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Colyphus sionoticollis

15™ GENRE. — CÏMATODÈRE. CYMATODERLS. Gray, 1852.

Animal KlngdOD, Kujxi, on-te ; £ej«, col.

Anlcnncs filiformes, très-peu grossies vers l'extrémité, plus longues que la lète et le corselet réunis : articles premier à dixième minces, allongés, subcylindriques, ou très-légèrement obeoniquesdans les deux sexes, dernier oblong. terminé en pointe; tête rentrant moins dans le corselet que dans les genres précédents; corselet Étroit, allongé, subcylindrique; prosternum plan, non écliancré en avant; métasternum peu rentlè; élytres plus ou moins striés et ponctués; abdomen plan, allongé, à cinquième segment souvent rudimentaire; fémurs postérieurs ne dépassant pas le troisième anneau abdominal; tarses comme dans les Cohjphus, à deux premiers articles des postérieurs proportionnellement plus allongés, tronqués; crochets tarsiens à arête interne armée de deux dents.

Les Cymatodères ne diffèrent desColyphes que parles caractères que nous avons indiqués; on en connaît une dizaine d'espèces, provenant de l'Amérique équinoxiale, et l'oti ignore leurs mœurs, que l'on suppose être analogues à celles de nos Tilles européens. Comme type, nous nous bornerons à indiquer le Cijmatodera Ilopei, Gray, qui habite le Mexique; MM. de Castelnau, Klug et Spinola en décrivent huit espèces, et l'on doit, en outre, en distinguer le genre Epiclincs (type Epicthics Gaiji, du Chili), que M. Spinola avait réuni à tort aux Cymatodères.

Fig. 1C7. — Cymatodtro angustata.

16"« GENRE. — XYLOTRÈTE. XYLOTRETUS. Guérin-Héneville, 1841.

Iconographie du Hegne animal de Cuvier.

HuXcv, bois; Tputu, je troue.

Kig. 1C8. - Xylotrttu viridit.

Antennes naissant au-dessous des yeux, à quelque distance de leurs échancrures, de onze articles : le premier plus gros que les suivants, ovalaire, tronqué, le deuxième moitié plus petit que le précédent, les troisième à huitième obeoniques, les trois derniers formant ensemble une espèce de massue allongée, aplatie, et le onzième plus ou moins écliancré au bord interne; yeux latéraux de moyenne grandeur, très-saillants, assez fortement échancrés; tète ovalaire. à verlex court et front large; labre couvrant l'extrémité des mandibules croisées, plan, à lobes arrondis; palpes maxillaires filiformes de quatre articles, le dernier mince, cylindrique : labiaux de trois articles, le dernier très-grand, en triangle renversé; mâchoires allongées, à base cornée, et extrémité membraneuse, bifide; corselet égal, très-faiblement convexe; prosternum peu écliancré en avant; métasternum renflé; abdomen convexe, à côtés parallèles jusqu'aux trois quarts de leur longueur; pattes simples, de moyenne longueur, assez minces; fémurs postérieurs ne dépassant pas le dernier anneau abdominal; tibias antérieurs un peu arqués; tarses de cinq articles visibles sous tous les aspects : les quatre premiers triangulaires, échancrés en dessus, munis en dessous d'un appendice membraneux également écliancré : deuxième article plus long que le premier, troisième et quatrième diminuant progressivement de longueur, et le dernier plus long que le précédent, terminé par deux crochets simples.

Le genre Xylotrète ne renferme que trois espèces, toutes particulières à la Nouvelle-Hollande, et qui sont unicolores et d'une teinte variable, en sorte qu'elles seraient indéterminables, ainsi que le

fait observer M. Spinola, si leurs formes seules ne fournissaient pas les moyens de les distinguer. Le type est le Xylolrelus viridù, Guérin-Méneville, d'un beau vert métallique un peu doré, avec des poils blanchâtres.

ICO. — Tillieera Javanica.

17me GENRE. — TILL1CÈRE. T1LLICERA. Spinola, 1841.

Essai monographique sur les délites.

7ïl/uj,TUle; «paç, corne.

Antennes ayant leur origine au-dessous des yeux, de onze articles, les cinquième à dixième en scie à dents très-serrées, les articles delà scie courts, fortement dilatés en dedans, et augmentant progressivement de grandeur, le dernier aussi grand que les deux précédents pris ensemble, terminé en pointe; yeux latéraux, écartés, de moyenne grandeur, tressaillants ; tète ovalaire, moyenne, à vertex très-court, enfoncé dans le corselet et à front large, rectangulaire; épistome submembraneux; lpbre encore moins consistant que l'épistome, plan, grand, à bord antérieur échancré; mandibules fortes, arquées, terminées en pointe aiguë; palpes labiaux deux fois plus grands que ] les maxillaires, de trois articles, le dernier très-grand, en triangle renverse plus long que large; corselet à dos déprimé, un peu rétréci en avant, brusquement rétréci et fortement rebordé en arrière; mésosternum ne s'avancant pas en corne au-dessous du corselet; prosternum largement échancré en avant; métasternum peu renflé; abdomen faiblement convexe, à segments entiers; écusson petit, en demi-ovale transversal; élytres entourant l'extrémité de l'abdomen, à base droite et a angles huméraux obtus; pattes minces, de moyenne longueur; fémurs postérieurs pouvant atteindre l'extrémité do l'abdomen, mais ne dépassant pas les élytres; tibias cylindriques, droits; tarses de quatre articles seulement, visibles sous tous les aspects et à articulations réellement mobiles, les trois premiers articles munis en dessous d'un appendice, et le quatrième terminé par deux crochets simples à arête interne brusquement échancrée vers le milieu de la longueur.

Le faciès du genre Tillicère tranche brusquement avec celui des Ténères, que nous plaçons immédiatement après lui, parce qu'il en est réellement très-voisin par la plupart de ses caractères essentiels. Il ressemble aussi beaucoup au groupe générique des Clères, dans lequel Dejean avait placé le seule espèce connue. 11 est également un des passages qui conduisent des dérides pentamérés aux Clérides télramérés, puisqu'il conserve des restes d'un cinquième article avorté, quoiqu'il n'en ait véritablement que quatre mobiles; dans d'autres dérides que nous étudierons plus tard, le passade sera autrement gradué, le cinquième article n'y sera avorté qu'à la dernière paire de pattes, et ils constituent les espèces que M. Spinola propose d'appeler héléromérées . L'espèce type de ce genre est le Tillieera Javanica {dents, Dejean), Spinola, dont le corps, les pattes et les antennes sont noirs; le corselet, la base des élytres et les trois premiers articles antennaires, rouges; le duvet ras couleur de paille à reflets dorés, et les poils hérissés, tantôt blancs, tantôt noirs, suivant les différentes parties du corps. On le trouve à Java.

18ne GENRE. - TÉNÊRE. TENERUS. Castelnau, 1836.

Revue cnioniologiiiuc de Silbermanu, l. IV. Tener, tendre.

Antennes insérées au-dessous des yeux, dans l'intérieur de l'écbancrure oculaire, de onze articles:

le premier épais, cylindrique, les deuxième et troisième minces, qbconiques, les quatrième a

dixième en forme de scie, le dernier plus grand que le précédent, ovalaire, terminé en pointe

mousse; tète grande, à vertex très-court, à front spacieux; labre et épistome courts, larges, trans-

venus, faiblement et largement écliancrés en avant; yeux grands, écartés, transversaux, réniformes; mandibules épaisses à leur origine, minces près de leur extrémité, terminées en pointe courbe, aiguë; palpes maxillaires filiformes, de quatre articles, le dernier un peu plus long que le troisième sans être plus épais, cylindrique, tronqué : labiaux de trois articles qui augmentent progressivement en grandeur du premier au troisième, le dernier de la même l'orme que le dernier des maxillaires et proportionnellement un peu plus épais; mâchoires libres à leur origine, à extrémité membraneuse et bilobée, et à lobes faiblement ciliés; menton corné, un peu rétréci en avant; corselet de la largeur de la tète, â dos cylindrique, uniformément convexe; prosternum plan; mésosternum largement éebancré des deux côtés; métasternum peu renflé; abdomen convexe, de cinq segments apparents dans l'état normal; écusson de moyenne grandeur, plan, en demi-cercle; élytres mous, deux fois plus longs que la tète et le corselet pris ensemble, dépassant l'extrémité de l'abdomen de la largeur du corselet, coupés carrément à la base; pattes très courtes, assez fortes; fémurs postérieurs ne déliassant pas le troisième segment de l'abdomen; tibias droits; tarses de quatre articles : les trois premiers obeoniques, déprimés, écliancrés ou bifides à leurs extrémités, munis en dessous d'un appendice membraneux coupé en ligne droite, le dernier aussi long que les deux précédents pris ensemble, dépourvu d'appendice, terminé par deux crochets.

C'est en 1856 que le genre Tenerus a été créé par M. de Castelnau, mais mieux caractérisé depuis par M. Spinola; depuis, en 1837 (Monatsb. Acad. Bevl.), M. Klug lui a assigné le nom de Cïliste, Cijlistus («Aisne, contourné), qui ne doit pas être adopté, 1° parce que celui de Ténère a la priorité, et 2° parce que la dénomination de Cyliste avait déjà été employée pour désigner un groupe générique de la famille des Histéroidiens.

Les Ténères, par les caractères tirés des parties de la bouche, par la structure du corselet et les appendices des tarses, doivent être placés dans la famille des Clériens; mais la mollesse des élytres les rapproche des Malachies et des Teléphorcs, et enfin l'ensemble de leur faciès les ferait prendre pour des Galléruciens des genres Exore et Malacosome. Cette coupe est d'ailleurs si naturelle, que toutes les espèces qui en font partie ont à peu près les mêmes formes : c'est bien à ces Insectes que l'épithète de cylindrique convient, pour ainsi dire, à titre exclusif. Le contour de leurs pièces extérieures étant dessiné d'après un seul et même modèle, il aurait fallu chercher les différences spécifiques dans les accidents de leur surface et s'exposer ainsi à prendre les traits de l'individu pour caractères de l'espèce, et c'est pour cela que tous les entomologistes, même M. Spinola, ont préféré employer pour la caractéristique la distribution des couleurs. On a donné la description d'une dizaine d'espèces de ce genre, qui ont été prises au Sénégal, au cap de Bonne-Espérance, à Manille et à Java.

Comme espèce typique, nous indiquerons le Tenerus terminants (Titlus, Dejean), Spinola, qui habile le cap de Bonne-Espérance. Les antennes de cette espèce sont noires, avec les trois premiers articles rougeâtres; la tête, le corselet, les pattes et le dessous du corps, sont de cette dernière couleur; on voit deux taches noires sur le dos du corselet, la première plus grande au bord antérieur, et l'autre ponctiforme à peu de distance du bord postérieur; les élytres sont noirs, moins luisants que dans les Cynoplères, à extrémité postérieure jaune de paille; il y a des poils de couleur cendrée.

19°" GENRE. — SERRIGÈRE. SERR1GER. Spinola, 4844.

Essai iiii>iiogr.i{iljiquc sur les Cléntcs. Serra, scie ; gero, je porte.

Palpes maxillaires à dernier article de la même forme que le dernier des labiaux, aplati, dilaté et en triangle rectiligne renversé : labiaux à dernier artic le plus grand, mais non du double des maxillaires; pattes courtes, fortes; tibias arqués; tarses de quatre articles plus courts et plus larges que dans les TiUicères : le premier des postérieurs à peu près égal à chacun des deux suivants, également muni d'un appendice membraneux fendu et bilobé; on- Fig. 170. — s. neichei. glets épais, profondément éebancrés près de l'extrémité.

COLÉOPTÈRES. î\ 7,

Tels sont les caractères qui servent à différencier ce genre de celui des Tilliccra, dont il est 1 1 C 3voisiu. Il ne renferme qu'une espèce, le Serriger Reichà, Spinola, propre an Mexique.

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