‹ ColéoptèresChapitre 12 sur 53 · II. Pas d’yeux ■ anoimitualsius · texte numérisé non relu

II. Pas d’yeux ■ anoimitualsius

R. Dernier article des palpes beaucoup plus

petit, acicLilaire bembidiüm.

Presque tous ces insectes sont de petite taille et vivent soit au bord des eaux, soit dans les montagnes sous les pierres, au bord des neiges ; quelques-uns sont privés d’yeux et n’habitent que les grottes.

Les Ti'ccliiis sont oblongs ou ovalaires, peu convexes, leur tète est creusée de 2 sillons profonds, le dernier

article de leurs palpes est bien visible, aussi grand. que l’avant-dernier et en cône allongé, très aigu ; leurs élytres ont quelques stries, visibles seulement vers la suture ; presque tous ne se trouvent que dans les montagnes, quelques-uns seulement vivent aux bords de nos eaux. T. minulus. 3 1/2 mill., oblong, un peu déprimé, d’un brun rougeâtre brillant, pattes et antennes testacées, élytres presque parallèles, à stries finement ponctuées, les 4 premières seules visibles ; très commun partout. — T. areolatm (PI. IV, fig. 54), 2 1/2 mill., allongé, très déprimé, d’un brun foncé, élytres striées, d’un roux testacé, avec la base autour de l’écusson, à angles postérieurs pointus; au bord des eaux courantes, surtout dans le Midi.

Les Aiioplitlialiiuis sont des Trechus privés d’yeux ; ils sont tous d’une coloration pâle, roussâtre, et n’ont été encore trouvés que dans les cavernes des Pyrénées, des Alpes et de la Provence.

Les Bembidium forment un genre nombreu.x, habitant toujours les bords des eaux et les endroits humides ; leurs couleurs sont métalliques, avec des taches ou des dessins rougeâtres ; leur tête est souvent bisillonnée, le dernier article de leurs palpes est extrêmement petit et aigu, tandis que l’avant-dernier est grand et un peu renflé à l’extrémité ; les stries des élytres sont ordinairement ponctuées et presque touj »urs bien marquées. Les uns ont le corselet large, à } eine rétréci en arrière : li. mnum, 2 Iy2 mill., déprimé, noir, base des antennes et pattes d’un brun roussâtre, co rselet court, transversal, fossettes postérieures bien mar juées, élytres à 4 stries internes bien distinctes, les exter aes efl'acées. — B. gutlula, 3 mill., noir, un peu bronzé, une tache arrondie, rous-

sâtre, aux 3/4 postérieurs des élytres, base des antennes et pattes d’un roux testacé; corselet court, transversal, un peu échancré derrière les angles postérieurs qui sont obtus, presque arrondis. Les autres ont le corselet presque cordiforme : B. fasciolatum, 5 à 7 mill., oblong, déprimé en dessus, d’un vert bronzé obscur, parfois bleuâtre, avec une large bande brune, parfois peu apparente sur les élytres, l**' article des antennes, jambes et tarses roussâtres; corselet court, ridé eu travers, à angles postérieurs droits, élytres parallèles, fortement striées ; Fr. mér. — B. tricolor, 4 1/2 à 5 mill., d’un vert bleuâtre brillant, avec la moitié basilaire des élytres rouges ; Fr. mér. — B. pusiulatum. 5 1 /2 mill., d’un vertbronzé, élytres ayant chacune 2 taches rougeâtres, la F* à la base, la 2° oblongue, oblique, un peu avant l’extrémité, base des antennes et pattes d’un testacé roussâtre; stries des élytres profondes , ponctuées , effacées à l’extrémité ; commun partout. — B. quadripustulatum, 4 mill., d’un noir verdâtre bronzé, très luisant, élytres ayant chacune 2 taches d’un jaunâtre presque blanc, la l” aux épaules, la 2“ arrondie, aux 2/3 postérieurs, élytres assez courtes à stries ponctuées presque entières. — B. bipunctatum, 4 à 5 mill., d’un bronzé luisant, antennes et pattes d'un noir bronzé, corselet ponctué, élytres ovalaires, à stries fines, ponctuées ; sur le 3° intervalle, 2 fossettes arrondies ; pins commun dans les montagnes. — B. paludosum (PL IV, fig. 55), 5 à 6 mill., assez convexe, bronzé, avec des teintes cuivreuses, corselet presque carré, ayant une strie en fossette aux angles postérieurs ; sur le 3' intervalle, 2 grandes fossettes carrées, d’un vert argenté; au bord des rivières. — B. punctulalum, 4 1/2 à 5 1/2 mill., d’un

fio FAUNE ÉLÉVIENTxVIRE

bronzé luisant en dessus, d’un vert bronzé en dessous, tète et corselet ponctués, ce dernier cordiforme, très rétréci en arrière, ligne médiane assez profonde; élytres larges, un peu convexes, stries assez fortementponctuées, surtout à la base; une faible impression transversale au tiers des élytres ; très commun.

FAMILLE DES DYTISCIDES

ou HYDROCANTHARES

Ces insectes sont, à proprement dire, des Carabiques aquatiques ; ils ont, comme ces derniers, six palpes, des antennes filiformes et des tarses de cinq articles (le 4" parfois atrophié), élargis aux pattes antérieures chez les mâles ; seulement leurs pattes postérieures sont allongées et généralement aplaties et propres à la natation. Lorsqu’on les saisit, ils répandent un liquide laiteux, d’une odeur désagréable , et quand ils veulent respirer , ils s’élèvent à la surface de l’eau et émergent la partie postérieure de leur corps en soulevant un peu leurs élytres, de manière à faire arriver une provision d’air aux stigmates placés sur le dernier segment abdominal.

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