GENRE. — OMABIE. OMADIVS Castelnau
Revue enlomologiqne de Silnernunn.
fijAa^io;, sur l'épaule.
Antennes grossissant du deuxième au dernier article, sans scie antennaire et sans renflement terminal en massue, de onze articles : le premier plus épais que les suivants, obeonique, les suivants jusqu'au pénultième augmentant progressivement en largeur et diminuant en longueur, plus ou moins obeoniques, les premiers subcylindriques, plus longs que larges, les derniers un peu aplatis, subtriangulaires, non dilatés au coté interne, le dernier aussi long que les deux précédents, en ovale, terminé en pointe; yeux très rapprochés, grands, saillants; tète moyenne, ovalaire, a vertex très court, à front très-étroit, en rectangle longitudinal; labre large, transversal; mandibules assez grandes, terminées en pointe, dépourvues de dénis internes; palpes maxillaires filiformes, de quatre articles : le premier très-court, le deuxième allongé, le troisième moitié plus court que le précédent et le dernier aussi grand que les deuxième et troisième pris ensemble : labiaux presque trois foi? plus grands que les maxillaires, de trois articles; corselet cylindrique, un peu plus long que large, peu dilaté au milieu; écusson petit, en demi-cercle; élylres parallèles, droits, allongés, dépassant l'extrémité de l'abdomen, celui-ci cylindrique; pattes minces, allongées, visiblement propres à lu course, les postérieures beaucoup plus longues que les autres; fémurs dépassant l'extrémité postérieure des élytres; tibias droits; tarses de quatre articles à articulations réellement mobiles : le premier étant néanmoins renforcé par les restes rudimentaires de l'article avorté, visibles seulement en dessous, mais mieux développés que dans les Serrigères etTénères, et terminé par un petit appendice membraneux, court, entier.
On a publié la description de quatre espèces de ce genre, et toutes proviennent des iles de la mer des Indes. Le type est YOmadiu* Indïcus, Castelnau (.Xotoxus Javamts, Dejean), qui provient de Java et Sumatra, et qui ne présente qu'une sombre coloration.
2imc GENRE. — STiGMATIE. ST1GMATIUM. Gray, 1822.
Ili Animal K ngdum. In-., t. I.
ZT'.-yu.a, marque.
Antennes semblables à celles des Omadies, mais proportionnellement plus longues, plus minces et pouvant atteindre aisément le bord postérieur du corselet; yeux arrondis, échancrés en demicercle, saillants; tète ovalaire, de moyenne grandeur, à front en rectangle, longitudinal; corselet n'étant pas plus long que large; mésosternum coupé antérieurement en ligne droite; mélasternnm peu renflé; élytres uniformément convexes, à angles numéraux peu saillants; pâlies plus courtes et plus fortes que dans les Omadies, moins propres à la course qu'à la marche; fémurs antérieurs épais, postérieurs ne dépassant pas l'extrémité des élytres; tibias plutôt obeoniques que cylindriques; tarses semblables à ceux des Omadius, mais participant des proportions pesantes et ramassées du corps; onglets simples, à arête interne sans échancrure.
-eule espèce, le Sligmatium cicmdeloides, Gray, entre dans ce genre; c'est un Insecte brunâtre avec quelques parties de son corps d'une coloration d'un noir bleu; il provient de lava.
Ceal auprès de ce genre que vient se placer le groupe des LasiodI Kl s, Leuiodera (xuuno;, laineux, Jijr, corselet) de M. Gray [Animal Kmgdom, 1852), qui ne comprend qu'une espèce (lom. JUV, pi. xLMii, 6g. 5), le Las'wdcra À'iW-yi, habitant le Brésil. Gel Insecte a la tétc et le corst lel très-»1
rendis; ses élytres sont très-étroits à leur insertion avec le corselet et vont en s'élargissant vers l'extrémité, qui est arrondie. M. Spinola ne signale pas ce genre.
22°" GENRE. - THANASIME. THANASIMUS. Latreille, 1809.
Ornera Crustaceorum et Inseciorum.
Ouvaumcs, mortel.
Antennes grossissant progressivement vers leur extrémité; yeux échancrés; tête ovalaire; labre éebaneré. ou plutôt bilobé, a lobes souvent renflés; mandibules fortes, aiguës, à trois faces : la première extérieure et convexe, la deuxième supérieure et plane, la troisième inférieure et concave; mâchoires cornées, terminées par deux lobes membraneux, arrondis, frangés : l'externe beaucoup plus avancé que 1 interne; palpes maxillaires filiformes, de quatre articles : le premier cylindrique, le deuxième mince, allongé, très-faiblement obeonique, le troisième moitié plus court que le précédent, de même épaisseur, plus visiblement obeonique, et le dernier plus long que le troisième, et plus court que le deuxième, cylindrique, tronqué : labiaux plus grands que les maxillaires, de trois articles, le dernier très-mince à son origine, puis dilaté en triangle curviligne; menton transversal, entier; languette charnue, bilobée; corselet plus ou moins déprimé, rétréci en avant, sillonné, brusquement rétréci en arrière, a bord postérieur plus étroit que l'antérieur; prosternum largement érhancré en avant, brusquement aminci en arrière; mésosternum allongé, rétréci antérieurement, en demi-cylindre; écusson petit, en demi-cercle; élytres plus larges que le corselet, coupées carrément à la base, à côtés parallèles; abdomen faiblement convexe, à segments entiers dans les deux sexes; pattes moyennes; fémurs postérieurs non renflés, atteignant tout au plus l'extrémité de l'abdomen, mais ne dépassant pas les élytres; tibias droits; tarses de quatre articles seulement à articulations mobiles : les rudiments de l'article avorté étant plus moins apparents, les trois premiers articles mobiles munis en dessus d'appendices membraneux d'inégale grandeur, celui du troisième constamment fendu dans toute la longueur, et divisé en deux lobes ovales, oblongs : crochets du quatrième le plus souvent simples, dépourvus de dents, très-rarement à arête interne échancrée vers le milieu.
Le genre Thtmtumuu a été fondé par Latreille, aux dépens des Clcrus de Fabricius, ou plutôt il correspondait pour lui à ce genre; adopté par tous les entomologistes modernes, il a été, à son tour, dans ces derniers temps, partagé en plusieurs groupes particuliers, et encore M. Spinola fait remarquer que les dix ou douze espèces qu'on y range aujourd'hui diffèrent entre elles par des caractères qui seraient plus que spécifiques s'ils correspondaient à des différences plus apparentes du faciès.
On doit réunir à ce groupe, et comme en étant synonyme, la division des Cleroides {Clerus, Clairon; a9<x, aspect), indiquée par Schœffer (1777, Elan, ait. App.), qui n'a généralement pas été adoptée. Nous en rapprocherons aussi, mais avec doute, le genre Pylus («uXoç, nom mythologique, créé par M. Newmann, Ent. Jirit., 1841), ainsi que celui des Xanthocerus (5*v0C;, jaune; xe?a;, antenne), du même auteur (1842, The Entomologisi.)
Les métamorphoses d'une espèce de ce genre, le Thanashnus formicarius (Clerus), Fabricius, ont été décrites avec soin par M. Ratzeburg(Die Forst. Itiscct., t. I, pi. i, fig. 7) et par Erichson (Arcli. fur lin- Naturgeich., 1841), et ont aussi occupé MM. Waterhousc et Westwood. La larve a la tête cornée, prolongée horizontalement, plane en dessous, faiblement convexe en dessus; les ocelles sont ronds : il y en a cinq de chaque côté de la tête, divisés en deux séries transversales très-rapprochées, l'antérieure de trois, la postérieure de deux; les antennes naissent en dessous d'un rebord avancé de la tête, immédiatement au-dessus des mandibules : elles sont très-courtes, biarticulécs; le front se confond avec le chaperon, et est membraneux, rétréci en avant; le labre est apparent, plus large que long, penché en avant; les mandibules simples, courtes, fortes, aiguës, à extrémité en forme de faux; les mâchoires sont courtes, épaisses, collées contre la languette, sans articulations distinctes, en grande partie molles et charnue*, à lobe terminal peu apparent; les palpes maxillaires sont assez courts, Inarticulés : les labiaux biarticulés; le menton est carré, peu contestant, caché à la base, plus dur et corné à l'origine des palpes; la languette est molle, rudimen-
taire; les pattes sont de moyenne longueur; les hanches courtes et distantes; les trochanlcrs cachés dans les fémurs, et ceux-ci, ainsi que les tibias, subcylindriques, à peu près égaux en longueur; les tarses ne consistent qu'en de simples crochets; les anneaux du corps, non compris la tête, sont au nombre de douze : le premier, ou corselet, ayant un bouclier corné en dessus et une longue bande également cornée en dessous : les deuxième et troisième, équivalant au mésothorax et au métathorax, ont chacun deux espaces cornés sur le dos; les huit suivants sont abdominaux, entièrement noueux et charnus; le dernier est muni d'un bouclier corné en dessus et de deux en dessous. L'anus est proéminent, conique, et peut servir d'aiguillon. Il n'y a que trois paires de pattes, et chaque paire s'articule à la face inférieure de l'un des anneaux thoraciques. Les stigmates sont au nombre de neuf paires : l'antérieure à la face inférieure de l'anneau métathoracique, près de son bord antérieur, et les huit autres sur les flancs des huit anneaux abdominaux. La couleur générale de cette larve est le rouge un peu rosé : la tête et les plaques du dos sont brunes, et les ocelles noirs. C'est dans l'intérieur des substances ligneuses que celte larve se trouve, et l'on a constaté qu'elle creusait elle-même la galerie qui devait lui servir d'habitation, mais que parfois elle se servait également de conduits percés par d'autres Insectes. Cette larve semble carnassière, et se nourrit des Insectes qu'elle rencontre dans l'intérieur du bois. Quant à la nymphe, elle est peu connue; M. Balzeburg en a donné une figure, mais il ne l'a pas décrite dans son bel ouvrage sur les Insectes nuisibles aux forêts; M. Spinola est entré dans quelques détails à ce sujet.
Les Thanasimes semblent répandus sur toute la surface du globe, excepté, toutefois, dans l'Océanie; l'Europe en possède quatre ou cinq espèces, sur les vingt qu'on a décrites. Toutes semblent vivre sur le bois et voler avec facilité; elles sont de taille moyenne et parées de couleur assez tranchées, telles que le blanc, le noir-et le rouge. Deux espèces que l'on rencontre aux environs de Paris, mais qui sont plus répandues dans les parties plus méridionales de l'Europe, sont : 1° le Thanasimus formicarius (Cterus), Megerle; il est long de 4 lignes sur 1 ligne de large; sa tête est noire; son corselet, le dessous du corps et la base des élytres, rouges : celte dernière partie étant trèsprononcée; une bande étroite, blanche, relevée près de la suture au tiers antérieur, et une autre très-large à la partie postérieure, et 2° le T. mulilarius (Clerus), Fabricius, un peu plus grand que le précédent; corselet noir; base des élytres très-fortement ponctuée, rouge; une bande blanche interrompue vers le tiers antérieur, et une autre beaucoup plus large vers les deux tiers postérieurs; le dessous du corps et les pattes avec des poils gris; l'abdomen rougeâtre.
Parmi les espèces étrangères à l'Europe, nous citerons seulement les Thanasimus ruficeps, Dejean, Spinola, de l'Amérique septentrionale; cinclivenlris, Chevrolat, du Brésil; T. Verreauxii, Spinola, du cap deBonne-Espèrance, et T. pielus, Dejean, Spinola, des Indes orientales.
C'est sous le nom de Clerus que M. Klug fait connaître ce genre, et il en décrit soixante-dix espèces.
Ce n'est qu'avec le plus grand doute que nous rapprocherons encore des Thanasimus, considérés comme représentant les Cterus des anciens auteurs, un genre indiqué par M. Klug, sous le nom de Placoccrus (->.a-, lame; «spoî, antenne), dans les Mémoires de l'Académie (le Berlin, publiés en 1857, et dont il a ensuite (1842, Versuch einer syslematischer der Cler'ù) changé la dénomination en celle de Plijchopterus (nruxw, pli; *rep«, aile).
25"" GENRE. - EURYCRANIE. EURYCRANIUM. Blanchard, 1845.
Histoire naturelle des Insectes. Didot.
Eupu;, large; xjanoî, tète.
Tête excessivement large; yeux très-proéminents; antennes grêles, presque aussi longues que la tête et le corselet réunis, à trois derniers articles formant une massue ovale plus serrée que celle des Clerus; mandibules assez petites, avec une faible dentelure au côté interne; palpes maxillaires courts, cvlindriques : labiaux à dernier article sécuriforme, très-grand; corselet long, cylindrique, formant environ le tiers de la longueur totale de l'Insecte; tarses assez dilatés; élytres assez longs, parallèles, flexibles.
248 BISTOIRE NATURELLE.
M. Blanchard avait créé ce genre en 1844, dans le voyage de M. Alcide d'Orbigny dans l'Amérique méridionale, sous la dénomination i'Eurynutopum (moue, large; (urosov, forme), et depuis, 1845, dans son Histoire naturelle des Insectes de M. M. Didot, il l'a changé en celui de Eurycrcadvm.
Toutes les espèces connues de ce genre habitent la côte du Chili; elles sont de forme élégante, et les caractères tirés des antennes, du corselet et des élytres, ne permettent pas de les confondre avec d'autres Clériens. M. E. Blanchard en signale trois espèces, les Eurycramum macutatum, pallcns et fulvipcs.