‹ ColéoptèresChapitre 27 sur 53 · Eonsson grand, en triangle aigu osmodeiiha · texte numérisé non relu

Eonsson grand, en triangle aigu osmodeiiha

tf Ecusson court, subcordiforme.

U. Tête et corselet nu exonutus.

b. Tête et corselet couverts de poils serrés. Tnicinus.

** Hanches postérieures très écartées. . . . a'algus.

Les CeioMîa ont le corps ovalaire, très solide, déprimé en dessus ; l’épistoine carré , le corselet trapézoïdal, les pattes robustes st les hanclies postérieures formant de chaque côté une saillie eu pointe aiguë en arrière; on les trouve dans les fleurs, ot quand elles volent elles soulèvent simplement les élytres pour laisser passer les ailes inférieures. Leurs larves vivent dans le terreau des vieilles souches d’arbres; on les trouve souvent dans les fourmilières et même dans les nids d’abeilles sauvages. La C. cardui a. été signalée comme faisant du tort au ruches de nos jardins. Les unes ont les jambes antérieures bidentées, la tête plus étroite, l’écusson aigu : C. sticlica, 10 à 1 1 mill., noire, avec de longs poils clairsemés et de nombreuses petites taches blanches; commune sur les chardons.

Les autres ont les jambes antérieures tridentées et le corps très velu. — C. hirlella (PI. X, lîg. 115), 10 à 13

FAUNE ÉLÉMENTAIRE

mill., brune ou noire, hérissée de poils jaunâtres assez serrés, corselet ponctué avec une carène lisse; élytres avec 6 ou 7 taches blanches.

Le corps est au contraire glabre chez les espèces suivantes : C. marmorata, 20 à 22 mill., bronzée en dessus, vert métallique eu dessous ; corselet ponctué sur les côtés, presque lisse au milieu, avec 2 séries de 3 gros points ; élytres à taches vermiculées et à points formés par du duvet blanchâtre. — C. floricola, 17 à 23 mill., intermédiaire entre la précédente et la suivante, très variable, tantôt vert bronzé, tantôt vert métallique, tantôt brun bronzé, à taches grises souvent effacées ; saillie mésosternale moins large que chez la marmorata et déprimée; les individus du Midi sont ordinairement d’un vert ou d’un violet vernissé, sans taches. — C. speciossisima, 20 à 23 mill., la plus grande du genre, entièrement d’un vert métallique uniforme, très brillant, parfois un peu bleuâtre, ou avec de faibles reflets dorés, tête ponctuée, mais corselet et élytres sans ponctuation appréciable, pygidium finement coriacé; très rare, sur les chênes, les ormes, Fontainebleau, Sarthe. — C. af finis, 19 à 21 mill., d’un beau vert métallique, parfois un peu cuivreux au moins sur la suture, dessous plus bleu et plus foncé ainsi que les pattes ; tête très ponctuée, corselet ayant sur les côtés des points peu serrés, élytres déprimées après le milieu, le long de la suture qui est relevée, cette dépression marquée de ou 5 lignes ponctuées, quelques lignes ponctuées plus ou moins régulières le long du bord interne; France méridionale. — C. aurafa, 16 à 22 mill., d’un vert doré ou d’un rouge cuivreux, ponctuée, élytres ayant chacune 2 côtes assez saillantes, à taches

DES COLÉOPTÈRES DE FRANCE l.',5

vermiculées, presque transversales ; saillie mésosternale globuleuse à l'extrémité; extrêmement commune. — C. mono, 14 à 20 mill., d'un noir très mat en dessus, brillant en dessous, quelquefois 4, 6 ou 8 petites taches blanches sur le corselet, élytres et pygidiuin saupoudrés de points blancs; Fr. mér., fait souvent des ravages dans les ruches, ainsi que le C. cardui, qui est plus grand, d'un noir bleu un peu brillant, surtout en dessous, et qui est également propre au Midi de la France.

(iMiuoileriiii», corps épais, massif, tête petite, creusée au milieu, ayant de chaque côté un petit tubercule, corselet ayant une impression longitudinale, les bords relevés et un peu saillants en avant; élytres grandes, mé- Bostermim sans saillie :^0. eremita (PI. X, fig. 146), 30 mill., d’un brun noir luisant, avec un faible reflet métallique, écusson sillonné, élytres ponctuées ; dans les vieux saules ; exhale, étant vivant, une odeur de cuir de Russie.

Gnorimim, corps déprimé, épistome sinué en avant, corselet arrondi, notablement plus étroit que les élytres, celles-ci larges et courtes, écusson court, cordiforme; jambes antérieures bidentées, les intermédiaires arquées à la base chez les mâles : G. variabilis (PI. 11, 11g. 147), 18 à 20 mill., noir, 4 points jaunes sur le corselet et 4 ou 5 sur chaque élytre ; abdomen tacheté sur les côtés; corselet fortement ponctué, élytres un peu rugueuses vers la suture; dans les troncs de châtaigniers. — G. nobilis, 16 à 20 mill., d’un beau vert métallique, souvent à reflets cuivreux, abdomen tacheté de blanc; corselet et écusson fortement ponctués, élytres rugueuses; commun sur les fleurs des sureaux.

FAUNE ÉLÉMENTAIRE

Trieliifis, corps épais, velu, déprimé en dessus, épistome sinué ou échancré, corselet arrondi, plus étroit que les élytres, couvert d’un velours serré; élytres larges, courtes, presque carrées ; jamhes antérieures bidentées; tarses allongés : T. fasciatus, 12 à 14 mill , noir, hérissé de poils jaunâtres ou blanchâtres, corselet à velours jaune, élytres d’un jaune mat, avec 3 bandes transversales noires, la basilaire ordinairement entière, les deux autres n’atteignant pas la suture; très commun.

’i'algiiB, corps épais, plat en dessus, corselet plus étroit que les élytres, inégale en dessus, élytres carrées, très courtes, ne couvrant ni le pygidium, ni le segment qui le précède; jambes antérieures à plusieurs dents, tarses assez longs : V. kemipterus (PI. XT, fig. 148), 8 à 10 mill., d’un noir sale, avec dès taches formées par des écailles cendrées et mal arrêtées; corselet ayant un sillon médian, 2 arrêtes et 2 fossettes; élytres à stries fines; abdomen des femelles terminé par une tarière assez longue; commun partout, à terre.

FAMILLE DES BUPRESTIDES

Les insectes de cette famille se reconnaissent à leur tête enfoncée dans le corselet, courte, verticale, à leurs antennes de 11 articles, dentées en scie, à leur corselet appliqué fortement contre la base des élytres, à leur prosternum formant en arrière une pointe reçue dans une

cavité du mésosternum ; les hanches antérieures et intermédiaires sont globuleuses, les^pattes assez courtes : les tarses de 5 articles, les premiers ayant en dessous une lame plus ou moins marquée. Ce sont des insectes à cou leurs assez vives, généralement métalliques, très lents à l’ombre, mais s’envolant comme des mouches lorsque le soleil les frappe. Leurs larves vivent dans les bois ou, plus rarement, dans les tissus de quelques plantes non ligneuses.

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