Antennes insérées latéralement au-devant des yeux
A. Crochets des tarses simples. Antennes des
cf pectinées, Q aptères, vermiformes . . drilüs.
B. Crochets des tarses lobés. Antennes non pectinées, Ç ailées.
a. Corps lisse ou presque glabre. Pygidium plus ou moins découvert.
’ Antennes insérées entre les yeux maeaciuos.
" Antennes insérées en avant des yeux . . . antiiocomus. b. Corps velu. Pygidium caché. Antennes
courtes DA3YTE3.
Le g. Dietyopterus a le corps allongé, presque plat en dessus, la tête prolongée en forme de rostre, les antennes insérées à la base de ce rostre, le corselet presque carré, les élytres unies, s’élargissant peu à peu vers l’extrémité. D. sangttineus (PI. XII, fig. 166), 8 inill., noir, élytres et côtés du corselet rouges, corselet inégal, sillonné au milieu.
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
Le g. EroB diffcro par le corselet couvert de fossettes séparées par des côtes saillantes et par les élytres à côtes fines, saillantes, avec les intervalles réticulés; la tête ne forme pas de museau, les antennes sont insérées entre les yeux, un peu comprimées et dentées ; sur les fleurs, dans le Nord, l’Est et les montagnes. Tous sont noirs, avec les élytres rouges. E. aurora (PL XII, fig. 167), 9 mil!., corselet rouge, parfois rembruni au milieu, ayant 4 grandes fossettes et 1 petite juste au milieu des 4 ; intervalles des élytres ayant 2 rangées de petites fossettes carrées. — E. af finis, 6 à 8 milL, corselet tout noir, antennes entièrement noires, 3° article un peu plus grand seulement que le 2°; intervalles des élytres à fortes rides transversales.
Le g. lEomalisuB ressemble beaucoup au précédent, mais la tète est moins recouverte par le bord antérieur du corselet, elle est enfoncée jusqu’aux yeux ; les antennes sont insérées entre les yeux, un peu comprimées, filiformes, le corselet est presque carré, inégal, avec les angles postérieurs très aigus et saillants. //. suluralis, 5 mill., allongé, parallèle, noir, élytres rouges, à suture noire, arrondies à l'extrémité, striées avec de gros points enfoncés ; commun dans les haies, les bois.
Les Iianipyris ou vers-luisants ont le corselet en demi-cercle, relevé sur les bords, qui sont tranchants, ; tronquésàla base offrant ordinairement en avant 2 petites taches translucides, et recouvrant complètement la tête, les palpes maxillaires sont courts, le dernier article coupé très obliquement en dedans, les antennes sont courtes, comprimées, les élytres sont grandes, minces, le 4° article des tarses est court, échancré en dessus et
DES COLÉOPTÈRES DE FRAN’CE liilobé. Ces caractères ne s’appliquent qu’en partie aux femelles, qui sont privées d’ailes et même d’élytrcs, ou u'en présentent qu’un très faible rudiment; leur abdomen, en revanche, est plus développé et présente à l’extrémité un appareil lumineux, phosphorescent, qui occupe les trois derniers segments. Cet appareil existe aussi chez les mâles, mais à un degré beaucoup plus faible, et, en outre, il est recouvert entièrement par les élytres, qui dépassent l’abdomen. Ce sont des insectes nocturnes qu’il est rare de rencontrer pendant le jour. Les larves, qui sont également lumineuses, sont très carnassières et vivent principalement de mollusques terrestres. L. nocliliica (PI. Xll, fig. 168), 10 à 15 mill., brun, corselet d’un jaune grisâtre, avec le disque obscur, élytres longues, parallèles, ayant chacune 2 lignes élevées, dessous noir, poitrine, pattes et les derniers segments de l’abdomen d’un jaune pâle. La femelle, plus commune et plus connue que le mâle, n’a ni ailes, ni moignons d’élytres, elle est d’un brun foncé, avec les bords des segments d’un jaune rougeâtre. ^ — L. splendidula, 8 à 10 mill., d'un fauve très clair, corselet ayant en avant 2 taches tout à fait translucides, élytres plus courtes ; femelles ayant des moignons d’élytres ; Centre et Midi de la France.
Les Ijiicioles ont, au contraire, les élytres bien développées dans les deux sexes qui volent avec facilité et donnent dans le midi de l’Europe, le spectacle de petites étoiles volantes; le corselet est plus convexe que chez les Lampyres, moins tranchant sur les côtés, ne recouvre pas la tète, et les côtés de l'abdomen ne sont pas dentés. L. litsitanica, 9 à 10 mill., faiblement convexe, allongée, noire,
corselet et écusson d’un jaune orangé, abdomen noir avec les deux derniers segments blancs, élytres à pubescence fauve, extrémité des tibias et tarses obscures; Var, Grasse.
Les Telepliorug ont le corps allongé, presque parallèle, extrêmement mou et se déformant assez facilement ; la tète est presque entièrement dégagée du corselet, rétrécie en arrière, terminée par un large museau, les mandibules sont arquées, aiguës, le dernier article des palpes maxillaires est obliquement sécuriforme, les antennes sont filiformes, assez longues, les pattes sont assez grandes, les tarses ont le 4° article bilobé, les crochets sont tantôt simples, tantôt fendus. Ce sont des insectes extrêmement carnassiers; ils se nourrissent surtout de mouches et d’autres insectes et se dévorent souvent entre eux. T. fuscus, 14 mil!., d’un brun noir pubescent, devant do la tête d’un brun rougeâtre, corselet d’un rouge ferrugineux, avec une tache discoïdale noire, côtés et les deux derniers segments de l’abdomen rouges, pattes antérieures d’un roussàtre obscur, bases des intermédiaires rougeâtres ; très commun partout, employé souvent pour l.i pêche à la ligne, sous le nom de Moine. — T. oculatus, 16 à 18 mill., couleur du précédent mais moins foncé, corselet rouge avec deux gros points noirs; Fr. mér. — T. abdominalis (PI. XII, fig. 169), 11 mill., noir, élytres d’un beau bleu foncé, bouche et abdomen d’un jaune rouge ; assez commun dans les montagnes. — T. tristis, 18 mill., noir, à pubescence cendrée, bouche, base des antennes et extrémité des cuisses d’un brun roussâtre ; commun dans les montagnes. — T. fulvicollis, 12 mill., élytres d’un brun noir, à pubescence cendrée, tète d’un
roux testacé avec une tache noire, corselet d’un roux ferrugineux, plus pâle sur les bords, côtés de l’abdomen et derniers segments rouges, pattes d’un roux testacé, jambes postérieures et intermédiaires noires, base des antennes rousses. — T. lividus, 8 mill., dessus dW roussàtre pâle, plus testacé sur les élytres, dessous d’un noir bleuâtre, bords des segments abdominaux et le dernier tout entier roux. — T. melanurus, 7 mill., même coloration en dessus, élytres finement ponctuées et terminées par une tache noire, tarses et antennes brunâtres ; c’est un des insectes, les plus communs sur les ombellifères, les blés, etc. — T. pallidus, 5 mill., noir, élytres d’un roux testacé très pâle, allongées, corselet rétréci en ayant, pattes d'un jaune pâle ; commun sur les ombellifères.
Les Driliis sont remarquables par leurs antennes flabellées chez les mâles, qui ont des élytres recouvrant tout l'abdomen; leur corselet est transversal, un peu plus étroit que les élytres et l’épistome est confondu avec le front; les femelles sont aptères et ressemblent à de gros vers; les larves vivent dans les hélices ou colimaçons (Hélix nernoraÜs), et il faut en casser un grand nombre avant d’en trouver une seule. D. flavescens (Pl.Xll, fig. 170), mâle, 4 mill., noir, àpubescence fauve, rugueusement ponctué, élytres d’un jaune roux; très commun dans les haies ; femelle 10 à 12 mill., épaisse, convexe, sans ailes, rougeâtre, avec la base des segments noire ; rare.
Les Malacliiusontle corps oblong, la tête saillante, rétrécie en avant, l’épistome séparé du front par une suture transversale, les palpes filiformes, à dernier article plus ou moins acuminé, les antennes sont atténuées à l’extrémité, parfois élargies ou lobées à la base chez les
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
mâles, le corselet est assez plane, presque arrondi, les élytres sont oblongues ou ovalaires, souvent plissées et épineuses à l'extrémité chez les mâles, les pattes sont assez grêles. Ces insectes sont remarquables parles vésicules rouges, appelées cocardes, qu’ils peuvent faire sortir sur les côtés du corselet et de l'abdomeii quand on les irrite. Ils sont très agiles, très carnassiers.#, œneus. 6 à 7 mill., d’un vert métallique, élytres rouges avec une large bande suturale verte, côtés du corselet rouges, bouche jaune; les 3 premiers articles des antennes élargis en une dent jaune pâle chez les mâles. — M. rufus (PI. Xlll, fig. 171 ), 5 à 7 mill., dessus d’un beau rouge avec la tête et une bande médiane d’un vert bronzé, dessous et pattes de cette couleur; Fr. mér. — M. margiiiellus, 5 mill., d’un vert brillant, côtés du corselet et extrémité des élytres d’un jaune rougeâtre, ainsi que la bouche, les articles 3 à 7 des antennes dentés chez les mâles, dont les élytres sont plissées et épineuses à l’extrémité. — M. bipiistulatus, 6 i/2 mill., vert, extrémité des élytres d’un jaune rougeâtre, corselet taché de rouge aux angles antérieurs, extrémité des élytres simple chez les mâles ; très commun partout.
Les Anfliocomiis sont généralement plus étroits que les Malachius, dont ils diffèrent par les antennes insérées en avant des yeux et non entre les yeux, et par les tarses non velus en dessous, A. sanÿwwo/entns (PI. XIII, fig. 172), 4 mill., d'un noir bronzé, tête d’un iaune pâle en avant, élytres et bords latéraux du corselet d’un rouge foncé. — A. equestri's, 3 mill., d’un bleu foncé, verdâtre, élytres noires, ayant chacune une grande tache partant des épaules jusqu’au milieu et une bande apicale d'un beau
rouge. — ' A. fasciatus, 3 rnill., même coloration, mais la tache antérieure des élytres formant une large bande transversale.
Les Uasytes diffèrent surtout des ITafac/ifas, par l’absence de vésicules rouges; le corps est aussi plus allongé, mais les antennes et pattes sont plus courtes, et au lieu d’être glabre ou àpeine pubescent, leur corps est assez longuement velu ; les crochets des tarses sont lobés en dedans. Leurs larves vivent dans le vieux bois; les insectes parfaits se trouvent sur les fleurs. D. armalus, 5 à 7 mill., oblong, un peu convexe, noir, brillant, hérissé d'assez longs poils; mâles ayant les jambes antérieures terminées par un fort crochet, les postérieures terminées par un appendice comprimé, arqué presque à angle droit; femelles ayant une rangée de poils gris sur la suture et sur les côtés des élytres, pattes sans crochets ni appendices ; Fr. mér.— D. quadripustulatus, 3 à 4 mill., oblong, très convexe, finement et densément ponctué, à villosité noire, courte, élytres ayant chacune deux grandes taches rouges; Fr. mér. — D. nigj'icornis, 3 1/2 mill., d’un vert bronzé foncé, jambes, tarse et base des antennes d'un roux testacé, élytres convexes, fortement ponctuées, pubcscentes. — D. cæruleus, .5 mill., d’un bleu d’acier, pariois verdâtre, antennes et pattes presque noires, élytres peu convexes, fortement ponctuées ; très commun partout. — D. plumbeus{?\. XIII, fig. 173), 2 1/2 mill., d’un bronzé plombé, jambes rousses et tarses bruns, élytres arrondies à l’extrémité, finement striées, finement velus. — D. nobilis, 6 à 7 mill., allongé, parallèle, très peu convexe, d’un vert métallique unpeu bleuâtre, rarement bleu, très densément ponctué, à villosité noirâtre, corselet ar-
FAUNE ÉLÉiMENTAIRE
rondi sur les côtés, plus étroit à la base que les élytres, celles-ci i)btuses à l’extrémité, ayant quelques lignes élevées à peine indiquées, et faiblement déprimées de chaque côté de la suture ; toute la France, plus commun dans le Midi. ' — D. linearis, 4 mill., très allongé, parallèle, d'un verdâtre presque mat, plus brillant en dessous, pattes et antennes noires, élytres presque pointues à l'extrémité, très ponctuées.
On peut ranger à la suite des Malacodermes, à raison de la mollesse de leurs téguments et de leurs antennes assez courtes, en scie : 1° le g. Slylecœtus, corps allongé, presque cylindrique, tête grande, à peine moins large que leur corselet, antennes flabellées chez les mâles, corselet en carré transversal, élytres longues, un peu plus courtes que l’abdomen, 1“ article des tarses très allongé. H. dermestoides, d’un roux testacé, tête et corselet souvent noirs, extrémité parfois noire; les mâles sont bien plus petits que les femelles et ont des palpes maxillaires énormes, flabellés; sur les montagnes, dans les sapins ; 2“ le g. IiymexyloM, corps plus étroits et bien moins épais, yeux gros et saillants, antennes grêles, palpes maxillaires robustes et appendiculés chez les mâles, corselet un peu plus long que large. L. navale. (PI. XIII, fig. 174), 6 à 18 mill., d’un jaune testacé brillant, élytres souvent enfumées à l’extrémité, tête noire ; le mâle est souvent plus foncé; vit dans le chêne et cause souvent de grands dommages dans les arsenaux maritimes.
FAMILLE DES CLÉRIDES
ou TÉRÉD ILES
Ces insectes, peu nombreux, ne diffèrent guère des précédents que par la forme du corselet rétréci à la base, par les antennes terminées par une massue plus ou moins comprimée, dentée, et par les tarses un peu déprimés, munis en dessous de lamelles plus ou moins développées, à 4® article bilobéou échancré ; leurs téguments sont aussi plus solides. Leurs larves sont carnassières et vivent aux dépens des autres insectes.
A. Tarses de 5 articles bien distincts.
a. Palpes labiaux bien plus longs que les maxillaires, ceux-ci à dernier article subo-
biong THANASIMÜS.
i. Palpes à pou près de même longueur; dernier article des maxillaires en triangle renversé
B. Tarses à article très petit, peu distinct,
reçu dans une échancrure apicale du 3'. . corynetes.
Le g. Tlmnasimus se compose d’espèces à coloration élégante, leur tête est assez grande, les antennes sont assez courtes, s'élargissant peu à peu vers l’extrémité, les palpes labiaux sont bien plus longs que les maxillaires, le dernier article est sécuriforme, le corselet est sillonné transversalement à la base. Ces insectes se trouvent sur les bois morts, où leurs larves ont vécu aux dépens d’au-
FAUNE Elémentaire
très insectes qui ravagent les arbres. T. mulillarius, S à lO mill., finement ponctué, velu, noir, élytres ayant la base d’un rouge orangé, puis deux bandes transversales blanches, la 2° beaucoup plus large, placée avant l'extrémité, ponctuation très forte à la base, moins vers l’extrémité; sur les pins. — T. formicarius (PI. XIII, fig. 175,) 7 mill., plus petit, plus étroit, moins velu, tête noire, corselet rouge, les élytres colorées de même, mais la bande blanche antérieure, entière, ^nuée, et remontant vers la suture; commun sur les tas de bois de chêne.
Les Ctlerus ou Clairons diffèrent des précédents par les palpes ma.xillaires et labiaux à peu près égaux, les premiers terminés par un article triangulaire, plus long que large, le corselet est également resserré et sillonné transversalement à la base, les élytres sont un peu élargies et arrondies en arrière, les tarses sont assez longs, le l" article court. Ces insectes sont ornés de vives couleurs et hérissés d’assez longs poils peu serrés ; leurs élytres, d’un rouge vif, sont coupées par des bandes ou des taches noires; on les trouve, à l’état parfait, sur diverses fleurs, notamment celles des oignons et des ombellifères • leurs larves vivent dans les nids d’hyménoptères et dans les ruches d'abeilles. C. apiarus, 12 à 15 mill., d’un bleu assez brillant, à reflets verdâtres, finement ponctué, élytres rugueusement ponctuées, ayant 2 bandes transversales et une tache apicale d’un bleu noir, abdomen bordé de rouge ; cuisses postérieures renflées et arquées chez les mâles ; très commun; sa larve fait des ravages dans les ruches. — C. alaearms; même taille et coloration, mais plus fortement ponctué, presque mat, suture, une tache carrée autour de l’écusson, 2
DES COLÉOI'TÈnES DE FRANCE 175
bandes transversales et une tache avant l'extrémité, d’un bleu noir; très commun; sa larve vit dans les nids des abeilles maçonnes. ~ C. oclopunetatus, 14 à ITmill., élytres rouges, ayant chacune 2/3 ou 4 points noirs très variables ; commun dans le Midi.
Les t-'oj-ynétes ou Nécrobies n’ont que 5 segments à l'abdomen, au lieu de ü que présentent les genres précédents; en outre, leur corselet très rétréci à la base, présente sur les côtés une ligne longitudinale saillante et le 4° article des tarses est à peine distinct ; les antennes sont courtes, terminées par une petite massue de 3 articles; les tarses sont assez courts, le 1" article est recouvert en dessus par le 2”, les crochets sont munis d’une large dent basilaire. Ces insectes, d’un bleu d’acier, se trouvent dans les pelleteries, les matières animales desséchées, où ils (ont probablement la chasse aux larves des Anthrènes et des Dermesthes, C. cœruleus, 4 1/2 mill., d’un bleu verdâtre ou d’acier très brillant, massue des antennes et tarses brunâtres ; élytres un peu élargies au delà du milieu, assez fortement ponctuées ; très commun dans les maisons. — C. violaceus, 3 1/2 mill., d’un bleu plus foncé, corselet élargi au milieu, élytres à fortes stries ponctuées; commun. — C. rufipes, 5 mill., bleu, avec les pattes, la base des antennes et la bouche d’un testacé rougeâtre, élytres à stries ponctuées, s’effaçant au milieu. — C. ruficolUs (PI. XIII, 176), môme taille, bleu, avec le corselet, la base des élytres, la poitrine et la base des antennes d’un rouge un peu jaunâtre; Fr. mér.
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
FAMILLE DES PTINIDES
Ce sont de petits insectes à corps épais, à tête inclinée en dessous, à antennes longues, assez épaisses; leur corselet, très convexe, cache la tête et est souvent orné de proéminences assez saillantes; leurs hanches antérieures sont rapprochées, saillantes, leurs pattes sont assez grandes, débordant de beaucoup les élytres, les tarses ont 5 articles et le 1'^ est bien développé.
Les Piinus sont pubescents, ailés, leurs élytres ne sont ni soudées, ni comprimées latéralement, toujours ponctuées, leur corselet est inégal, garni de tubercules ou ruguGusement ponctué ; ce sont de petits insectes vivant sous les mousses, dans les greniers, dans les recoins des celliers et des étables ; quelques-uns font dos ravages dans les collections d’histoire naturelle, dans les pelleteries, les tapis, etc. P. imperialis (PI. XIII, fig. 177), 3 à 4 mill., d’un brun noirâtre, corselet caréné, ayant en arrière deux dents obtuses, élytres en carré oblong; ayant chacune une tache formée par une pubescence blanchâtre, sinuée et arquée ; ces deux taches simulant par leur réunion une grossière ébauche de l’aigle à 2 têtes. — P. 7'ufipes, 3 1/2 mill., presque cylindrique, d’un brun rougeâtre, pubescent, élytres à fortes stries ponctuées, intervalles un peu relevés ; sur chacune, deux
bandes blanches plus ou moins interrompues, pattes et antennes rougeâtres. — P. fur, 3 à 3/2 mill., d’un brun plus ou mo.ins roussàtrc, élytres prescpie cylindriques chez les mâles, ovalaires chez les femelles, ayant derrière les épaules et avant l’c-xtrémité une tache de pubescence blanchâtre ; extrêmement commun dans toutes les maisons. — P. latro, 3 mill., d’un roussàtrc obscur, élytres cylindriques chez les mâles, ovalaires chez les femelles, mais sans taches, à stries ponctuées, les points gros et carrés ; trop commun dans les collections d’histoire naturelle. — P. crenaius, 2 mill., brun, à puhes, cencc cendrée, corselet beaucoup plus large que longcouvert do poils serrés, élytres ovalaires globuleuses, à profondes stries, fortement crénelées ; assez commun dans les Alpes.
Le g. Gilibiiim a le corps fortement gibbeux, comme vésiculeux, mais dur et luisant, compirimé latéralemeni, les antennes longues, le corselet très court, uni, angulé au milieu en arrière ; les élytres sont soudées, lisses et glabres, les pattes sont grandes, les trochanters postérieurs presque aussi longs que les cuisses. G. scolias (PI. Xlll, fig. 178), 3 mill., d’un brun rougeâtre très brillant, glabre, tête et partie antérieure du corselet noirâtres, pattes et antennes d'un testacé rougeâtre ; ressemble à une grosse puce et se trouve souvent dans les vieilles maisons, dans les vases, les cuvettes placées dans des cuius obscurs.
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
FAMILLE DES ANOBllDES
Ces insectes ont quelque analogie avec les précédents, mais leurs antennes sont bien moins longues et terminées soit par 3 articles plus longs et plus épais, soit par une massue nettement tranchée ; la tête est inclinée en dessous, le plus souvent invisible eu dessus, le corselet est avancé on avant en forme de capuchon ou est fortement renflé, les hanches antérieures sont oblongues et saillantes, les pattes sont courtes. Tous vivent, soit dans les vieux bois qu’ils percent dans tous les sens, ou dans diverses matières végétales desséchées ; ils se contractent fortement à la moindre alerte.
A. Corselet lisse ou rugueiiseraent ponctué, ' ler article des tarses le plus long.
a. Antennes ayant les 3 derniers articles allon-
gés, formant une massue lâche ASoaliiM.
h. Antennes dentées ou llabellées.
* Antennes llabellées cf, dentées Ç ... . ptili-sus. " Antennes légèrement dentées cf 9 • ■ ■ • ocumA. b. Corselet couvert de fortes rugosités, 1 er article des tarses, très petit, pou distinct . . apate.
Les Anobiiiiu ont le corps oblong, épais, très convexe, la tête enfoncée dans le corselet, les antennes de longueur variable, les 3 derniers articles plus ou moins allongés, un peu comprimés, le corselet transversal, largement arrondi au bord antérieur, bisinué au bord pos-
lôrieur, les tarses à 1" article le plus long, le 4' souvent écliancré ouun peubiloLé. Toutes les espèces de ce genre sont nuisibles, soit aux bois de construction, soit aux arbres vivants, soit aux substances végétales desséchées. Leui's larves percent les boiseries, les meubles, les livres même, et les criblent de petits trous comme ceux que ferait un coup de fusil chargé de cendrée très line ; ce sont leurs ëxcréments qui forment ces petits tas de poussière rousse que l’on voit souvent sur te plancher et sur les meubles. Ces insectes pour se retrouver frappent rapidement avec leurs mandibules les parois de leurs galeries ; c’est le bruit qu’on entend souvent pendant la nuit et qu’on appelle vulgairement l’horloge de la mort. A. tessellatum, 6 mill. 1/2, d’un brun presque mat, avec de nombreuses petites taches formées par une pubescence roussàtre, corselet et élytres unis, ponctués, pattes et antennes fauves. — A.pertinax (PL Xtll, fig. 179), 4 mill., plus étroit, un peu comprimé latéralement, d’un brun foncé, pubescent, corselet relevé postérieurement en un tubercule pointu, élytres à stries ponctuées ; commun dans les maisons. — A. ;>aniceMm, 3 mill., d’un marron fauve, finement pubescent, corselet uni, beaucoup plus large que long, élytres à peine pins larges que le corselet finement et régulièrement striées, les stries ponctuées, pattes et antennes fanves; très commun dans les vieux pains à cacheter, les graines farineuses, les hetbiers, etc.
Les Ptiliniis ont les mêmes mœurs et se trouvent aussi dans les maisons ; ils sont cylindriqnes, leur corselet est presque globuleux et leurs antennes, assez courtes, sont ponctuées chez les mâles et fortement dentées chez
FAUNE ÉLÉMENTAIUE les femelles ; les palpes labiaux sont très allongés. — P. pecLinicornis, 4 mill., noirâtre, presque mat, élytres finement ponctuées, parfois brunes, antennes et pattes plus claires ; assez commun dans les maisons et les chantiers.
Le g. Oeliina a le corps oblong, convexe, la tête verticale, les antennes étroites, assez longues, légèrement dentées en scie, le dernier allongé, les tarses sont étroits, le article presque aussi long que tous les suivants réunis O. hederæ (PI. XIII, fig. 180), 2 1/2 mill., d’un brun marron, antennes et pattes rousses, élytres couvertes d'une pubescence cendrée très serrée, avec une l)ande au milieu, d'un brun marron; commune dans les vieux lierres.
Les Ai»i»te ont le corps très épais, très cylindrique, le corselet extrêmement conve.xe, couvert d’aspérités, les antennes courtes, de 9 ou 10 articles, terminées .par une brusque massue de 3 articles, les élytres troni|uées et souvent épineuses à l’extrémité, les hanches anterieures épaisses, subovalaires, saillantes, les tarses de 5 articles mais le 1” très petit, souvent peu visible. Ils vivent dans le bois. A. capucùia-, 5 à 12 mill., d’un noir foncé, élytres et abdomen d’un beau rouge, corselet couvert de granulations serrées, pi us saillantes en avant, élyti’es arrondies à l’extrémité, rugueusement ponctuées ; commun sur les tas de souches d’arbres. — A. sexdmlala, (PI. XIV, fig. 181), court, d'un brun marron, antennes et pattes plus claires, corselet noirâtre, à granulatiofis très pointues ; élytres rugueuses, ponctuées, tronquées et excavées à l'extrémité avec 4 épines; Fr. mér.
A la suite de ces insectes se place le s.. I>yc«u8 dont
le faciès est bien différent ; le corps est allongé, parallèle, subdéprimé, la tète est un peu inclinée, découverte, le labre est blobé, les antennes sont terminées par une massue de 2 articles, le corselet est presque carré, l’écusson est extrêmement petit, les élytres sont longues, unies, arrondies au bout. L. canaliculalus, 4 mil!., d’un jaune roux, tête et corselet densément ponctués, ce dernier à peine rétréci en arrière, largement sillonné, élytres finement striées ; vit dans le vieux bois, se trouve souvent dans les maisons.
FAMILLE DES TÉNÉBRIONIDES
ou HÉTÉROMÉRE8
Cette famille comprend plusieurs tribus, de formes, de caractères et de mœurs très differents, mais qui ont entre elles ce point commun d’avoir les tarses hétéomères, c’est-à-dire les 4 antérieurs de 5 articles et les 2 postérieurs de 4 seulement.
I. Hanches antérieures globuleuses, à peine saillantes, séparées par le prosternum.
Crochets des tarses simples. Antennes insérées sous les bords latérau.'c de la tète. . TéxÉBinoxiEss. n. Hanches antérieures plus ou moins saillantes, rapprochées, souvent contiguës.
Crochets des tarses pectinés. Antennes insérées latéralement devant les yeux, leur base découverte ou à peine cachée .... cistéi.iexs.
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
III. Hanches antérieure.s plus ou moins saillantes, souvent coniques, parfois contiguës.
Antennes insérées à découvert sur les côtés du front. Crochets presque toujours simples.
A. Corselet aussi larse ou presque aussi large que les élytres.
a. Tète engagée dans le corselet, inclinée, cor.selet légèrement bisinué au bord postérieur. Palpes maxillaires, grands, pendants. Abdomen de forme normale ....
b. Tête accolée au corselet, verticale ou inclinée, à sommet saillant. Bord postérieur du corselet, ordinairement très bisinué.
Palpes de taille normale. Abdomen comprimé latéralement. Crochets .simples. . .
B. Corselet notablement plus étroit que les élytres.
a. Tète pas plus large que le corselet, non portéesurun col. Crochets simples. Elytres grandes, élargies en arrière