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II. Spinola n'a pas eu connaissance de ce genre

24"" GENRE. — CLAD1SQUE. CLADISCUS. Chevrolat, 1843.

Annales de la Société eniomologiiiue de France.

KXaStw.;, pctil rameau.

Corps effilé; tète orbiculaire; palpe; allongés, à article apical sécuriforme, plus obliquement tronqué; antennes de onze articles : le premier allongé, le deuxième petit, les suivants longs, émettant un rameau allongé; yeux oblongs, réticulés; corselet long; élytres étroits, allongés; pattes courtes, villeuses; tarses de cinq articles : le quatrième des antérieurs un peu avancé en dessous.

Ce genre, dont M. Spinola ne regarde pas la caractéristique comme assez complète pour l'admettre dans sa monographie, ne comprend qu'une seule espèce, le Clndiscus stiangitlatus, Chevrolat, des iles Philippines.

25"" GENRE. - NATALIS. NATALIS. Castelnau, 1856.

Revue cmomologiiiue de Silbermaun.

tiatalti, poil Datai,

Antennes comme chez les Thunasimus; appendices membraneux, entiers, faiblement échancrés, et n'étant jamais fendus dans leur longueur; prosternum plan, rétréci entre les hanches antérieures, prolongé au delà en arrière des fosses coxales, à bord postérieur droit; fosses coxales antérieures grandes, arrondies, complètement fermées; tarses à trois premiers articles vrais, déprimés, dilatés, échancrés en demi-cercle en dessus, munis en dessous d'appendices membraneux, presque également développés : les rudiments de l'article tarsal avorté constamment renfermés dans la cavité de l'articulation larso-tibiale, et non apparents au dehors.

Le genre Natalis ne diffère de celui des Thanasimus que par les caractères que nous venons d'indiquer, auxquels on peut joindre quelques particularités de diverses parties de la bouche; c'est ainsi que le dernier article des palpes labiaux est très-grand, Irès-aplali, en triangle curviligne, mais sans pédoncule apparent et à côté opposé à l'origine égal en longueur au cûiè interne, tandis que l'externe est le plus long de tous. Les différences du faciès seraient ainsi très-tranchées, si ou ne comparait les Natales connus qu'aux Tlianasimes de l'Europe; elles le sont beaucoup moins, si on établit la comparaison avec les espèces du cap de Bonne-Espérance; cependant ils se font remarquer en général par l'aplatissement du corps, par le rétrécissement postérieur du corselet, et enfin par la longueur de l'abdomen et des élytres proportionnellement à celle de l'avant-corps.

L'espèce type est le Natalis porcala, que Fabricius rangeait dans le genre Noloxus, et Olivier dans celui des Clerus, et qui provient de la Nouvelle-Hollande et de la terre de Van-Dieraen. I)< ux autres espèces sont également rangées dans ce genre; ce sont les A'. crcbrkoUis, Spinola. de la Nouvelle-Guinée, et Laplacei, Castelnau. du Chili.

2C°" GENRE. — THANECLÈRE. THANECLERUS. Al. Lefcbvreet Weslwood, 1855.

Annales de la Société enlomologiquc île Fiance. Dénomination tirée des noms des genres Thanasimus et Clerus.

Antennes très-écartées, naissant au-dessous des yeux, en dehors de l'échancrure oculaire, sur les joues proprement dites, raoniliformes, grossissant insensiblement vers l'extrémité, de onze articles : le premier court, épais, obeonique, le deuxième moitié plus court, beaucoup plus mince que le précédent, les troisième a cinquième un peu obeoniques, augmenlantsuccessivement en largeur et diminuant en longueur, les sixième, septième et huitième, en Fig. 171.— ThanecUrus grains de chapelet, transversaux, augmentant un peu en largeur, sans diminuer tanguineus. sensiblement en longueur, les neuvième et dixième grossissant progressive-

ment, en sphéroïde tronqué, le dernier de la même forme, plus grand que le pénultième, mais moindre que les deux précédents réunis; yeux très-petits, très-distants, assez saillants, échancrés en avant; tête grande, ovalaire, à vertex large et à front plan; labre rectangulaire, entier, transversal; palpes maxillaires filiformes, de quatre articles : le premier très-court, les deuxième et troisième minces, obeoniques, le quatrième légèrement plus épais que les précédents, un peu renflé avant l'extrémité, qui est tronquée : labiaux de trois articles ■ le premier très-court, le deuxième subcylindrique, allongé, et le troisième proportionnellement plus grand que le dernier des maxillaires, et de la même forme que lui; corselet plus long que large, à côtés un peu arqués, et à bord postérieur fortement rebordé; écusson petit, en demi-cercle; prosternum peu échancré en avant; abdomen plan, ou très-légèrement convexe; élytres notablement plus larges que le bord postérieur du corselet, à côtés parallèles, et bord postérieur arrondi; pattes courtes, fortes; fémurs épais, renflés; tibias droits; tarses de quatre articles: les trois premiers mobiles, plus larges que longs, fortement bifides, munis, en dessous, d'appendices également divisés en deux parties, quatrième aussi long que les trois autres pris ensemble, terminé par deux crochets simples : les restes de l'article avorté non visibles.

Par ses caractères génériques, ce groupe se rapproche de ceux des Thanasimes et des Natales, mais, toutefois, son faciès est tout différent, et semblerait devoir lui donner quelque analogie avec les Platyclères, qui s'en éloignent beaucoup, surtout par la forme des antennes et des palpes.

L'espèce type de ce groupe a été décrite, par M. Alexandre Lefebvre (Soc. eut. Fr., 1855), sous le nom de Clerus Duquel, et, plus tard, est devenue te genre Taneclerus de M. Weslwood. M. Al . Lefebvre a pu observer, dans l'intérieur de la moelle des racines àe\' jEsclujnomena paludosa, espèce de bois léger qui remplace le liège dans quelques collections entomologiques, une larve et une nymphe de ce Coléoplère, mais, malheureusement, l'état de dessiccation dans lequel ils étaient ne lui ont pas permis de donner leur histoire d'une manière bien positive. La larve est longue de 0 millimètres, et large de i millimètre au plus; elle est d'un roux prononcé, entièrement couverte d'un duvet de même couleur. La tête est penchée en avant, plus étroite que le corselet, dans lequel elle s'emboîte; elle est entièrement écailleuse, aplatie, arrondie sur les côtés, un peu bombée en tous sens, légèrement concave en dessous, présentant, en dessus, des sillons et une impression longitudinale assez courte. Les mandibules sont un peu larges, assez longues. Les yeux très-rejelés sur les côtés, contigus à la naissance des mandibules, petits, ovalaires. Le corselet est bombé, écailleux en dessus, arrondi latéralement. Le mésothorax est moitié moins long que le corselet. Le métathorax est un peu plus long et plus large que le mésothorax, gibbeux à sa partie antérieure. Les pattes sont écailleuses, trèscourtes, creuses en dehors dans leur dernière moitié, portées sur un mamelon membraneux. L'abdomen est aplati, s'elargissant latéralement vers son milieu, puis dilaté dans le sens contraire jusqu'à l'extrémité du dernier segment : de celui-ci sort une plaque écailleuse, noirâtre, penchée sur l'anus, et paraissant le protéger, un peu allongée, arrondie sur les côtés et à sa terminaison, présentant au milieu une légère cœinence longitudinale un peu large, très-évasée vers son origine : des deux côtés

de celle plaque sortent des touffes de poils roux assez longs; il y a hait segments. On ignore le genre dévie de cette larve La coque est longue d'environ 5 millimètres, obeonique, arrondie uses deux extrémités, et d'un tissu compacte, solide; elle est, en dehors et en dedans, d'une coloration jaune-paille. La nymphe a A millimètres de longueur, et elle a la même coloration et la même pubi sceoce que la larve. La tête, fortement penchée en avant, offre des mandibules appuyées sur l'extrémité des pattes antérieures, des yeux saillants et des antennes la dépassant de chaque côté et se courbant vers le bas. Les élytres, en dessus, sont courbés de chaque côté, ne dépassent pas les premiers segments abdominaux, et ont la forme de deux lames étroites, un peu courbes. Les ailes, largement accusées, apparaissent sous les pattes intermédiaires, et enveloppent le corps de chaque pendent un peu plus bas que les premiers segments de l'abdomen, en laissant entre elles, au centre, un intervalle assez large, au milieu et à l' extrémité duquel dépassent les pattes postérieures, qui sont alors couvertes par les ailes. L'abdomen, d'abord un peu relevé, se recourbe ensuite en dedans, et va en dessus occuper la moitié de la longueur de la nymphe; il s'élargit un peu vers la moitié, et est terminé, en dessous, par une petite plaque ronde, noire, située au-dessous du dernier segment : de ce segment s'échappent deux petits appendices oblongs, ronds, contigus, et dirigés un peu en avant au-dessus de la plaque. L'Insecte parfait a été trouvé, comme la larve et la nymphe, dans la moelle des racines de YASschynomena paludosa, qui provenait des Indes orientales : il est long de ô millimétrés, entièrement d'un beau roux, avec les jambes et les tarses paraissant seuls un peu plus clairs; la tète, le corselet et les élytres, sont couverts d'un duvet léger, blond, et criblés, en outre, d'une multitude de petits points enfoncés, plus serrés sur la tête et le corselet, et plus espacés sur les élytres. Cet Insecte a reçu de M. Wesiwood le nom de Thaneclerus Buquclii, et portait, dans le Catalogue des Coléoptères de Dejean, celui de Clerus sangitiiwlaitus. Une seconde espèce du même genre est le T. sanguineus, Say, de l'Amérique septentrionale.

27œe GENRE. - TROGODENDRE. TROCODENDRON. GuérinMéneville, 1841.

Iconographie du nfgne animal de Cuvier.

Tpcofco, je ronge; 5ev<îpcv, arbre.

Antennes ayant leur origine au devant des yeux, dans l'intérieur de l'échancrure oculaire, épaisses, plus courtes que la tête et le corselet réunis, moniliformes, grossissant insensiblement du deuxième au dernier article, de onze articles : le premier le plus grand de tous, les deuxième à huitième en grains de chapelet, le deuxième très-court, le troisième deux fois plus long, les suivants diminuant progressivement en longueur, et augmentant en épaisseur, les neuvième et dixième un peu comprimés, obeoniques, le dernier aussi grand que les deux précédents pris ensemble; yeux petits, convexes, écartés, transversaux, échancrés en avant, peu saillants; tète ovalaire; labre corné, transversal; mandibules moyennes, fortement arquées, terminées en pointe aiguè; menton corné, trapézoïdal; mâchoires embrassant le menton, à extrémité bilobée; languette membraneuse, bifide; palpes maxillaires de quatre articles : le dernier de la même forme que le correspondant des labiaux, très-aplali, triangulaire : labiaux de trois articles : le premier court, et le deuxième très-allongé; corselet uniformément convexe; écusson très-court, consistant en une simple ligne transversale; élytres uniformément convexes, coupés carrément a la base, à côtés parallèles et à bord postérieur arrondi; abdomen faiblement convexe, à bord postérieur des cinq premiers segments droit, entier dans les deux sexes : le sixième segment le plus souvent en évidence, arrondi dans les femelles, échancré dans les miles; pattes fortes, allongées; fémurs droits, non renflés; tibias cylindriques; tarses de moitié plus courts que les tibias, larges, déprimés, de quatre articles: les trois premiers seuls mobiles, fortement bifides à toutes les pattes, munis, en dessous, d'un appendice membraneux largement échancré : les restes de l'article avorté à peine visibles à la troisième paire de pattes, plus apparents aux autres.

Ce genre a été fondé par M. Guérin-Méneville pour la plus grande espèce connue de Clériens; Dejean la plaçait eu tête du genre Clerus, mais elle en diffère notablement par l'absence d'une mas-

Kig. I. — Cryptophagus Slaurus.

Fie. 2. — Aulachocheilui.

Kig. 3. — Colon claviger.

I ■ i. — Platjtoma Algericum.

Kig. 5. — Buter amplicollis.

sue antérieure brusquement tranchée, ainsi que par la conformation du dernier article des palpes maxillaires, comparée à celle des labiaux; elle aurait, ainsi que le fait remarquer M. Spinola, plus de rapports avec les Notoxus, dont elle se distingue par la structure des antennes et du corselei, Schoenherr en faisait un Tnchodcs. Cette espèce est le Trogodcndron fasciculation, qui est long de 9 lignes, large de 2 1/2. habite la Nouvelle-Hollande, et est noirâtre, orné de taches jaunes, avec des poils et un duvet noirs sur certaines parties, et blanchâtres sur d'autres.

28»' GENRE — NOTOXE. NOTOXUS. Fabricius, 1792.

Emomologia sjstentiUca, (. I.

Nwto;, dos; oÇu;, aigu.

Antennes comme dans les Trogodendron, mais à articles intermédiaires filiformes, faiblement obconiques, visiblement plus longs que larges; yeux plus ou moins saillants, toujours échancrés en avant; tête ovalaire, à vertex court, a front au moins aussi large que long, différant en grandeur suivant les espèces; labre large, transversal, plus ou moins échanrré; mandibules fortes, terminées en pointe aiguë, à arête interne tranchante, largement échancrée en rond près de l'extrémité; palpes maxillaires de quatre articles: le premier très-court, subcylindrique, le deuxième quatre fois plus long que le précédent, de la même épaisseur, faiblement obeonique, le troisième plus court et plus épais que le deuxième, subcylindrique, tronqué obliquement de dedans en dehors, quatrième de la même forme, et à peu près de la même grandeur que le dernier des labiaux, en triangle renversé, porté sur une tige courte, mince, cylindrique; palpes labiaux de trois articles: les deux premiers minces, subcylindriques; corselet plus long ou moins long que large; prosternum un peu plus court que le tergum; fosses coxales un peu en arrière du milieu, très-rapprochées, complètement fermées; pattes moyennes, assez minces; fémurs non renflés : les postérieurs n'atteignant pas l'extrémité de l'abdomen; tibias droits; tarses n'ayant que quatre articles à articulations mobiles : les trois premiers munis, en dessous, d'appendices membraneux, le quatrième terminé par deux crochets simples.

Ce genre, créé par Fabricius aux dépens des Clerus, et adopté par tous les entomologistes, a reçu de Latreille (1802, Gcnera Cruslaceorum et Insectorum) la dénomination d'OriLO, Opilas (Opilo, sorte d'Oiseau); mais ce nom, quoique adopté par quelques auteurs, doit être rejeté comme étant postérieur à celui de Notoxus.

Les Insectes de ce groupe sont ailés; on les trouve sur les bois. Jusqu'ici, on ne connaît pas bien" leurs mœurs : toutefois, M. Waterhouse (Trans. of tlie eniomological Sociclij of London, t. 1, 1855) a fait connaître la larve d'une espèce, le Notoxus mollis, Fabricius. Le corps de cette larve, long de 6 à 7 lignes, est d'un blanc jaunâtre, avec le dos d'une teinte uniforme; la tête et le dernier anneau sont couleur de poix. La tête est cornée, arrondie, légèrement déprimée, rugueuse. Les antennes sont courtes, de quatre articles : le premier fort, court, le deuxième plus long, grossissant vers l'extrémité, le troisième cylindrique, le dernier plus long et plus mince, terminé par un petit appendice que l'on pourrait prendre pour un cinquième article. Le labre est en ovale transversal. Les mandibules sont courtes, fortes, à arête interne unidentée. La lèvre est allongée, quadrilatère. Les palpes labiaux de deux articles : le premier cylindrique, transversal, le second allongé. Le menton est allongé. Les mâchoires courtes, à tige molle et flexible, et à bord interne velu. Le corps est allongé, dilaté au milieu, couvert de poils longs, roussâtres. Le corselet présente une pièce triangulaire cornée sur le dos. La dernière plaque dorsale a deux protubérances cornées, rugueuses, divergentes. Cette larve rentre dans le type de celle du Thanasimus formicarius, mais les trochanters sont beaucoup plus petits ou cachés; le fémur et le tibia proportionnellement plus minces et plus larges, et les tarses ne consistent qu'en un seul crochet. C'est dans l'intérieur des substances ligneuses qu'on a découvert cette larve; mais M. Waterhouse n'a pas étudié les changements en nymphe, et il se borne à dire que l'Insecte parfait sort du bois sec dans lequel il s'est transformé. Ce Coléoptère, qui se trouve dans presque toute l'Europe, et qui n'est pas très-rare aux environs de Paris, est long de 4 lignes et large de 1/2; il est pubescent; la tète est d'un brun rougeâtre clair, avec

une tache numérale, une bande au milieu et une autre sur l'extrémité, jaunes; les élytres sont bruns ou noirâtres; la base des cuisses et l'abdomen sont de la même couleur, mais d'une teinte plus pâle; les antennes et les tarses sont rougeàtres.

On connaît dix-neuf espèces de ce genre d'après M. Klug, et elles semblent répandues sur presque toutes les parties du globe. M. Spinola n'en décrit que six; savoir : trois du continent de l'Afrique, deux de l'Europe et une de Madagascar, el il est parvenu à les caractériser sans employer leur système de coloration, qui, dans ce genre, de même que dans le plus grand nombre de cens des Clériens, est susceptible de changer dans une même espèce. Le Pïoioxus mollis est le plus connu; parmi les autres, nous citerons les N. crucnlatus, Dupont, de la Turquie d'Europe; Drcgcl, Gory, du cap de Bonne-Espérance; gigas, Castelnau, du Sénégal, etc.

M. Chevrolat (Revue zoologique, 1812) fait connaître huit espèces nouvelles de ce genre, toutes propres à l'Afrique australe, el provenant du voyage de M. Drège, mais ce n'est qu'avec un point de doule qu'il les range dans ce groupe. Une espèce, décrite récemment par M. II. Lucas comme découverte en Algérie, est désignée sous la dénomination de Notoxus dorsalis.

29me GENRE. - OLESTÈRE. OLESTERUS. Spinola, 1841

Revue zoologique de CuérhiMéncville.

QXearnp, destructeur.

Antennes distantes, insérées en face de l'échancrure oculaire, de onze articles : le premier épais, le deuxième plus mince, court, cylindrique, le troisième deux fois plus long que le précédent, mince, obeonique, les troisième a huitième de la même forme, diminuant progressivement de longueur, les neuvième, dixième et onzième formant ensemble une massue allongée, aplatie, à articulations très-distinctes; yeux distants, transversaux, peu saillants; tète ovalaire, enfoncée dans le corselet, à vertes non apparent et à front presque carré; labre entier, en rectangle transversal; palpes maxillaires de quatre articles, le dernier très-grand, sécuriforme, de la même foi me que le dernier des labiaux : ceux-ci de trois articles; corselet arrondi en avant; prosternum égalant tout au plus le tiers de la longueur du tergum, largement et profondément échancré antérieurement; mésosternum très-court, plus court et plus étroit que le corselet; métasternum peu renflé; élytres parallèles, à bord postérieur arrondi et à angle suturai postérieur fermé; abdomen ne dépassant pas l'extrémité des élytres; pattes assez fortes; fémurs sans renflement, les postérieurs dépassant visiblement l'extrémité des élytres; tibias très longs, plus ou moins arqués; tarses larges, courts, déprimés,- ayant le tiers de la longueur des tibias, de quatre articles à articulations mobiles, les trois premiers bifides en dessus, munis en dessous d'un appendice large, faiblement échancré, le premier plus long que chacun des suivants, mais plus court que deux réunis, le dernier terminé par deux crochets simples à arête interne tranchante, largement échancré à peu de distance de l'origine, les restes de l'article avorté non visibles en dessus et dépourvus d'appendices membraneux.

Ce genre, créé par M. Spinola pour une espèce de Swan-River, VOlcsicrus Australie, est remarquable en ce que par sa conformation particulière il peut renverser sa tête sur son corselet et faire glisser l'un cl l'autre au-dessous de son mésopectus, ce qui doit lui permettre de percer des galeries courbes, tortueuses et prolongées dans des directions variées et opposées.

30"" GENRE — SCROBIGÈRB. SCROBIGER. Spinola, 1841.

zool.igiijue de Guériii-Mêucville.

Scrobi, fosse ; gero, je porte.

Antennes distantes, insérées en face de l'échancrure oculaire, de onze articles : le premier épais, subcylindrique, les deuxième à huitième ovoïdes allongés, le troisième le plus long de tous el les

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