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DOUZIÈME FAMILLE

BYRRHIENS. BYRRHI1. Latreille, 1829.

Ri'sno animal de G. Carier.

Les principaux caractères des Byrrhiens sont de présenter presque constamment un corps court et bombé, quoique, dans certaines espèces, il soit un peu plus allongé que dans d'autres; les pieds sont parfaitement contractiles, les jambes pouvant se replier sur les cuisses, et les tarses sur les jambes, de sorte que l'Insecte semble, lorsque ces organes sont contractés et appliqués sur le dessous du corps, être absolument sans pattes et inanimés; les jambes sont habituellement larges et comprimées.

Chez les Byrrhiens, le corps est épais, contracté, plus ou moins arrondi ou ovalairc, convexe eu gibbeux, immarginé ou marginé, quelquefois ailé, d'autres fois aptère, presque toujours squam^uxtomenteux, ou souvent couvert d'une fine pubescence, avec quelques poils roides, droits. En dessous, le corps présente, de chaque cô^é, et antérieurement, une cavité assez grande dans laquelle sont logés les quatre pieds antérieurs, tandis qu'un pli, bien marqué et inférieuremenl placé, est destiné à recevoir les pieds de derrière. La tète est insérée au corselet, ou presque perpendiculairement, ou en ligne droite; elle est petite, arrondie, plus ou moins convexe. Le labre est libre, corné, court, transverse ou orbiculaire Les yeux sont latéraux, distants, oblongs-arrondis, un peu proéminents. Les mandibules sont cornées, courtes, fortes, denticulées à l'extrémité, sinuées profondément vers leur milieu. Les mâchoires sont courtes, transverses, à tige cornée, et avec deux lobes membraneux distincts : le lobe extérieur attaché à l'extrémité de la tige, court, semi-circulaire à son bord externe, sinué au bord interne, et avec quelques poils, et le lobe interne inséré sur le bord interne de la tige : il est étroit, presque égal à l'externe, cilié intérieurement. Le menton est coriace, trapézoïdal, à base, à extrémité et à côtés émarginés, et avec tous les angles aigus. La languette est distincte, courte, large. Les paraglosses n'existent pas. Les palpes maxillaires sont insérés auprès de l'extrémité du lobe externe des mâchoires; ils ont quatre articles, presque toujours comprimés dans les mâles: ù premier article petit, deuxième et troisième plus grands, et quatrième plus grand et plus épais que tous les autres. Les palpes labiaux sont Inarticulés, à premier article très-petit, le troisième toujours le plus fort. Les antennes sont distantes, latérales, attachées, sur le front, entre la base des mandibules et la marge interne des yeux; elles sont courtes, plus longues que la tête toutefois, mais plus courtes que celle-ci réunie au corselet; elles sont placées dans une fossette sternale particulière; généralement composées de onze articles, quoique, dans quelques genres, que nous réunissons à celte famille, tel que celui des Tluoscus, le nombre des articles varie un peu; ces antennes sont plus ou moins comprimées : les derniers articles abruptement épaissis, les cinq ou trois derniers formant une massue très-distincte, et le dernier constamment plus grand que les autres, à extrémité arrondie. Corselet court en dessus, transverse, rétréci en avant, à angles plus ou moins proéminents : les antérieurs infléchis. Prosternum généralement court. Écusson distinct, petit, triangulaire. Élytres entiers, couvrant entièrement l'abdomen, plus ou moins arrondis postérieurement : dans quelques-uns, moins convexes, et plus allongés. Les ailes, quand elles existent, sont transversalement pliées par le milieu. Les pieds sont assez forts, assez développés, contractiles, tous d'égale longueur : les antérieurs rapprochés, les intermédiaires et les postérieurs distants. Les quatre cuisses antérieures sont libres : les postérieures fixées, transverscs. Les fémurs sont profondément canaliculés dans le sens de leur longueur pour pouvoir recevoir les tibias. Ceux-ci, à leur tour sont fortement creusés vers le côté externe et longitudinalement, afin de pouvoir loger les tarses. Ces derniers organes sont courts ou allongés, ayant tous cinq articles : le premier long,

le deuxième et le troisième plus courts, plus larges, comprimés; le troisième portant quelquefois un lobe membraneux; le quatrième petit, et le cinquième allongé. Les crochets tarsiens sont toujours binaires, égaux, simples. Tel est l'ensemble des caractères de la grande majorité de Byrrhiens; toutefois, nous devons faire observer que les deux tribus des Throseides et Lissomides, que nous y avons ajoutés, et qui, quelquefois, ont. été placés auprès des Eucnenàt et des Etaler, présentent quelques particularités qui en diffèrent, et dont nous parlerons en faisant l'histoire des genres.

On a pu voir que les Byrrhiens ont beaucoup de rapports avec les Dermestiens, et qu'ils ne s'en distinguent guère que par leur forme encore plus arrondie, et surtout par leurs jambes toutes contractiles; de cette similitude de caractères, il est résulté que l'on n'a quelquefois pas su, d'une manière certaine, a laquelle des deux familles appartenaient certains groupes génériques. Nous citerons particulièrement les genres Aspidiphorux, Ti inodes, Linuiicluts, etc., qui ont été successivement ballottes de la famille des Dermestiens dans celle des Byrrhiens, ou réciproquement, et ce n'est qu'avec doute qu'on les range plutôt dans l'une que dans l'autre.

L histoire des métamorphoses de ces Insectes, commencée par Latreille et par M. Westwood, a été complétée, au moins pour une espèce, le Bijrrlius pilitta, par Erichson [Archiv. Bapd, I, page 101). Dans la larve de ce Coléoptère, la tète est perpendiculaire, cornée, abouche dirigée inféricurement; il y a deux ocelles placées de chaque côté, et qui sont arrondies, presque égales, et placées vers la base des mandibules. Les antennes sont très-courtes, de deux articles seulement, attachées au-dessus de la base des mandibules, cachées dans une petite cavité semi-circulaire. Le clypeus est court, avec une impression distincte sur le front. Le labre est petit, transverse, quadrangulaire, corné. Les mandibules sont fortes, sublriangulaires, plus convexes antérieurement, excavées légèrement en arrière. Les mâchoires, insérées au-dessous des mandibules, ont une tige épaisse, cylindrique. Les palpes maxillaires sont courts, de quatre articles. La lèvre est à menton carré. Les palpes labiaux sont courts, Inarticulés. La languette manque tout à fait. Les pieds sont courts, à cuisses fortes, sublriangulaires; les crochets et les fémurs presque égaux; les tibias plus courts et plus grêles; les i il ses très-courts, avec un ongle simple. Les segments du corps sont au nombre de douze, sur lesquels il y en a neuf abdominaux; ils sont charnus, un peu semi-circulaires en dessus : le premier segment est plus grand et plus épais que les autres; il est un peu corné, tandis que tous les autres sont coriaces. Les deux derniers segments sont plus grands que les autres, recourbés un peu inféricurement. Il y a neuf paires de stigmates. La nymphe ne présente rien de particulier. Les larves se rencontrent, comme les Insectes parfaits, soit dans les endroits arénacés, soit sous les mousses et les herbes, dans les endroits humides; mais elles semblent rares, et sont, tout au moins., très-difficiles à trouver.

Les Byrrhiens se trouvent dans les champs sablonneux, sous les pierres, sous les feuilles tombées des arbres; ils se trouvent aussi attachés aux r eines ou bien dessous les mousses; parfois on les prend même dans les chemins et sur les routes.

C'est toujours dans des lieux obscurs et cachés qu'ils se réfugient pendant le jour, et ce n'est guère que la nuit qu'ils se melli m a marcher; car ceux qui ont des ailes se servent très-peu de ces organes, quoiqu'ils leur permettent de voler rapidement. On les rencontre presque toujours isolés, et ils sont loin de vivre en société, comme d'autres groupes de Coléoptères. Quand on les saisit, ou qu'ils courent quelque danger, ils rentrent entièrement leurs pattes et leurs antennes dans les cavités disposées pour cela; et ils ne se présentent plus que comme une petite masse hémisphérique. C'est le moyen qu'ils emploient pour se soustraire aux attaques des petits Insectes carnassiers; car, dans cet étal de défense, ils ne présentent aucune partie apparente qui puisse aider leurs ennemis i les dévorer. Dans un genre, celui des l\osodendron, ces Insectes vivent et se développent dans les plaies de certains arbres. Ils ne semblent pas carnassiers comme les Dermestiens, et doivent avoir un régime végétal; mais on ne connaît pas leurs mœurs assez complètement pour pouvoir I affirmer. Les Byrrhiens sont généralement de petite taille, et ce n'est que par cxccpiion qu'ils ont une taille moyenne. Leur système de enluniihm i i . 'i brillant; les couleurs principales qu'ils offrent sont le noir, le brun et le vert plus ou moins foncé, et parfois on remarque aussi quelques reflets métalliques. En outre, leur corps est assez habituellement couvert d'un duvet plus ou moins epais, qui leur donne un aspect tûmenteux.

Ae

I ,. |, ptosima amabilis.

pig, ■>. — Sligmodera. Klugii.

pig :j. — Buprett'u oereata.

I i . t | ., , odera eruenla.

I j«, .,. Buprestu Javanlca,

l'I. ÎO.

Ces Coléoptères ne sont pas répandus sur toute la surface de la terre, et semblent se plaire exclusivement dans les climats tempérés. L'Europe comprend la plupart des espèces connues; quelquesunes habitent le nord de l'Amérique, niais n'y paraissent pas très-nombreuses; enfin, on en a signalé un très-petit nombre dans l'Afrique, dans l'Asie, et même dans l'Océanie. Certaines espèces, comme les Byrrhus pilula, dorsalis, varias, marinas, se trouvent clans toute l'Europe, et, en même temps, le B. dorsalis habite l'Asie, et le B. varias, l'Amérique. On n'en connaît pas plus de deux cents espèces, qui sont comprises dans une vingtaine de genres.

La dénomination linnéenne de Byrrhus vient du mot grec ftoppoCi qui rappelle un cuir apprêté, une peau déjà travaillée : ce nom, fort peu en rapport avec leur genre de vie, aurait droit de surprendre, si l'on ne savait comment ils l'ont reçu. Geoffroy avait établi, sous le nom de Cislela et sous celui à'Anthrenus, deux genres d'Insectes que Linné réunit en un seul, celui des Byrrhus; et, en lui assignant celle dénomination, nul doule que le naturaliste suédois eût bien plutôt en vue les Antlii'ènes que les Cistèles; en effet, les premiers vivent aux dépens des peaux d'animaux conservées, tandis que les derniers, auxquels est resté depuis le nom de Byrrhe, ne leur causent jamais aucun dommage.

•D'après ce que nous venons de dire, c'est à Linné à qui l'on doit la création du genre Byrrhus; mais c'est véritablement Fabricius qui, en en séparant les Antlirenus, a fondé réellement le type représentant la famille qui nous occupe. Latreille, le premier {Règne animal et Familles naturelles), lit du genre Biprlius une tribu distincte de ces Clavicornes, et il y créa un genre particulier, celui des Xosodendron. Depuis il fut successivement indiqué plusieurs groupes aux dépens du genre principal, ainsi que nous le dirons bientôt. Dans ces derniers temps surtout, le nombre en a été assez considérablement augmenté. M. Steffahny, dans un Mémoire intitulé Tentâmen monograpliiw generis Bijrrhi, inséré dans le tome IV des Zeitschrift fur die Entomologie von Germar, 1845, donne une révision à peu près complète des genres et des espèces de cette famille, et fait connaître deux genres particuliers, ceux des Pedilophorus et Amphicyrta, ce dernier qu'EschschoItz s'était borné à nommer. Erichson, dans son Naturgeschichte der Insecten Deutschlands, 1 845, a, de son côté, aussi donné la description de trois genres nouveaux, ceux des Curimus, Cytilus, IHor-iphus. Outre ces travaux, d'autres genres, que nous étudierons, ont été créés par Leaeh, Curlis, Ziegler, Marshal et par H. Hope.

Aux genres que nous venons de nommer, et à quelques autres dont nous n'avons pas parlé, nous avons joint des groupes génériques qui viennent se ranger auprès des Throscus et des Lissomus; ces derniers Insectes, qui, dans les ouvrages des classilicateurs modernes, sont souvent regardés comme les types de deux divisions voisines des Eucnémides, et appartenant à la famille des Sternoxes, de Latreille, nous ont paru, et en cela nous ne ferons guère que suivre l'exemple de Dejean, devoir plulôt être rapprochés des Byrrhus, et entrer dans la même famille.

Les Byrrhus, IS'osodendron, et tous les genres qui en sont démembrés, constitueront une première tribu, sous le nom de Byrimiides.

Les Throscus, genre fondé par Latreille en 1829, et avec eux les Chelonarium, Ceutocerus, Thoriclus et Mijrmecobius, formeront une deuxième tribu, celle des Thboscides.

Enfin les Lissomus, genre singulier que Dalmann a fait connaître en 1824, dans ses Ephémérides entomologiques, sera le seul type de la troisième et dernière tribu, celle des Lissomides.

PREMIÈRE TRIBU

BYRRUIDES. BÏRRHIDES. Nobis, 1831.

Corps assez court, bombé; pattes tout à fait contractiles; jambes larges, comprimées; tarses se repliant sous les jambes.

Les Byrrhides comprennent les groupes véritablement typiques de la famille. On y a formé une quinzaine de genres, mais nous n'avons pas cru devoir les adopter tous.

Le genre principal de celle famille, celui des Biirrhits, a été créé par Linné, en 1766, et correspond en pariie a celui des Cistela, de Geoffroy, fonde en 1 70 i. Lalreille a ensuite formé le genre Nosodendron, en 1807; puis Leach (1819) celui des Murmidius, et Curtis (1829) celui des Oomorpluis. qui sont assez peu connus. Quant aux autres groupes, presque tous démembrés du genre Dyrrhe. ils sont dus a MarsJial, dans un ouvrage de Curtis (1829), pour celui des Simploctiria; à Kirby (1828) pour celui des Cliœtoplwra, qui correspond au groupe des Syncalypla, lhllwyn, 18Ô0; A M. Hope (1854) pour celui des Microcliœtcs (1856); à Ziegler (1821) pour celui des Limnicltus; à M. Steffaliny (1845) pour ceux des Pedilopliorus el Ampkicyrta: ce dernier d'après Eschscliollz; enfui à Ericlison (1845) pour ceux des Ciuimus, Cytilus et Moryplius.

1" GENRE. - LIMNIQUE. LIMNICHUS. Ziegler, 1821.

In Drjcau, Catalogue des Coléoptères, lrc édition. Atu.vn, étang; ixiiuu> ]e recherche.

Tète très-légèrement avancée; palpes labiaux très-petits : le dernier article des maxillaires plus grand que les précédents, ovoïde; antennes de onze articles, grossissant insensiblement, terminées par un article ovoïde, plus grand : elles sont grenues, et se logent dans les angles antérieurs du corselet; celui-ci transversal, arrondi latéralement, peu rétréci en avant; ély très ovales; pattes fortes, courtes; tarses courts.

Ce genre, formé aux dépens des Byrrbes, ne comprend qu'un petit nombre d'espèces, toutes européennes, de petite taille, et dont le type est le Limniclius serheus, Duftsclimidt (Byrrlius pijijvueus, Slurm), qui semble particulier a l'Allemagne.

C'est à côté de ce genre que quelques entomologistes placent le groupe des Aspidiphorus, Lalreille, que nous avons, à l'exemple de certains auteurs, rangé dans la famille des Dermestiens : nous avons également mis dans la même famille le genre TrinoUcs, Megerlc, qu'on place quelquefois auprès des Byrrlius.

2at GENRE. — SIMPLOCARIE. SIMPLOCABIA Marchai, 1829.

la Curtis, linii h Enioniolog) .

Étymologie incertaine.

Corps ovalairc, convexe; tète peu profondément enfoncée dans le corselet; palpes maxillaires à dernier article arrondi, acuminé à son extrémité; mandibules rétractiles; languette bifide; antennes à cinq derniers articles brusquement épaissis; prosternum presque carré; corselet légèrement excavé en dessous; tibias antérieurs presque cylindriques : les postérieurs comprimés; tarses allongés, presque de la longueur des tibias, un peu rétractiles.

Ce genre ne comprend qu'un nombre assez restreint d'espèces, et toulcs sont européennes : le type, le S. lemulriata, Fabricius [picipes, Olivier), qui n'est pas rare aux environs de Paris, et ('■tait antérieurement placé dans le genre Byrrlius. Parmi les autres espèces, nous citerons les S. mctallira, Siurm, et maculosa, Hurler, propres à la Suisse, et acuminata, Ericlison, particuliers aux Alpes autrichiennes!

5°" GENRE. — CHÉTOPIIORE. CH.ETOPHORA. Kirby, 1828.

IuiroJ. lo Entomology.

Xaim, soie; çcpc;, porteur.

Corps fortement ovalaire; tète placée dans le corselet presque perpendiculairement; palpes maxillaires à dernier article fusiforme, à extrémité acuminée; mandibules rétractiles; languette bifide; antennes à articles troisième à huitième petits, globuleux, les trois derniers brusquement épaissis, formant une massue solide, brièvement ovalaire; corselet excavé profondément en dessous; prosternum un peu triangulaire; tibias dilatés et fortement comprimés, excavés longiludinalement en dessus; tarses très-courts, rétractiles, n'ayant pas la moitié de la longueur des tibias.

Ce genre, formé aux dépens des Byrrlius, correspond à celui des Syncalypta (ouv, des deux c&tés; uAuimt, couvert), Dillwyn (in Stephens, Ilhtstr. Brïlisli Entomology, 1830), nom généralement adopté, surtout par les entomologistes allemands, mais que nous avons cru devoir rejeter, puisque celui de Clurtophorus avait l'antériorité sur lui. C'est principalement par la massue des antennes, très-serrée et composée de trois articles au plus, que les Chétophores diffèrent des Byrrhes ; ils se trouvent comme eux dans les sables. On n'y range qu'un nombre assez peu considérable d'espèces qui se rencontrent généralement en Europe et qui sont de petite taille. Le type est le Cliœloplwra spinosa, Rossi (Syncalypta arcnaria, Slurm; pusilla, Sturm; cretifera, Spix), qui se trouve assez communément en Allemagne. Parmi les autres espèces, nous indiquerons encore le C. paleata, Erichson d'Autriche, et le striato-punctatus, Dejean, provenant d'Espagne.

4«" GENRE. - CURIME. CURIMUS. Erichson, 1845.

Deuischlands Insecten.

Ko'jjiiic;, chevelu.

Labre libre; mandibules et yeux couverts; antennes allant sensiblement en s'épaississant vers leur extrémité; tous les tarses pouvant être cachés.

Le genre Curimus a été créé en 1845 par Erichson et ne diffère de celui des Byrrlius que par les caractères différentiels que nous venons d'indiquer, et qui n'ont que peu de valeur; aussi ne l'aurions-nous pas adopté s'il ne l'était généralement aujourd'hui. Les Curimes ne comprennent qu'un nombre très-restreinl d'espèces, toutes européennes et d'assez petite taille. Comme types, nous citerons les Curimus erinaceus (Byrrlius), Duftschmidt (Byrrlius lariensis, Steffahny); laricnsis (Byrrlius), Villa, et hispidus, Erichson, qui tous habitent l'Allemagne.

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