GENRE. — OXYPODE. OXYPODA. Mannerbeim
Précis d'an arrangement des Brachélyires. OÇu;, aigu; «WÇ, pied.
Corps oblong ou allongé, peu déprimé, ailé; tête découverte, souvent infléchie, rétrécic vers sa base; yeux médiocres, à peine proéminents; labre arrondi légèrement vers sa terminaison, atteignant les mandibules; celles-ci mutiques; mâchoires à lobe interne mutique, bordé intérieurement de petites épines; palpes maxillaires peu allongés, à second et troisième articles égaux en longueur, et le quatrième petit, subulè; languette bifide à sa terminaison; paraglosses nuls; palpes labiaux inarticulés, le second article le plus petit de tous, antennes à second et troisième articles égaux entre eux, et plus allongés que les autres; corselet tantôt convexe, rétréci en arrière, tantôt avec les bords parallèles; écusson triangulaire ;élylres obliquement tronqués à leur terminaison en dedans, sinués à l'angle externe; abdomen tantôt rétréci vers son extrémité, tantôt linéaire; pieds légèrement allongés, les intermédiaires rapprochés de la base; tarses tous de cinq articles, le premier des postérieurs allongé.
Ce genre, fondé par M. de Mannerheim pour des Insectes placés antérieurement avec les Aleochara, ou non encore décrits avant lui, est très-voisin de celui des Homalota, par la structure de sa bouche, mais s'en distingue Fig. il — oxypoia opaca. aisément par le premier article de ses tarses postérieurs allongé, et par ses tarses antérieurs composés de cinq articles. Erichson y réunit le genre Spkenoma (açr.v.u, je fends), créé en 1850 par Mannerheim (Braclichjtra), type Aleochara abdominalis, Sahlberg, d'Allemagne, et qui n'en diffère nullement, car c'est par erreur que son créateur indique que les articles des tarses sont égaux.
Erichson indique trente-sept espèces d'Oxypoda, mais aujourd'hui on en connaît plus de cinquante, et toutes sont particulières à l'Europe. On les subdivise en deux groupes :
§ 1. — ESl'ÈCES A CORPS FUSIFORIIE.
C'est la division la plus nombreuse, et elle contient de petites espèces, qui se rencontrent asseï 2 ' o '•
souvent dans les champignons, sous les feuilles tombées des arbres, dans les mousses et dans les détritus végétaux; telles "sont les 0. ruftconm [Aleochara), Gyllenhall, propres à l'Allemagne et à la trame; aiitutu, Erichson, des environs de Berlin, cl opaca (Aleochara), Gravenhorst, commun dans toute l'Europe.
Espèces a coRrs li.ne.mre.
Moins nombreuses que les précédentes, ces espèces semblent vivre exclusivement sous les écor ces des arbres, comme l'O. corticalis, Erichson, qui a été pris, en Allemagne, sous les écorces des pins.
Trois espèces d'Oxijpoda sont décrites par M. Aube, dans les Annales de la Soc. entom. de Fr. tom.Vlll, 2e série, 1850, et l'une, VOxypoda eiongatula, Aube, qui habite les environs de Paris,, avait été confondue précédemment avec 17/. lonyuiscula.
\l™ GENRE. — MÉCORHOPALE. MECOMIOPALUS. Gay et Solier, 1851.
lli-i'in.i Dsiei y polittaide Chile.
Mr.xo;, lonî; pwraXcv, massue.
Menton allongé, rétréci antérieurement, trapéziforme, transverse, émarginè; lèvre cordiforme, avec un grand lobe antérieur vers le milieu, large et émarginé vers l'extrémité; palpes maxillaires à avant dernier article allongé, conique, à article apical beaucoup plus étroit, cylindrique ou conique, plus ou moins allongé; labre transverse, presque carré, bidenté au milieu, sur la marge antérieure, à angles antérieurs arrondis; tète courte, enfermée / I l\ dans le corselet jusqu'aux yeux; antennes à articles, quatrième à dixième
transverses, un peu perfoliés, formant avec l'article apical une longue massue; corselet presque trapézoïdal par derrière, arrondi à la base, légèrement émarginé antérieurement; tarses antérieurs à quatre premiers articles courts, obeoniques, égaux.
Ce genre, dont on connaît trois espèces, qui toutes habitent le Chili, a \eaucoup d'analogie avec les Aleochara. Le type est le Mccorliopauis elongatus, Gay et Solier.
Fig. 12. — Mtcorhopalus elongatus.
14°" GENRE. — ALÉUCUARE. ALEOCHARA. Gravenhorst, 1802.
Nicropicra Brunswicijua.
A).i», abri; /.apaoow, je creuse.
i . I • — Aleochara fuiCij.ii.
Corps oblong, assez épais, ailé; tète découverte, infléchie, rétrécie vers la base, presque toujours plus étroite que le corselet; yeux médiocres, oblongs, peu proéminents; labre transverse, tronqué à sa terminaison; mandibules très-courtes, mutiques; mâchoires à lobe interne mutique, bordé à l'intérieur de petites épines; palpes maxillaires légèrement allonges, i second et troisième articles égaux entre eux, le quatrième petit, subulé, languette courte, bifide; paraglosses très-courts; palpes labiaux de quatre articles, le premier le plus grand de tous, les autres allant en décroissant de grandeur, le quatrième très-petit, mais encore distinct; antennes presque toujours courtes, à trois premiers articles les plus allongés, le second et le troisième obeoniques, le premier épais; corselet transverse, de la largeur
l-'ig. 1<S. — Attochara litmorrhoidalis.
de la base des élytres, rétréci en arrière, tronqué a son extrémité; abdomen souvent parallèle, rarement rétréci à son extrémité, plan en dessus, convexe en dessous; pieds très-courts, les intermédiaires peu distincts de la base; tous les tarses de cinq articles, le premier article des postérieurs allongé.
Le genre Alcochara, fondé en 1802 par Gravenhorst, aux dépens des Staphyimus de Fabricius, et adopté par tous les entomologistes, a été, surtout dans ces derniers temps, partagé en un grand nombre de divisions génériques particulières, et est lui-même devenu la tribu entière des Alcocharides. Erichson n'y place plus que quarante espèces, qui sont répandues sur toutes les parties du monde, mais dont la plupart sont particulières à l'Europe, quoiqu'il y en ait plusieurs américaines, et six ou huit propres à Madagascar. Ces Insectes, qui ont quelque ressemblance avec les Homalota, sont petits, très-agiles, se trouvent ordinairement dans les champignons plus ou moins putréfiés, et même parfois dans les cadavres des animaux; ils vivent aussi, dans certains cas, sous les picrres.dans les débris de végétaux placés à terre, et dans les bouses des Ruminants. Dans ces derniers temps on en a décrit une vingtaine d'espèces nouvelles.
La larve de V Alcochara fuscipes est figurée dans l'Introduction à /' Entomologie de M. Westwood (fig. xvi, n° 12); mais on ne connaît pas assez bien cette larve pour que nous la décrivions.
Les espèces les plus communes sont : VA. fuscipes (Staphijlinus), Fabricius, que l'on trouve dans presque toute l'Europe, ainsi que dans l'Amérique septentrionale; Y A. dilalata, Erichson, de Madagascar; l'A. Cayennensis, Castclnau, de l'Amérique méridionale; VA. trislis (Slaphylinus), SchrancK, d'Europe et de l'Orient; VA. vaga, Erichson, du cap de Bonne-Espérance; VA. hœmorrhoidalis, Guérin, de la Nouvelle-Hollande, et enfin VA. spissicomis, Erichson, découvert aux environs de Paris, il y ajine dixaine d'années. M. Aube (loco citato) en fait connaître trois nouvelles espèces; l'une, VA. decorata, n'est pas très-rare auprès de Paris.
Tout récemment, MM. Gay et Solier, dans la Faunq chilcna, 1851, ont fait connaître dix nouvelles espèces de ce genre, provenant toutes du Chili : ils ont, en outre, décrit les genres Mecorhopalus et Polijlobus. qui ne doivent probablement pas en être séparés.
C'est auprès de ce genre que M. Stepbens (1855, Illiistr. brit. Entom.) place son genre Polystoma («>.c;, beaucoup; <m,u.%, bouche), qui ne renferme qu'une espèce d'Angleterre, et qu'Erichson n'adopte pas.
Nous mettrons aussi, mais avec beaucoup de doute, auprès de ce groupe, un autre genre du même entomologiste anglais, celui des Ceranota («pa;, corne; vwto;, dos), qu'il fait connaître dans son Mamtal Britkli Coléoptères, 1839, et qu'Erichson ne cite pas.
15"" GENRE. - POLYLOBE. POLYLOBUS. Gay et Solier, 1851. Hisloria Bsica y polilica de Chile.
IToÂu;, beaucoup; pcëc;, lobe.
Menton trapéziforme, rétréci brusquement en avant, à partie antérieure membraneuse, courte, non transverse; mâchoires à lobe externe multilobé à l'extrémité, ces lobes arrondis : à lobe interne avec des cils rares, comme simulant de petites dents; mandibules à membrane interne droite; lèvre à lobe antérieur bifide au milieu ; palpes maxillaires à avant-dernier article allongé, conique ouclaviforme, à extrémité très-rétrécie, courte, cylindricofiliforme; palpes labiaux à articles cylindriques : le premier épais, court, le second un peu plus étroit que le précédent, mais plus long, le troisième ou dernier peu étroit, plus long que le premier, cylindrique; labre transverse, tronqué antérieurement, ù angles antérieurs arrondis; antennes allant un
Fig. !.'•. — l'ol) boriu maculipennii.
peu en s'épaississant en dehors, à articles, quatrième à dixième obconiqucs, aussi longs que larges ou iransverses; corselet arrondi légèrement en arrière de la base, légèrement rétréci en avant.
Ce genre ne renferme que deux espèces de petite taille et propres au Chili; ce sont les Pohjlobus maculipemùs et metanocephalus, Gaj et Solier, qui se rapprochent beaucoup des Aléochares
16me GENRE. — HARPOGNATHE. HARPOGNATIIVS. Wesmaël, 1834.
In Institut Journal.
Kazn, faux ; f»*8o;, mâchoire.
Labre entier; tête dégagée; jambes sans dentelures; cinq articles distincts à tous les tarses; palpes maxillaires courts, de quatre articles, le troisième large, en forme de triangle renversé, le quatrième aciculaire, très-court; mandibules grandes, simples à la pointe, fortement unidentées au côté interne; antennes grossissant très-peu et insensiblement vers l'extrémité, insérées devant les yeux, sous les bords latéraux de la télé.
Ce genre, qui n'est pas indiqué par Erichson, entre dans la section des Aplatis de Latreille, et ne renferme qu'une seule espèce, VHarpognaihus Robijnsii, Wesmaël, petit Staphylinien découvert aux environs de Bruxelles, et qui doit probablement se rapportera un genre déjà établi.
I7»e GENRE. - PIIYTOSE. PHYTOSUS. Rudd, 1824
In Curlis Britisch emomology., t. XV.
«JnjTov, végétal.
Corps allongé, linéaire, presque déprimé; tête découverte, droite, rétrécie à la base, de la largeur du corselet; labre tronqué à l'extrémité; mandibules mutiques; mâchoires à lobe interne mutique, bordé de petites épines; palpes maxillaires allongés, à troisième article un peu plus long que le second, sensiblement épaissi vers sa terminaison, le quatrième petit, subulé; languette presque entière; paraglosses étroits, acuminés; palpes labiaux Inarticulés, le second et le troisième articles égaux en longueur; antennes très-courtes, à deux premiers articles allongés; corselet un peu plus étroit que les élylres, à articles rétrécis vers la base; écusson triangulaire; élytres tronqués: abdomen allongé, linéaire, a septième segment distinctement visible; pieds courts, les intermédiaires rapprochés de la base; tibias antérieurs épineux; tarses courts, les antérieurs de quatre articles, les postérieurs de cinq, et ceux-ci à quatre premiers articles égaux.
Ce genre bien, distinct offre cependant quelque analogie avec les précédents, et surtout avec ceux des llomalota et des Alcochara. Il ne comprend qu'une seule espèce, trouvée en Angleterre, le P. spinifer, Curlis, dont le mâle est ailé, et la femelle aptère.
18mt GENRE. — OLIGOTE. OUGOTA. Mannerheira, 1850.
Précis d'un arrangement des Brachélytres.
OXtfc;, peu.
Corps très-petit, allongé et linéaire, ou presque arrondi, ailé; tète plus étroite que le corselet, infléchie, rétrécie vers la base ; yeux médiocres, peu proéminents; labre transverse court, tronqué à 1 extrémité, atteignant à peine la terminaison des mandibules; celles-ci mutiques; mâchoires à lobe interne mutique, bordé de petites spinules; palpes maxillaires peu allongés, à second et troisième articles égaux entre eux, à quatrième petit, subulé ; labre à menton transverse, émarginé à son ex-
trémitê; languette courte, bifide; paraglosses nuls; palpes labiaux Inarticulés, à deux premiers articles très-épais, presque égaux, troisième mince, acuminé; antennes très-courtes, de dix articles, épaissies fortement vers la lin; corselet court, bisinué, médiocrement convexe; élytres un peu émarginés à leur terminaison; abdomen linéaire, ou sensiblement rétréci vers son extrémité; pieds trèscourts, les intermédiaires éloignés de la base; tous les tarses n'ayant que quatre articles, les postérieurs à premier article allongé.
Les Oliijota se rapprochent beaucoup des Homalota par la forme de leurs mâchoires, mais s'en distinguent facilement par le dernier article des palpes maxillaires, qui est long. Erichson réunit a ce groupe le genre Microccra (fuspoc, petit; «?«;, corne) de M. Munnerheim (Biachélytres, 1830), qui a la même structure des palpes maxillaires, et des antennes ù derniers articles très-épais, et qui n'en diffère guère que par le corps plus atténué antérieurement, plus large en arrière, et à segment anal tronqué. Par la disposition des antennes et des tarses, ce groupe a quelque analogie avec le genre Ilijpocijptus de la tribu des Tachyporides.
On ne connaît, d'après Erichson, que six espèces d'Olïgota, qui diffèrent par la forme plus OU moins linéaire ou légèrement arrondie du corps : elles se trouvent dans presque toute l'Europe, et nous ne citerons que les 0. pusillima (Alcocliara), Gravenhorst, et flavicornis (Hijpocijplus), Lacordaire, très-petites espèces qui ont été prises aux environs de Paris.
19"" GENRE. - GYROPH.ENE. GYROPHAENA. Mannerheim, 1850.
MOm. de l'Acad. imp. des Se. de St-Pétersbourg. Tupo;, recourbé; épancha, je suis vu.
Corps petit, très-large, convexe en dessus, ailé; tête découverte, infléchie, rétrécie vers la base, un peu plus étroite que le corselet ; yeux en général assez grands, peu proéminents; labre très-large, ù bords arrondis, tronqué à l'extrémité, atteignant les mandibules; celles-ci mutiques; mâchoires à lobe interne mutique, bordé de petites spinules intérieurement; palpes maxillaires peu allongés, à second et troisième articles presque égaux, quatrième petit, subulé; languette courte, entière, arrondie; pas de paraglosses; palpes labiaux n'ayant que deux articles, le premier cylindrique et l'autre grêle, acuminé; corselet plus étroit que les élytres, transverse, arrondi ù la base; écusson transversalement triangulaire; élytres tronqués; abdomen plus ou moins arrondi sur les bords, plan en dessus et convexe en dessous; pieds très-courts, grêles, les intermédiaires médiocrement distants de la base ; tarses antérieurs de quatre articles, et postérieurs de cinq : ces derniers à premier article peu allongé.
Les Gyrophœna se distinguent des Ilomalola, auxquels ils rassemblent Fig. ttj. — Gyrophœna beaucoup, par leur languette entière et par leurs palpes labiaux seulement comptions.
de deux articles. Erichson réunit à ce genre celui des Encephalus ( cvxtça).-.;, cerveau), créé par Kirby 1 1 852, i» Stcphcns Illustr. brit.
Eut., t. V), et qui n'en diffère que par ses antennes très-courtes, à articles sensiblement plus épais vers leur terminaison, ainsi que par le corselet plus étroit en avant, et dont le type est le E. complicans, Westwood (in Guerin, May. zool., tom. III), propre à l'Angleterre et à l'Allemagne.
Ces Staphyliniens, dont les différences sexuelles sont souvent indiquées par un tubercule du dernier segment de l'abdomen, tridenté dans les mâles, et simple dans les femelles, sont petites et vivent dans l'intérieur des champignons. Erichson en décrit dix-neuf espèces, onze particulières à l'Europe, et sept à l'Amérique; celles que nous indiquerons portent les noms de G. nana (Siaphylinus), l'aykull, commun dans toute l'Europe, et G. dissimilis, Erichson, de la Caroline.
20mt GENRE. — PÉLIUSE. PELIUSA. Erichson, 1840.
Gênera elSpecles Stapbylinorom.
[IeXto;, livide.
Corps oblong, légèrement convexe en dessus, ailé; lèlc découverte, inflé eliie; yeux médiocres, peu proéminents; bouche Baillante ; labre très-grand,
arrondi sur les bords, tronqué à la lin, atteignant les mandibules; celles-ci muliques; mâchoires à lobe interne nautique, bordé de spinules petites intérieurement; palpes maxillaires médiocrement allongés, à second et troisième articles égaux entre eux, quatrième petit, subulé; languette courte, entière; pas deparaglosses; palpes labiaux Inarticulés, les articles presque égaux, le second en forme de croissant; antennes courtes, épaisses, à dernier article brusquement acuminé ; corselet transverse, à base arrondie, légèrement convexe, presque aussi large que le corselet ; écusson trèspetit, triangulaire; élytres tronqués, presque sinués à l'angle externe; abdomen parallèle, plan en dessus, convexe en dessous; pieds courts, les intermédiaires rapprochés de la base; tarses antérieurs de quatre articles postérieurs de cinq, et le premier de ceux-ci un peu allongé. Ce genre, qui ne comprend qu'une seule espèce propre à Madagascar, le P. labial», Erichson, se rapproche des Homalola et des Gyropluena, par l'ensemble de ses caractères, mais en diffère par son menton plus long et par la forme toute particulière du second article de ses palpes labiaux. Sa coloration générale est d'un livide tirant sur le brunâtre.
Fi; 17. — filuùa labiala.
2tmc GENRE. — l'LACUSE. PLACUSA Erichson, 1837.
Kaefcr (1er March Brandiburg.
n).aÇ, lame.
Corps oblong, déprimé, ailé; lete plus petite que le corselet, découverte, droite; yeux médiocres, peu proéminents; labre transverse, tronqué, atteignant à peine l'extrémité des mandibules; celles-ci muliques; mâchoires à lobe interne nautique, bordé de petites spinules intérieurement; palpes maxillaires peu allongés, à second et troisième articles égaux en longueur, quatrième petit, subulé; languette courte, entière; paraglosses courts; palpes labiaux courts, Inarticulés, le premier article épais, et le second grêle; antennes sensiblement épaissies vers l'extrémité, à second et troisième articles presque coniques, et le dernier arrondi; corselet trans versé, presque toujours sinué à la base; écusson triangulaire; élytres tronqués à l'extrémité; pieds courts, les intermédiaires rapprochés de la base; tarses antérieurs de quatre articles, postérieurs de cinq : ceux-ci à premier article ment allongé.
Les Plactua, dont on a pu étudier les mœurs, ont été trouvés dans l'intérieur de champignons plus ou moins putréfiés. On en connaît, selon Erichson, sept espèces, toutes propres a l'Europe, à l'exception d'une seule, le P. detpecla, Ericbson, provenant de la Caroline, dans l'Amérique méridionale. Le type est le /'. pumilio [Aleochara), Gravenborst, petite espèce que l'on trouve dans presque toute l'Europe, et qui n'est pas très-rare aux environs de Taris.
22me GENRE. - EURYUSE. EURYUSA. Erichson, 1840
Gênera et Specios Siapliylinoruiu.
Euju;, large.
Corps oblong, élargi, déprimé en dessus, un peu convexe en dessous, ailé; téie petite, légèrement fléchie, arrondie ù la base, atténuée à l'extrémité; yeux petits, arrondis, peu proéminents; labre transverse, arrondi à sa terminaison, n'atteignant pas les mandibules; celles-ci mutiques; mâchoires a lobe interne mutique, bordé intérieurement de petites spinules; palpes maxillaires médiocrement allongés, à second article un peu plus court que le troisième, quatrième petit, subulé; languette allongée, entière; paraglosses nuls; palpes labiaux biarticulés, à premier article plus long que le second; antennes très-courtes, épaisses, à trois premiers articles un peu allongés, le second et le troisième coniques, les sixième à dixième transverses, le dernier grand, acuminé; corselet plus large que les élytres, bisinueux à la base, et tronqué au sommet; élytres tronqués à leur extré- Fig. 18. mité; angle externe échancré;écusson triangulaire; abdomen un peu atténué vers sa terminaison, légèrement convexe en dessous; pieds très-courts, les intermédiaires rapprochés de la base; quatre articles aux tarses antérieurement, et cinq postérieurement : le premier article de ces derniers médiocrement allongé.
Ce'genre ne renferme qu'une espèce propre à l'Allemagne, YEiiryusa sinuata, Erichson, qui ressemble beaucoup au genre Dinarda, mais s'en distingue principalement par ses antennes proportionnellement plus longues, et par la structure de sa bouche. Cet Insecte, de petite taille, se rencontre dans les fourmilières.
Eurijusa sinuata.
25mt GENRE. — DINARDE. DINARDA. Leach, 1819.
In Samouelle Compenciium.
Étymologie incertaine.
Corps très-large, ailé; tète petite, arrondie, recourbée; yeux petits, arrondis, à peine proéminents; labre court, à extrémité tronquée, arrondi sur les cotés latéraux, n'atteignant pas les mandibules, qui sont mutiques; mâchoires à lobe interne terminé par un onglet simple; palpes maxillaires courts, à second article plus court que le troisième, quatrième grêle, subulé; languette étroite, bifide; paraglosses larges, courts, arrondis; palpes labiaux Inarticulés, à second article épais, très-grand : second plus court que le troisième ; antennes courtes, épaisses, surtout au milieu, à second article deux fois plus petit que le troisième : ce dernier presque Fig. 19. — Dmarda dtmaïa. conique, elles autres, du cinquième au dixième, presque transverses, enfui, le dernier allongé, acuminé; écusson triangulaire; élytres tronqués a la
terminaison, l'angle externe profondément échancré; abdomen sensiblement rétréci vers son extrémité, très-plan en dessus, un peu convexe en dessous; pieds courts; tarses antérieurs de quatre articles, postérieurs de cinq.
Ce genre, créé par Leach, et adopté par Erichson, se rapproche beaucoup de ceux des Eurijusa, Lomechusa, et mémo des Alcochara: il ne renferme qu'une seule espèce, la D. dcnlala (Lomecliusa), Gravenhorst, qui se trouve en Europe, et habite dans les fourmilières, et il parait, d'après M. Mscrkcl, se rencontrer principalement dans les nids de la Formica rufa. Cette espèce
<>sl petite, noire, avec les côtés du corselet et les éljtres bruns : le maie diffère de 13 femelle par Pavant-dernier annean abdominal toujours echancré.
24mc GENRE. — L0MÉC11USE. LOMECHUSA. Gravenhorst, 1806
Monograpliia Mkroptcrorum.
Ad)u.a, frange; x,J<Jlî> action de répandre.
Corps très-large, très-épais, ailé; tète petite, a front plan, a yeux petits, arrondis, peu proéminents; labre transverse, tronqué à l'extrémité, n'atteignant pas les mandibules ; celles-ci mutiques; mâchoires terminées au lobe interne par un double onglet; palpes maxillaires très-courts, à second article épaissi à l'extrémité, troisième très-épais, quatrième petit, subulé; languette courte, entière; pas de paraglosses; palpes labiaux triarticulés, à premier article un peu plus grand que les autres; antennes allongées, fortes, presque atténuées à leur extrémité; corselet de la largeur des éljtres, tronqué à la terminaison, à base bisinueuse; écusson triangulaire; èlytres tronqués à l'extrémité; abdomen parallèle, plan en dessus, convexe en dessous; pieds allongés, épais, les intermédiaires très-distincts de la base; tibias atténués à leur extrémité; tarses de quatre articles antérieurement, de cinq postérieurement, le premier article un peu allongé.
Ce genre a été fondé, par Gravenhorst, aux dépens des Stapkylinus de Paykull et de Fabricius, et Erichson pense qu'on doit y réunir le .genre Fig 20. — Lomrchuta A tcmclcs [amp&K, négligent), Dilwyn (in Sicphens Illuslr., t. V, 1832), paradoxa. qUe Kirbj indique dans sa collection sous le nom de Goniodes (•juviuSn,-,
anguleux), et qui n'en diffère pas d'une manière bien notable. Les Loméchuses sont des Insectes de grande taille relativement aux autres espèces de la même tribu, et ils sont surtout remarquables par leur corps épais, leur abdomen fortement recourbé, leur tête petite, leurs antennes fortes, filiformes, longues, et leurs pieds allongés. Par la structure de leurs mâchoires, ils se rapprochent des Dinarda, et par celle de leur lèvre, ils ont quelque rapport avec les Gijropliœna. On ne place dans ce genre que quatre espèces, toutes européennes: les L. slrumosa (Staplnjlinus), Fabricius; paradoxa (Staplnjlinus), Paykull; cmarainata (Staplnjlinus), Paykull, et inflaia, Zetterstedt. Toutes vivent en société avec diverses espèces de Fourmis, et ce fait intéressant a été observé, pour la première fois par M. Chevrolat : c'est principalement dans les nids des Formica rubra et ru fa que l'on trouve les L. paradoxa et slrumosa; on y rencontre aussi la//, cmarqinata, mais M. Aube a pris également cette espèce avec la Formica cunicularia. On ignore encore si les Lomcclnisa, aussi bien, du reste que les autres Staphyliniens qui habitent les fourmilières, sont nuisibles ou utiles aux Fourmis. La faculté qu'ont ces Coléoptères de répandre des gouttelettes par les franges de leurs poils (d'où le nom du genre a été tiré) aurait-elle quelque analogie avec les observations faites sur les Clavigcr par Millier? et, dans ce cas, les Loméchuses produiraient-elles une liqueur que rechercheraient les Fourmis? En exposant l'histoire du genre Mijrmedonia, nous en avons déjà dit quelques mots, et nous y reviendrons avec plus de détails dans nos généralités sur les Psélaphiens à l'occasion des Clavigers. Les différences sexuelles, seulement étudiées dans la L. slrumosa, consistent dans la disposition du cinquième segment de 1 abdomen, à angle apical simple, ou légèrement proéminent sur les parties latérales.
25™ GENRE. - S1LUSE. SILUSA. Erichson, 1837.
Ka fer der Mardi Brandeburg.
Corps allongé, linéaire, déprimé en dessus, un peu convexe en dessous, ailé; tête découverte, infléchie, presque globuleuse, à bouche atténuée, allongée; yeux médiocres, peu proéminents; man-
Fis. I . — Trcmatotles tencbrioiJes.
Fie. î. — Schizonycha globatore.
Fie. 3. — Pegylis ttorio.
fig. 4. — Hoplocltelus rhizotrogoidtt.
Kig. 5. — Enpreta maculîpennis.