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II. Crochets des tarses pectinés

A. Tète verticale. Bord antérieur non relevé en rebord tranchant.

a. Dernier article des palpes maxillaires ovalaire, acuminé, 3» article des tarses

simple ADBASTl'3.

b. Dernier article des palpes sécuriCormc. 3“

article des tarses muni en-dessous d’une fortelamcllc synaptus.

B. Tête inclinée, bord antêrienr relevé en rebord saillant au-dessus du labre uelanoius.

Le g. CloryiuliUe.9 a le corps assez épais, assez convexe, le corselet rétréci en avant, les angles postérieurs carénés , saillants en arrière , les antennes do forme variable, les tarses non ou à peine comprimés ; la tête est assez petite. Les uns ont les antennes simplement en scie. C. tesselatus, 12 à li mill., d’un bronzé à peine cuivreux, couvert d'une fine pubescence cendrée formant des taches peu régulières, parfois peu marquées, élytres légèrement dilatées au delà du milieu , à fines stries ponctuées ; très commun partout. — C. holosericeus , 9 à 12mill., noir, couvert d’une pubescence cendrée, soyeuse, extrêmement fine, formant des bandes et des taches par l’inclinaison opposée des poils ; corselet à angles postérieurs courts, obliques, obtus, élytres élargies au delà du milieu, finement striées, pattes d’un brun roussàtre ; commun dans les bois. — C. cruciatus (PI. XI, fig. 158), 12 mill., noir, corselet ayant 2 bandes rougeâtres, élytres jaunes avec la suture, une bande transversale, une courte liande à la base et les bords postérieurs noirs ; peu commun ; Lorraine, Alpes, Fontainebleau. — C. latus, 1 i à 15 mill., large, peu atténué en arrière, d'un bronzé plus ou moins cuivreux en dessus, à pubescence blanchâtre peu serrée; assez densément ponctué, élytres élargies en

arrière, finement striées ; pattes d’un bronzé violet; très commun partout, dans les blés notamment. — C. æneus, 10 à li2 mill., forme du précédent, mais plus acuminéen arrière, d’un vert bronzé très brillant, glabre ; corselet à angles postérieurs saillants, fortement carénés, élytres fortement striées, les intervalles un peu relevés et ponctués ; dans les prairies un peu montagneuses. — C. rugosus, 12 mill., forme et coloration de V æneus, mais un peu plus bronzé; avec les élytres très inégales, les stries, grossement ponctuées assez régulières à la base, mais interrompues ainsi que les intervalles par des fossettes oblongues, irrégulières ; Alpes, assez commun.

Les autres ont les antennes pectinées chez les mâles et très fortement dentées chez les femelles. C. caslaneus, 10 mill., noir, corselet et tête couverts d’un duvet velouté d’un jaune doré, serré ; élytres d’un beau jaune, un peu noires à l’extrémité, finement striées, intervalles un peu relevés et ponctués ; sur les groseillers, les pommiers en eur. — C. hærnatodes, 1 0 à 1 2 niill., tète et corselet noirs, couverts d’un duvet rougeâtre, velouté, incliné en divers sens, élytres d’un rouge de sang, fortement striées, les intervalles relevés alternativement ; Alpes, prairies de l'Est. — C. pectinicornis, 12 à 15 mill., allongé, atténué en arrière, d’un vert bronzé, corselet allongé, atténué en avant, largement sillonné au milieu ; élytres finement striées, intervalles finement rugueux ; dans les montagnes. — C. cupreits, 12 à 15 mill., même forme, mais d’un bronzé cuivreux foncé, élytres ayant la moitié ou les 2/3 d’un jaune testacé ; dans les montagnes. — C. auliens, 14 à 19 mil!., allongé, assez acuminé en arrière, d’un vert métalliaue foncé avec les élytres d’un jaune

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roux, ayant parfois une tache bronzée à l’extrémité ; corselet très ponctué, sillonné au milieu ; Alpes.

Les Anioiis ont le corps allongé, souvent presque parallèle, la tête large, déprimée, parfois excavée en avant, les antennes assez longues, grêles, le 3® article un peu plus grand que le 2® et un peu plus court que le 4® ; le 1®' article des tarses postérieurs est aussi long que les 2 ou 3 suivants réunis ; les femelles sont plus grandes, souvent beaucoup plus larges et plus convexes que les mâles, mais toujours moins parallèles. Le corselet est généralement à peine rétréci en avant et les angles postérieurs sont larges, courts et obtus. — A. rufm, 21 à 23 milL, un de nos plus grands Élatérides, entièrement d’un roux assez brillant, à peine plus foncé au milieu du corselet, ponctuation assez fine, serrée, tête ayant une forte impressPA, stries des élytres bien marquées, lisses ; Landes, Provence, sur les pins, souvent englué dans la résine. — A. hirtus, 10 â 12 mill., assez convexe, d’un noir brillant, à pubescence grisâtre un peu cotonneuse ; angles postérieurs du corselet assez longs, assez aigus, carénés ; élytres un peu rétrécies à l’extrémité, assez fortement striées, intervalles légèrement convexes, finement ponctués ; commun partout. — A. hœmorvhoidniis, 10 à 12 mill., allongé, assez convexe, d’un brun foncé, à pubescence grisâtre, corselet à angles postérieurs très courts et obtus, élytres allongées, assez fortement striées, les intervalles ponctués, dessous plus clair, .abdomen rougeâtre à l’e.xtrémité, pattes d’un brun roussâtre ; très commun partout. — A. vütatus, 10 mill., allongé, presque parallèle, peu convexe, brun, corselet long, parallèle, bordé de roussâtre, angles postérieurs courts et obtus, élytres

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roussàtres, ayant une bande suturale et une bande externe assez larges, d’un brun noirâtre, assez fortement striées, intervalles un peu convexes, finement ponctués, dessous et pattes d’un roux ferrugineux ; abdomen tacheté de noir sur les côtés ; très commun partout.

Les IjinioiiiiiB ont le corps plus épais, plus convexe, d’un bronzé foncé, le 1" article des tarses postérieurs est égal ou à peine plus long que le 2®. L. cyündi'icns, 10 à Il mill., allongé, cylindrique, d’un bronzé clair et brillant, à pubescence assez longue ; corselet rétréci en avant , les angles postérieurs courts et aigus, élytres allongées, à peine rétrécies à l’extrémité, finement striées, les intervalles faiblement ponctués ; commun dans les prés. — L. nigripes, 9 à 11 mill., d’un bronzé foncé, à pubescence grisâtre, corselet plus court, écusson plus convexe, élytres notablement rétrécies en arrière, plus fortement striées , les intervalles plus ponctués , très commun sur les saules, dans les prairies. — L. mus, 7 mill., plus étroit, d’un bronzé plus brillant, à pubescence grise, corselet plus allongé, élytres faiblement rétrécies vers l’extrémité, les intervalles des stries finement ponctués, pattes d’un roussâtre clair.

Les UoloitiHS ont la tête plus verticale que les genres précédents, les antennes allongées, filiformes, avec les 2“ et 3° articles courts, presque égaux, les autres à peine dentés ; le corselet est presque parallèle, marginé sur les eôtés, avec les angles postérieurs aigus ; les tarses sont allongés, assez forts, 1'^ article notablement plus long que le suivant. D. marginalns (PI. XI, fig. 159), 5 à 7 mill., allongé, brun, finement pubescent, bords du corselet, base des antennes et pattes roussàtres, élytres

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d’un brun roussâtre, sutures et côtés plus foncés, densément ponctués , élytres striées, intervalles finement ridés ; très commun dans les prairies.

Les Agriuies ne diffèrent guère du genre précédent que par la forme ou plutôt par la direction des bords latéraux du corselet qui, au lieu d’être presque droits et de converger vers les yeux, se dirigent vers le dessous de l’œil. Le corselet est tantôt assez long. .4. alerr'mms, 1 1 mill , allongé, d’un noir foncé, peu brillant, densément et finement ponctué, corselet presque 2 fois aussi long que large, angles postérieurs obliques, obtus, un peu carénés ; sur les chênes, les pins, au printemps. — A.pilosus, 10 à 12 mill., allongé, d’un brun noirâtre, couvert d’une pubescence cendrée, rarement un peu roussâtre, serrée ; angles du corselet un peu obliques, presque obtus ; commun sur les fleurs, dans les prairies et les clairières. Le corselet est beaucoup plus court dans les espèces suivantes : A. striatiis (PI. XII, fig. 160), 9 mill., moins allongé que les précédents, d’un brun noir, à pubescence serrée ; corselet à angles postérieurs plus saillants, élytres d’un brun rougeâtre, élargies en arrière, les stries rapprochées par paires, les intervalles étroits, roussâtres, ainsi que les pattes et les antennes; très commun dans les champs de blé ; la larve ronge les racines de cette céréale et fait souvent beaucoup de dégâts. — A. gilvellus, 9 mill., noir, à pubescence fauve, corselet un peu plus long que large, angles postérieurs assez saillants, bicarénés, écusson ovalaire, presque parallèle, élytres fauves, avec la moitié postérieure ou simplement l'extrémité noirâtre, intervalles des stries finement ridés ; quelquefois d’un brun entièrement

noir ; sur les fleurs des ombellifères. — A. obscurus, 8 à 9 mill., noir, à pubescence grise, corselet plus large que long ; tête et corselet densément ponctués, ce dernier avec un sillon à la base, l’écusson arrondi, élytres trèsconvexes, élargies au milieu, à stries ponctuées, intervalles finement rugueux ; plus court et plus convexe que le précédent ; extrêmement commuu partout. — A. gallicus, 5 à 6 mill., allongé, assez convexe, d’un brun noi ràtre, densément et fortement ponctué, à pubescence grise ; front un peu impressionné, corselet notablement plus long que large, écusson ovalaire-oblong, élytres presque parallèles, un peu plus larges que le corselet, à stries ponctuées ; assez commun dans les bois.

G. Adrastiis, dernier article des palpes maxillaires ovalaire et acuminé, corselet à angles postérieurs saillants, aigus, non carénés en dessus, T' article des tarses au moins aussi long que les 2 suivants réunis ; 3° article simple. A. /méatiM (PI. XII, fig. 161), 4 mill., tête et corselet noirs, ce dernier roussàtrcen avant et aux angles postérieurs, élytres d’un roux testacé avec la suture brune, à stries ponctuées bien marquées, les intervalles finement ponctués ; très commun partout.

G. Synaptus, corselet plus allongé, assez convexe, surtout en avant, angles postérieurs saillants assez aigus, carénés sur les côtés, 1" article des tarses notamment plus long que le 2', le 3® muni en dessous d’une forte lamelle membraneuse, le 4'très petit. 5. fiUformis {9\. XII, fig. 162), 10 à 12 mill., noir ou brun, couvert d’une pubescence serrée, couchée, grise ou cendrée, antennes etpattes roussàtres, élytres à stries ponctuées; commun.

Les Melanoliis ont, au contraire, la tête oblique

avec ]c bord antérieur formant un rebord tranchant audessus du labre ; le corselet est ou presque carré, ou rétréci en avant, avec les bords latéraux finement rebordés et tranchants, les 2' et 3“ articles des antennes sont petits, les tarses sont assez robustes, le l" articlepresque aussi long que les deux suivants réunis ; vivent sous les vieux arbres. M. rufipes, 10 à 13 mill., d’un brun noir assez brillant, à pubescence grise, pattes d’un roux testacé, corselet à peine rétréci en avant, les angles postérieurs dirigés en arriére, non divergents, surface très ponctuée, élytres assez convexes. — M. castaneipes (PI. Xll, fig. 163), 13 mill., même coloration , corselet à angles postérieurs légèrement saillants en dehors, élytres très allongées, moins convexes, faiblement striées, dessous du corps et pattes d’un brun rougeâtre plus ou moins foncé; plus commun dans les montagnes. — M.niger, 10 à 12 mill., d’un noir foncé peu brillant, couvert d’une pubescence grisâtre, corselet plus large que long, densément ponctué, élytres moins allongées, faiblement élargies au delà du milieu, pattes d’un brun rougeâtre obscur; commun.

3'= Tribu. — Elatériens.

A. Ecusson ovalaire. Saillie prosternale de forme ordinaire.

* Antennes dentées en scie, leur base logée

dans un court sillon. Taille médiocre.. . . elater.

" Antennes presque liliformes, pas de sillons pour les recevoir à la base. Taille très petite cnvrToiivi'Nas.

B. Ecusson cordiforme. Saillie courte, épaisse, cabuiopiiobus.

Les Elater, ouTaupins proprement dits, ont une coloration qui les fait reconnaître très facilement; ils sont

DES COLÉOPTÈRES DE FRANGE presque toujours noirs avec les élytres d’un rouge vif ; leurs antennes sont assez courtes ; le 2“ article est notablement plus petit que le 3', les suivants sont presque triangulaires, le corselet est assez convexe, médiocrement atténué en avant, les tarses ont le 1“"' article aussi long que les 2 suivants réunis ; ils vivent dans les vieux troncs d’arbres, saules, chênes, etc. E. sanguineus, 10 à I4mill., noir, à pubescence noire, élytres entièrement rouges. — E. sanguinolent us (PI. XII, lig. 164), 8 à 12 niill., plus étroit, avec une bande noire sur la suture, occupant parfois la moitié des élytres. — E. crocatus, 8 à 10 mil!., noir, élytres d’un jaune rougeâtre, corselet plus atténué en avant; dans les vieux saules. — E. balteatus, 8 à 9 mill., noir, élytres d’un roux testacé avec la moitié apicale noire ; sur les pins en fleurs.

Les imiis sont de très petite taille et vivent

au bord des eaux, sous les pierres; ils sautent avec une grande vivacité et à une hauteur très grande, relativement à leurs dimensions exiguës; le dernier article de leurs palpes maxillaires est plus ou moins sécuriforme, les antennes sont presque filiformes avec le 2“ article plus petit que le 3'. — C. pulchellus (PL XII, fig. 165), 3 à 5 mill., d’un noir mat, avec des taches irrégulières d’un roussàtre pâle sur les élytres, base des antennes et pattes rousses, corselet large, densément ponctué, presque rugueux, avec une ligne médiane étroite, lisse ; assez commun. — C. tetragraphus, 3 mill., noir, avec 2 taches jaunes sur chaque élytre. — C. riparius, 5 mill., d’un vert bronzé foncé, pattes et base des antennes d’un brun roussàtre, tête et corselet finement ponctués, ce derni(r un peu élargi au milieu, plus large que la base des ély-

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très, qui ont des stries lisses et les intervalles à peine ponctués ; commun dans les endroits montagneux.

Les Cardiophoriis ont le corselet très convexe, légèrement arrondi sur les côtés, les antennes assez grêles, les élytres faiblement élargies vers le milieu, les tarses à articles décroissant peu à peu de longueur du 1" au 2°; on les trouve sur les fleurs, sous les écorces, quelquefois sous les pierres. C. thoracicus, 8 mill., d'un noir faiblement bleuâtre, corselet rouge, aussi large que long, presque carré, angles postérieurs courts, assez aigus, élytres assez ponctuées. — C. rufîpes, 6 mill., d’un noir un peu bronzé, pubescent, corselet plus long que large, angles postérieurs courts et obtus, élytres à stries fines, non ponctuées, pattes d’un roux ferrugineux clair ; sous les écorces. — C. equiseti, 9 mill., d’un noir assez brillant, couvert d’une pubescence soyeuse, grisâtre, très fine et serrée, corselet aussi large que long, à peine rétréci en avant, angles postérieurs médiocres, assez aigus, élytres à stries fines, ponctuées, intervalles plans, pattes roussâtres, antennes grêles; dans les prés.

FAMILLE DES TÉLÉPHORIDES

ou MALACODERMES

Cette famille renferme un grand nombre d’insectes qui, tout en présentant des différences assez notables.

ont le caractère commun d’avoir des téguments mous et flexibles, l’abdomen dentelé, souvent arqué en dessous, les hanches antérieures et intermédiaires, coni-cocylindriques, les postérieures transversales, le corselet tranchant sur les bords, s’avançant souvent sur la tête qui s’infléchit en dessous, l’abdomen composé de 6 ou 7 segments ; les tarses ont 5 articles, sans lamelles, mais les crochets sont très variables ; malgré leur aspect inoffensif, ils sont presque tous carnassiers et très voraces.

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