GENRE. — CHALICORE. CIIAL1CORUS. Erichson
Knluinographien.
Xa/.iÇ, pierre; xopo;, petit.
Antennes distinctement de onze articles; palpes maxillaires à quatrième article sécuriforme; écusson très petit; labre transverse; tarses antérieurs des mâles de cinq articles, simples.
Un n'y place qu'une seule espèce, le Chqlicorus vinuliu, Erichson, qui est étranger à l'Europe.
Fia I. — lulodcS iris.
Fig. 2. — Capiwdis car
Fil;. 3. — Buprestis sparsuta.
Fig. t. — BupreitU di'alata.
Fig. -t. — Biiprttt'u Goryi.
15"" GENRE. — TROGLOPS. TROGLOPS. Enchson, 1840. Entomogranbien.
Tpu^J.n, trou; toiji, aspect.
Antennes ayant manifestement onze articles; palpes maxillaires filiformes, à quatrième article légèrement ovalaire, tronqué à l'extrémité; écusson très-petit, membraneux; labre transverse; tarses antérieurs des miles de quatre articles seulement, tandis qu'il y en a cinq dans les femelles.
Ce genre, formé aux dépens des Malachhis, ne renferme que six espèces, qui sont toutes européennes, et dont le type est la Caniharis (Teleplwrus) albicans, Linné, qui est propre a l'Allemagne.
14me GENRE. - COLOTE. COLOTES. Erichson, 1840
Enlomographieu.
K(i)).(i>tt,;, sorte de Lézard.
Antennes ayant onze articles distincts; palpes maxillaires à quatrième article sécuriforme; écusson très-pelit, membraneux; labre transverse; tarses antérieurs des mAles de quatre articles.
Le groupe générique des Cololes ne renferme que deux espèces, découvertes assez récemment, et décrites par Erichson, les C. trinotalus, de la France méridionale, et obsoletus, d'Allemagne.
15°" GENRE. - LEMPHE. LEMPHUS. Erichson, 1840
Enlomograi'liirn.
Acutsc;,' simplicité.
Antennes manifestement de onze articles; palpes maxillaires filiformes, à quatrième article acuminé; tarses à troisième article lobé, quatrième très-petit, caché.
Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, qui est étrangère à l'Europe, le Lcmplnts maucus Ericbson.
16me GENRE. - CARPHlîRE. CARPIIURUS. Erichson, 1840.
Enlomographieu.
K7.;'fj;'.;, fait de padle
Antennes distinctement de onze articles; palpes maxillaires à quatrième article très-pelit, subulé; tarses à quatrième article lobé.
On De connaît que deux espèces de Carpliurus, les G. dispar et lutcolus, que l'on ne rencontre pas en Europe.
C/tJmnrieme iWwioit.
DASYT1TES. DASYTITES. Castelnau, 1840.
Histoire naturelle des Insecl s.
Corps ovalaire, plus ou moins velu; pas de vésicules colorées.
On a donné la description d'un nombre d'espèces de Dasylites à peu près semblable a celui des Malachites, et l'on peut dire que les uns et les autres ont le même babitat. Les mœurs de ces Insectes sont très-peu connues, et l'on n'a pas donné l'histoire complète de leurs métamorphoses.
Nous y indiquons douze coupes génériques; nous aurions pu en augmenter assez considérablement le nombre en adoptant les subdivisions formées par MM. de Castelnau et Motschoulsky dans le grand genre Dast/tes; nous n'avons pas cru utile de le faire, et nous nous sommes bornés a citer seulement ces divisions, qui sont quelquefois très-peu naturelles.
Les genres de cette division sont ceux des Dasyics, fondés par Paykull en 1798; Zygia et Melyris, créés par Fabricius dès 1775; puis les genres Polycom et lilgia, Castelnau (1856); CJialcas (1815), fondé par Dejean, et caractérisé par MM. E. Blanchard et Léon Fairmaire; Epiclines (1858), Chevrotât; Dolickotoma (1830), Stephens; Pr'ionoccra (1856), Perty; Pelecophora (1829), Latreille, et enfin deux groupes génériques, ceux des Diglobicerus (1829), Latreille, et Telmatophilus (1811), lleer, que nous ne plaçons qu'avec doute dans la famille des Malachiens.
1" GENRE. - DASYTE. DASYTES. Paykull, 1798.
Fauna Suecica.
AaouTïi;, velu.
Palpes inégaux, renflés extérieurement, tronqués obliquement à l'extrémité; anlennes filiformes, souvent en scie; corselet court, bombé, presque de la longueur des élytres : ceux-ci flexibles, allongés, parallèles; tarses inégaux, de cinq articles, à crochets ayant un petit appendice en forme de dent.
Le genre Dasytes a été fondé par Paykull pour des espèces que Fabricius rangeait avec les Zygia et IHi'lipis qu'Olivier plaçait dans ce dernier groupe seulement, et Panzer dans celui des Lagria ; trèsnombreux en espèces, ce genre a été subdivisé en plusieurs groupes génériques qui n'ont pas tous été adoptés; tels sont, par exemple, ceux des Enicoptu («vixo;, singulier; uou;, pied) de Stephens (1830, Manuul of Uristisch Colcopt.), et Aplocucmus (airtout, simple; Kinpo, cuisse) de Stephens (1 830, Ittustr. Brit. Ertt.), qui correspond au groupe des Amnuronia (auaupoç, obscur) de M. Westwood (1829, Trant. ent. Society of London); pour les autres que l'on adopte assez généralement, nous nous en occuperons successivement.
Les Dasytes sont des Insectes très-velus, d'où a été tiré leur nom; quelques-uns sont ornés de couleurs agréables, mais la plupart n'offrent à l'œil que des nuances obscures de bronze ou de noir; dans le premier cas, ce sont presque toutes des espèces des régions intertropicales, et dans le second viennent se ranger la plupart de nos espèces indigènes. On reconnaît les Dasytes à leur corps, assez petit, ou, tout au plus, de taille moyenne, ovalaire habituellement couvert de longs poils, mais surtout aux doubles crochets qui terminent leurs tarses, ce que montrent plus particulièrement les grandes espèces. Les antennes ne sont pas moins variables que les crochets des tarses; tantôt elles sont longues, d'égale grosseur partout, et légèrement comprimées; tantôt elles sont courtes, épaisses, et dentées en scie, comme on le voit surtout chez les espèces européennes. Les palpes sont
Fig. I. — Buprestis Zivelta.
Fi:;. 2. — Àurigena lugubiis.
Fig. 3. — Buprestis Itimi/ia.
■ — Capnodis Ijfebtrrei,
Fig. 5. -
Buprestis Pertj i.
grêles, et terminés par un article ovalaire. La forme est la même dans toutes les espères; quelquesunes seulement ont les eûtes du corselet surmontés d'une carène ou ligne élevée; dans d'autres, la tète s'allonge et devient ovale, tandis que, dans le plus grand nombre, elle est circulaire. Les élytres enveloppent toujours le bout de l'abdomen, et le corselet s'avance de manière à caclier la tête. Les téguments sont assez épais; les poils nombreux dont ils sont revêtus, et qui sortent d'autant de petites cavités, leur donnent un air de famille auquel on les reconnaît aisément.
M. Wcslwood, d'après M. Waterhouse, figure la larve d'une espèce de ce groupe, le Dasylcs terricornis : il en dit quelques mots dans son Introduction h l'Entomologie, et cite également les métamorphoses de YAplocnemus impressus, Marsham. La larve du Dasytes serricornis est un peu allongée, pubescente, légèrement élargie vers l'extrémité, qui est munie de deux petites pointes aiguës; elle est blanchâtre, avec des taches obscures, et vit dans le poirier. Latrcille regarde les larves des Insectes de ce genre comme carnassières, ce qui, par analogie, est très-probablement : aujourd'hui surtout que l'on sait, qu'une larve de Malachius se nourrit d'Insectes.
Ce genre, avant qu'il eût été démembré, renfermait une centaine d'espèces, qui se trouvent répandues sur presque toute la surface du globe; mais, toutefois, l'Europe est, de toutes les parties du monde, celle qui en possède le plus. Quoique ce soient des Insectes très-abondants partout où ils se montrent, et dans le midi de l'Europe en particulier, on ne connaît pas bien leur manière de vivre. On les rencontre à l'état parfait sur les plantes, et de préférence sur les fleurs de la famille des ombellifères, où leur nourriture se compose peut-être de substance miellée; on présume que, sous la forme de larve, ils se creusent des galeries dans le bois ou dans la terre, et qu'ils y vivent aussi sous l'état de nymphe; mais cela n'a pas encore été vérifié.
En général, les espèces à antennes dentées ne sont plus rangées dans le genre Dasytes; Stepliens en a fait ses deux genres Enicopus et Aplocnemus, dont nous avons déjà parlé. Dans le premier, les jambes postérieures des mâles sont arquées, presque soudées, et se terminent par un appendice ou sorte d'éperon aplati et contourné sur lui-même, et, par suite de cette disposition, le premier article du tarse de ces mêmes pattes est très-long, car, autrement, le tarse serait devenu inutile à l'Insecte. Dans le second, il place les autres espèces à antennes dentées. Enfin, les Dasytes proprement dits ont tous les antennes filiformes.
Comme type, nous indiquerons les Dasytes antis, Perty, la plus grande espèce du genre; 11 est d'un bleu violet très-brillant, avec une large bande jaune placée en travers des élytres : cette bande couvre ordinairement le tiers de la surface des élytres, mais elle varie beaucoup en largeur, et se montre quelquefois sous l'apparence de deux taches obliques; il habite le Brésil; le D. Itirtus, Linné, type du genre Enicopus; il est long de 5 lignes, noir, ou d'une couleur de bronze très-obscure, avec le corps tout criblé de points d'où sortent de longs poils noirs; il habite le midi de l'Europe; le D. nobilis, Illiger, long de 3 lignes, bleu ou vert, remarquable par sa forme allongée et par son corps criblé de points plus nombreux sur la tête et le corselet que sur les élytres; on le rencontre dans presque toute l'Europe, surtout dans les parties méridionales : il habite aussi l'Orient et le nord de l'Afrique.
M. De Castelnau (1856, Revue entomologique de Silberman) a proposé de subdiviser le genre Dasytes, qu'il caractérise par les crochets des tarses bifides ou munis, latéralement, d'un appendice membraneux, en cinq sous-genres particuliers de la manière suivante :
4" SOUS-GENNE. - DASÏTIS. DASÏTES.
Tête arrondie, non avancée; antennes assez courtes, à premier article gros, le deuxième carré, court, les autres triangulaires, le dernier ovalaire, arrondi; corps long, linéaire. Types : D. Ctervlea et Uncaris, Fabricius.
2™ SOUS-GENRE. — ÉNODIE. EXODIVS.
Evcoioc, voyagi ur,
Ttte arrondie, non avancée; antennes assez longues, à premier article gros, deuxième petit, tous les autres triangulaires, dernier ovale, souvent comprimé; eorps élargi, très-velu.
Types : D. nigricomis et n'ujcr, Fabrieius.
5m° Sill'S-GKNKE. — DIVALE. DIVALES.
Divales, nom mythologique.
Tète arrondie, non avancée; antennes très-courtes, à articles très-resserrés : le premier assez gros, le deuxième court, le troisième triangulaire, tous les autres transversaux, perfoliés, le dernier gros, un peu ovalaire, très-comprimé; corps élargi, velu.
Types : D. l/ipuslutulus et quadripustulaïus, Fabrieius.
*=»> SOL'S-GENHE. — DANACKE. DANACEA • Aavaxr,, ouule payée à Cnron.
Tète ovale, un peu prolongée en avant; antennes courtes, à premier article gros, deuxième carré, plus gros que les suivants, qui vont tous en grossissant, dernier court, ovalaire; palpes maxillaires *» dernier article très-pointu; corps allongé.
Type : D. pallipcs, llliger.
5me SOUS-GENBE. — ASTYLE. ASTTLVS.
A privatif; <jt'J>-!{, stylet.
Tète ovale, très-prolongée en avant; antennes assez longues, ù premier article gros, deuxième court, les trois suivants allongés", un peu coniques, les autres triangulaires, le dernier allongé, lé ment échancré latéralement; palpes maxillaires forts, à deuxième article le plus long, le dernier tronqué à F extrémité; palpes labiaux â premier article court, deuxième long, troisième large et tronqué à l'extrémité; lèvre coriace, avec la partie antérieure membraneuse, et très-fortement bifide : les lobes arrondis; mâchoires bifides à l'extrémité; tarses à deuxième article ordinairement un peu plus long que les autres, et à crochets bilides.
Types : D. tineatus, Fabrieius; antis, Perty.
De son côté, M. De Molschoulsky {Bulletin» de la Société impériale des naturalistes de Moscou, I i 15) partage les Dtttytes, qu'il désigne sous la dénomination de Dasijiines, dans les six genres qui suivent.
§ I. Dermatoma (&;u.a, peau; repu, incision). — Corps peu allongé, tout velu; élytres plus larges que le corselet; fascies des Tillus.
Type : Dasijles pullipes, llliger
Fig. I. — Ptrcilonola interrogation!*.
Fig. •.'. — Agrillui alihiltis.
Fig. 3. — /Igrillus piullu
I i. i. — Sttmoeerna inlerrupla.
Fig 'i. — Cluysodcma sumptuosa.