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II. Trochanters postérieurs situés dans l’axe des cuisses

A. Corps oblong ou ovalaire, non contrac-

lile ANISOTOVA.

B. Corps globuleux contractile en boule. . . liooes.

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Presque tous les insectes de cette famille vivent dans les matières animales et végétales, soit décomposées, soit simplement fermentées ou même desséchées, et remplissent une véritable mission hygiéniijue en faisant disparaître les cadavres et les substances putréfiées dont les exhalaisons infecteraient l’air.

Il faut citer au premier rang de ces honnêtes croquemorts les A'écropliores, grands insectes robustes, an corselet presque carré, tranchant sur les bords, un peu bosselé au milieu; leurs mandibules sont grandes et fortes, leurs antennes coudées et terminées par un bouton lamellé ; leurs pattes robustes sont propres à fouir et leurs élytres sont notamment plus courtes que l’abdomen. Les uns sont entièrement noirs avec la bordure renversée des élytres rousses ; tels sont les Necrophorits germanicm et huinntor : le premier, plus grand, atteint 32 milL; ses antennes sont entièrement noires; le second ne dépasse pas 20 mill., et la massue de ses antennes est rousse. Les autres ont les élytres d’un rouge testacc avec des bandes noires dentelées, avec la massue des antennes rouge; ce sont les — N.vespillo, 15 à 22 mill,, dont le corselet est garni eu avant de poils veloutés dorés et dont les jambes postérieures sont arquées ; le — N. vestigalot (PL \’I, flg. 89), 15 à 20 mill., dont le corselet est également velouté et dom les jambes postérieures sont droites. Ce dernier caractère se retrouve chez les N. fossor et | sepultor, dont le corselet est tout a fait lisse. — Enfin le ' N. mortuorum, 14 mill., a la massue des antennes noirâtre et la bande rouge transversale postérieure des ! élytres est réduite à une tache presque arrondie; plus' commun dans les champignons gâtés.

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Cos insectes se trouvent dans les cadavres d’animaux et parviennent à enterrer les taupes, mulots, etc., lorsque le terrain n’est pas trop dur; ils déploient dans ce travail une ardeur et une persévérance très remarquables.

Les Boucliers (Silitlia) sont moins habiles et se trouvent en général dans les mêmes conditions; ils ont les antennes plus longues, droites, grossissant peu à ])cu vers l’extrémité ; leur tête, plus petite, peut rentrer également en partie sous l’abri du corselet, qui est assez grand, souvent inégal au milieu; les élytres, souvent garnies de côtes, laissent également à découvert l’extrémité de l’abdomen ; leurs pattes, moins robustes, no sont pas propres à l'ouir. Enfin, ces insectes rendent par la bouche, lorsqu’on les saisit, un liquide généralement d'une odeur infecte. La plus grande espèce est le Silpha l'dtoralis, 15 à 25 mill., qui se trouve dans les cadavres do chiens, de chevaux, etc., et qui est facilement reconnaissable à ses élytres tronquées, assez longues, presque plates, à fortes côtes saillantes et à ses cuisses souvent très rcntlées. Les espèces les plus communes sont les suivantes: S. siniiata, 10 mill., plane en dessus, .d’un noir mat un peu cendré, élytres faiblement carénées, avec l’extrémité tantôt entière, tantôt échancrée. — S. rugasa, 10 mill., qiéme forme, mais couverts de petites élévations rondes, lisses, assez serrées. — S. thoracica (PI. VI, fig. 90), 12 à 15 mill., large, à corselet d’un jaune velouté, avec les élytres d’un noir mat, velouté, carénées. — 6'. opaca, 10 mill., d'un brun noir recouvert dune pubescence soyeuse, d’un gris roussàtre; cette espèce, particulière aux bords de la iner, attaque parfois les betteraves dans le Mord de la France, et le liiiuide ver-

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dâtre qu’elle rend par la bouelie n’a pas une odeur in - 1 fecte. — 5. quadripimctala. 12 mill., noire, corselet bordé de jaune, élytres jaunes avec 2 gros points noirs sur chacune; cette espèce se trouve dans les taillis de chênes, où elle fait la chasse aux chenilles processionnaires. — 5. ti'istis et obscura, 14 milL, noirs, presque mats, très ponctués, élytres carénées, la carène externe j plus courte chez le second, les intervalles râpeux chez le premier. — S. nigrita, 11 à 13 mill., forme et couleur des précédents, en diffère par les élytres, dont les cotés sont à peine saillantes et les intervalles rugueusemenl ponctués, parsemés de plus gros points; toute la France; on trouve dans les montagnes une variété à élytres d’un marron plus ou moins foncé. — S. reticulala, 12 mill., plus court et d’un noir plus foncé, této et corselet couverts d’une ponctuation extrêmement serrée, élytres à côtes avec des rides transversales. — 5. granulala, 17 mill., grande espèce propre au IVlidi, d’un noir assez brillant, corselet presque lisse au milieu, ponctué sur les bords, élytres à carènes presque efl’acées, l’externe plus saillante, les intervalles finement ponctués, avec de plus gros points écartés.

DeiLX autres espèces se distinguent par le corselet arrondi en avant et par les antennes à peine épaissies; ce sont; 5". alrata, 12 mill., d’un noir luisant, assez déprimé, presque rugueusement ponctué, élytres fortement rebordées sur les côtes et à carènes saillantes. — S. lævi gata, 12 mill., d’un beau noir, très convexe, à ponctuation assez fine et serrée.

Les Agyrte» se distinguent par le corps plus étroit, plus convexe, les élytres sans côtes, à peine rebordées.

et à stries ponctuées; les antennes sont courtes, épaissies vers l’extrémité ; les pattes sont robustes et les jambes fmeinent épineuses. Des deux espèces, qui ne dépassent pas -î ou 5 mill., l’une est d’un brun foncé avec les élytres rougeâtres, A. caslaneus, et l’autre est noire avecles pattes rougeâtres, A. bicolor.

Les Cliolevn ou Catops sont de petits insectes à an- ' tenues longues et grêles, à dernier article des palpes très aigu ; ils sont extrêmement agiles, et on les trouve ordinairement sous les feuilles mortes, sous les mousses, dans les cbampignons ou même sous les cadavres des petits animaux. Leurs espèces, assez nombreuses, sont difliciles à distinguer ; leur coloration ne varie que du roux foncé au brun noir et leur corps est souvent couvert d’une prumosité légère qui disparaît rapidement. Nous citerons parmi les espèces à corps allongé: C. angustata (PL IV, fig. 9), 4 à 5 mill., d’un brun foncé avec les pattes et les antennes d’un brun roux, le corselet un peu rétréci en arrière, les élytres légèrement striées, très finement ponctuées ; — C. cisieloïdes, pfius brun, antennes rembrunies à l’extrémité, corselet également rétréci en avant et en arrière.

Les espèces à corps ovalaire, à antennes plus courtes et plus épaisses, à mésosternum non caréné, sont plus nombreuses. C.picipes, 5 mill. convexe, noir, densément et finement ponctué, corselet large, très arrondi sur les cotés, élytres à stries faibles en avant, plus profondes en arrière; abdomen et pattes bruns, jambes d’un brun roux. — C. fusca, 4 mill., en ovale court, d’un brun foncé, densément ponctué, corselet pas plus large au milieu qu'à la base, angles postérieurs pointus, élytres

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un pou acuminécs, à, stries visibles en arrière, très faillies en avant. — C. sericea, 2 mil!., ovalaire, un peu déprimé en dessus, d’un brun foneé, très soyeux, corselet un peu plus large que long, à peine rétréci en avant, finement striolé en travers, angles postérieurs pointus, saillants en arrière; très commun.

Les Aiiisotoma sont des insectes qui vivent au.x dépens de diverses productions cryptogainiques ; tous sont d’une couleur fauve jaunâtre, assez brillants, leurs élytres présentent des stries fortement ponctuées ; clu z les (5' les cuisses sont souvent épineuses en dessous. Ou trouve assez souvent dans les trulfcs cii décomposition l’yl . ciimaniomea, 5 à 7 mill., remarquable par sesjarnbcs postérieures fortement arquées chez le {^.

Enfin, le g. Kiiodes présente un faciès très difiérent de celui des autres Silpboïdes ; le corps est globuleux, l,i tête est large et se renverse en dessous quand l'animal SC contracte, les antennes se terminent par une massue allongée de 5 articles, le 2" très petit; les pattes sont courtes, les jambes finement épineuses et les tarses postérieurs n'ont que 4 articles. Ces insectes sont très brillants et vivent soit sous les écorces soulevées, soit dans les vieux fagots, soitdans desebampignons ligneux, au milieu desquels ils paraissent comme de petits globules animés, L. humeralis (PI. VI, lig. 92), .3 mill.. noir, dessous, pattes et côtés du corselctbrunàtres, une grande tache rouge à chaque épaule ; élytres finement ponctuées, a stries géminées. — Z. orhicularis, 2 mil!., moins court et plus convexe, entièrement . noir, stries des élytres non géminées.

On peut ranger ici les ScapIiMliiini, insectes à coiqis

épais, lisse, à abdomen conique, dépassant les élytres, à antennes en massue, à pattes assez grandes, inermes, avec les jambes postérieures arquées, qui vivent dans les champignons et qui servent de type à une famille spéciale. S. immaculatum, 5 mill,, entièrement d'un noir luisant. — S. qmdrimaculalum (PI. VI, fig. 93), noir brillant, avec 2 taches rouges sur chaque élylre.

FAMILLE DES HISTÉIDDES

Ce sont des insectes courts, presque carrés, épais, de consistance très dure, à coloration d’un noir brillant, parfois bronzée ; leur tète, arméede mandibules robustes et saillantes, est rétractile, ainsi que les antennes, qui sont courtes, coudées, avec le 1" article allongé et la massue courte, solide ; leur corselet, aussi large que les élytres, s’applique étroitement contre elles; ces dernières, ordinairement striées, laissent à découvert les 2 derniers, segments de l’abdornen; le pygidium est perpendiculaire, le prosternum est large, saillant, les pattes sont contrac^ tiles, les jambes antérieures sont dentées, les tarses sont de 5 articles.

Ces insectes, connus vulgairement sous le nom d’Esrcabots, vivent dans les matières animales en putréfaction ; quelques-uns sont carnassiers et vivent sous les

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écorces, où ils font la chasse aux Acarus et à d’autres insectes plus petits qu’eux.

I. Proslorniim muni en avant d'un lube saillant, séparO par une suture plus ou moins liistinctc.

A. Fossellus aiiloiiii, tires siUiCes ou avant vers les angles antérieurs du protliurax.

a. Corps plus ou moins oblongo-parallèlo

déprimé en dessus

b. Corps épais, plus ou moins quadrangu-

laire

B. Fossettes antonnaires situées vers le milieu

des bords latéraux du thorax

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