II. Tête ordinaire, plus ou moins rétrécie en arrière
A. Tarses antérieurs c? revêtus de poils en dessous.
а. 1®'' article des tarses antérieurs pas plus
petit que les suivants amsodactylus.
б. lef article des tarses antérieurs plus petit
que les suivants
DIACllROMUS.
R, Tarses antÈrieiirs cf revêtus en dessous de squamules.
a. Dcrnierarticle des palpes fusiforme presque
tronqué.
*. fc article des tarses antérieurs Ç dilaté . GYUANDnoMonpiiüS. **. ivf article des tarses antérieurs Ç non
dilaté UARP.VLU3.
b. Dernier article des palpes fusiforme, acu-
miné siénolopuüs.
Les Aciiiopus se séparent nettement des autres genres du même groupe par les tarses antérieurs dilatés dans les 2 sexes, par la tête grosse, non rétrécie en arrière, aussi large que le corselet, et par le corps presque cylindrique ; le corselet, presque carré, est à peine rétréci à la base. A. tenebrioides (PI. IV, fig. 49), 15 mill., d’tin noir brillant en dessus, mat en dessous; tête très convexe, antennes courtes et grêles, élytres striées, intervalles plans, jambes antérieures et intermédiaires élargies à l’extrémité, rugueuses et épineuses; sous les pierres, dans les endroits secs, calcaires.
Les Anisoilactyliis ressemblent aux Harpales, mais les tarses antérieurs sont revêtue de poils, au lieu do squaraules ; le 1" article des tarses antérieurs n’est pas plus petit que les suivants. A. binotatus, II mill., oblong, parallèle, d’un noir luisant, front vaguement taché de rougeâtre, l" article des antennes roux, pattes parfois roussàtres, corselet ayant en arrière, de chaque côté, deux impressions rugueusement ponctuées, angles postérieurs presque arrondis, mais formant une très petite deut ; commun partout.
Le g. UiacliroiBiiis se distingue du précédent par le 1" article des tarses antérieurs plus petit que le suivant ; le corps très ponctué le fait ressembler à un certain groupe de Harpales, mais il s’en distingue facilement
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
par l’épine double qui terioine les jambes antérieures. D. germanus{9\. IV, fig. 50), 9 mill., noir, tête d’un testacé rougeâtre, ainsi que les pattes et les élytres qui ont une grande tache commune postérieure, d’un bleu noirâtre comme le corselet ; dans toute la France, plus commun dans le Midi.
Le g. Gynatidromorphus rappelle, pour la coloration, le genre Diachromus, mais le corps est plus allonge et les tarses antérieurs des (5* sont revêtus de squamules. G. etruscus (PI. IV, fig. 51), 10 mil!., presque parallèle, entièrement ponctué, putrescent; tête d’un brun noir, corselet d’un bleu noirâtre, élytres d’un bleu violet obscur avec la base d’un testacé rougeâtre ; pattes fauves ; Midi, commun autour de Bordeaux et de Rocbefort.
Les llarpnliiB ont les tarses antérieurs des mâles revêtus au-dessous de squamules et non de poils, le dernier article des palpes fusiforme, presque tronqué. Go sont des insectes très nombreux, difficiles à distinguer, plus communs dans les terrains arides et calcaires ; quelques-uns, comme les paraissent au premier
printemps. Les uns ont le dessus du corps finement et légèrement ponctué. H. sabuUcola, 14 mill., oblong, d’un brun bleuâtre ou verdâtre, avec une fine pubescence roussâtre, corselet presque arrondi . — H. azurevs, 7 à 9 mill., en dessus bleu ou vert métallique, corselet légèrement cordiforme, angles postérieurs presque droits, émoussés. — H. oblongiusculus, 13 mill., oblong allongé, d’un brun rougeâtre, souvent foncé, pubescent, antennes et pattes plus claires ; corselet un peu rétréci à la base, angles postérieurs arrondis. — //. rupicola. 8 mill., parallèle d’un brun foncé, souvent rougeâtre sur la tète et le cor-
selet; ce dernier rétréci en arrièi’e ; angles postérieurs à peine droits. — H. ruficornis, 15 mil!., le plus grand des llarpales et l’un des plus communs, à ponctuation extrêmement fine, tête lisse, d’un brun noir assez luisant, antennes, palpes et pattes d’pn testacé roussâtre, corselet quadrangulaire, angles postérieurs droits non émoussés, densément ponctué à la base ; élytres à pubescence rousse-dorée, courte, serrée, stries fines.
Les espèces suivantes sont lisses en dessus : H. æneus, 10 à 11 mill., oblong, presque parallèle, d’un vert métallique passant au bronzé obscur, antennes, palues et pattes d’un testacé roussâtre ; corselet un peu arrondi sur les côtés qui se redressent légèrement à la base; angles postérieurs droits, mais émoussés; de chaque côté de la base une impression assez large, peu profonde, finement ponctuée ; élytres à stries fines, lisses, les 2 ou 3 intervalles externes couverts d’une ponctuation fine, serrée. — JJ. distingiiendus, même forme et même coloration ; angles postérieurs du corselet plus droits, stries des élytres plus marquées, pas de ponctuation le long du bord externe ; communs tous deux ; pattes souvent noirâtres dans ces deux espèces. — H. calceatus, 14 mill., oblong allongé, d’un brun noir assez luisant, antennes, palpes et tarses roussâtres ; corselet à peine plus étroit en arrière, rugueusement ponctué à la base, sans impressions, angles postérieurs droits ; élytres à stries lisses , finement ponctuées le long du bord externe ; se prend souvent le soir dans les appartements , attiré par la lumière. • — JJ. fulvipes, 10 mill., assez court, d’un brun noir luisant, pattes et antennes d’un roux clair; corselet à cotés presque parallèles, angles postérieurs presque
FADNE ÉLÉMENTAIRE
droits, base densément ponctuée, élytres courtes, légèrement sinuées à l'extrémité, à stries lisses, assez fortes ; dans les forêts sous les feuilles, les mousses. — II. semiviolaceus (PI. IV, fig. 52), 12 mil!., oblong, d’un brun noir luisant, corselet d’un bleu foncé, un peu plus large au milieu que les élytres, base ffuement ponctuée, impressions presque nulles; élytres fortement striées. — II. tardm, 10 mill., court, peu conve.xe, d’un brun noir foncé, antennes roussàtres, corselet légèrement rétréci en avant, côtés faiblement sinués, angles postérieurs droits, impressions assez profondes, un peu obliques ; élytres ovalaires à stries bien marquées. — II. serripes, 10 mill., ovalaire, convexe, d’un noir médiocrement brillant, antennes roussàti’es, tachées de brun sur les 2°, 3“ et 4“ articles, corselet convexe, rétréci en avant, impressions postérieures étroites, peu profondes marquées par quelques points ; élytres courtes, ovalaires, un peu plus large que le corselet, à stries lisses, plus profondes en arrière, extrémité un peu sinuée; pattes courtes, cuisses épaisses. — II. anvtus, 7 à 8 mill., oblong allongé, presque parallèles, d'un noir médiocrement luisant, antennes brunâtres, 1" article roussàtre; corselet un peu rétréci en avant, bord postérieur arqué, impressions postérieures assez étroites, rugueuses, côtés et angles postérieurs marginés de roussàtre, élytres à stries fines et lisses. — II. picipemis, 5 à (> mill., le plus petit des Harpalos, ovalaire brun, souvent rougeâtre, pattes rousses ; corselet très court, finement rebordé sur les côtés, angles postérieurs arrondis, impressions linéaires assez bien marquées ; extrémité des élytres sinuée, stries fines, lisses bien marquées.
Les SteiioloitEiiiis diffèrent par le dernier article des palpes fusiforme, acuminé, et réchancrni’e du menton dépourvue de dent médiane; ce sont dos insectes lisses et luisants, vivant au bord des eaux ou sous les feuilles humides ; leur coloration est assez variée. S. vaporar/orum, 6 mil!., d’un noir luisant, corselet rougeâtre, pattes, antennes et élvtres d’un roux testacé clair, ces dernières ayant une grande tache noire occupant les 2/3 postérieurs sans toucher les bords ; très commun. — S. consputus, 5 mill., allongé, noir; bouche, base des antennes et pattes jaunâtres: corselet rougeâtre, à angles postérieurs droits élytres d'un roux testacé, ayant une grande tache brune, ovalaire, séparée en deux par la suture. — S. meridianus tPl. IV, flg. 53), mill., tôle et corselet noirs, ce dernier notablement rétréci eu arrière avec les angles obtus, bord postérieur assez fortement ponctué: élytres d’un brun noir luisant, avec la base, la suture et une étroite bordure marginale d’un jaune testacé; très commun.
8“ Tribu. — Bembidiens.
A. Dernier article des palpes aii.ssi grand ou presque aussi grand cpie l'avant-dernier.
n. Des yeux tiieciius.