-probablement la même chose que le Xylonotrogus laticollis, Motschoulsky, et le T. loricalus, d'Egypte, type et espèce unique du genre nominal des Platyderus, Dejean.
3ne GENRE. - CEUTHOCÈRE. CEUTHOCERUS. Shuppel, 1824.
Germar. Synopsis Inscclorum.
KeuOo), je cache; «f«îi corne.
Corps presque carré; tête aplatie; mandibules non saillantes; antennes coudées, avec l'article basilaire, épais, en massue, les suivants grêles : la massue antennaire presque globuleuse, serrée; corselet transversal; écusson petit, triangulaire; élytres bombés, presque parallèles, couvrant l'abdomen; pattes à jambes dilatées à l'extrémité; tarses grêles.
Ce genre ne comprend qu'une seule espèce, le Ceuthocerus advena, Germar, qui est long d'une ligne, testacé, brillant, finement ponctué, ayant les élytres avec des stries de petits points enfoncés, arrondies à l'extrémité. Cet Insecte, trouvé dans le riz, est très-rare, et a été pris dans le midi de la France. Quelques auteurs le rangent dans la tribu des Ryrrhides.
4m« GENRE. - THROSQUE. THROSCUS. Latreille, 1829.
Règne animal de G. Cuvier.
Palpes en massue, à dernier article sécuriforme; antennes de onze articles . l;s deux premiers plus grands que les autres, ceux-ci, jusqu'au huitième inclusivement, granuleux, les trois derniers grands, dilatés au côté interne, se logeant dans une cavité latérale inférieure du corselet; mandibules pointues; corselet presque trapézoïdal; écusson transversal, petit; élytres allongés, étroits; paltes courtes, contractiles; tarses grêles, à avant-dernier article sécuriforme.
Le genre Throsque avait pendant longtemps été, et a été, par Linné et Fabricius, réuni aux Etaler, avec lesquels il y a quelques rapports de forme; il correspond aussi au groupe générique des Triagus (rpiÇc;, triple; a-ju, je scie), Kugelann.
On l'a placé aussi avec les Eucméniens; on n'en connaît que trois espèces, qui toutes sont propres à l'Europe. Nous citerons parmi elles les Throscus dermestoides (Elater), Linné, qui a reçu d'Olivier la dénomination spécifique de clavicornis, et de Fabricius celle A'adstriclor, qui a été généralement adoptée en France, et qui n'est pas rare aux environs de Paris, et les T. elalcroidcs et pusillus. Ileer, tous deux propres à la Suisse.
C'est auprès de ce genre que Dejean (1857, Calai. Colcopl.) range son genre llijporhagus, dont on n'a pas donné la caractéristique, et dans lequel on range huit espèces propres à l'Amérique et aux Indes orientales, et dont une, 17/. iroralus, aurait, d'après Dejean, servi de type a M. Klug pour la création de son genre Monomma.
5M GENRE. — ClIÉLONARIE. ÇHELONARIUM. Fabricius, 1801.
Systema Elcuilicratoruiu.
Xauvapicv. petite torlue.
Corps ovoïde; tête presque cachée; antennes de sept articles : les deuxième et troisième trèsgrands, anguleux : les quatre derniers très-petits, presque cylindriques, et les deux derniers un peu plus gros; palpes égaux, à dernier article sécuriforme; mandibules très-petites, aiguës; corselet semi-circulaire; élytres ovales, embrassant l'abdomen, dilatés à la base; pattes courtes, comprimées; jambes étroites, les antérieures plus larges que les autres; tarses courts, spongieux en dessous, à dernier article allongé, conique.
Le genre Çhelonarium, que nous ne plaçons qu'avec doute dans cette tribu, offre quelques rapports de forme avec les Byrrhidet, et quelques-uns des caractères des Throscus. On y place une dizaine d'espèces propres à l'Amérique du Sud Comme types, nous indiquerons les Çhelonarium atrum, Fabricius; hœmurreum, Perty, et punclalum, Scliœnherr