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DIX-HUITIÈME FAMILLE

MALACHIENS. MALACHII. Nobis. 1851

Mandibules échancrées ou bidcntées à l'extrémité; palpes maxillaires et labiaux filiformes, courts; antennes ayant onze articles, le plus souvent en scie ou pectinées dans les mâles de quelques espèces; corps ovalaire, quelquefois assez allongé; élytres ordinairement très-mous, rarement coriaces, tête sans étranglement à sa partie postérieure; tarses de cinq articles, toutefois les antérieurs, chez quelques mâles, n'en présentant que quatre; crochets tarsiens unidentés ou bordés d'une membrane.

Les Malachiens sont généralement très-agiles, et fréquentent les fleurs, les feuilles et les troncs des arbres. A leur étal parfait, ils se nourrissent d'Insectes et sont très-carnassiers pour la plupart. Leurs tarses sont formés d'articles élroits, ordinairement garnisen dessous de cils ou de petites épines, mais ils n'offrent janmis dé lamelles, comme dans la famille des Clériens; ils ont, entre les crochets qui terminent leur dernier article, un appendice membraneux, ou bien leurs crochets sont doubles. Ces Insectes volent avec facilité; ils offrent presque tous des couleurs vives assez brillantes, et la disposition des teintes est agréable à la vue. Leur taille est au-dessous de la moyenne pour les espèces européennes, et un peu plus forte pour certaines espèces exotiques. Quoique le nom de Malachiens (du grec u-oXolm;, mou), que porte cette famille, indique le peu de dureté de leurs téguments, il ne faut pas néanmoins y attacher une trop grande importance, car cette mollesse de la peau n'est pas un caractère invariable, et quelques Dasijtes, les Zygia et les Melyris, y font au contraire exception.

Depuis longtemps on supposait que les larves des Malachiens

étaient carnassières, de même que celles des Telephorus; mais on

n'en a acquis la preuve qu'il y a fort peu de temps. En effet, M. Ed.

Perris a étudié les métamorphoses du Malachius./Eneus, et il a vu que les larves faisaient de grands

ravages parmi les Insectes ou autres petits animaux qui habitaient avec elles. Nous n'entrerons pas

maintenant dans ce sujet, et nous en parlerons en détail en traitant du genre Malachie.

M. Léon Dufour a indiqué quelques points de l'organisation intérieure de ces Coléoptères. Le tube alimentaire a près de trois fois la longueur du corps; l'irsophage se renfle insensiblement au sortir de la tête en un jabot allongé, séparé par une contracture du ventricule chylifique : celui-ci est oblong; l'intestin grêle est assez long, filiforme; le cœcum est gros et court; le rectum allongé, filiforme; les vaisseaux biliaires sont au nombre de deux, insérés comme dans les Carabiques; les ovaires sont composés d'une vingtaine de gaines irioculaires; l'oviducte est renflé à son origine, allongé, flexueux.

On connaît environ cinq cents espèces de cette famille; elles se rencontrent partout : l'Europe en renferme plus des deux tiers, et on en trouve beaucoup dans les environs de Paris. Pendant longtemps on n'avait formé que quatre genres dans celle famille, ceux des Malachius, Zygia et Melyris,

Fig. 202. — Malachius marg%himUm

créés par Fabrîcius, et Dasijtes, fondé par Pajkull; mais dans ces derniers temps on a créé un grand nombre de coupes génériques, dont vingt-huit seront adoptées par nous.

C'esl ErichsoD, qui, en 1 840, dans un ouvrage intitulé : Entomographien untersuchungen m don Gebiete rf«r Entomologie, mil besonderer Benutxungder Kcenigl. Sammhmg su Berlin, qui a complètement démembré le genre Malachius; MM. de Castelnau et de Motscboulsky, le premier dans la Revue entomologique île Silbermatm pour 1856, et le second dans les Bulletins de la Société impériale des naturalistes de Moscou pour l'année 1845, ont cherché à faire une chose semblable pour le genre Dasijtcs.

Quant aux autres genres de cette famille, on les doit à MM. Dejean, Chevrolat, Heer, Stephens. Perly, Latreille, Guérin-Méneville, etc.

La famille des Malachiens se lie d'une manière très-intime avec les deux familles qui précèdent et qui suivent, c'est-a-dire d'une part avec les Clériens et de l'autre avec les Téléphoriens. Les limites mêmes de ces trois familles, surtout de la dernière, sont quelquefois difficiles à trouver; aussi quelques naturalistes, et en particulier M. Brullé, ont-ils parfois réuni les Malachiens et les Téléphoriens en une seule et même famille.

Latreille faisait des Insectes de cette division primaire l'une des tribus de sa famille des Malaoodermes, et il la désignait sous la dénomination de Mely rides. Aujourd'hui cette tribu constitue une famille pour presque tous les entomologistes, qui lui appliquent le nom de Mélyriens : nous avons cru cependant devoir changer cette dénomination en celle de Malachiens, qui rappelle le genre principal et véritablement typique, tandis qu'il n'en est pas de même pour le genre Melijris, qui ne diffère pas d'une manière bien notable de celui des Dasi/tes.

Nous subdivisons notre lamille des Malachiens en deux tribus que nous nommons Midaaiitcs et Dasijtites.

MALACHITES. MALACHITES. Castelnau, 1840.

Hisloire naturelle des Insecles.

Corps allongé, glabre, des vésicules sur les côtés du corselet et des élytres.

On connaît près de deux cent cinquante espèces de Malachites, qui se trouvent dans toutes les régions du globe, mais qui, toutefois, sont beaucoup plus abondantes en Europe que partout ailleurs. Ce n'est que cette année que l'on a pu s'assurer que la larve d'une espèce de Malachic (Malachius jEneus) était carnassière, et il est probable que toutes sont dans le même cas.

Cette division ne comprend que le genre Malachius, et les groupes génériques qui en ont été démembrés, ou qui auraient pu y rentrer : parmi les seize genres qu'elle renferme, qua.orze ont été crées par Erichson en 1840, un, celui des Laius (1810), est de M. Guérin-Méneville, et enfin c'est Fabricius, qui, en 1775, a formé le genre. Malachius.

i" GENRE. — APALOCHRE. APALOCHIÎUS. Erichson, 1840.

Enloriiographien.

AxaXo;, doux; xpouî> peau-

Antennes a deuxième article très-petit, caché; palpes maxillaires à dernier article sécuriformai écusson transverse, corné.

Î89 OISTOfitE NATURELLE.

Ce genre, formé aux dépens des Malachius, renferme une dizaine d'espèces réparties dans presque toutes les parties du monde, mais dont le plus grand nombre est propre a l'Amérique. En Europe on trouve les Apatochrus variegatus, peclinigatus et femoralis, les deux premiers de la Russie et le troisième de l'Allemagne, et tous décrits par Erichron; comme espèces exotiques, nous citerons les .1. lu tus [Malachius), Fabricius, de Sumatra; labcllicornis. Erichson, d'Egypte, ctasurcus, Erichson, de la Guinée.

2",e GENRE. — COLLOPS COLLOPS. Erirlison. 1S40. Eotomogni bien.

KoXXei)/, callosité.

Antennes à deuxième article très-petit, caché; palpes filiformes; écusson transverse, coriace; taises antérieurs des maies de quatre articles seulement, tandis que les correspondants des femelles en présentent cinq.

Quatorze espèces, toutes de l'Amérique, tant méridionale que septentrionale, entrent dans ce genre, créé aux dépens des Malachies. Les espèces les plus remarquables sont les Collops bipunctalus (Malachius), Say, du Mexique; mgriceps (Malachius), Say, du Nord-Amérique; quadrimacu' laïus [Malachiut), Fabricius [Cerocoma et Paussus ruficollis, Fabricius), de l'Amérique septentrionale, etc.

3"" GENRE. - LAÏUS. LAÏUS. Guérin-Méneville, 1840.

Zoologie du Voyage de la Coquille.

Nom mythologique.

Antennes à deuxième article très-petit, caché; palpes filiformes; écusson très-petit, membraneux.

Telle est la caractéristique donnée à ce genre par Erichson, tandis que M. Guérin-Méneville lui assigne pour caractères : antennes à deux premiers articles deux fois plus longs et plus gros que le troisième . les mêmes articles sont a peine un peu plus grands dans les Malachius : les autres grenus; crochets des tarses présentant une membrane

Ce genre, qui correspond en partie a celui des Megadenterus de M. Westwood (L'uni. Iransact., t. XVI), n'est pas adopté par tous les auteurs; M. de Castclnau le réunit aux Malachius, et M. lirullé en fait un sous-genre des Dasytes.

L'espèce type esl le Lotus cuaneus, Guérin-Méneville, de la Nouvelle-Guinée, qui est très-voisin du Paussus flavicornis, Fabricius, type du genre Megadenterus de M. Westwood; Erichson y range truis espèces de Java et de Si.im, et une (L. venusttts) d'Egypte.

4nt GENRE. — MAUCIIIE. MALACHIUS. Fabricius, 1775.

Systema EleullieraloruiK

HkXoum;, mou

Tête de la longueur du corselet; antennes Bétacées, souvent en scie, offrant en général des appendices de différentes formes dans les mâles; palpes maxillaires el labiaux filiformes; mandibules filiformes, courbées t I extrémité; corselet habituellement arrondi, presque aussi large que les élyires, ceux-ci Dexibles, parallèles; côtés du corselet et du ventre présentant des vésicules renflées, molles. irrégulières, rétracliles patti b de grandeur moyenne; tarses de cinq articles bien distincts, le quade même longueur que les autres.

COLKOl'TÊRES.

Fig. 205. — Malachius fnngnu.

Ce genre, créé par Fabricius aux dépens des Canlhar'u de Linné ou Téléphona deDeGéer, et que M. Fischer DeWaldheim ! llitll. delà Soc. des ml. de Moscou, 18ii) désigne sous la dénomination de Ceratistes (z=:xt«jtï-.;, cornu), a été adopté par tous les entomologistes, et a été partagé récemment en plusieurs groupes génériques particuliers, surtout par Erichson.

Comme l'indique leur nom, les Malachies sont revêtus d'une enveloppe très-molle; aussi leur corps et surtout leurs élytres se (h Forment-ils en se desséchant. Cette propriété des Malachius et de quelques autres genres d'Insectes de la même famille, ainsi que de celle des Téléphoriens, etc., leur a valu le nom de Malacodermes ((ii>.*xo;, molle; Si?u.x, peau), par laquelle Latreille les a designés les uns et les autres.

Les Malachies sont abondants sur les fleurs dès le commencement de l'été, mais ils ne se nourrissent pas de substance végétale comme on pourrait le croire; ils font, au contraire, la guerre aux Insectes, et, comme les Telephorus, sont très-carnassiers. Un des traits les plus remarquables de l'organisation de ces Coléoptères, c'est la présence de petites vésicules qu'ils font sortir à volonté des côtés de leur corselet et des bords de leur abdomen, surtout quand on les inquiète. Ces vésicules, qui ont reçu le nom de cocardes, sont de couleur jaune ou rouge, suivant les espèces, et semblent avoir pour but, par leur apparition subite, d'effrayer les Insectes qui voudraient s'attaquer à eux. C'est du moins ce que suppose M. Brullé, faute d'observations plus complètes.

On les reconnaît particulièrement à leurs tarses simples et grêles, garnis seulement en dessous de quelques poils, et dont les crochets sont bordés en dedans d'une membrane mince; en outre leurs palpes sont grêles et terminés par un article ovalaire. La différence des sexes apporte souvent des modifications remarquables à la forme extérieure de leur corps. En général, les femelles se reconnaissent à l'uniformité des anneaux de leur abdomen, dont tous les bords sont droits et entiers, et les maies, au contraire, ont leur dernier segment ventral fendu dans sa longueur: souvent aussi le segment qui le précède est échancré au milieu de son bord. Le bout des élytres chez certains mâles se contourne ou se replie, se chiffonne en quelque sorte, se renfle et donne lieu à une cavité d'où sort une espèce de lanière dont l'usage est tout à fait inconnu; dans d'autres, quelques articles des antennes se renflent, se prolongent et se terminent par un petit crochet.

Les couleurs les plus ordinaires des Malachies sont le vert elle bleu, ornés de taches rouges ou jaunes, qui sont situées le plus souvent au bout des élytres. Quelques espèces sont agréablement variées de noir et de rouge, ou de noir et de jaune; telles sont, en particulier, de petits Malachius étrangers à l'Europe.

M Ed. l'erris [Société cntomologiquc de France, séance du 22 octobre 1851) a fait connaître les métamorphoses du Malachius /Encus, Fabricius, dont il a trouvé les larves et les nymphes en grand nombre dans le chaume qui forme la toiture de la plupart des bergeries des environs de Mont-de- Marsan, dans le département des Landes. La larve est longue de 12 millimètres; sa tête est déprimée, carrée, .à peine plus longue que large, cornée, ferrugineuse, finement et irrégulièrement ponctuée, marquée de deux sillons peu apparents formant un V, et de plusieurs fossettes longitudinales; l'épistome est transversalement linéaire; le labre en ellipse transversale; les mandibules fortes, munies de deux dents assez marquées; les mâchoires sont puissantes; les palpes maxillaires un peu arqués en dedans, assezlongs, de trois articles; la lèvre légèrement arrondie antérieurement; les palpes labiaux de deux articles; les antennes sont composées de quatre articles; derrière les antennes on voit quatre ocelles ferrugineuses. Le corps est composé de douze segments, très-médiocrement, mais égalemen convexe en dessus et en dessous; l'abdomen a neuf segments : le dernier est corné, échancré, terminé par deux pointes coniques un peu courbées en haut, il y a neuf paires de stigmates : la première paire près du bord antérieur des segments mésothoraciques, et les autres au tiers antérieur des huit premiers segments abdominaux. La couleur générale est brunâtre, plus ou moins pâle ou ferrugineuse. La tête et tout le corps sont couverts, tant en dessus qu'en dessous, de poils courts, rous-

sâlres, fins et assez touffus, entremêlés d'un ou de deux poils plus longs et un peu plus forts près de chaque angle postérieur des segments. Cette larve, qui a beaucoup d'analogie avec celles des l'tlcplionis. est essentiellement carnassière, ainsi que M. Ed. Pénis a pu positivement s'en assurer, et îlle fait, conjointement avec plusieurs espèces de Chaleidites, de grands dégâts parmi les Insectes nombreux qui habitent les chaumes des bergeries des Landes. Ce fait de la carnivorilô des larves des Malachius est nés-important à noier; car certains entomologistes l'avaient indiqué, tandis que d'autres l'avaient nié, et aujourd'hui on peut l'affirmer, car l'on doit complètement se fier aux consciencieuses et habiles observations de M. Ed. Perris. C'est dans les lieux mêmes où elle a vécu que la larve se transforme en nymphe, sans autre préparation que celle de se faire une niche au milieu des détritus. La nymphe est de couleur rosée, hérissée de quelques poils sur le vertex, les bords du prothorax et les flancs; son abdomen est terminé par deux longues papilles un peu divergentes. L'elat de nvmphe dure de quinze a vingt jours L'Insecte parfait, que l'on rencontre communément dans presque toute l'Europe, et qui n'est pas rare aux environs de Paris, est long de 7 millimètres, d'un vert cuivreux brillant, avec le devant de la tète jaune; les angles antérieurs du prolhorax et les élvtres sont rouges, et les angles huméraux, ainsi que les deux tiers de la suture, verts.

Avant l'observation complète de M. Ed. Perds relativement aux métamorphoses du Malachius JEneus, M. de Hammerschmidl avait indiqué une larve d'une espèce du même genre, mais il n'en avait pas fait connaître l'espèce et n'en avait même point donné la description complète.

Tel que ce genre était compris il y a une dizaine d'années, il renfermerait près de cent cinquante espèces, toutes de petite taille; mais Erichson y a formé un assez grand nombre de coupes génériques, et il ne laisse plus, dans le genre Malachius proprement dit, que les espèces offrant les caractères suivants : antennes distinctement de onze articles, insérées entre les yeux, palpes filiformes; écusson trapézoïdal, corné; labre presque carré. Le savant entomologiste allemand n'y place plus que trente-deux espèces, presque toutes propres a l'Europe, surtout aux régions septentrionales, et à l'Orient; mais, si l'on comprend ce genre tel qu'il était formé autrefois, il renferme un beaucoup plus grand nombre d'espèces, presque toutes européennes, dont quelques-unes sont particulières à l'Amérique, telles que les Malachius cyanescens, lividus, basatis, pumil'w, Dejean, etc.; d'autres au cap de Bonne-Espérance {M. amabilis, Dejean), au Sénégal (M. fesiivus, Dejean), etc. Comme type, nous décrirons seulement le Malachius rufus, Fabririus, qui se trouve communément sur les fleurs, non-seulement aux environs de Paris, mais encore dans la plus grande partie de l'Europe, en Orient et en Barbarie. C'est un Insecte long de 5 lignes, ayant les élylres et les côtés du corselet d'un rouge vermillon; le devant delà tète jaune, comme dans le plus grand nombre des autres espèces du même groupe, et tout le reste du corps d'un vert métallique, ainsi que les pattes; le bout des palpes et des mandibules est noir; les élytres de la femelle sont ovales, et les antennes un peu dentées en scie et plus minces à l'extrémité, tandis que les élytres du mâle sont irréguliers 4 l'extrémité et les antennes fortement dentées et colorées en jaune à la partie inférieure, excepté vers le bout.

Jusqu'à ce qu'on en ait publié la caractéristique, nous y réunirons le genre Epiphyta (tm, sur; form, végétal), indiqué par Dejean (Calai. tlcsColéop., 1855). Ce groupe générique ne renferme que cite] espèces, trois de Java, les Epiphyta collinis. sanguinea et thoraàca, de llaan, une des Indes Orientales [E. tennhiatu, Dejean;, et une (E. melanura, Dejean) du Sénégal.

Fig 204.

' Malachius Mauritaniens.

5°" GENRE. — ILLOPS. ILLOPS. Erichson, 1840.

Enlomographlc».

IXXe;, alralo; wij', œil.

Antennes distinctement de onze articles; palpes maxillaires filiformes, a quatrième article cylindrique, tronqué à l'extrémité; écusson transversal, coriace; labre presque carré. Genre fondé pour une seule espèce, \'lllops corniculatus, Erichson, étrangère à l'Europe.

61" GENRE. - ATTALE. ATTALVS. Erichson, 1840. Entomographlen.

Att* o:, tendre.

Antennes distinctement de onze articles; palpes maxillaires filiformes, à quatrième article un peu ovalaire, tronqué a l'extrémité; écusson transversal, coriace; labre transverse, légèrement arrondi à l'extrémité.

Six espèces entrent dans ce genre, ce sont les Altalus Lusitaniens, du Portugal; crylliroderus et tuxurinus, de Saidaigue; Dalmaticus, de Dalmalie; Sicanus, de Sicile, tous nommés par Erichson, et macuHcollis, H Lucas, d'Algérie.

7"' GENRE. - HEDYB1E. HEDYBIUS. Erichson, 1840.

. Entomograpliien.

HSuëtc;, agréable.

Antennes distinctement de onze articles; palpes maxillaires filiformes, à quatrième article un peu ovalaire, à extrémité tronquée; écusson transversal, coriace; labre transverse, tronqué à l'extrémité.

Une dizaine d'espèces, toutes propres à l'Afrique méridionale, et parmi lesquelles nous citerons seulement les Hedijbius oculatus et collaris, décrites par Thunberg, et rangées par lui dans le groupe générique des Teleplwrus.

8" GENRE. - ANTHOCOME. ANTHOCOMUS Erichson, 1840.

Enlomographien.

Àv8o;, fleur; xc(ieu, je choisis.

Antennes ayant manifestement onze articles; palpes maxillaires filiformes, à dernier article presque acumine; écusson transverse, court, membraneux; labre transverse, tronqué à l'extrémité.

Ce genre, fondé aux dépens des Malacliius, renferme une quinzaine d'espèces; toutes, à l'exception de VAiithocomus otiosus (Malaclnus), Say, qui habile la Pennsylvanie, particulières a l'Europe, principalement aux provinces méridionales. Les espèces les plus communes sont les .4. sanguinoienlus et equeslris, labricius; lubatus, Olivier, que l'on trouve à Paris.

0rae GENRE. — ÉB/EUS. EBJEUS. Erichson, 1840. BnKmographlrn, Houe;, petit.

Antennes de onze articles bien distincts; palpes maxillaires filiformes, à quatrième article un peu ovalaire, tronqué â l'extrémité; écussou très-petit, membraneux; labre transverse; tarses antérieurs des mâles de cinq articles : le deuxième oblique.

M. Gaubil indique treize espèces de ce genre, démembré de celui des Malachies; deux espèces, les Ebœus albifrous et (lioracicus, Fabricius, se rencontrent auprès de Paris; les autres sont des régions méridionales de l'Europe, M. II. Lucas en a fait connaître deux, les Ebœus iristis et affinis, comme habitant nos possessions du nord de l'Afrique.

10"" GENRE. — CHAROPE. CUAROPUS Erichson, 1840.

Eiilumogr.ipliitn.

Xaporco;, azuré.

Antennes ayant manifestement onze articles; palpes maxillaires filiformes, à quatrième article acuminé; écusson très-petit, membraneux; labre transverse; tarses antérieurs des mâles de cinq articles, simples.

On connaît six espèces de Charopus; une d'elles, le C. scilulus, Erichson, est de Mésopotamie, tandis que toutes les autres sont propres à l'Europe. Comme type, nous citerons le Malachiut pallipcs, Olivier, qui n'est pas rare aux environs de Paris.

M"' GENRE. - ATÉLESTE. ATELESTVS Erichson, 1840

Entoniognpliii'n.

Ate/estc;, diflicile.

Antennes distinctement de onze articles; palpes maxillaires filiformes, à quatrième article un peu ovalaire, tronqué à l'extrémité; écusson très-petit; labre transverse; tarses antérieurs des mâles de cinq articles : le premier allongé, oblique.

Ce genre a pour type VAtclcslus licmipterus, propre au midi de la France, et que Dejean plaçait avec les Malachius: une seconde espèce, particulière à la Dalmatie, est VA. Erichsonii, Kùsler.

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