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I. anatomie interne de ces Insectes n'est pas connue

De Géer, en 1781 [Mém. pour servir h l'histoire des Ins., 1. 1), fit connaître la première espèce de ce genre, le Trichopleryx atomaria, qu'il rangeait dans le genre Dermestes. Lermine (Actes de

Krg. I. — .4/ialura octosp'dota.

Fig. 2. — Buprestis dentivennis*

Kig. 3. — Stigptotkra graium.

Kig. \. — Oolba fasctnta.

Un 5. — Acunthn octopunctatat

ta Soc. d'Htst. nat. de Paris, 1792) en décrivit deux autres. Puis vinrent ensuite Ilerbst (Kcef., V, 1793), Ljungle (in Weber, 1804), Gyllenball (Ituect. Suecica Coleoptera, 1, 1808), Kirby (in Spence intr. entomology, III, 1808), Marsham (Coleopt. Brit. 1822), Curtis (Guide lnu.tr. 1829), Waterhouse (in Stephcns Ilhutr. Brit. Bntom., 1850), MM. Aube (An. Soc. cnt. Fr., 1833), Newmann (Entom. Mag., 1855), Comolle (de Coleopt. novis, 1857), Waltl (/tu, IV, 1858), Guérin-Mèneville (Revue zool., 1839), Heer (Fauna Coleopt. Helvetica, 1841), qui donnèrent la caractéristique de nouvelles espèces et qui créèrent les quatre genres Trickopteryx, Piilium, Anisarthria et Sphœriux V.n 1844, M. Allibert (Revue xoologique) donna les phrases diagnostiques de plus de quarante espèces de Trichoptérygiens qu'il avait été à même d'étudier. Eriehson, en mai 1845 (Naturg. der Insccttn Dcutsclilands), indique les espèces allemandes de cette famille, à laquelle il assigne le nom de Triclwptcryqia, et il donne d'une manière positive la caractéristique des cinq genres Trichoptenjx, Ptilium, Ptenidium, Nossidium et Spliarius. La même année, au mois d'août, M. Gillmeister (Trichopterygiorum Monographia) fait connaître toutes les espèces de ce genre, décrit une larve, niais malheureusement passe sous silence les travaux de M. Allibert. En 1845 encore, M. Motschoulsky t Rull. de la Soc. des nat. de Moscou) décrit des espèces propres à la Russie, et créo le genre Ptinclla. H. Mœklin (Coleopt. MyrmecophUa Fennica, 184G) donne la caractéristique d'un nouveau Ptilium. M. Ed. Perris (Ann. Soc. cnt. de France) avait, en 184G, étudié les métamorphoses d'une espèce de Trichopleryx. Enfin en 1847, dans un travail publié dans la Revue zoologique et intitulé : Note historique sur la famille des Trichoptérygiens, avec le catalogue et la synonymie des espèces publiées jusqu'en 1847, M. Allibert a cherché à résumer toutes les observalions de ses devanciers, ainsi que celles qu'il avait été à même de recueillir. C'est ce mémoire qui nous sert de guide dans notre ouvrage; nous regrettons seulement que M. Allibert n'ait pas pu en= core publier la monographie complète des Trichoptérygiens qu'il se proposait d'insérer dans le Spccies des Coléoptères de M. Guérin-Méneville, car, sans nul doute, nous aurions pu y trouver des remarques importantes.

Les Trichoptérygiens offrent quelques rapports avec les familles que nous avons précédemment passées en revue, et ils en présentent également beaucoup avec la suivante, celle des Cryptopha giens (1).

On connaît une centaine d'espèces d'Insectes de cette famille; presque toutes appartiennent à l'Europe; à peine si on en a signalé quatre ou cinq comme habitant le nord de l'Asie, l'Amérique et l'Afrique. Le nombre des genres qu'on y admet est très-restreint, car on n'en a pas créé plus de sept, sur lesquels deux ou trois devront même être probablement supprimés comme formant double emploi. Malgré cela, des caractères importants nous ont engagé, à l'exemple d'Erichson, d'y admettre deux divisions : celles des Tricliopierytes et des Spliœriles.

(1) Lalreille réunissait tous les Trichoptérygiens sous le nom générique de Ptilium, et il les plaçait dans la famille des Clavicorncs; il en rapprochait beaucoup les Bngis ou Dacne, que, d'après l'ensemble de leurs caractères, nous avons cru devoir en éloigner pour ne pas rompre l'affinité qu ils ont avec les Érolylcs. Si nous avions suivi rigoureusement l'ordro indiqué par les entomologistes allemands, nous aurions dû placer auprès des Trichoptérygiens les familles des Anisotomides et des Phalacrides, mais nous ne l'avons pas fait, parce que nous cherchons, autant que possible, tout en adoptant h grande majorité des familles créées depuis quelques années! à ne pas détruire complètement les principales divisions do Latreille. C'est ainsi, à un petit nombre d'exceptions près, que nous indiquerons tous les Coléoptères désignés autrefois sous le nom de Pcntanièrcs, avant de passer à d'autres grands groupes, et que nous agirons de même pour ccui-ci. Nous ne nous dissimulons pas qu'en adoptant celte marche, l'ordre véritablement naturel sera peut-être quelquefois rompu; mais cet inconvénient, auquel nous remédierons par un tableau méthodique que nous donnerons à la lin de notre ouvrage, nous permettra de conserver à peu près entièrement, sinon dans la forme au moins dans le fond, un arrangement consacré par un long usage, surtout en France.

Jiieiutcxe OV9UICU/I

nUCHOPTËRYTES. TitiaiorTEnïTES Nobis, 1851

Mâchoires a deux lobes distincts; antennes capillaires, à trois derniers articles épaissis; cuisses intermédiaires distinctes; abdomen composé de cinq ou de sept segments.

Celte division, qu'Erichson désignait sous le nom de Ptilimt, lleer, ne comprend que cinq genres, ceux des Trichopteryx, Plilium, Ptimrftum, Nossidium et Anisartliria, encore ce dernier n'est-il pas admis par tous les auteurs.

1" GENRE. - TRICHOPTERYX. TRICHOPTERYX. Kirby, 1826.

Introduction lo ilie Entomologjr.

Qp.l, "f7.':> poil; wiepuÇ, aile.

Fij, 148. — Trichopteryx atomaria

Mésoslernum caréné; écusson très-grand; cuisses postérieures laminées; abdomen composé de sept segments.

Ce genre, créé en 182G par Kirby, cl formé aux dépens des Plilium, ne diffère réellement des autres groupes de la même division que parles caractères différentiels que nous avons indiqués.

Les Insectes qui entrent dans le genre Trichopteryx sont de très-petite taille, presque microscopiques, et, cependant, ils ont été, ainsi que nous l'avons dit dans nos généralités sur la famille des Trycboptérigiens, le sujet de travaux d'un grand nombre, de naturalistes, principalement résumés dans la note publiée, en 1847, par M. Allibert, dans la Revue zoolugiqtte de M. Guérin-Méneville. On les rencontre sous les feuilles tombées des arbres, sous les écorces, dans les matières végétales en putréfaction, etc. L'histoire de leurs métamorphoses a été faite avec soin par MM. Ed. Perris etGillmeister. Lepremiera décrit la larve et la nymphe du Trichopteryx inlermedia, Gillmeisler, et le second les trois états, ainsi que les œufs, du T. limbata, lleer; mais; ainsi que le fait remarquer M. Allibert, ces dernières observations ne sont peut-être pas bien authentiques, et l'Insecte que M. Gillmcister décrit comme un Trichopteryx n'est peut-être pas autre chose qu'une petite espèce de Staphyliniens. Nous nous en sommes occupé ailleurs, et nous n'y reviendrons pas maintenant.

On connaît près de quarante espèces de Trichopteryx, presque toutes européennes, et il n'y a pas de doute qu'on en décrira un beaucoup plus grand nombre prochainement si l'on continue à s'en occuper avec autant de soin qu'on le fait depuis plusieurs années, et si, ainsi que cela a lieu maintenant, on ne néglige plus la recherche des petites espèces, qui nous présentent souvent de si singuliers caractères.

Pour M. Motschoulsky, le genre Trichopteryx, tel que nous le comprenons avec M. Allibert, a recule nom de Plilium. Kirby l'avait désigné, précédemment, sous la dénomination de Phijchoplerijx. Plusieurs subdivisions ont été formées dans ce genre; ce sont les suivantes :

N. I. — ESPÈCES CHEZ LESQUELLES LE CORSELET EST PLUS LARGE QUE LES ÉLÏTRES.

a. Etytres dilatés.

Type : Trichopteryx grandicollis, Mannerheim (Latridius fascicularis, Herbst), long d'une 1/2 H-

COLÉOPTÈRES. t07

gne, légèrement convexe, noir, pubescent; antennes brunes; pieds testacés; corselet à angles postérieurs prononcés, aigus; élytres distinctement ponctués. Propre à presque toute l'Europe.

b. Eh/Ires parallèles.

Type : T. fucicola, Allibert; de la France occidentale.

c. Ehjlres atténués.

Types : T. atomaria, rangé, par De Géer, dans le genre Dermesies, et, par Gyllenball, dans celui des Scaph'ulium, et nommé Silpha minuiissiina par Marsham. Cette espèce est longue de 1/2 à 2i5 de ligne, convexe, noire, à antennes et à pieds testacés, à corselet ample, à angles postérieurs avancés, aigus, à élytres subtilement ponctués, fauves; elle est commune dans toute l'Europe, et T. interme- (lia, Gillmeister, du même pays.

N. II. — ESPÈCES CHEZ LESQUELLES LE CORSELET EST DE Là LARGEUR DES ÉLYTRES.

a. Ehjtrcs dilatés.

Peu d'espèces, dont les types sont : les T. Guerinii, Allibert, de Paris, et Sitkaensis, Motschoulsky, de Californie.

b. Elijtres parallèles.

Un assez grand nombre d'espèces, parmi lesquelles nous ne décrirons que le T. sericans, Heer (Plilium depressum, Sturm), qui n'est long que de 1/4 de ligue, très-déprimé, noir, à pieds testacés, à corselet ayant les angles postérieurs droits, et qui est assez commun dans toute l'Europe,

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