III. Crochets des tarses inégaux, les posté
rieurs simples, crochets antérieurs ayant ordinairement Tune des branches fondues IIOPLIA.
Le type de cette division est le g. ITIeloloiitlia, ou Hanneton, qui se distingue de ses congénères par les hanches antérieures transversales ; les antennes de 10 articles, à massue composée de 5 à 7 feuillets chez les mâles, de 4 à 6 chez les femelles ; le chaperon est transversal, un peu rebordé en avant, le pygidium est grand, perpendiculaire, souvent prolongé en pointe, les jambes antérieures sont tridentées ; les crochets des tarses sont au nombre de 2 à tous les tarses et ont, à la base, une dent droite ou arquée assez courte. Les uns ont le pygi-
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cliiim prolongé en pointe. M. vulgaris (PI. .X, fig. 138,) 20 à 27 mill,, noir, à poils d’un blanc grisâtre, formant des taches bien marquées sur les côtés de l’abdomen, élytres, pattes et antennes d’un fauve rougeâtre; élytres ayant chacune 5 côtes fines; trop commun dans toute la France. — Le M. hippocaslani, qui se trouve surtout dans les bois, ne dilTcre que par la couleur d’un brun fauve, rarement noire, et par le prolongement du pygidium très grêle et plus court. D’autres ont le pygidium sans prolongement et des antennes énormes chez les mâles. — M. fullu (PI. X, fig. 139), 33â35 mill., d’un brun noir ou rougeâtre, parsemé de nombreuses petites taches blanches, pubescentcs, formant des marbrures, 3 lignes semblables sur le corselet; antennes d’un brun rougeâtre; poitrine couverte de poils jaunâtres; commun dans le sable des dunes, où il ronge les racines des graminées ; se trouve aussi dans l’intérieur des terres, mais dans le Midi. Les espèces suivantes ont des antennes ordinaires, mais à massue de 5 feuillets seulement chez les mâles, au lieu de 6 à 7. — iV. villosa, 22 à 27 mill., d’un brun noir ou fauve, parsemé de poils cendrés, courts, formant en outre trois bandes sur le corselet ; dessous à villosité laineuse, un peu roussâtre. — M. australis,, 22 à 27 mill., môme forme, un peu plus allongé, plus roussâtre, une seule bande sur le corselet, élytres ayant chacune 3 larges sillons remplis de poils grisâtres serrés ; France méridionale.
Les nikizotrogiis ont aussi l’abdomen sans pointe, mais la massue des antennes n'offre que 3 feuillets ; les élytres ont toujours des côtes peu saillantes. lî. æstivus, 14 à 19 mill., glabre en dessus, d’un fauve clair, suture des élytres brune, corselet ayant une bande médiane
brune, finement ponctué, parsemé de plus gros points, pygidiiim rugueux. — R. ihoracicus (PI. X, fig. 140), l 'î à 16 mill., d’un jaune pâle, corselet assez finement et densément ponctué, ayant au milieu une large bande brune, élytresrugueusement ponctuées en travers, ayant une bande suturale brune, plus ou moins élargie, surtout ù la base. — R. solstitialis, 16 à 18 mill., fauve, élytres pâles, une bande peu arrêtée sur le corselet et dessous de l’abdomen bruns ; corselet densément ponctué, hérissé de poils jaunâtres, ainsi que les élytres. — R. rufescens, 1 1 à 15 mill., fauve, glabre en dessus, tête, corselet et écusson un peu rougeâtres, corselet assez finement et très densément ponctué. — R. ater, 12 à 14 mill., noir, antennes brunes, corselet velu, très ponctué, ainsi que les élytres ; femelle rougeâtre. — R.pini, 14 à 16 mill., d’un rougeâtre marron passant au rou.x, sommet de la tête et milieu du corselet noirs ainsique l’écusson, élytres ayant chacune 3 côtes saillantes ainsi que la suture, intervalles finement réticulés dessous noir, unetache blanche sur les côtés de l’abdomen, pygidiurn roux ainsi que les pattes ; France méridionale. — R. vicinus, 11 mill., presque cylindrique, d’un fauve brilknt, un peu roussâtre sur le corselet et la tète, celle-ci rugueusement ponctuée avec un relief transversal, corselet et élytres à ponctuation assez grosse médiocrement serrée, ces dernières ayant la sutura assez brillante et de chaque côté une côte peu marquée, les autres effacées, pygidiurn très ponctué ; France méridionale.
Les hanches antérieures sont, au contraire, saillantes chez les genres suivants et les crochets des tarses sont fendus : Ilonialopüa, corps ovalaire ou allongé, mas-
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sue des antennes à 3 feuillets, jambes antérieures bidentées, les portérieures très larges, tarses allongés, les antérieurs parfois très courts. — //. ruricola (PL X, fig. Ifl), 6 à 7 mil!., court, très épais, d’un noir mat, satiné élytres d’un rouge brique, bordées de noir ; tête et corselet ponctués, élytres striées; quelquefois les élytres sont entièrement noires : tarses antérieurs très courts. — H. holosei'icea, 9 m'iW., ovalaire, d’un brun foncé, à reflets soyeux, gris; chaperon sinué, fortement ponctué ; élytres à stries ponctuées, les intervalles un pen convexes. — H. brunnea, 7 à 10 mill., allongé, d’un fauve clair, tête large, chaperon échancré; élytres longues, stries à peine ponctuées; crochets antérieurs inégaux chez les mêles, nocturne. Ces 3 insectes vivent surtout dans les terrains sablonneux. Le g. Triodonta ne diffère guère que par les jambes antérieures à 3 dents : T. aquila (PI. X, fig. 142,) 7 à 9 mill., oblong, fauve plus foncé en dessus, i fine pubescence roussàtre; assez fortement ponctué; élytres un peu élargies en arrière, à stries légères, intervalles un peu convexes; commun sur les chênes. France méridionale.
Les AnîHoplia sont ovalaires, assez épaisses, médiocrement convexes; le corselet est un peu plus étroit que les élytres, qui sont assez courtes et presque tronquées, parfois épaissies le long du bord externe; leurs pattes sont médiocrement robustes, les postérieures pas plus fortes que les autres; les jambes antérieures sont bidentées, les tarses sont assez robustes, un peu comprimés, munis en dessous de fortes soies ; les unes ont le bord antérieur de la tête rétréci et prolongé en forme de museau court : A. agiicola, 8 à 10 mill., d'un noir bronzé.
hérissé de poils blanchâtres; élytres d’un roux testacé, avec le tour et une grande tache à l’écusson, noirs, ainsi qu'une tache placée an milieu de la suture et s’élargissant souvent sur les côtés ; tête et corselet très ponctués ; élytres à stries ponctuées assez confuses ; sur les graminées, les (leurs. — A. arvicola, 9 mill., d’un noir moins bronzé, élytres plus rouges, parfois entièrement noires, à stries bien marquées, ponctuées, les intervalles assez convexes, j corselet à ponctuation assez fine, peu serrée. — .1. lempestiva, 12 à 14 mill., d’un noir faiblement bronzé, assez brillant, élytres d’un roux testacé, rarement unicolores, ayant presque toujours le tour et une tache carrée autour de l’écusson, noirs; corselet densément et finement ponctué, sillonné au milieu ; élytres très finement ponctuées, à stries indistinctes ; Fr. mér. Les autres ont la tête arrondie en avant : — A. horticola, 8 à 10 mill., d’un vert Ibncé très brillant ; élytres d'un rouge brique très brillant; corselet assez finement ponctué, faiblement sillonné au milieu ; élytres à stries ponctuées bien marquées ; c'est un des insectes les plus communs au printemps, partout, sur les buissons, dans les bois, sur les fleurs. A. cüwi/jestm (PI. X, fig. 143), 8 à 12 mill., plus large, d’un iioir brillant ; élytres d’un roux testacé, très brillantes, avec le tour, une tache scutellaire carrée et une bande transversale oblique très crénelées, noirs.
Les Anomala ont le corps ovalaire, convexe, épais, le corselet aussi large à la base que les élytres ; rétréci en avant ; ces dernières sont largement arrondies en arrière, et les pattes postérieures sont plus robustes que les autres. A. Fràchii, 12 à 14 mill., d'un vert bronzé ou bleuâtre ; corselet bordé de jaune sur les côtés ; élytres
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d'un roussâtre un peu métallique, suture verte ou bleue, cette couleur envahissant parfois toute la surface, corselet assez densément ponctué, élytres plus finement, stries rapprochées par paires, crochets des tarses à peine inégaux; très commun. — A. dévolu, 12 mil!., môme forme ■mais plus courte, élytres plus élargies en arrière, à villosité d’un cendré roussâtre assez longue, serrée en dessous couleur d’un bleu noirâtre brillant, passant au roussâtre chez les femelles, antennes antérieures rousses, sauf une tache au 1"'' article, crochets des tarses très inégaux; France méridionale. - — A. /unü, 13 mill., ovalaire, très convexe, tète, corselet et écusson d’un vert métallique, élytres fauves à reflets métalliques, dessous et pattes d’un brun bronzé, pygidium roux avec la base plus ou moins bronzée ou brune, corselet plus étroit à la base que les élytres, côtés presque droits eu arrière, très ponctués, ayant au milieu une ligne enfoncée, élytres un peu rugueusemeut ponctuées, ayant chacune 2 lignes médiocrement saillantes, crochets des tarses plus inégau.x; France méridionale.
Les lloplia ont le corps épais, très convexe en dessous, plus ou moins couvert d’écailles parfois métalliques; les pattes sont robustes, surtout les postérieures ; le dernier article des tarses est allongé ; on les trouve souvent sur les fleurs. //. cœrulea, 8 à 11 mill., couverte d’écailles serrées, d’un bleu clair un peu farineux, en dessous d'un blanc argentin ; commun dans les prairies au sud de la Loire. — //. farinosa (PI. X, fig. l-U), 8 à 1 1 mill. d’un brun marron, couverte en dessus d’écailles d’un vert clair un peu jaunâtre, et en dessous d’écailles d’un vert argentin métallique, — H.pfiilanl/ius, 7
DES COLÉOPTÈlîES DE FRANCE à9niill., brune avec la suture des élytres un peu rougeâtre, quelquefois les élytres d’un brun marron, couverte d’une poussière cendré très fugace, dessous couvert d’écaillcs cendrées plus serrées ; très commune partout.
7‘ Tribu. — Gétoniens.
A. Elytres siniiéi's au boni externe, derrière
les épaules, pièces latérales do la poitrine saillantes vi.silile.s en dessus .... cetoxia.
II. Elytres non simiées un bord externe, pièces latérales de la poitrine non visibles.
■ Ibincbes postérieures rapprochées.