Axina analis
10mt GENRE. — EURYPE. EURYPUS. Kirby, 1817.
Transactions of tbe Linuean Society of London. Eupoç, large; ton;, pied.
Antennes distantes, insérées à quelque distance et en avant des yeux, de onze articles : le premier épais, obconique, le deuxième plus mince, plus court, mais de même forme que le précédent, le troisième un peu plus court, les quatrième à dixième à peu près égaux entre eux, aplatis, en triangles renversés, formant ensemble une massue en scie en dents égales, aiguës, le dernier très-étroit, très-allongé; yeux distants, latéraux, presque orbiculaires, coupés en ligne droite, non échaucrés en avant; tête ovalaire; vertex large, court; front plan; mâchoires cornées, n'embrassant pas la base du menton, terminées par deux lobes membraneux, l'externe un peu plus grand que l'interne; palpes maxillaires deux fois au moins plus grands que les labiaux, de quatre articles :1e premier court, les deux suivants un pen plus grands, égaux entre eux, le dernier très-grand, trèsaplati, en triangle renversé, presque équilaléral : labiaux de trois articles : le premier très-court, cylindrique, le deuxième mince, eflilé, faiblement obconique, le dernier semblable au dernier des maxillaires; corselet de deux pièces; écusson petit, en demi-cercle; élytres parallèles, entourant l'extrémité de l'abdomen; pattes courtes, assez minces; fémurs non renflés; tibias droits; tarses bétéromères, de cinq articles aux quatre pattes antérieures et de quatre seulement aux deux postérieures, tous les articles dépourvus d'appendices membraneux.
MM. Klug et Spinola font remarquer que la structure des tarses, ainsi que celle de la bouche, éloignent les Buryfnu des Clériens. On devra probablement ranger ce genre auprès des Sparedrus et des Lagria; il a surtout beaucoup d'analogie avec le premier de ces genres, et l'on peut dire, que l'Kurype est un Sparèdre à taille épaisse et à membres ramassés. Quoi qu'il en soit, comme ce problème entomologique n'est pas encore tout à fait résolu, nous avons cru devoir laisser provisoire-
ment le genre Eurijpus avec les Clériens, famille dans laquelle Kirby l'avait rangé, et nous le rapprochons des Axbia, avec lesquelles il a quelques rapports. M. Gray désigne ce genre sous la dénomination de Stilponotus.
On n'y place qu'une seule espèce propre au Brésil, l'Eiiri/pus rubens, décrit et tiguré par Kirby.
H"" GENRE. - DÉRESTÈNE. DERESTENUS. Chevrolat, 1843.
Magasin de Zoologie de Guérin-Méneville.
Atpe;, corselet! otivou, je resserre.
Corps ailé; palpes labiaux à dernier article fortement en hache, creusé sur la troncature, et formant par ses bords un ovoïde allongé : maxillaires à avant-dernier article très-long, dernier allongé, moyen, terminé en pointe mousse; tarses de cinq articles, munis en dessous de quatre pelotes lamellées assez longues : celle du premier article plus petite, les troisième et quatrième articles bifides.
Ce genre est placé, par M. Chevrolat, auprès de celui des Eurijpus de Kirby; il ne comprend qu'une espèce ( Dcrcstenus quadrilineatus ), trouvée une seule fois, par M. Salle, aux environs de la Vera-Crux; il est figuré (loco citato, pi. cvhi). M. Spinola ne parle pas de ce genre.
12°" GENRE. — XYLOB1E. XYLOBIUS. Guérin-Méneville, 1841.
In Spinola, Revue zoologique.
EjX&v, bois, 6ic(i>, je vis.
Antennes maniliformes, distantes, naissant au-dessous des yeux dans l'intérieur de l'échancrure oculaire, de onze articles : le premier épais, presque cylindrique, le deuxième très-court, obeonique, les troisième à dixième en grains de chapelet, ronds ou oblongs, le dernier deux l'ois plus long que le pénultième; yeux distants, latéraux, presque ronds, très-saillants; tête ovalaire; labre presque aussi long que large, très-avancé; palpes maxillaires a dernier Fig 165 — Xylobius article mince, allongé, un peu acuminé, à extrémité tronquée : labiaux à article tlegani. correspondant très-grand, aplati, largement sécuriforme, et le pénultième mince,
très allongé; corselet long, étroit, cylindrique; prosternum profondément échancré en avant; abdomen plan; écusson petit, presque aussi long que large; élytres parallèles, dépassant l'extrémité de l'abdomen, coupés carrément à la base; pattes minces, de moyenne longueur; fémurs postérieurs ne dépassant pas le quatrième anneau abdominal; tarses minces, effilés : les premier et deuxième articles longs, comprimés, les troisième et quatrième courts, larges, déprimés, munis d'appendices apparents, faiblement échancrés, le dernier aussi long que les deux précédents pris ensemble, terminé par deux crochets dont l'arête interne est accidentée.
Ce genre, qui correspond à celui des Stenocylidrus (omet, étroit; kouS?*;, cylindre) de M. Klug (Mutiogr. des Clerii, 1845), nom qui devra prévaloir comme ayant l'antériorité, semble exclusivement propre à Madagascar; on n'en a encore décrit que deux espèces, les Xijlobius elegans, Guérin-Méneville, et azureus, Spinola. Le premier, le mieux connu, est long de 7 lignes; sa tête, son corselet et ses pattes sont d'un testacé rougeâtre; les élvtres, la poitrine et l'abdomen bleus, et il présente, en outre, un duvet ras, blanc de neige, ainsi que des poils hérissés, cendrés.
lu". I. — Cercm Harliarns. Algérie.
Fig. 2. — Epurea nigrita.
Fig. ;i. — Agyrtts castaneus.
Fig. 4. — Colon puti
I i ■■. i. — Tlioriclui Mauritaniens.
13«" GENRE. - SYSTÉNODÈRE. SYSTENODERUS. Spinola, 1841.
Essai monographique sur les Clérites.
Sustevc;, étroit; Jeçri, col.
Corps proportionnellement plus large et plus court que celui des Cohjphus; élytres deux fois plus larges, tout au plus, que le corselet : celui-ci brusquement rétréci en arrière, à bord postérieur plus étroit et moins élevé que l'antérieur; tarses à appendices des deux premiers articles petits, rudimentaires, et à crochets terminaux simples, sans dents à leur arête interne.
Ce genre, qui, par son faciès, ressemble à celui des Clerus, ne diffère du groupe générique des Cohjphus que par les caractères que nous venons d'indiquer. On y place deux espèces, les Sijstcnoderus amanus, Spinola, du Mexique, et viridipennis, Spinola, de Colombie : ce dernier a la tète, le corselet et l'abdomen rougeàlres; les élytres d'un beau vert très-luisant à reflets bleuâtres; les pattes teslacées, et il offre des poils assez courts, blanchâtres.
14"" GENRE. - COLYPHE. COLYPHUS. Spinola, 1841.
Revue zoologique de Guérin-Méneville.
K&Xeo;, conduit; towç, lumière-
Antennes de onze articles, les intermédiaires en grains de chapelet, oblongs dans les mâles, presque sphériques dans les femelles; yeux de moyenne grandeur, peu saillants, transversaux, serriformes; tête ovalaire; labre court; palpes maxillaires filiformes, de quatre articles : le premier très-court, cylindrique, les deuxième et troisième à peu près égaux, un peu obeoniques, le quatrième plus long que chacun des deux précédents, mince : labiaux plus grands, de trois articles : le premier court, cylindrique, le deuxième mince, allongé, très-faiblement obeonique, le troisième mince, sécuriforme; corselet presque aussi large que long, à bords opposés égaux en largeur et en hauteur; abdomen plan ou légèrement convexe, à plaques ventrales entières; élytres larges; pattes minces; fémurs non renflés : les postérieurs dépassant l'extrémité de l'abdomen; tarses de cinq articles apparents : les quatre premiers également bifides en dessus et munis en dessous d'appendices membraneux profondément bilobés, augmentant progressivement en largeur et diminuant en longueur : le cinquième article terminé par deux crochets épais à leur base, à arête interne tranchante, armée d'une dent aiguë, qui est dirigée en avant, et qui les fait paraître bifides.
Ce genre, indiqué dans la collection de M. Dupont, a été caractérisé par M. Spinola; par l'absence absolue de stries sur le dos des élytres et par son faciès il semble se rapprocher des Teleplwrus. M. Spinola en décrit cinq espèces, d'après M. Dupont; mais il fait observer que, quoiqu'elles semblent différer notablement par leur système de coloration, elles doivent peut-être se rapporter toutes à une seule et même espèce; car on ne peut nullement les différencier par leur forme. Quoi qu'il en soit, quatre de ces espèces proviennent de Californie et une de Colombie. Nous citerons seulement le Cohjphus siynaticollis, Spinola, de Californie, qui est presque généralement testacé, avec quelques taches noires placées sur diverses parties du corps