II. Corselet échancré en avant dans toute sa
largeur sca rites.
h. Corselet échancré seulement au milieu.
■ Corselet presque carré clivina.
" Corselet presque globuleux dïschirius.
R. Jambes antérieures non palmées ditohus.
Les Scarites, qui forment le type de ce groupe, sont des insectes de grande taille, noirs, propres aux bords de la Méditerranée ; leur tête énorme est aussi large que le corselet et armée de mandibules larges et fortes ; les antennes sont coudées, le 1" article étant très long, le corsolet est cupuliforme, les élytres sont arrondies à l’extrémité ; les jambes antérieures sont larges et dentelées. *S. gigas (PL II, fig. 25), 28 à 40 mill., tête presque carrée, presque 2 fois aussi longue que le corselet, ce dernier très fortement rétréci en arrière; élytres ovalaires
Ï6 FAUNE ÉLÉMENTAIRE
unies, un peu élargies et arrondies en arrière, avec des lignes ponctuées très fines. — é?. lævigatus, 14 à 16 milL, allongé, presque parallèle, presque mat, corselet presque quadrangulaire, fortement rétréci tout à fait à la base, élytres presque lisses. — S. arenarius, 18 à 20 mil!., parallèle, élytres et stries bien marquées, ces stries assez fortement ponctuées.
Les Clivina ressemblent, en très petit, aux Scarites, mais leurs mandibules sont moins robustes, moins saillantes, le corselet est plus oblong, presque carré ; les antennes non coudées sont moniliformes, les jambes antérieures sont aussi dentelées ; on les trouve au bord des eaux. — C. fossor (PL II, fig. 23), 6 à 7 mill., noire ou rougeâtre, antennes etpattes plus pâles, élytresparallèles, à stries ponctuées.
Les Uyschiriiis sont plus convexes que les Clivina ; leur corselet est presque globuleux, très fortement rétréci à la base, et paraît joint aux élytres par un pédoncule ; les yeux sont gros, saillants ; leurs jambes antérieures sont à peine dentées ; leur couleur est bronzée, brillante. On les trouve dans les terrains humides, au bord des eaux, enterrés le plus souvent. D. globosus, 2 1/2 mill., très convexe, d’un bronzé obscur, bouche, base des antennes et pattes d’un brun fauve; corselet globuleux, élytres courtes, stries fortement ponctuées ; très commun.
■ — D. angitsiaius, 3 1/2 mill., corselet allongé, rétréci à la base, tête rugueuse ; élytres allongées, stries ponctuées. — D. thoracieus, 4 1/2 mill., épistome tridente, la dent médiane relevée, corselet arrondi, élytres à stries fines, finement ponctuées; jambes antérieures à deux dents aiguës. — D. nitidus (PL 11, fig. 26), 4 à 5 mill., cor-
selet court, ovalaire, élytres à stries profondes, plus distinctement ponctuées vers la base.
Les jambes antérieures ne sont pas palmées ni dentelées chez les Ditomus ; leur tête est très grosse, aussi large que le corselet ; les yeux sont petits, peu saillants ; le corselet est court, en forme de croissant ; les élytres sont aplanies sur le dos, arrondies à l’extrémité, fortement striées. D. chjpealm (PI. II, fig. 27), Il à 13 mill., noir, brillant, très ponctué ; tête ayant deux impressions bien marquées ; très rare au Centre de la France, plus commun dans le Midi. — D, sp/iærocephalus, 8 à 9 mill., même forme, mais plus petit et plus étroit ; ponctuation plus fine, tête plus convexe, sans impressions distinctes ; angles antérieurs du corselet non saillants ; France mér.
5e Tribu. — Chlæniens.
A. TÉte sensiblement rétrécie derrière les yeux.
a. Antennes hérissées de poils à la base . . LonicEnA. h. Antennes nues.
* Corps noir, élytres A taches rouges. . . . paxagæus.
" Corps rouge, a taches noires callistüs.
B. Tête non rétrécie derrière les yeux.
a. Les 3 premiers articles des tarses antérieurs cf dilatés.
* Labre tronqué.
à. Une dont bifide au menton chlæxius.
B. Une dent simple au menton oodes.
'* Labre bilobé. Pas de dent au menton, . . badisteb. b. Les 2 premiers articles des tarses antérieurs cf dilatés licinüs.
Le G. Iioricera, qui commence cette tribu, se distingue de ses congénères par les antennes hérissées de poils aux 6 premiers articles ; la tête est arrondie, rétrécie fortement à la base, le corselet est cordiforme, les élytres sont presque parallèles. L. pUicoi-nis (PI. II, fig. 28), 8
FAUNE ÈLÉMENTAIUE
mill., d’un vert bronzé en dessus, noir en dessous, pattes brunes, élytres à stries ponctuées, le 3'' intervalle marqué de 3 gros points ; assez commune au bord des eaux.
Les Pnnngæus ont de même la tête rétrécie à la base, le corselet est arrondi, mais convexe et grossement ponctué; les élytres, assez convexes, sont parallèles, arrondies à l’extrémité et ornées chacune de deux grandes taches rouges ; le dernier article des palpes est fortement sécuriforme. P. crux-major (PL II, lig. 29), 8 à 10 mill., noir, les 2 taches postérieures des élytres atteignant le bord externe ; sous les pierres, dans les endroits humides. — P. qmdripustulatus, plus étroit, élytres plus finement et plus densément ponctuées ; taches postérieures des élytres rondes, entourées de noir ; sous les feuilles sèches, dans les bois.
Le g. Callistiis se compose d’une seule espèce, bien remarquable par sa coloration, le corselet est cordiforme, assez fortement rétréci vers la base, les élytres sont ovalaires, les antennes filiformes. C. limalus (PI. II, fig. 30), 6 mill., mat, d’un jaune orangé, parfois rougeâtre avec la tête d’un bleu foncé, les élytres avec une tache basilaire, une tache marginale, grande, après le milieu, se rejoignant à une tache subapicale, d’un noir foncé, tête et corselet ponctués, élytres finement striées ; sous les pierres.
Les tliIœniMS habitent presque exclusivementle bord des eaux ; ils ont la tête saillante, le labre tronqué ou légèrement sinué, le dernier article des palpes ovalaire, tronqué à l’extrémité ; leur corselet est presque carré, tantôt un peu rétréci vers la base, tantôt atténué en avant. Presque tous ont les élytres vertes, souvent avec une
bordure jaune ; ils exhalent, quand on les saisit, une odeur ammoniacale très intense. 1° Éi.ytres bordées DE JAUNE : C. vestitus, 9 à II mil!., d’un vert un peu bronzé, dessous brun noirâtre, abdomen bordé de jaune, bouche, antennes et pattes jaunes, la bordure jaune des élytres très élargie au bout. — C. velutmus (PI. III, fig. 91), 15 mill., tête et corselet d’un vert métallique brillant, élytres d’un vert un peu obscur, très pubescentes ; bouche, antennes et pattes d’un jaune pâle ; sous les pierres, au bord des rivières. — C. marginatus, 10 mill., d’un vert gai ; pattes, antennes et bouche jaunes ; corselet presque carré. — C. spoliatus, 15 mill., d’un beau vert bronzé, glabre, bordure des élytres très pâle, antennes et pattes d’un jaune ferrugineux, élytres assez fortement striées ; Fr. mér. 2° Elytres non bordées DE JAUNE : c. Schrankü, 12 à 14 mill., tête d’un vert bronzé, corselet et écusson d’un vert cuivreux, élytres d’un vert un peu bleuâtre, à pubescence roussâtre, dessous d’un noir verdâtre, bouche, les .3 premiers articles des antennes et pattes d’un roux ferrugineux. — C. tihialis, 10 à 12 mill., diffère par les cuisses noires ou brunes et les tarses d’un brun roussâtre. — C. fulgicollis, 10 à 12 mill., tête, corselet et écusson d’un vert doré plus ou moins cuivreux, antennes noirâtres, avec la base roussâtre, élytres d’un beau vert presque mat, dessous et pattes noirs, tête et corselet densément, élytres finement ponctuées; Pyr.-Or., Ganigou. — C. chrysocephalus {PL 111, fig. 32), 8 1/2 à 9 1/2 mill., atténué en avant, tête, corselet et écusson d’un cuivreux doré, élytres d’un beau bleu verdâtre, ovalaires, pubescentes, tête et corselet densément ponctués, ce dernier étroit, cordiforme ; Fr.
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
mér. — C. holosericeus, 12 mill., noir à pubescence brunâtre serrée ; tête bronzée, parfois verdâtre ; corselet chagriné, ainsi que les élytres qui sont assez fortement striées ; dans les marais. — C. sulcicollis, 12 à 1.5 mill., d’un brun noir, presque mat, corselet large, atténué plutôt en avant, densément ponctué à la base, marqué de 3 sillons, élytres à peine striées, les intervalles finement chagrinés ; Nord de la Fr., rare.
Le g. Oodes, diffère des précédents par le corps plus parallèle, à corselet ample, trapézoïdal, large, à base largement sinuée en arc, embrassant un peu les élytres, et par une dent simple au menton. 0. helopioides (PI. III, fig. 33), 8 à 9 mill., entièrement d’un noir assez brillant, corselet peu rétréci en avant, élytres striées, assez brusquement arrondies à l’e.xtrémité, stries légèrement ponctuées ; presque toute la France, commun sous les détritus végétaux des marais.
Les liiciniis, tous noirs, ont le corselet en forme de bouclier aplati et tranchant sur les côtés, arrondi aux angles postérieurs ; leur corps est assez large, déprimé au-dessus ; leur tête est grande, le dernier article des palpes est sécuriforme ; on les trouve sous les pierres, quelquefois sous la mousse ; ils paraissent au premier printemps. L. silphoides (PI. III, fig. 34), 12 à 15 mill., corselet large, fortement arrondi sur les côtés qui sont rugueux ; stries des élytres bien marquées, assez fortement ponctuées ; intervalles avec une série de gros points, les 3°, 5' et 7” un peu relevés. — jL. câsskkus, 13 mill.. d’un noir mat en dessus, brillant en dessous, corselet transversal, peu arrondi sur les cotés et très finement rugueux ; stries des élytres très fines, ponctuées; inter-
valles plans, à peine ponctués. — L. depressus, 10 mil!., plus petit, à corselet plus arrondi, plus ponctué, stries des élytres bien marquées, ponctuation des intervalles assez forte. — L. æqmlus, 14 à 16 mill., noir, tête finement ponctuée, corselet un peu rétréci en arrière, densément ponctué, presque rugueux à la base et sur les bords, élytres à stries peu profondes, mais fortement ponctuées, intervalles plans, un peu inégau.x, grossement ponctués ; Pyr. — L. noffmanmeggii, 10 à 12 mill., d’un noir brillant, tète à peine ponctuée, corselet rétréci en arrière, largement rebordé, ligne médiane profonde, côtés ponctués, élytres ovalaires, finement et peu ponctuées ; Alpes, Lyonnais, forêt d’Eu.
Les Baslistei* ont le corps allongé, très lisse, peu convexe, la tête élargie en avant, le labre bilobé, le dernier article des palpes ovalaire, les antennes assez longues et grêles, le corselet rétréci en arrière; les 3 premiers articles des tarses sont fortement dilatés chez le mâle ; on les trouve dans les endroits très humides. B. bipustulatus, 6 à7 mill., tête noire, corselet, écusson, pattes et base des antennes fauves, élytres noires av.ec la base et une bande suturale élargie en arrière, d’un fauve rougeâtre, corselet lisse. — B. unipustulalus, (PI. III, fig. 35), 8 mill., même coloration, mais plus grand, tête beaucoup plus grosse. — B. humeralis, 4 mill. 1/2, d’un brun brillant, base des antennes, bouche et pattes, une fine bordure autour du corselet et des élytres, y compris la suture et une tache humérale, d’un jaune pâle, corps plus allongé.
FAUNE ÉLÉMENTAIKE
6e Tribu. — Féroniens.
I. Les 2 premiers articles des tarses antér'eiirs cf dilatés.
H. Les 3 premiers articles des tarses anté-
rieurs cT dilatés POGONüs.
A. Crochets dos tarses dentelés.
a. Une dent simple au menton dolichüs.
h Une dent bifide.
' Corselet presque carré ou trapézoïdal. . . calatiiiis.
Corselet plus ou moins cordiforme .... piustoîivciuts. li. Crochets des tarses non dentelés.
a. Premiers articles des tarses antérieurs cf garnis en dessous de squamules. Tête de grosseur ordinaire.
' se article des antennes aussi long que les
deux suivants sphodrus.
** 30 article des antennes plus court, f 3 premiers articles dos tanscs antérieurs cf légèrement, triangulaires ou presque
carrés AxcnoiiENUs.
tf 3 premiers articles des tarses antérieurs cf lortcment triangulaires ou cordil'orines.
. Jambes antérieures terminées en dedans par une seule épine.
— Corps oblong, presque toujours déprimé.
Antennes comprimées, Dernier article des palpes presque toujours cylindrique, tron-
qué FERONIA.
= Corps plus ou moins ovalaire, convexe.
Antennes niiroime.s ou cylindriques. Dernier article des palpes ovalaire ou l'usil'orme .\mara.
.. Jambes antérieures terminées par 2 épines, zabrus.
b. Premiers articles des tarses antérieurs cf
garnis en dessous de poils. Tète grosse . . buoscos-
Les l'oBoiiim, qui vivent au bord de la mer, ont le corps bronzé, la tête fortement bisillonnée, le dernier article des palpes labiaux tronqué, les antennes assez courtes, le corselet presque carré, les élytres presque parallèles, siriées. P . ckalceus, 5 i /-2 h (> i /-2 mill., d’un vert bronzé brillant, presque noir, antennes d’un brun roussàtre, base du corselet ponctuée, ayant de chaque coté
une fossette bien marquée, stries ponctuées, bien marquées vers la suture, plus fines en arrière et sur les côtés ; commun sur les côtes de la Manche et de l’Océan. — P. pallidipennis, (PI. III, fig. 36), 9 mil!., allongé, parallèle, d’un vert bronzé, avec les élytres testacées ; bords de la Méditerranée.
Le g. Dolicliiis so distingue de ses congénères par une dent simple au milieu du menton, au lieu d'être bifide ; il se compose d’une seule espèce. D. flavicornis, (PI. III, fig. 37), li à 18 mill., bel insecte d’un brun foncé avec une longue tache rougeâtre sur la suture, corselet d’un brun roussàtre, antennes et pattes jaunâtres ; corselet corcliforme, finement strié en travers, stries des élytres finement ponctuées ; Midi, Isère.
Les crochets des tarses sont dentelés chez les Calatliiis, genre nombreux, à corselet trapézo’idal ou quadrangulaire, toujours rétréci en avant, sans impressions postérieures bien marquées, à élytres peu convexes, en ovale allongé. Ce sont des insectes fort agiles, vivant sous les pierres comme tous les Féroniens ; ils se distinguent des Pristonychus par les angles postérieurs du corselet effacés, par les pattes plus courtes et la dent du menton bifide. C. latus, 12 mill., oblong, d’un brun foncé, antennes, palpes et pattes d’un roux ferrugineux ; corselet à peine plus large que long, rétréci en avant ; élytres à stries fines ; quelques points écartés sur les 3° et 5“ stries ; commun partout ; ses pattes quelquefois sont brunes. — 6’. ambtguus, 11 mill., allongé, d’un brun noirâtre, brillant sur la tête et le corselet, un peu moins sur les élytres, antennes, palpes et pattes d’un roux ferrugineux ; corselet à peine rétréci en arrière, ayant à la base, de chaque
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
côté, une impression lisse, bords latéraux et postérieurs rougeâtres ; dessus d’un brun foncé, un peu rougeâtre au milieu; très commun. — C. fulvipes, 9 à 10 mill., allongé, presque parallèle, d’un noir luisant, antennes à pattes d’un roux ferrugineux, corselet un peu rétréci en arrière, côtés ordinairement bordés de rougeâtre, élytres à stries bien marquées, lisses ; commun. — C. melanocephalus, 7 mill., allongé, tête noire, corselet d’un rougeâtre clair, presque carré, faiblement rétréci en avant, élytres d’un brun rougeâtre plus ou moins foncé, parfois noirâtres ; antennes et pattes d’un testacé clair ; très commun. — C. circumseptics (PI. III, fig. 38), 9 mill., oblong-allongé, brun avec une bordure roussâtre au corselet et aux élytres ; corselet un peu rétréci en arrière, élytres à stries lisses, bien marquées, pattes rougeâtres ; France méridionale.
Les Pristonycliiis ont le corps oblong, le corselet un peu cordiforme mais faiblement rétréci en arrière, la tête grande, ovalaire, les élytres ovalaires, les crochets des tarses dentelés à la base; ils vivent sous les pierres, dans les haies, dans les caves. P. ierncola (PI. III, fig. 39), 15 à 17 millim., oblong, aptère, dessus d’un noir plus ou moins bleuâtre ; dessous et pattes d’un brun foncé ; corselet assez cordiforme, ayant à la base, de chaque côté, une assez large impression ; élytres à stries finement ponctuées; jambes intermédiaires légèrement arquées; dans les caves, les celliers, les haies, etc. Les jambes intermédiaires sont droites chez les suivantes : P. alpinus, 20 à 22 mill., oblong, très peu convexe, d’un bleu noir peu brillant, dessous et pattes d’un brun noir, corselet large, impressions postérieures peu marquées, stries des
élytres peu profondes, indistinctement crénelées; mont, du Var. — P. complanatus, 14 mil!., ailé, oblong, déprimé, d’un brun noir brillant, bleuâtre sur les élytres, dessous et pattes d’un brun rougeâtre, corselet presque carré, un peu atténué en arrière, impressions bien marquées, élytres à stries fines et finement ponctuées; Midi, Bretagne. — P. Pyrenæus, 1 5 müL, oblong, assez convexe, d’un brun marron ou noirâtre assez brillant, antennes et pattes d’un rougeâtre obscur, corselet oblong, rétréci à la base avec les côtés sinués, angles postérieurs pointus, élytres à stries fines, lisses; Pyrénées.
Les SpUoilru8 ne diffèrent que par les crochets des tarses lisses, le corps plus épais, plus parallèle. — leitcophthalmus (PI. III, fig. 40), 25 mill., ailé, d’un noir assez brillant, plus terne sur les élytres ; tête et corselet finement ridés en travers ; élytres à stries fines, très légèrement ponctuées ; ne se trouve guère que dans les caves.
Les Aiiclioineiuis, comme les genres suivants, ont aussi les crochets des tarses lisses; ce sont des insectes d’une taille assez médiocre, oblongs, à antennes assez longues, composées d’articles presque égaux, sauf le deuxième qui est petit; le corselet est tantôt presque arrondi, tantôt presque cordiforme; ils sont vifs et se trouvent dans les endroits humides ou sous les feuilles mortes. A. angusticollis, 12 mill., d’un noir brilant, corselet court, cordiforme, à bords relevés, surtout en arrière, élytres ovalaires, un peu élargies en arrière, à stries bien marquées ; dessous et pattes bruns, tarses plus clairs ; dans les bois, sous la mousse ou au bord des eaux. — A. prasinus, 8 mill., tête et corselet d’un vert bronzé, ce dernier cordiforme, élytres d’un roux ferrugineux, avec une
<G FAUNE ÉLÉMENTAIUE
grande tache bleuâtre ou verdâtre, occupant la moitié postérieure ; très commun au bord des eaux. — d . sexpunctalus (PL III, fig. 41), 8 à 10 milL, corselet presque arrondi, d’un beau vert métallique, ainsi que la tête ; élytres d’un beau rouge cuivreux, à bordure verte, avec 6 ou 7 points sur le 3“ intervalle; commun dans les endroits humides. — A. margmalus, 10 mill., d’un beau vert clair brillant, côtés des élytres d’un jaune pâle, dessous plus foncé, corselet finement bordé de jaunâtre; élytres planes, à stries très fines, peu enfoncées, suture un peu cuivreuse; 3 points sur le troisième intervalle. — A.parumpimclatus, 8 à 9 mill., d’un vert bronzé et brillant, passant parfois presque au noirâtre, corselet transversal, angles postérieurs obtus, presque arrondis ; élytres assez larges, à stries fines. — A. mœstus, 9 mill., corselet arrondi, tout noir, brillant ; élytres assez courtes à stries finement ponctuées.
Le g. Feroiiia, type du présent groupe, renferme un grand nombre d’espèces, de faciès très variés; leurs mandibules sont médiocrement saillantes, les jambes antérieures terminées par une seule épine ; leur corps oblong est presque toujours déprimé en dessus, les antennes sont comprimées, le dernier article des palpes est presque tou. jours cylindrique et tronqué. Ce sont des insectes vivant à terre, sous les pierres, plus nombreux dans les montagnes.
Les uns ont les premiers articles des antennes carénés; ce sont les PoecHus : F. cvprea, 10 à 12 mill., oblong, passant du vert bronzé au cuivreux, au bleu obscur et au noir; les deux premiers articles des antennes
DES CüLEOI'TEliES DE EUAiNCE
toujours testacés: corselet presque carré, arrondi sur les cotés ; base finement ponctuée, ayant de chaque côté doux impressions oblongues; élytres un peu plus larges que le corselet, presque parallèles, à stries finement ponctuées ; très commun partout. — F. dùnidiala (PI. III, fig. 42), 14 mil!., tète, corselet d’un rouge cuivreux, élytres d’un beau vert métallique; dessous et pattes d’un brun noir un peu bronzé. — F. Koiji, 14 mill., allongée, parallèle, d’un bleu plus ou moins violet, rarement d’un vert métallique, corselet grand, plus étroit à la base qu’en avant, à côtés régulièrement arqués, impressions externes de la base plus marquées que les internes ; élytres pas plus larges que le corselet.
Les autres espèces n’ont pas les premiers ai'ticles des antennes carénés. Chez les unes, le corselet est presque arrondi. F. madida (PI. III, fig. 43), 15 mill., oblongue, aptère, assez convexe, d’un noir brillant; corselet fortement arrondi aux angles postérieurs, avec une large fossette ronde; élytres ovalaires, à stries plus enfoncées, lisses ; cuisses souvent rouges ; dernier segment abdominal des mâles offrant une impression arrondie, bordée en avant par un bourrelet transversal; très commune. — Chez toutes les autres espèces, les angles postérieurs du corselet sont marqués. F. terricola (PI. III, fig. 44), 13 mill., corps épais, assez court, convexe, d’un brun noir brillant, antennes et pattes rougeâtres, tète grosse, corselet cordiforme, très rétréci à la base, avec les angles pointus et saillants ; élytres courtes, ovalaires, arrondies, tronquées à l’extrémité, stries bien marquées; commune dans les bois un peu frais. — F. melanaria, 18 mill., aptère, oblongue, d'un noir brillant; tête assez forte, corselet
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
faiblement rétréci en arrière, légèrement arrondi sur les côtés, qui forment aux angles postérieurs une très petite dent ; de chaque côté de la base, deux fortes impressions réunies, très ponctuées, élytres oblongues, à stries lisses ; sur la 2°, deux points enfoncés ; c’est l’espèce la plus commune du genre, sous les pierres, les débris végétaux. — F. nigrita, 12 mill., même forme, mais taille plus petite, stries ponctuées. — F. anlhracina, 11 mill,, très semblable à la précédente, mais corselet à côtés presque droits, légèrement redressés à la base, les angles postérieurs droits, pointus; commune partout. — F. minor, 1 à 8 mill., même forme, mais taille bien plus petite, côtés du corselet ponctués en dessous ; assez commune au bord des étangs. — F. vernalis, 7 à 9 mill., d’un noir luisant, pattes et 1'^ article des antennes d’un brun rougeâtre; corselet presque carré, angles postérieurs presque obtus, élytres parallèles à stries bien marquées. — F. Salzmanni, 5 à ü mill., d’un bleu foncé métallique, brillant, pattes palpes à base des antennes d’un roux ferrugigineux; corselet cordiforme, élytres courtes, fortement striées; Fr. mér., Pyr., au bord des ruisseaux. — F. abacoïdes. 10 mill., corselet aussi large que les élytres, base ponctuée, bi-impressionnée do chaque côté, élytres obtuses à l’extrémité, peu convexes, stries très finement ponctuées, intervalles pleins; Pyr. — F. amaroïdes, 7 à 9 mill., forme et coloration de la précédente, corselet plus court, non rétréci et lisse à la base, fossettes postérieures plus profondes, moins ponctuées, élytres plus courtes; Pyr. -Or.; Mont-Dore. — F. ohlongopunclala, 11 mill,, oblongue, déprimée, d’un bronze brillant foncé, parfois noirâtre, corselet un peu codiforme, ayant à la
base deux fortes impressions très ponctuées; élytres élargies en arrière, à stries lisses; sur les 2° et 3° stries, 5 ou 6 gros points ou fossettes ; dans les bois, sous les t'euilles. — F. nigra, 18 mil!., d’un noir médiocrement brillant, corselet presque carré, à peine rétréci en arrière; angles postérieurs droits, formant une très petite (lent obtuse; de chaque côté, une large fossette ponctuée ; élytres longues, presque parallèles, fortement striées, intervalles couverts; dernier segment de l’abdomen caréné chez les mâles ; assez commune dans les pays un peu élevés et un peu froids. — F. parumpunctata, 14 à ISmill., d’un noir très brillant, parfois à reflets irisés, corselet grand, médiocrement rétréci en arrière; de chaque côté, à la base, une profonde fossette non ponctuée, élytres assez courtes, à stries lisses, assez profondes; commune dans les bois. — F. Flonnoratn, 16 à 17 inill., plus allongée, plus déprimée que la précédente, pattes d’un brun rougeâtre; Savoie, Isère. — F. femorata, 16 mill., même forme, mais plus étroite, corselet plus rétréci à la base, cuisses d’un roux testacé; Alpes, Mont-Dore. — F. Dufourü, 17 mill., très déprimée en dessus, plus large que les précédentes, corselet grand, notablement rétréci en arrière, élytres presque parallèles, presque tronquées; dernier segment abdominal ayant une carène arquée ou fer à cheval chez les mâles; commune dans les Pyrénées. — F. Boisgiraudii, même taille, même forme, ipais les élytres plus tronquées à l'extrémité avec l’angle interne un peu épineux; H.-Pyr. — F. truncata, 14 à 15 mill., même forme générale, un peu plus courte, tète grosse, corselet large, dernier segment 9 ayant -2 tubercules aplatis: H.-Alp., M.-Cenis.
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
— F. externepunctala, 13 mill., dessus d’un beau cuivreux brillant, parfois un peu verdâtre, surtout sur le fond, corselet large, médiocrement rétréci en arrière, élytres brusquement arrondies à l’extrémité ; stries ponctuées, intervalles marqués alternativement d’une rangée de points peu réguliers; Alpes. — F. meialliea, 16 mill., ovalaire, courte, peu convexe, d’un cuivreux brillant, corselet presque carré, un peu rétréci en avant, mais non à la base, qui présente de chaque coté 2 fossettes un peu rugueuses ; élytres courtes, stries presque effacées ; commune dans les montagnes ; descend jusqu’en Lorraine et à Dijon. Cette espèce amène à un groupe qu’on a \#uilu distinguer sous le nom d’Abax et qui renferme les Feronia d’assez grande taille, à corselet carré, aussi large que les élytres, nullement rétréci en arrière, ayant de chaque côté de profondes fossettes basilaires; tous sont d’un noir brillant. — F. frigida, 13 mill., ovalaire, courte, large, corselet court, rétréci en avant; rebords latéraux épais ; élytres ovalaires tronquées à la base, à stries fines et ponctuées, pattes d’un brun rougeâtre; dans les bois un peu frais, dès le premier printemps. — F. striola (PI. III, fig. 45), 19 mill:, oblong, large ; assez parallèle, déprimé au-dessus, corselet à peine rétréci eU: avant, angles postérieurs marqués d’un gros point; élytres à stries à peine ponctuées, intervalle un peu convexe { chez les mâles, plans et presque mats chez les femelles, j dernier intervalle externe, caréné à la base, formant unc^' petite dent à l’épaule; dans les bois humides, sous les,: feuilles mortes. — F. parallela, 15 mill., plus petite et plus étroite, corselet non rétréci en avant, mais côtés unj peu sinués vers la base; élytres plus conve.xes, à stries |
profondes, intervalles peu convexes, également brillants chez les deux sexes; dans les bois.
Les Amnrn ont le corps ovalaire, toujours convexe, métallique, les antennes filiformes ou cylindriques, le dernier article des palpes ovalaire ou fusiforme moins nettement tronqué que chez les Feronia; le corselet varie de formes, mais les élytres sont presque toujours ovalaires, rarement parallèles. Ce sont des insectes très agiles qui paraissent les premiers ; on les voit courir au moindre rayon de soleil jusque dans les rues et sur les places publiques. A. similata, 10 mill., ovalaire-oblongue, d’un bronzé foncé assez brillant, les 3 premiers articles des antennes rougeàti’es; corselet grand, se rétrécissant peu à peu en avant; impressions postérieures presque nulles, élytres à stries lisses, peu profondes, plus enfoncées en arrière ; commune partout. — A. trivialis (PI. III, fig. 46), C à 7 mill., presque elliptique, d’un bronzé un peu doré, très brillant, variant jusqu’au brun métallique, les 3 premiers articles des antennes rougeâtres ; corselet notablement rétréci en avant; impression basilaire interne' en forme de strie, l’externe effacée; élytres à stries fines, très finement ponctuées, strie suturale fortement déprimée en avant, suture relevée en arrière; jambes roussàtres ; c’est l’espèce la plus commune. — A. picea, 11 à 15 mill., d’un noirâtre brillant, tête grosse et corselet un peu rétréci, brun à la base, angles postérieurs saillants, aigus; base ponctuée, ainsi que les impressions latérales ; élytres à stries profondes et ponctuées ; assez commune.
Les Zabrus peuvent être regardés comme d’énormes Amara, très convexes, à grosse tête et ayant les jambes antérieures terminées par une double épine. Z . gibbus,
15 mill., oblong, parallèle, d’un brun noirâtre brillant; labre et antennes roussâtres ; corselet à côtés presque droits, légèrement arrondis en avant ; base densément ponctuée ; élytres longues, à stries ponctuées, intervalles finement ridés ; commun partout. On accuse sa larve de ronger les racines des céréales et d’occasionner parfois des ravages sérieux. Les autres Zabrus sont ovalaires et assez courts. — Z. inflatm, 15 mill., d’un brun noir brillant ; corselet un peu en arrière ; dans les sables des Landes, au bord de la mer. — Z. obesus (PI. IV, fig. ■M'j,
16 mill., même forme, mais dessus d’un bronzé verdâtre ou doré brillant ; commun dans les Pyrénées.
Le G. Brosciis rappelle les Scarites par la forme du corselet étranglé à la base et sa tète grande ; mais ses antennes sont filiformes et les 3 premiers articles des tarces antérieurs sont dilatés chez les mâles et garnis en dessous de poils au lieu des squamules qu’on observe chez les genres précédents. B. cephalotes (PI. IV, fig. 48), 20 mill., oblong, convexe, d’un noir assez brillant; tête assez fortement ponctuée et ridée; corselet ponctué en avant à sa base ; élytres à stries peu visibles, formées de très petits points et s’effaçant en arrière ; dans les terrains sablonneux, ordinairement enterré ou sous les pierres.
7® Tribu. — Harpaliens.