‹ ColéopteresChapitre 6 sur 83 · CI · texte numérisé non relu

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dibules mutiques; mâchoires ù lobes inégaux, l'interne allongé, corné, ongulé à l'extrémité, (lenticule intérieurement; palpes maxillaires dépassant un peu ce lobe interne, ù second et troisième articles presque égaux, quatrième petit, subuliforme; languette allongée, étroite, entière; palpes labiaux sétacès, très-allongés, à premier article égal au second, troisième plus petit; antennes très-épaisses à second et troisième articles égaux, obconiques, cinquième à dixième transverses, dernier ovalaire; corselet transversal, presque de la longueur de la base des élytres, un peu rétréci à son extrémité; écusson triangulaire; élytres tronqués à l'extrémité, à angle externe profondément incisé; abdomen parallèle; pieds très-courts, les intermédiaires rapprochés de la base; tarses antérieurs de quatre articles, postérieurs de cinq, les quatre premiers de ceux-ci étant égaux.

Ce genre se rapproche des Aleochara par l'ensemble de ses caractères, mais s'en distingue faciment par la structure de ses tarses ; la disposition de sa tête et de sa bouche le différencie des Homalota.

On ne connaît que deux espèces de ce groupe, les S. rubig'mosa et rnbra, découvertes assez récemment en Allemagne, et décrites parErichson. Le mâle diffère de la femelle par son sixième segment abdominal bisinué à son extrémité inférieurement, tandis que la femelle a ce même segment arrondi.

26™ GENRE. - PRONOBLKA. PROXOMsEA. Erichson, 1837.

Kïfer der Marsh Brandeburg.

IIpovc(i*ta, trompe.

Corps allongé, linéaire, déprimé en dessus, un peu convexe en dessous, ailé; tète découverte, courbée, non rétrécie à la base, à bouche atténuée, fortement allongée; yeux médiocres, peu proéminents; labre pendant, presque oblong, atteignant les mandibules ; celles-ci mutiques; mâchoires à lobes égaux, allongés, l'intérieur corné, onguiculé à l'extrémité, dentelé intérieurement; palpes maxillaires allongés, à second et troisième articles égaux, peu épais, quatrième petit, subulé; languette bifide, petite, cachée sous le menton; pas de paraglosses; palpes labiaux très-allongés, sétacés, à articulations peu marquées; antennes sensiblement épaisses vers l'extrémité, à second et troisième articles égaux, dernier arrondi; corselet de la largeur des élytres; écusson triangulaire; élytres légèrement échancrés à l'extrémité; pieds très-courts, peu séparés les uns des autres; quatre articles aux tarses antérieurs, cinq aux postérieurs : le premier de ceux-ci un peu allongé.

Le genre Pronomœa se rapproche un peu des Oxypoda, mais il est immédiatement caractérisé par son menton très-développé et sa languette tout à fait cachée. Une seule espèce, trouvée en Allemagne, en France et en Sardaignc, la P. costata, Erichson, entre dans ce groupe; elle a été prise dans les mousses at pied des arbres et dessous des amas de feuilles sèches.

Fig. 21. — Proiiomia costata.

27»" GENRE. — DIGLOSSE. DIGLOSSA. Haliday, 1837.

Eotomology Magazin, t. IV.

At;, deui; ■jXwt'j*, lan.

Corps allongé, aptère; tête découverte, plus étroite que le corselet, à bouche atténuée, à yeux petits; labre transverse, un peu sinué à son extrémité; mandibules avancées, proéminentes, étroites, aiguës, un peu recourbées en dedans vers leur extrémité; mâchoires à lobes égaux, allongés, 3 4..

l'externe corné, à extrémité onguiculée, l'interne dentelé; palpes maxillaires allongés, a premier article petit, second et troisième longs, égaux entre eux, quatrième obsolète; menton transverse; languette cachée sous le menton; palpes labiaux à articulations peu marquées, sétacées; antennes grêles; corselet plus étroit que les élytres, à base rétrécie; élytres tronqués, à peine sinués à l'angle externe, abdomen allongé, linéaire; pieds très-courts; tous les tarses n'ayant que quatre articles, tous petits, et les antérieurs plus courts que les postérieurs.

Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, la Diglossa incisa, llaliday, qui est petite, noire, finement ponctuée, avec les palpes et les pieds ferrugineux; elle habite les sables maritimes de l'Irlande, alternativement découverte et recouverte par la marée, et a conséquemment le même genre de \ic que certains Carabiques du genre JEpus. Le nom du genre provient d'une erreur de son créateur qui a probablement pris les palpes labiaux pour la languette

28m« GENltE. — MYLLÈNE. MYLLMNA. Erichson, 1840.

Gênera et Species SupliyUnuruiii.

My).).xi*w, je grimace.

Corps oblong, obtus antérieurement, acuminé. convexe, ailé; tète recourbée, globuleuse, peu allongée, à front convexe et à bouche atténuée; yeux latéraux, médiocres, peu proéminents; labre coriace, semi-orbiculaire, atteignant les mandibules, qui sont mutiques; mâchoires à lobes égaux, allongés, l'interne corné, onguiculé à sa terminaison, et denticulé intérieurement; palpes maxillaires ili passant un peu les lobes des mâchoires, à quatrième article très-petit; languette courte, entière; palpes labiaux à articulations peu marquées, sétacées; antennes très-grcles, à second et troisième articles plus grands que les suivants, et à dernier oblong ovalaire; corselet de la largeur de la base des élytres, à angles arrondis; écusson caché par le bord du corselet; élytres émarginés à leur terminaison; abdomen atténué vers son extrémité; pieds très-courts, les intermédiaires rapprochés de la base, à tibias glabres; tarses antérieurs de quatre articles, postérieurs de cinq : le premier des antérieurs très-court, et le même des postérieurs allongé.

Ce genre, qui correspond à celui des Ccntroglossa (xnrew, pointe; fWaa, languette), de M. Matthews (Eut. Mag., t. V, 1858), a été fondé par Erichson pour trois espèces, dont celle que l'on doit regarder comme typique était placée, par M. de Mannerhcim, dans le groupe des Gijmnusa; mais elle en diffère par la structure de sa bouche et de ses tarses. On connaît trois espèces de Mgl. lima qui proviennent de l'Europe tempérée, principalement de l'Allemagne, et qui se rencontrent dans les bois, sous les mousses au pied des arbres et au-dessous des détritus végétaux; le type est la Jf. dubia, qve Gravenhorst rangeait avec les Alcochara: les deux autres sont les M. interinedia et minuta, découvertes et décrites par Erichson. M. Aube vient de publier la description d une nouvelle espèce parisienne de ce genre, et il lui assigne le nom de Myllwna glauca.

2<r< GENRE. - GYMNUSE. G YMNUSA . Karsten, 1806.

In Gravenhorst, Monogranhia Micro|iterorum. Tu;;./'.;, nu.

Corps oblong, convexe, atténué des deux côtés, ailé, tète recourbée, subglobuleuse, à bouche atténuée, allongée, à front convexe; yeux placés de face, médiocres, peu proéminents, arrondis; labre très-grand, presque orbiculaire, atteignant l'extrémité des mandibules; celles-ci allongées, linéaires, bidentées à leur terminaison ; mâchoires à lobes égaux, allongés, l'interne, corné, onguiculé à l'extrémité, denticulé inégalement intérieurement; palpes maxillaires un peu allonges, grêles, a second article très-long, le troisième plus court, et le quatrième petit, subulé; languette bifide, h

lanières distinctes, allongées, sétacées; pas de paraglosses; palpes labiaux allongés, sétacés, sans annulations bien marquées; antennes grêles, les articles deuxième à dixième presque coniques, le onzième rond; corselet de la largeur de la base des élytres, embrassant celles-ci. arrondi sur les bords latéraux, convexe en dessus; écusson caché par le bord du corselet; élytres émarginés a leur terminaison; abdomen atténué vers son extrémité; mésosternum finement caréné; pieds excessivement courts: les intermédiaires rapprochés de la base; tibias épineux; tous les tarses de cinq articles : le premier des postérieurs fortement allongé.

Ce genre, dont les caractères sont bien tranchés, se rapproche un peu de la tribu des Tachyporides : chez les mâles le sixième segment de l'abdomen est légèrement émarginé à l'extrémité en dessous, le septième est fortement incisé; et, chez les femelles, le sixième segment est un peu sinuè des deux côtés, et le septième caché. Le Staphylinien indiqué par M. Matthews (Enloni. Mai).. t. V, 1858) sous le nom de Deinopsis fuscalus (Sututy, à regard fauve) doit être rapporté à l'une des espèces de ce genre. On ne connaît que trois espèces de Gijmnusa; toutes sont européennes, et se trouvent dans la mousse au pied des arbres : ce sont les G. brevicollis (Aleochara), Paykull, d'Allemagne et de Suisse; laticollis, Erichson, de France et d'Allemagne, et sericata, Knock, propre a l'Autriche. Cette dernière n'est pas décrite par Erichson

DEUXIEME TRIBU

TACUYrORlDES. TACUYPOMDJE. Erichson, 1840.

Gênera el Specics St.i|>hylinonini.

Labre entier, corné, sans lanières membraneuses; mandibules peu proéminentes, mutiques, trigones ou falciformes, à bords membraneux, plus ou moins allongées, grêles, en forme de faux ou aiguës; mâchoires à partie moyenne cornée, à lobes coriaces ou membraneux, l'extrémité externe et le bord interne couverts de poils dans le plus grand nombre des cas; palpes maxillaires quadriarticulés : premier article petit, second et troisième allongés, quatrième petit et subulé ou allongé, un peu acuminé à l'extrémité, ou égal en longueur au précédent; menton corné, transverse, rétréci en avant, à extrémité tronquée ou légèrement émarginée; lèvre membraneuse, plus ou moins développée; languette membraneuse, large et bilobée, les paraglosses y étant soudés ou atténués; ces paraglosses nuls ou arrondis, pas de paraglosses, palpes labiaux Inarticulés dans presque tous les genres, filiformes , à dernier article subulé ou presque subulé , ou bien biarliculés; antennes insérées au-dessous des yeux, sous le bord latéral de la tête, presque constamment de onze arli des, filiformes ou grêles, quelquefois de dix articles en massue; yeux petits, arrondis ou ovalaires, peu proéminents; tête cachée en partie dans le corselet : celui-ci ample, convexe; prosternum triangulaire; écusson triangulaire; élytres de la longueur de la poitrine, ou plus longs qu'elle; abdomen atténué vers l'extrémité : les six premiers segments distincts, et le septième souvent caché ; pieds à cuisses antérieures développées, coniques; tarses de cinq articles dans la plupart des genres, de quatre dans deux d'entre eux : les antérieurs souvent dilatés; crochets tarsiens grêles, falciformes, simples.

Les Tachyporides sont de petits Insectes que l'on peut, d'une manière très-générale, caractériser, avec Erichson, par leurs stigmates prothoraciques visibles et par leurs antennes insérées au-dessous du bord latéral du front Ils sont presque constamment noirâtres, et se trouvent sous les écorces des arbres, dans les mousses, sous les feuilles desséchées, dans les champignons, et quelquefois, mais très-rarement, dans les bouses des Ruminants. On ne sait presque rien sur leurs mœurs. M Ed. Perris a fait connaître tout récemment les métamorphoses de deux des plus petites espèces de cette tribu, les' T<iclii)porux cellaris et Tachinus humeralis.

Fabricius, qui ne connaissait qu'un petit nombre des espèces qui entrent dans celte tribu forma pour eux, aux dépens des Staphijlinus de Linné, su» genre Ozyporut, dans lequel il plaçait

des Insectes dont nous nous occuperons en parlant des autres groupes primaires de la même famille. Gravenhorst créa les genres Taclnjporus et Tachinus, et ce n'est que dans ces derniers temps qu'on lit connaître les huit ou dix autres coupes génériques qui entrent dans cette tribu, qu'Erichson fonda sous la dénomination de Taclnjporini, et que quelques auteurs français nomment Taclujporiau.

On ne connaît pas un très-grand nombre de ces Staphyliniens, et ils sont répandus presque partout; mais c'est surtout l'Europe qui en nourrit le plus grand nombre d'espèces; puis vient ensuite l'Amérique, où l'on en a signalé plusieurs.

Les genres les plus intéressants à étudier sont ceux des Conure, Taclajpore, Tachine, Bolélobie et Mycétopon.

1" GENRE. - HYPOCYPTE. HYPOCYPTUS. Schûppell, 1850.

lu Minnerheira Braehêlylres.

Ï7ioxu7r7û;, un peu courbé.

Corps petit, globuleux, ailé; tête large, infléchie; yeux arrondis, peu proéminents; iabre transverse, entier; mandibules petites, mutiques; mâchoires à lobes membraneux, l'interne tronqué obliquement à l'extrémité, l'externe profondément échancré en dehors; palpes maxillaires à premier article très-petit, second allongé, troisième arrondi, quatrième petit, subtile; lèvre à menton transverse; languette membraneuse, arrondie, entière; paraglosscs nuls; palpes labiaux à deux pwmiers articles très-épais, le second court, le troisième assez allongé, grêle, subulé; antennes de dix articles, les trois derniers très-épais; corselet transverse, égalant presque en largeur la base des élylrcs, arrondi, à base sinueuse; éeusson caché; élytres légèrement convexes, à extrémité arrondie, de la longueur de la poitrine; abdomen peu allongé, atténué vers son extrémité; pieds courts, minces, les intermédiaires assez distants de la base, à cuisses postérieures peu amples et à tibias lisses ou très-peu poilus; tous les tarses de quatre articles, le premier un peu allongé, épais dans l«s antérieurs, et les suivants petits, le dernier étant un peu plus court que les autres.

Ce genre, qui correspond à celui des (hjpha (wxpx, bossu), indiqué par Kirby en 1852 (in Ste~ pliais Illuit. brit. Eut., tom. V), renferme des espèces qui étaient placées par Paykull dans le genre Scapludttm, et que Gravenhorst a rangées avec les Taclujporus.

Les lli/pon/pius, nom que l'on écrit quelquefois Hypocyphtus, ont de l'analogie avec certains Aléocharides, principalement avec les Oligota; mais, par l'ensemble de leurs caractères, ils se rapportent bien aux Tachyporides. Ce sont des Insectes de petite taille, tous propres à l'Europe, et que l'on trouve, soit sous les écorces des arbres, soit sur des tiges de graminées Des cinq espèces qu'Erichson place dans ce groupe, nous indiquerons seulement 17/. loncjicornis (Scaphidium), Paykull ), que Gravenhorst nomme Tackyporus gramdum, et qui n'est pas rare dans toute l'Europe, et 17/ (œviuscuhu {Scaphidium), Gyllenhall, également européen; le premier se rencontre constamment sous les écorces des arbres, et le second se trouve sur les herbes des prairies.

?/" GENRE. - CONURE. COIWRUS. Stephens, 1852.

Illustrations nrilisch Entoniology.

Kuvoc, cône; ou?»., queue.

Corps oblong, un peu arrondi en avant, sensiblement rétréci en arrière, convexe, ailé; tête recourbée, convexe, à bouche très-obtuse; yeux médiocres, arrondis, peu proéminents; labre court, entier; mandibules courtes, trigones; mâchoires à lobes membraneux, avec quelques poils à leur extrémité; palpes maxillaires à premier article très-petit, second et troisième égaux, quatrième petit, subulé; lèvre â menton transverse; languette membraneuse, bilobée, à lobes émarginés; para-

Fig. 1. — Dasysterna rubripennis.

Fig. 2. ■ — Ta/iyproctus Perslcus

Fig. 3. — Leuvetra pcctoralis.

Fig. i. — ClUopa Bohemani.

Fig. S. — Pacliyctilits Madagascarlensis.

Fîg, |. — Hoplid ftisciculittti.

Fig. '.'. — ■ Harpina 7'titigera.

Fig. .(. — Tricliolepis niveopilosas.

lu. i. - . Uni li.

lit;. 5. — .Sc/iizi>ir/iifi<i Philipsli* PI. 0.

glosses (-galant la languette en longueur; palpes labiaux à premier article épais, second du double plus court, troisième de la longueur du premier, grêle, acuminé; antennes filiformes, de onze articles; corselet convexe; élytres un peu plus longs que la poitrine, a bords marginés, à angle apical externe droit; abdomen non bordé; pieds allongés, à tibias épineux, tous les tarses de cinq articles, les quatre premiers allant en décroissant, les postérieurs plus allongés, plus glabres, le dernier article un peu plus long que les autres.

Les Conurus ont le corps aplati et légèrement soyeux ou pubescent, avec les côtés et l'extrémité de l'abdomen plus ou moins velus. Les deux sexes présentent à peu près les mêmes différences que dans le genre Tachypores: les mâles ont le sixième segment de leur abdomen entier supérieurement et un peu acuminé à la terminaison, tandis que le même segment, chez le? femelles, est supérieurement quadrifide à son extrémité. Ces Staphyliniens ont les plus grands rapports avec les Oxyporus, dont ils ne sont qu'un démembrement; mais ils en diffèrent notablement par leur languette, dont Fig. 22. — Conuru» les lobes sont émarginés, au lieu d'être arrondis, par leur abdomen non pubesceus.

rebordé, tandis qu'il l'est, au contraire, chez les Tachypores, etc. Ils sont petits, noirâtres, et se trouvent sous les écorces des arbres, dans l'intérieur

du bois pourri, et sous les feuilles mortes et tombées sur le sol. Erichson en décrit une vingtaine d'espèces, dont la moitié à peu près sont particulières à l'Europe; les autres habitent les diverses parties de l'Amérique, surtout la Colombie; une est propre à Madagascar, et Ton en a décrit deux comme ayant été prises à la terre de Van-Diemen. Nous citerons seulement deux espèces, qui se trouvent assez communément dans presque toute l'Europe; ce sont le C. litlorcus (Staphylinus), Linné, que Fabricius a nommé Oxyporus ccllar'ts, Geoffroy le Siaplujïm noir h tacites jaunes, et le C.pubescens (Tachyporus). Gravenhorst. Un fait rapporté par Erichson et relatif à cette dernière espèce doit être noté; c'est qu'elle semble cosmopolite, car elle a été recueillie dans la Chine méridionale par M. le professeur Meyer.

3me GENRE. — LAMPR1NE. LAMPRIXUS. Heer, 1859

Fauna Coleopierorum llelvetiac.

Ai[j.-:o;, brillant.

Palpes maxillaires à dernier article petit, subulé, avant- dernier allongé, cylindrique; antennes insérées dans une fossette profonde en dessus des yeux, de onze articles, le premier très-long, le second très-court, les autres presque égaux, courts; tête transversale, acuminée antérieurement, avec deux fossettes de chaque côté des yeux; tarses antérieurs de quatre articles, dont le dernier est presque aussi long que les autres réunis : les postérieurs à cinq articles.

Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, découverte en Suisse, le Lantprinus Lasscrrei, Heer, qui ressemble beaucoup à V Oxyporus erythr optent», Panzer.

4™ GENRE. — ANOMOGNATHE. ANOMOGNATHVS. Gay et Solier, 1851.

tiistoria lisira y politica de Chile.

Avcu.0;, anomal; ■yvaôo;, mâchoire.

Menton transverse, rétréci antérieurement, trapéziforme, légèrement émarginé; lèvre avancée comme en deux lobes vers le milieu; palpes maxillaires à avant-dernier article un peu dilaté, claviforme, à dernier article rétréci, filiforme, cylindrique; palpes labiaux à premier article cylindrique,

allongé, deuxième court, légèrement dilaté, presque ovalaire, troisième ou dernier rétréci, filiforme, égalant le premier en longueur; labre bisinué antérieurement, trilobé; tête plane, un peu avancée derrière les yeux, parallèle, brusquement rétrécie en forme de col en arrière; antennes allant en épaississant sensiblement rers l'extrémité, à articles quatrième à dixième transverses; tarses antérieurs à quatre premiers articles courts, le dernier dilaté, plus long que les précédents.

Une seule espèce, commune au Cbili, VAnomogiiathus fUiformis, Gay et Solier (Loco citato Atlcu Coléoptères, pi. 6, fig. 15), entre dans ce genre.

5me GENKE. — BLÉPHARHYMÈNE. BLEPBARBYMENUS. Gay et Solier, 1851

Rlsloria iim. -,i y poiiiica de Cbile.

U\r,<papcv, paupière.

Menton transversc, rétréci en avant, trapéziforme, légèrement émarginé; lèvre rétrécie en avant en un lobe bifide; palpes maxillaires à avant-dernier article un peu allongé, un peu épaissi, à dernier article rétréci, cylindrico-filiforme, un peu plus court que le précédent; palpes labiaux a articles cylindriques, les deux premiers égaux, un peu dilatés, l'apical un peu plus long, rétréci, cylindricolinéaire; labre transverse, tronqué en avant, à angles antérieurs arrondis; tête rhomboïdale, avancée, derrière les yeux, rétrécie en un col étroit pour l'articuler avec le corselet; antennes s'épaississant légèrement en dehors, à quatrième article assez long, le cinquième égal au précédent et transverse, les sixième à dixième égaux en largeur, ou presque carrés, légèrement transverses; corselet presque oblong, parallèle en arrière, un peu rétréci en avant.

Ce genre ne comprend qu'une petite espèce, découverte au Chili, et à laquelle MM. Gay et Solier ont appliqué la dénomination de Bkpharhymemu sulsicollh.

(,"" GENRE. - TACHYPORE. TACI1YPORUS. Gravenhorst, 1802.

Microptera Bninsvisiaiia.

Tayu;, rapide; mpe;, passage.

Corps oblong, un peu obtus en avant, légèrement sinueux en arrière, convexe, ailé; tête enchâssée dans le corselet, à front très-convexe; yeux médiocres, arrondis, convexes; labre transversc entier; mandibules courtes, trigones; mâchoires à lobes cornés, poilus a l'extrémité; l'externe dépassant un peu l'interne, et ce dernier membraneux; palpes maxillaires ù premier article petit, second et troisième médiocrement longs, égaux entre eux, quatrième petit, subulé; lèvre à menton transverse; languette large, membraneuse, bilobée, à lobes arrondis; paraglosses joints à la languette; palpes labiaux à deux premiers articles épais, presque égaux, le troisième un peu plus court, mais plus grêle, plus acuminé; antennes filiformes, de onze articles; corselet ample, convexe transversalement, appliqué exactement sur la baSe des élytres, rétréci en avant, tronqué à l'extrémité; écusson triangulaire; élytres de la longueur de la poitrine, rebordés légèrement, à angle apical externe tronqué; abdomen distinctement rebordé, sensiblement rétréci à son extrémité; mesosternum simple; pieds médiocrement allongés, à fémurs lisses; tibias, les antérieurs mutiques, et les postérieurs fortement épineux; tous les iarses ayant cinq articles, les trois premiers allant en décroissant, pubescents en dessous, le quatrième petit, le cinquième un peu allongé.

i e genre, Formé par Gravenhorst aux dépens des Staphylinus de Linné, :i lui-même été démembré dans ces derniers temps, car c'est avec lui qu'on a fondé la tribu tout entière des Tachyporides. Chez ces Insectes, qui sont l-;.. 23 — Tac/iyporuj détaille petite ou moyenne, la tête et le corselet sont lisses, très-glabres; otiujui. les élytres très-légèrement ponctués, quelquefois glabres, ou bien pubes-

pjg. i. — Dlclteloplia Javaniea.

Fig, 2. — Micropilius eingulatus.

Fie. 3. — Lep'idiota bimaculata.

|.r i, — Paraclùlia hufo.

Fj», -,. — Melolonllia fullo.

COLEOPTERES, r,l

cents; l'abdomen est souvent pubescent eiwdessous, et ses côtés, de même que son extrémité, présentent quelques poils. Le mâle a le sixième anneau de son abdomen entier en dessus, et incisé à 1 extrémité, en dessous, et le septième est visible; la femelle présente le sixième segment abdominal quadrifule en dessus, à son extrémité, qui est garnie de poils raides.

Les Tachypores se trouvent dans les détritus végétaux, soit sous les feuilles, soit spus les mousses; quand ils sont sur la terre, ils marchent avec une grande agilité, d'où est venue leur dénomination générique.

M. Ed. Perris fait connaître (Annales de la Soe. vit. de /•>., 2e série, tom. IV. 1846) les métamorphoses du Tachyporus ecllaris, Gravenhorst, qu'Erichson regarde comme le Staphylinus liiloreus, Linné, et qu'il range dans le genre Comtrus, mais que nous croyons devoir maintenir avec les Tachypores. M. Ed. Perris fait remarquer que, contrairement à ce qu'on avait dit d'une manière générale sur les larves des Staphyliniens, celles de cette espèce diffèrent beaucoup par la forme de l'Insecte à 1 état parfait. La larve est longue de O^OOo à 0m,000>, et large de 0m,001 1 i, lisse, luisante, linéaire, assez sensiblement aplatie et d'une consistance un peu coriace. La tête est semi-elliptique. Les antennes sont longues, et composées seulement de quatre articles. L' caisson est court, trapézoïdal. Les mandibules sont longues, assez fortes, médiocrement crochues, pointues.. Les mâchoires sont fortes. Les palpes maxillaires sont très-longs, de trois articles : les labiaux également allongés, de deux articles. La lèvre inférieure est échancrée. Au-dessous de chaque antenne, de chaque côté des joues, on voit un groupe de six ocelles noirs. ponctiformes, disposés en deux séries transversales. Le corps est composé de douze segments, dont le premier plus grand que les deux suivants, et ceux-ci un peu plus grands que les autres : le dernier segment est quadrilatéral, et porte, à chacun de ses angles extérieurs, un long appendice de quatre articles, et, en outre, il est muni en dessous d'un long mamelon charnu, qui aide la locomotion de la larve. Les pattes, composées de quatre articles, sont longues, et terminéespar un crochet long, peu arqué. La larve est en général d'un brun roussâtre, avec quelques-unes de ses parties d'un blanchâtre livide. Il y a neuf paires de stigmates. Celte larve vit sur les écorces de pin et de chêne mort, et sous les pièces de bois gisant à terre; là, enfin, où se trouvent des productions fongueuses, telles que des Byssus, des Rysomorpha, etc., qui doivent leur servir de nourriture; elle est vive; sa marche est rapide, et, quand on enlève l'écorce qui l'abrite, elle fuit à toutes jambes et d'un air égaré, pour se blottir dans le premier recoin venu et se garantir de la lumière, qui semble lui être nuisible. C'est là qu'elle subit toutes ses transformations. La nymphe est nue, blanche, et ne présente rien de particulier, si ce n'est quelques soies blanches qu'elle porte sur le vertex, le bord antérieur et les côtés du corselet, ainsi que sur les côtés de l'abdomen. L'Insecte parfait est commun dans toutes les parties de l'Europe.

Erichson décrit vingt-six espèces de ce genre : vingt originaires d'Europe, cinq d'Amérique, et une provenant de l'Afrique, le Tachyporus anlicus, Erichson, d'Egypte. Les espèces les plus intéressantes, et qui sont particulières à presque toutes les parties de l'Europe, sont les T. oblusus (Staphylinus), Linné; hypnorum (Staphylinus), Fabricius; chrysomelinus (Staphylinus), Linné; pusillus, Gravenhorst, et rnfus, Erichson, découverte aux environs de Paris par M. Aube, et que M. Th. Lacordaire désignait sous le nom de T. abdonùnalis. MM. Gay et Solier indiquent récemment (Fauna Clûlena, 1851) cinq nouvelles espèces de ce genre : elles sont propres au Clàli.

7»e GENRE — EUTIIORAX. EUTIIORAX. Gay et Solier, 1851

Historia ItlM ; poliitca de Chile.

Eu, foc.iu; 8<o5iÇ, corselet.

Menton aussi long que large, rétréci antérieurement, trapéziforme; lèvre grande, bifide, avancée, palpes maxillaires à avant-dernier article long, épaissi, obeonique, le dernier très-rétrci i. tics-long, cylindrique, filiforme; palpes labiaux à articles cylindriques, allant en décroissant de largeur, à dernier article très-étroit, avant-dernier long, un peu dilaté à l'extrémité, cylindroïde; labre trans-

verse, un peu tronqué en avant, à angles arrondis; tête enfoncée dans le corselet jusqu'aux yeux, antennes légèrement épaissies vers l'extrémité, à articles deuxième à dixième conique, décroissant

de longueur, le dixième oblong, le dernier plus long, subparallèle, à terminaison aiguë, conique; corselet grand, transverse, trapéziforme; élytres très-courts; tarses filiformes, à articles allonges Ce genre, qui se rapproche beaucoup de celui des Taclujporus, ne comprend qu'une seule cspèce, de petile taille, l' Euthorax ruficornis, Gay et Solier (Loco citalo Atlas Coléoptères , pi. 7, tig. 4), et qui habile le Chili.

8n" GENRE. - HABROCÈRE. BABROCERUS. Erichson, 1837.

Kifrrder Mardi Brandburg.

Aëfo;, doux; /.epaç, corne.

Corps oblong, légèrement convexe, ailé; tête très-rapprochée du corselet, arrondie, convexe, infléchie; yeux médiocres, arrondis, peu proéminents; labre presque carré, un peu sinué à l'extrémité; mandibules petites; mâchoires a lobe, interne rhomboïdal, l'externe coriace extérieurement, et membraneux intérieurement; palpes maxillaires allongés, à premier article petit, second et troisième d'égale longueur, le quatrième un peu conique, acuminé; lèvre à menton transverse; languette large, bilobée, à lobes tronqués; paraglosses réunis a la languette; -palpes labiaux dépassant à peine la languette, à premier article assez grand, cylindrique, second et troisième petits, presque égaux, le dernier étant tronqué à l'extrémité; antennes capillaires, de onze articles; corselet transverse , de la largeur de la base des élytres, à côtés arrondis , et a angles postérieurs obtus; écusson très-petit, triangulaire; élytres un peu plus longs que le corselet, à angle apical externe obliquement tronqué; abdomen rebordé, à sixième et septième segments cachés; pieds trèscourts, à tibias très-poilus; tous les tarses à cinq articles, grêles : le premier article des postérieurs allongé, les trois suivants allant en décroissant de longueur ; les antérieurs simples dans les deux sexes.

Ce genre se rapproche beaucoup de celui des TacUijporus, mais le corps est moins convexe, il a aussi quelque analogie avec les Tavlùnus. Chez le mâle, l'extrémité inférieure du cinquième segment de l'abdomen est légèrement tronquée, tandis que chez la femelle elle est fortement incisée. On ne rapporte qu'une espèce à ce genre, \'H.capillaricoiTiis(Tachyporus), Gravenhorst, qui se trouve, en France et en Allemagne, sous les amas de feuilles tombées sur le sol dans les bois.

9me GENliE. — TACHINE. TACBINVS. Gravenhorst, 1802. Microptcn BruMVlsijni.

Tay ivc;, prompt.

Corps oblong, plus ou moins convexe, ailé dans la plupart des espèces; lète très-rapprochée du corselet; yeux médiocres, arrondis, peu proéminents ; labre transverse, un peu sinué à l'extrémité; mandibules trigones, un peu obtuses; mâchoires à lobes presque cornés à la base, membraneux a l'extrémité; palpes maxillaires médiocrement allongés, filiformes, à premier article petit, court, le second un peu plus long que le troisième, le quatrième à extrémité acuminée; lèvre à menton transverse; languette large, bilobée; paraglosses tout à fait soudés avec la languette; palpes labiaux filiformes; antennes de onze articles filiformes, à extrémité souvent épaissie, et A dernier article arrondi; corselet transverse, de la largeur de la base des élytres, ou bien un peu plus large; écusson

arrondi; élytres assez grands, plus longs que la poitrine; abdon rebordé, à extrémité un peu

atténuée; pieds très-courts, a tibias épineux; cinq articles ù tous les tarses : les quatre premiers allant sensiblement en décroissant de longueur.

De même que pour le Tachyporut cellar'u, M. Ed. Perris (loco citalo) a donné l'histoire des

métamorphoses d'une espèce de ce genre, le Tachinus humcralis. Gravenhorst. La larve \ii dans les végétaux en décomposition, fumiers, champignons; el elle a les plus grands rapports avec celle du Tachyporus cellaris; sa taille est un peu plus considérable, la disposition des articles des antennes est différente; les yeux, également au nombre de six, sont tout autrement disposés; le système de coloration est le même. La nymphe n'offre rien de particulier. L'Insecte parfait est très-commun partout; il varie beaucoup, et M. Ed. Terris pense qu'on devrait lui réunir probablement plusieurs espèces qu'on a cru à tort devoir en distinguer.

Ce genre a été fonde par Gravenhorst pour y placer un petit nombre d'espèces qu'il rangeait précédemment dans son genre Tachyporus; adopte par tous les entomologistes, il est devenu aujourd'hui assez nombreux en espèces, car on en connait près de cinquante, dont la moitié environ appartient à l'Amérique, et les autres à l'Europe, à l'Asie et à l'Afrique. Les Tachinus sont des Staphyliniens un peu au-dessus d'une petite -taille; ils sont très-vifs, et se trouvent, en général, dans les endroits humides et Kg. '21 — Tachinus chauds, principalement dans les fumiers. tvbitfraniu.

Ericbson les subdivise en deux groupes particuliers.

§ I. — ESPÈCES AYANT LE MÉSOSTERNUM CARÉNÉ, ET LES TARSES ANTÉRIEURS SIMPLES

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