PEI.0B11I
Le genre Cybisier est représenté en France par une seule espèce. C. Rœselii (PI. IV, fig. 56), 30 mill., grand insecte ovalaire, élargi en arrière, déprimé, jaunâtre en dessous, d’un vert olivâtre en dessus, avec le labre, les côtés du corselet et une bande le long du bord externe (les élytres jaunes; le dernier article des palpes est plus long que les autres.
Deux crochets égaux aux tarses^ostérieurs distinguent facilement les Uytisciis du genre précédent; ils sont moins ovalaires, plus oblongs, plus convexes, le dernier article des palpes est égal aux autres ; les élytres des femelles sont fortement sillonnées ; tous ont une bande jaune sur les côtés du corselet et des élytres et une fas-
62 FAUNE ÉLÉMENTAIRE
cie nébuleuse vers l’extrémité de ces dernières. Les uns ont le corselet entièrement bordé de jaune. D. latissimiis (PI. IV, fig. 57), 40 mil!., ovale, peu convexe, élytrcs élargies au milieu, tranchantes sur les côtés, d’un bruii foncé un peu verdâtre en dessus, d’un brun ferrugineux en dessous ; rare, Vosges, Épernay. — D. marginalis, 30 à 35 mill., oblong, un peu élargi en arrière, convexe, d’un noir olivâtre brillant en dessus, dessous et pattes d’un jaune testacé, bord antérieur des segments abdominaux étroitement bordé de noir ; commun dans toutes les mares. — B. circumflexus, 30 mill., diffère du précédent par sa forme plus elliptique, l’écusson jaune au milieu et toutes les sutures de la poitrine et de l’abdomen noirâtres; moins commun. Chez d’autres, la bande postérieure du corselet n’existe pas et l’antérieure est à peine indiquée. — B. punctulatus, 28 mill., noir en dessus et en dessous, quelques taches rougeâtres sur les côtés de l’abdomen, pattes noirâtres ; très commun.
Le g. AciliiiS a le corps dépnmé, ovalaire, élargi en arrière, le prosternum arrondi en arrière et le dernier article des palpes plus long que le précédent; en outre, les femelles ont sur les élytros de larges sillons couverts de poils. A. sulcatus (PI. IV, fig. 58), 16 mill., noir en dessous, d’un brun cendré en dessus, limbe et une bande transversale du corselet roux, élytrcs roussâtrcs, ponctuées de noir, abdonftn tacheté de jaune, cuisses postérieures noires â la base. — A. canaliculalus, diffère du précédent par l’abdomen roussâtre et les cuisses postérieures sans taches.
Les Ilytlnticus ont le corps plus oblong, plus convexe, à peiue ou non élargi en arrière, le dernier article
des palpes n’est pas plus long que le précédent, les femelles n’ont pas les élytres sillonnées. H. Hybneri, 7 1/2 milL, convexe, noir, corselet d’un roux testacé avec une grande tache postérieure noire, élytres largement bordées de roux. — H. transversaUs (PI. IV, fig. 59), 13 mill., oblong, ovalaire, assez convexe , corselet d’un roux testacé, largement bordé de noir à la base, élytres noires avec une bande basilaire transversale et une bande marginale d’un roux testacé, dessousbrunàtre. — H. cinereus, IA mill., ovalaire, convexe, d’un brun cendré en dessus, roux en dessous, corselet jaune avec une bande antérieure et une postérieure noires , n’atteignant pas les côtés, élytres noirâtres, parsemées de nombreuses petites taches jaunâtres, suture et bord externe jaunâtres ; très commun partout. — //. bilineatus, 15 mill., ressemble extrêmement au précédent, en diffère par la forme plus aplatie, plus élargie en arrière, le dessous est plus jaune, le liseré noir du corselet est plus étroit ; Nord. — H. zonatus, lAà 15 mill., diffèr^ du précédent par la taille un peu plus petite, le dessous jaune et corselet bordé de jaune, tout autour avec 2 bandes noires parallèles ; Nord, Alsace. — II. Leander, 10 à 11 mill., ovale, un peu convexe, d’un roux brillant, sommet de la tête et milieu du bord antérieur du corselet noirs, écusson obscur, élytres parsemées de nombreuses taches noirâtres, petites, serrées, contluentes sur le disque, ayant chacune 3 lignes de points, bords latéraux sans taches ; Midi, — H. grammieus, 11 mill., convexe, finement ponctué, dessus noir, dessous roussâtre, tête et corselet testacés, sommet de la tête noir, élytres ayant chacune le bord externe et 3 ou 4 lignes longitudinales testacées ; .Alsace.
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
Les Colyinljetes ressemblent un peu aux Dytiscus, mais ils sont moins grands, plus allongés, plus elliptiques, l’avant-dernier article des palpes labiaux est plus long que le dernier et les crochets des tarses postérieurs sont très inégaux ; leur corps, médiocrement convexe, est rarement tout noir, et presque toujours d’un brun foncé en dessus avec le corselet roussâtre ; les élytres des femelles sont presque toujours finement striées en travers. Corps entièrement noir en dessus : C. coriaceus, 20 mill., à peine élargi en arrière, tète ridée en arrière, ayant deux petites taches rouges sur le front, dessous et pattes d’un brun ferrugineux ; commun dans le Midi, Corps brun et roussâtre en dessus: C. fiiscus, 17 mill., ovalaire, non élargi en arrière, noir en dessous, corselet roux avec une tache noire au milieu, élytres d’un hrnn clair, passant au jaunâtre le long du bord externe, ayant chacune Slignes de points écartés, peu visibles, pattesd’un brun ferrugineux, les antérieurs plus, clairs ; extrêmement commun partout. — C . i)ulver(^us, 1 1 mill., oblong, ovalaire, noir en dessous, corselet d’un jaunâtre pâle avec une tache médiane noire, élytres déprimées en arrière, jaunâtres, couvertes de petites taches noires très nombreuses, conlluentes, qui les font paraître d’un gris verdâtre, suture et bord externe d’un jaunâtre clair; pattes roiissâtres ; très commun. — C.collaris, 1 1 mill., jaunâtre en dessus et en dessous , corselet ayant une bordure noire très étroite à la base et au bord antérieur, élytres entièrement couvertes de petites taches noires serrées, qui les font paraître d’un brun clair avec la suture et le bord externe jaunâtre. — C. achpe?‘sus, 9 mill., ovalaire, jaunâtre en dessus, noirâtre en dessous, avec le proster-
num et le bord des segments abdominaux jaunâtres, tête noire avec des taches jaunes, corselet sans tache médiane, avec le milieu des bords antérieur et postérieur noir, élytres couvertes de petites taches noires serrées, suture et bord jaunâtres.
Les llÿliius ont le corps ovalaire, atténué en arrière et très convexe, les derniers articles des palpes labiaux et les crochets des tarses postérieurs sont presque égaux. I.ater, 13 mill., noir, bords du corselet et des élytres vaguement roussàtres, ces dernières ayant deux petites taches linéaires rougeâtres, l’une près du bord externe, après le milieu, l'autre en arrière, pattes plus ou moins noirâtres. — /. fuliginosus (PI. IV, fig. 60), 12 mill., d’un brun noirâtre avec un très faible reflet métallique, bord externe des élytres assez largement bordé de roux. — I. obscw'us, 11 mill., entièrement noir, bouche et antennes roux, élytres ayant une petite tache linéaire au milieu du bord externe et une petite tache arrondie, près de l’extrémité, d’un roux ferrugineux. — I. fenestralus, 11 1/2 à 12, d’un brun plus ou moins roussâtre avec un reflet bronzé, bouche et vertex rougeâtres, corselet et élytres roussàtres sur les bords, une petite tache linéaire et une autre petite, arroudie, apicale roussâtre , cette dernière souvent indistincte. — /. meridionalis, 11 à 12 mill., médiocrement convexe, d’un brun de poix, légèrement métallique, dessous d’un brun ferrugineux, bouche, côtés du cerselet et des élytres roussàtres ; Midi.
Les Agabiitfr, beaucoup plus petits que les Dytiscus, s’en distinguent par le corps moins tranchant sur les côtés, le prosternum caréné, le dernier article des palpes plus long et la coloration généralement sombre. Ils diffèrent
FAUNE ÉLÉIIENTAIKE
des 3 genres précédents par les crocliets des tarses postérieurs égaux. Les uns sont entièrement noirs ou avec une très petite tache testacée vers l’extrémité des élytres : A. mêlas, 10 mill., ovalaire, déprimé, d’un noir mat, antennes rousses, très finement striolécs ; commun dans les montagnes. — A. bipustulalus, 10 mill., même forme, mais moins étroit, moins déprimé, côtés du corselet moins arrondis vei'S l’extrémité des élytres, une tache rousse ordinairement peu distincte ; très commun partout. — A. (jHllalus, 8 mill., présente deux taches sur chaque élytrc; les bords du corselet sont étroitement roussâtres, les pattes d’un ferrugineux obscur. D’autres sont roussâtres ou brunâtres en dessous : A. bi/mnetatus, 9 mill., corselet avec 2 taches noires, élytres couvertes de petites taches noires irrégulières. — A.pnbcdosics, 6 mill., corselet, noir avec les côtés largement ferrugineux, élytres brunes, plus claires à la base, le long de la suture et du bord o.xterne, pattes antérieures rougeâtres. Enfin, chez d’autres, les élytres sont brunes on noires avec des taches ou bandes jaunes : .4. maculalus (PI. IV, fig. 61), 8 mill., ovalaire, noir, corselet jaunâtre avec une bande noire sur les bords antérieur et postérieur, élytres ayant à la base une bande transversale d’un jaune pâle et deux bandes longitudinales de même couleur, très variables et interrompues. — A. fernoralis, 6 mill., d’un brun noir, bords latéraux du corselet et des élytres, antennes et pattes d’un roux ferrugineux.
Les IVoterus à corps très convexe, très rétréci en arrière, très lisse, ont des antennes courtes, épaisses, comprimées, les 4 premiers articles très petits ; dernier article des palpes maxillaires presque aussi long que les
autres réunis, et deslabiaux grands, larges, écliancrés. N. crassicûrnis, -ï mill., d'un roux clair, très brillant, élytres d’un brun clair, très légèrement irisées, à lignes peu régulières d’assez gros points. — N. sernipunctatus, 5 mill., d’un testacé brillant, élytres d’un brun clair, très légèrement irisées, couvertes de points enfoncés, à peine en ligne à la base, irrégulières en arrière. — N. Zæués (PI. IV, fig. 62), 4 1/2 mill., d’un testacé brillant, élytres d’un brun assez clair, à peine irisées, n’ayant que quelques points écartés, petits, irréguliers.
Les liaccoiiliilus sont bien moins convexes, moins atténués en arrière, les antennes sont grêles, et le dernier article des palpes labiaux est allongé, aciculaire. L. intervuptus, 5 mill., d’un roux testacé, élytr.es d’un roux un peu verdâtre, avec le bord externe et quelques taches très pâles. — L. rninuiiis (PI. IV, fig. 63), 4 .3/4, tête et corselet d’un testacé verdâtre, le dernier fortement prolongé en pointe au milieu du bord postérieur, élytres d’un brun verdâtre, avec quelques taches et lignes interrompues, irrégulières, très pâles. — L. testaceus, 5 mill., assez largemeut arrondi en arrière, testacé, milieu du bord postérieur du corselet à peine prolongé en pointe mousse, élytres couvertes de taches noirâtres très rapprochées. — L. variegatus, 4 mill., oblong, atténué en arrière, d’un roux testacé, élytres couvertes de taches irrégulières noirâtres, serrées, bord externe et 2 taches roussàtros ; moins commun que les précédents.
Le g. llyilroporuti, le plus nombreux de la famille, renferme des insectes généralement de petite taille, de forme et de coloration très variées et qui se distinguent des gemes voisins par les crochets des tarses postérieurs
68 FAUNE ÉLÉMENTAIRE
égaux. Les uns sont courts avec la tête rebordée en avant; IL reliculatus, 3 mill., ovalaire, très ponctué, d’un roux testacé, corselet bordé étroitement de noir en avant et en arrière, élytres ayant chacune, outre la suture, 4 lignes noires plus ou moins confluentes.— II. tnæqiialis, 3 mill.j d’un roux ferrugineux, brillant, très ponctué, et postérieur du corselet noir au milieu, côté interne de la base des élytres, une large bande suturale sinuée et une tache arquée en dedans du bord externe noir. — H. decoratus, 2 1/2 mill., d’un roux ferrugineux, brillant, ponctué, corselet obscurci en avant et en arrière, élytres brunâtres ayant le bord externe et 2 taches transversales testacées ; Nord. D’autres ont deux carènes tranchantes sur les élytres : II. bicarinatus, 2 1/2 mill., oblong, un peu déprimé en dessus, d’un jaunâtre très clair, corselet marginé de noir en avant et en arrière, ayant de chaque côté un petit pli oblique ; élytres courtes, base, sutures et deux bandes transversales noires. D’autres présentent, à la base du corselet, de chaque côté, une strie qui se prolonge sur les élytres ://. //eminus. 2 1/2 mill., oblong, un peu déprimé, noir, corselet rougeâtre au milieu, élytres pâles, avec la base, la suture et une large bande transversale dentelée, noire; très commun. — H. minutlssbnus, 2 millim,. oblong, un peu parallèle, finement ponctué, d’un jaune testacé, corselet un peu obscurci en avant et en arrière, base des élytres, suture et 2 bandes transversales ondulées noirâtres, atteignant la suture et non les bords ; Midi, Pyr. — II. unistrialus, 2 mill., ovalaire, convexe, tête noire, corselet roux, noirâtre en avant et en arrière, élytres d’un brun noirâtre marbrée de roux, fortement et densément ponctuées, dessous noir, pattes
rousses. La strie du corselet est entière, mais ne se prolonge pas chez : H. pictus, 2 1/2 milL, ovalaire, très convexe, finement pointillé, tête roussàtre, corselet d’un brun noir largement rougeâtre sur les côtés, élytres brunes avec le Lord externe et une large bande arrondie d'un testacé pâle, dessous et pattes d’un roux clair. — A. varias, 2 1/2 mil!., oblong, un peu convexe, légèrement pubescent, très finiment et lâchement ponctué, noir, corselet, largement bordé de roux, élytres tes! aeée 5 avec la suture, une tache humérale, une autre sur le disque et une ligne étroite le long du bord externe, noires; commun partout. — H, flavipes, 2 3/4 mill., allongé, atténué en arrière, presque noir, élytres ayant le bord externe et 4 lignes testacées, ainsi que les côtés du corselet ; commun. — U. meridionalis plus petit, plus convexe, élytres coloriées de la même manière, corselet rougeâtre, rembruni en avant et en arrière ; Midi. — JJ. granularü, 2 1/2 mill., oblong, noir, pattes et bordure du corselet roux, élytres à peine atténuées en arrière, ayant chacune 2 lignes longitudinales rousses, la 2“ contournant l’élylre et se terminant en an-ière par une dilatation ; une 3' courte, étroite, le long du bord externe. La strie du corselet est courte chez les espèces suivantes, propres aux montagnes, ayant le corps jaunâtre ou fauve avec des lignes noires sur les élytres : JJ. Davisii, 4 1/2 mill., d’un roussàtre pâle, dessous noir, sommet de la tête et un chevron bord antérieur du corselet et une bande ondulée à la base noirs, ainsi que la suture des élytres et 6 lignes n’atteignant ni la base ni l’extrémité, les externes souvent réunies en arrière ; H.-Pyr. — IJ. septenlrionalis, 3 1/2 mill., ovalaire, tête ayant 3taches brunes, 4 taches
FAUNE ÉLÉMENTAIHE
noires sur le corselet, plus ou moins confluentes élytres ayant la suture et 7 lignes noires n’atteignant ni la base ni l’extrémité, s’élargissant plus ou moins ; Grande- Chartreuse, Pyr. — lI.Sanmarkn, 3 mil!., ovale, court, jaunâtre, dessous noir, tète à peine brune au sommet, ainsi que le milieu du corselet, élytres ayant la suture et
5 lignes noires n’atteignant ni la base ni l’extrémité, souvent confluentes ; Grande-Chartreuse, Pyr. Chez les autres, plus nombreux, il n’y a, ni carènes, ni stries communes au corselet et aux élytres ; //. duodecùnpustulatus (PI. V, fig. 64), 6 mil!., le plus grand du genre, oblong, d’un roux testacé, corselet noir à la base et au bord antérieur, élytres noires, ayant chacune 6 taches testacées.
— II. halensis, 4 1/2 mil!., ovalaire, d’un gris testacé, corselet étroitement bordé de noir en avant et on arrière,
2 taches au milieu ; élytres ayant, outre la suture, 5 ou
6 lignes noires, réunies de place en place par des taches. — A. picipes, 5mill., oblong, convexe, ponctué, d’un roux testacé foncé, dessous noir, corselet noir à la base, élytres d’un brun roussâtre, aymnt chacune 4 lignes noires peu visibles et 4 lignes ponctuées assez courtes.
— H. palustris, 4 mill., ovalaire, peu convexe, pubescent à peine brillant, brun, tête rougeâtre, corselet largement bordé de roux, élytres ayant 3 taches rousses, parfois réunies en partie, pattes ferrugineuses. — II. lineatus,
3 4/5 mill., oblong, convexe, pubescent, d’un roux testaeô à peine brillant, élytres ayant, outre la suture, 4 lignes brunes entières et une externe courte.
Les llypliyiIpuM sont presque globuleux et diffèrent en outre du genre précèdent par les crochets des tarses postérieurs égaux ; ils sont très bombés en dessous et leirr
métasternum est extrêmement développé. H. ovatus, /<■ h SmilL, d’un testacé un peu rougeâtre, presque mat; dessous du corps et pattes beaucoup plus clairs; densément et irrégulièrementponctué ; élytres plus foncées à la base. — IJ. variegalus (PI. V, fig. 65), 4- 1/2 milL, mémo forme, très ponctué, assez brillant, d’un brun foncé, tacheté de roux ; se trouve dans le Midi.
Dans le genre suivant, le corps est assez
courts, très épais, très convexe en dessous ; l’abdomen est recouvert en grande partie par les hanches postérieures élargies en lames; le dessous du corps est percé de gros points cerclés de noir, les yeux sont gros, la coloration est d’un jaune pâle avec des linéoles ou des faciès noirâtres. H. elevatus (PI. V, fig. 66), 4 mill., oblong, corselet ayant 2 sillons, élytres à stries profondes, très ponctuées, ayant chacune une forte côte saillante ; dans les ruisseaux, sous les pierres. — //. obliquus, 3 1/2 mill., tète noirâtre au sommet, corselet noirâtre à la base, élytres à stries sinueuses, à peine ponctuées, ayant des bandes obliquement transversale^, formées par des lignes noires. — B.irnpressits, 2 1/2 mill., d’un roux ferrugineux, sommet de la tête et bord antérieur du corselet noirâtres, ce dernier ayant de chaque côté une strie tre courte ; élytres à stries fortement ponctuées, avec des taches ou bandes interrompues noirâtres.
Le g. Peloliiiis est remarquable par la forme épaisse du corps qui est extrêmement convexe en dessus et surtout en dessous, et par la tè*e complètement dégagée du corselet. P. Hermanni (PI. V, fig, 67), 10 mill., ovalaire, d’un fauve plus ou moins roussâtre, peu brillant, avec les bords antérieur et postérieur du corselet noirs, et une
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
grande tache noirâtre, s’étendant sur la majeure partie des élytres en s’effaçant en arrière; dans les eaux stagnantes, souvent sous la vase desséchée des marais; fait entendre ^une petite stridulation bien distincte produite par le frottement de l’abdomen contre l’extrémité des élytres.
FAMILLE DES GYRINIDES
ou TOURNIQUETS
Corps ovalaire, plat en dessous, pattes antérieures très grandes ; les intermédiaires et les postérieures très courtes, très comprimées, les premières notablement écartées des antérieures, yeux coupés en 2 parties nettement séparées. Antennes très courtes, 3“ article élargi en oreillette, les suivants très serrés. Palpes au nombre de 4 seulement.
Ces insectes vivent dans l’eau, comme les Dytiscides, mais ils se tiennent presque toujours à la surface, où ils décrivent mille détours avec une prodigieuse rapidité. Lorsqu’on les saisit, ils exsudent un liquide laiteux extrêmement fétide.
Le type de cette famille est le g. dyi-iiuis ; l’espèce la plus commune est le G. ixatalor (PI. V, fig. 68), 6 mill., ovalaire, conve.xe, d’un noir vernissé, un peu
bleuâtre avec le labre et l’épistome d'un bronzé obscur, les élytres à lignes ponctuées, avec les bords latéraux bronzés, le bord réfléchi, la bouche, les pattes et l’extrémité de l’abdomen d’un roux testacé. — G. marinus, 6 à 7 milL, ressemble beaucoup au précédent, mais le bord réfléchi des élytres et l’extrémité de l’abdomen sont d’un noir brillant. — G. bicolor, 8 mil!., allongé, subparallèle, convexe, même coloration que le nalalor. — G. slriatus, 6 l/2mill., oblong, ovalaire, peu convexe, d’un brun olivâtre, largement bordé de roux testacé, élytres à suture bronzée et à stries d’un gris glauque ; bouche, poitrine, pattes et dernier segment de l’abdomen d’un roux testacé ; Centre et Midi de la France.
FAMILLE DES HYDROPHILIDES
on PALPICORNnS
Insectes de faciès et de mœurs très différents, mais ayant tous pour caractères les palpes maxillaires aussi longs ou plus longs que les antennes, celles-ci de 6 à 9 articles, les premiers en massue de3 à 5 articles ; ils ont 4 palpes, des pattes parfois comprimées et natatoires, souvent robustes et épineuses, et des tarses de 5 articles. Plusieurs sont aquatiques et nageurs ; d’autres rampent
FAUNE ÉLÉ.MENTAmE
dans la vase et la bouc ou s’accrochent aux pierres submergées ; d’autres, enfin, moins nombreux, vivent dans les matières excrémentielles, dans les champignons et dans les détritus végétaiix.
I. lcr arlicle des tarses postérieurs très court. Insectes aquatiques.
A. 2'i article des tarses postérieurs le plus
long. Corps lisse. Corselet aussi large à la base que les élytres
B. Dernier article des tarses postérieurs le
plus long. Corps rugucu.x. Corselet ])lus étroit à la ba.se que les élytres