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III. Antennes insérées sous les bords latéraux du front

A. Pas d’ocelles. Elytres très courtes.

n. Dernier article des palpes aouminé.

• Corps cylindrique, bleu et rouge poedebos.

*' Corps déprimé. Corselet et élytres finement

Striolés OXYTELUS.

b. Dernier article des palpes luniforme. Corps

épais oxYPORüs.

B. Des ocelles, élytres longues.

a. Ocelles un peu en arrière des yeux. Jambes

très finement ôpiueu.ses om-aliüm.

b. Ocelles un peu en avant des yeux. Jambes

pubescenles ou ciliées antuobiuh.

Le g. Iflj'riuedonia se compose uniquement d’espèces ayant ces dernières habitudes ; leurs antennes sont assez fortes, épaissies vers l’extrémité, le corselet est presque toujours sillonné au milieu, l’abdomen est fortementrebordé sur les côtés. M. canaliculala(^\. V, fig. 78), 4 mill., allongée, atténuée en avant, très ponctuée, d’un jaune roussàtre assez brillant, surtout sur l’abdomen, qui présente à l’extrémité une large bande brune; élytres plus courtes que le corselet ; vit avec les fourmis rouges ; très commune dans les prairies, sous les feuilles, dans

les bois. — M. humeralis, 5 mill., plus large, parallèle, d’un brun noir luisant, corselet roux avec le disque brun, élytres ayant une tache humérale rousse, pattes rousses, une impression sur le front et le milieu du corselet ; commune dans les nids des fourmis rousses et noires, dans les bois.

Les llomalotf», genre extrêmement nombreux, diffèrent par leurs antennes moins fortes et le 1°' article des tarses postérieurs pas plus long que le 2^ ; le corselet est plus atténué en arrière, l’abdomen est généralement un pen rétréci à l’extrémité ; leurs mœurs sont extrêmement variées. H. Uvidipennis, 2 1/2 mill., d’un noir mat, densément et finement ponctuée, à pubescence soyeuse, antennes épaisses, plus longues quo la tête et le corselet, ce dernier arrondi à la base et sur les côtés, élytres à peine plus longues que le corselet, d’un roussâtre clair avec une tache brunâtre triangulaire autour de l’écusson ; très commune dans les fumiers et les champignons.

Quand on renverse sur une nappe un de ces cryptogames, ou eu voit sortir une fourmilière de petits coléoptères de la famille des Staphylins ; les plus petits, roux, avec une tache brune transversale sur l’abdomen, sont jes Gyropliœiia, leurs yeux sont assez saillants, leurs antennes grêles ; les moyens sont des Aleochara, au corps brun ou noir, épais, aux antennes courtes, épaisses, à l’abdomen fortement rebordé, très convexe en dessous ; on les trouve aussi très fréquemment sur les cadavres à moitié desséchés. A ces insectes se joignent les Tacliygioriis, au corps convexe, très brillant, au corselet un peu plus large que les élytres, à l’abdomen rétréci assez fortement vers l’extrémité et à coloration noire avec les

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élytrcs d’un rouge brique ; les flïoletwïiius, d’un jaune paille, avec les élytres noires, à tache humérale hlancliàlrc et une bande noire transversale sur l’abdomen ; les Mycetoiioriis. de môme forme, d'un noir brillant, avec les élytres d'un rouge foncé.

Dans les 3 derniers genres, l’abdomen ne se relève pas.

Los Quecliiiüt se distinguent des genres suivants par leur abdomen plus atténué à l'e-xtrémitô et ti'aîuant à terre quand l’insecte marche ; leur corselet est plus arrondi, la tête est moins rétrécie à la base. Q. dilatalus (PL VI, lig. 79), 15 mill., large, d’un noir peu brillant, corselet et abdomen à rellcts soycu.x, élytres males; antennes courtes et larges, dentées en scie. Cet insecte exhale une odeur musquée assez forte et ne vit qu’au milieu des frôlons. — Q. laleralis, 10 à 12 mill., assez large, noir, tête, corselet et écusson très brillants, antennes grêles, 1°'' article roux, bord réfléchi des élytres roux; commun dans les champignons.

Le g. St«B»U 5 liniis renferme les plus grands insectes de la famille ; ce sont aussi les plus carnassiers ; leur grande tète, aussi large ou plus large que le corselet, est armée de fortes mandibules en forme de faucilles; les antennes sont écartées à la base et rapprochées des yeux qui sont petits et peu saillants, leur corps est allongé, plus ou moins parallèle, leur abdomen, fortement rebordé, se relève lorsqu'on menace l’insecte, et alors il fait sortir du dernier segment deux petites vessies arquées, blanchâtres, qui exhalent une odeur forte, un peu acide. S. lurtus, appelé, par Geoffroy, le Stapliylin bourdon, 20 mill., noir, très velu, avec la tête, le corselet, sauf le bord postérieur et les 3 derniers segments de rabdumen.

d'un jaune doré, moitié postérieure des élytres d’un cendré obscur, dessous d’un noir violet; sur les fumiers. — S.maxillosus (PI. YI, flg 80), ISniilL, d'un noir luisant, élytres ayant une largo bande transversale dentelée, d’un gris cotonneux avec quelques points noirs, abdomen tacheté do gris ; commun dans les fientes et les cadavres en putréfaction ; répand une odeur un peu musquée. — Y. neôidosus, 12 à 15 rnilL, noir, couvert d’une pubescence cendrée, couchée, serrée, avec des fascies nébuleuses rousses; angles intérieurs du corselet pointus, écusson ayant une grande tache d’un noir velouté; à la base de chaque segment abdominal une fascie soyeuse, argentée. — S. cæsareus, 15 à 20 mill,, d’un noir mat, tête densément et finement ponctuée, antennes rousses, corselet arrondi à la base, finement caréné au milieu, écusson velouté, élytres rousses; abdomen avant le bord postérieur du 1" segment et une tache latérale sur les 4 suivants, d’un velouté doré; très commun partout. — iS. chalcocephalus, 13 mill., noir, tète et corselet bronzés, densément ponctués, tête presque triangulaire, corselet un peu rétréci eu avant, ayant à la base, au milieu, une petite carène lisse, écusson d’un noir velouté; élytres rousses, abdomen ayant sur la base des 4 premiers segments 2 taches et sur les 2 derniers une tascie d’un blanc velouté. — S. olens, 18 à 27 mill., appelé le Diable dans les campagnes, entièrement d'un noir mat, avec l’extré. mité des antennes roussàtres ; tête plus large que le corselet, en carré arrondi ; très commun partout. — S. cijaneus, 15 à 20 mill., d'un noir presque mat, bleuâtre sur la tète, le corselet et les élytres, tête presque orbiculaire, souvent plus large que le corselet, écusson d’un noir ve-

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louté; très commun. — S. morio, 12 mill,, allongé, d’un noir mat, tête densément et finement ponctuée, avec une petite ligne lisse au milieu ; corselet finement ponctué, avec une ligne élevée, lisse.

Les PliiloïKlius sont des Staphylins à la tête plus petite, lisse, ainsi que le corselet, et ce dernier a presque toujours des séries de points assez gros ; ils sont très nom" breux et vivent sous les feuilles mordes, sous les déjections des ruminants, dans les -fumiers, etc. P. æneiis, 8 à 10 mill., noir, tête et corselet arrondi à la base, rétréci en avant, avant au milieu deux séries de 3 gros points; élytres densément ponctuées, abdomen très finement ponctué. — P. ajanipennis (PI. VI, fig. 81), 9 à 10 mill., noir brillant, élytres d’un beau bleu d’acier ou violettes, émission densément ponctué; dans les gros champignons en décomposition.

Les Steniis sont de petits insectes cylindriques, courant avec vivacité au bord des eaux; leur tête, munie de gros yeux et débordant le corselet, rappelle celle des Cicindèles; leurs antennes sont courtes et très grêles, grossissant à l’extrémité ; leurs corps est fortement et densément ponctué, d’un noir plus ou moins plombé; quelques-uns vivent dans les fourmillières, d’autres sous les feuilles humides, sous les mousses, etc. — S. bigut- ^atus, 4 1 /2 mill., d’un noir bronzé brillant, élytres ayant chacune au milieu une tache jaune, ronde. — 5. Juno, 4 à 5 mill., d’un noir mat; abdomen brillant, base de chaque segment carénée longitudinalement.

Les Pœilerus rappellent les Stenus pour la forme cylindrique, les mœurs et la rapidité des mouvements; mais leurs antennes sont bien plus longues et filiformes.

DES COLÉOPTÈRES DE FRANCE le corselet est presque globuleux, la tête n’est pas creusée entre les yeux, qui sont moins saillants; enfin, leur coloration est d’un jaune rouge et bleu d’acier, P. littoralis (PI. VI, fig. 82), 7 à 9 mill., d’un bleu noir, corselet, base de l’abdomen et antennes d’un lestacô rougeâtre, ces dernières tachées de brun au milieu, pattes testacées, extrémité des cuisses noirâtre. P. ruficollis, 7 mill., entièrement d’un bleu d’acier, avec le corselet d’un jaune rougeâtre.

C’est dans les champignons qu’on trouve les O.'sypo- ••us, à corps épais, à grosse tête et à mandibules saillantes, aiguës ; ils se distinguent par le dernier article des palpes labiaux en forme de croissant et leurs mandibules robustes, saillantes. O. rufus (PI. VI, fig. 83), 7 mill. , noir, corselet et abdomen d'un rouge jaune, extrémité de ce dernier noire, élytres ayant une grande tache humérale rousse. — O. maxillosus, 7 mill., testaeô, tête, corselet et poitrine d’un brun noir, élytres ayant une grande tache noire à l’angle externe; abdomen rougeâtre, parfois noirâtre; dans le Nord et l’Est de la France.

Les Oxyieliis ont le corps déprimé, le corselet creusé de sillons, dentelé sur les côtés, la tête ridéè, rétrécie à la base, les antennes un peu coudées, les élytres aplaties, très finement striolées en long, les jambes épineuses. On les trouve soit dans les excréments, soit dans les matières végétales en décomposition; ils volent souvent le soir, au coucher du soleil, et quand un petit insecte vous tombe dans l’œil, vous pouvez être sûr que, 9 fois sur 10, c’est un petit Oxylelus. 0. rugosus (PI. VI, fig. 81), 4 1 /2 mill., noir, brillant, tête sillonnée de chaque côté, corselet finement denticulé sur les côtés, pattes d’un brun roux. — 0. complanaius, 2 mill., d’un noir mat, tête très fine-

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ment striolée, corselet non dentelé hitéraleinent, très linement et densément strié; pattes tcstacécs.

Les OiianStiic» et les AiiitOao}»iaBiii vivent, en général, sur les fleprs, les premiers moins que les seconds, et sc distinguent de tous les groupes précédents par la pré-' scnce des deux yeux lisses, ou points brillants, au milieu! du front; mais, en outre, les élytres sont bien plus' longues et ne laissent plus à découvert que l’extrémité de l’abdomen, qui no peut plus se relever; leurs tarses postérieurs ont les 4 premiers articles courts et à peu i près égaux. Les ®Eis:tliuan ont les jarnbes très finement épineuses et les 4 premiers articles des tarses postérieurs simples; les ocelles sont, en outre, placés un peu en arrière des yeux. 0. riuulare VI, fig. 85), -2 à 3 mill., d’un noir brillant, tôte ponctuée, avec 4 fossettes, corselet arrondi, moins large que les élytres, marqué de'^ 2 fossettes ; élytres 2 fois aussi longues que le corselet, fortement ponctuées, déprimées sur la suture, d'un brun noir ; pattes testacées; sc trouve sur les fleurs. — 0. stvialum, 2 mill., ovalaire, noir, brillant, pattes testacées, tète peu ponctuée, avec 2 faibles impressions, corselet à i angles postérieurs droits, disque à peine impressionné, élytres densément ponctuées, striées noires ou brunes. — 0. florale, 3 1/2 mill., noir brillant; pattes rousses, antennes courtes, épaisses, tète ayant à la base 2 petites i stries et en avant 2 fossettes, corselet densément ponc- | tué, à fossettes peu visibles; élytres assez déprimées, àj peine 2 fois aussi longues que le corselet, densément et rugueusement ponctuées/, dans les bouses, les matières animales en putréfaction ; se prend assez souvent dans les maisons.

Les Aiillioliiiim, plus spéciaux aux fleurs, ont les jambes simplement pubesceiites ou ciliées, les tarses postérieurs élargis et les ocelles placés un peu plus en avant; ils sont beaucoup plus nombreux dans les montagnes, /l. florale, 2 à 3 mill., noir, brillant, antennes et pattes lestacées, tète à 4 fossettes, corselet sans impressions dorsales, presque arrondi, finement ponctué, 2 impressions sur les côtés. — .4. sorôf (PI. VI, fig. 86), 1 1 /2 mill., d’un jaune roussûtre pâle, un peu brillant, élytres et pattes plus claires, tète ayant 2 fossettes, corselet à peine ponctué, élytres arrondies à l’extrémité, densément ponctuées.

A. la suite des Stapbylinides se place la famille des Psélaphidcs, qui ont également les élytres beaucoup plus courtes que l’abdomen ; mais ce dernier est entièrement corné, composé seulement de 5 segments et ne peut se relever, leurs pulpes sont longs, présentent souvent des dilatations singulières, les tarses n’ont plus que 3 articles et leurs crochets sont souvent uniques.

Ce sont des insectes de très petite taille, vivant sous les feuilles mortes, dans les mousses, au bord des mares, très souvent dans les fourmillicres ; leur démarche est assez lente.

Le g. Pselaplius a le corps assez grêle, atténué en avant, les antennes assez longues, épaissies à l’extrémité, les palpes presque aussi longs que les antennes, le dernier article renflé en masse. P. Heisei (PL VI, fig. 87), 2 mill,, d’un roussàtre brillant, corselet étroit, uni, élytres s’élargissant de la base à l’extrémité, ayant une strie saturalc et une autre, assez courte, vers les épaules ; assez commun dans les détritus végétaux, au bord des mares.

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Les Bryasis sont plus ovalaires, plus courtes, très convexes, leurs antennes, insérées sous le rebord du front, grossissent vers l’extrémité, le dernier article est gros, les palpes sont aussi longs que la tête, le dernier article est ovalaire ; presque tous vivent dans les endroits humides, sous les feuilles mortes. B. sanginnea, 2 mil!., d’un noir brillant, élytres rouges, corselet fortement arrondi sur les côtés, ayant vers la base 3 fossettes réunies par une strie. — B. impressa, 2 mill., d'un noir brillant, élytres d'un rouge sombre, corselet presque globuleu.x, ayant à la base deux fossettes, et un point entre les deux, élytres très élargies en arrière.

Les Claviger sont très remarquables par leur tête cylindrique, privée d'yeux, à antennes courtes, épaisses, cylindriques, de 6 articles, et par leurs élytres très courtes, terminées par un pinceau de poils; ils vivent en société avec les fourmis. C. testaceus (PI. YI, fig. 88), 2 mill., d’un roux brillant, antennes pas plus longues que la tête, 3°, 4° et 5“ articles beaucoup plus larges que longs; abdomen ayant à la base une large et profonde impression, les 3 premiers segments soudés; dans les fourmillières placées sous les pierres poreuses; assez rare dans le Centre de la France, plus commun sur les côteaux, près de Yernon et dans le Midi. Les fourmis paraissent prendre beaucoup de soin de ces insectes; elles lèchent le faisceau de poil qui termine les élytres et qui exsude sans doute une liqueur sucrée.

FAMILLE DES SILPHOIDES

ou BOUCLIERS

Cette famille est caractérisée par la forme des hanches antérieures rapprochées, très saillantes, et des antennes qui grossissent vers l’extrémité, présentant l’aspect soit d’une massue allongée, soit d’une courte branche coudée terminée par un bouton ovalaire ou presque arrondi, composée de lamelles serrées et réunies par une tige centrale, au lieu de se tenir par le bord, comme on le voit chez les Lamellicornes; presque toujours l’abdomen est mobile à l’extrémité et dépasse un peu les élytres, les mandibules sont robustes, assez saillantes ; enfin il est à remarquer que très souvent le 7“ article des antennes est plus petit que ceux qui l’avoisinent. Leurs tarses sont de 5 articles et les antérieurs sont presque toujours élargis chez les mâles.

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