Abdomen de 6 segments. Mandibules à
pointcsimple. Corseleten carré transvcr.sal. ojiophlus.
Les ITIycetoelinres sont allongés, leurs antennes sont médiocrement longues, assez épaisses, avec le 3° article plus long que le 4', leur abdomen est composé de 5 segments, et le dernier article des palpes maxillaires est notablement plus grand que le précédent ; ces insectes vivent dans les débris des vieux troncs d’arbres. M. barhala,^ àSmill., d’un noir brillant, bouche, pattes et les 3 premiers articles des antennes d’un roux testacé, ponctué, corselet ayant de chaque côté à sa base une impression oblique, élytres à stries ponctuées, eiïiicées vers l’extrémité. — M. bipiistulata, ô mill., ne diffère guère du précédent que par une tache humérale d’un jaune orangé. — M. quadrimacidala, 5 mill., d’un brun noir, avec 2 grandes taches d’un jaune rougeâtre sur chaque élytre, cuisses brunes; France méridionale.
Les Cistela, également allongées, sont plus convexes, leurs antennes sont longues et grêles, avec le 3“ article ordinairement moins long que le 4«, la tôle est plus saillante, rétrécie en arrière, le dernier article des palpes maxillaires est cultriforme, les hanches sont assez saillantes, le prosternura est comprimé, l’avant-dernier article des tarses a souvent au-dessous une lamelle. Ce sont des insectes fort agiles, qu’on trouve sur les fleurs. C. fuivipes, 8 mill., oblong, d’un brun foncé un peu verdâtre, brillant, base des antennes et pattes d’un roux testacé.
quelquefois entièrement d’un brun roussàtre, densément ponctué, élytres à stries ponctuées bien marquées, intervalles finement ponctués. — C. cerarnboïdes (PI. XV, fig. 197), 10 mill., noire, à fine pubescence soyeuse, élytres d’un roux testacé, densément ponctuées, à stries ponctuées, corselet arrondi en avant avec le bord postérieur bisinué; antennes dentées en scie. — C. fusca, 10 mill., d’un brun foncé, couverte d’une pubescence soyeuse, serrée, cendrée, qui lui donne une teinte olivâtre, antennes et pattes d'un roussàtre plus ou moins obscur ; corselet arrondi en avant, bord postérieur à peine sinué, élytres ruguleusement ponctuées, àfines stries ponctuées. — C. sulphurea, 7 à 9 mill., un peu allongée, entièrement d’un beau jaune soufre, très finement ponctuée, élytres finement striées; très commune sur les fleurs.
Les Oniopliliis ont le corps assez mou, le corselet en carré transversal, aplani et tranchant sur les côtés, les mandibules sont entières, le 1'" article des tarses postérieurs est au moins aussi long que les 2 suivants réunis ; les antennes, insérées un peu en avant des yeux, sont presque filiformes, assezgrèles, quoique grossissant légèrement vers l’extrémité, le 3° article est aussi grand ou
plus grand que le •P’. Tous ont le corps noir avec les ély-
très d’un rouge testacé. Opia'pes, 7 à 9 mill., allongé, les 4 ou 5 premiers articles des antennes, les 4 jambes et tarses antérieurs d"un jaune testacé, corselet en carré transversal, sillonné au milieu, à peine rebordé sur les côtés, élytres pubescentes, à stries ponctuées, intervalles ruguleusement pointillés ; communs sur les pins. — 0. lepluroïdes, 12 à 15 mill., antennes longues, noires, corselet transversal, déprimé sur les côtés avec deux im-
FAUNE Elémentaire
pressions obliques et transversales, les bords un peu relevés, ponctuation fine et peu serrée, élytres glabres, ruguleusement ponctuées, à stries faibles à l'extrémité et sur les côtés ; Fr. mér.
3' Tribu. — Mélandryens
Le g. melaudrya est le type Je ce groupe qui renferme des insectes vivant dans le vieux bois et rares pour la plupart ; dans ce genre, le corps est oblong ; les antennes sont assez courtes, assez épaisses, le corselet présente une impression decliaque côté de la base, les élytres sont fortement sillonnées, un peu élargies en arrière ; les crochets sont entiers. M. caraboîdes, 12 à 15 mill., d’uu noir plus ou moins bleuâtre, avec les élytres d’un bleu d’acier, palpes, extrémiié des antennes, tarses antérieurs et extrémité des autres d’un jaune roussâtre ; assez rare dans le Centre, plus commun dans les montagnes.
Les Dii’cieu ont le corps presque cylindrique, très convexe, la tête, fortement inclinée, est à peine visible en dessus, les antennes sont assez courtes et grêles, le corselet ést fortement déclive sur les côtés et embrasse la tête, les élytres sont unies, sans trace de stries. D. australis, 7 à 9 mill., d’un noir soyeux, presque mat, avec deux grandes taches d’un jaune orangé sur chaque élytre î Fr. mér. — B. lœvigata, 7 à 8 mill., oblongue, convexe, d’un brun brillant, à pubescence fauve, densément ponctuée partout, presque ruguleusement sur la tête, corselet arrondi sur les côtés avec les angles et le bord antérieur, élytres sans stries; Alpes, montagnes du Lyonnais, Pyr. — E. variegata,ô à 6 mill., oblongue, élytres faiblement
élargies en arrière, d’un roussâtre plus ou moins foncé, aveclatètebrune au sommet et des dessins en zigzag bruns sur les élytres, dessus du corps densément et presque rugueusement ponctué, corselet à côtés presque droits avec une impression de chaque côté de labase ; presque toute la Fr., plus commune dans les parties montagneuses.
4® Tribu. — Mordelliens.
A. Elytres recouvrant complètement les ailes.
• Py’giiliumen pointe conique mordella.
** Pygidium en triangle obtus an.apsis.
B. Elytres déhiscentes ne pouvant recouvrir
les ailes ruipiphorüs.
Le type de ce groupe est le g. Mordella, qui comprend un assez grand nombre d’insectes faciles à reconnaître par la forme de leur tête et surtout de leur abdomen qui, étant comprimé latéralement, les fait tomber souvent sur le côté, à peu près comme les puces; leurs antennes sont courtes, dentées, le dernier article des palpes est sécuriforme, l’abdomen est terminé par une pointe conique, aiguë ; leurs élytres sont atténuées en arrière ; leurs pattes postérieures sont assez grandes. M. bucephala, ô h 7 mill., d’un brun noir, à pubescence soyeuse, noire et d’un cendré olivâtre, cette dernière teinte formant sur les élytres une bande suturale, une autre basilaire, une seconde médiane, assez longue, une dernière presque terminale. — M. fasciata, 6 à 8 mill., noire, pubescente, élytres à duvet cendré, parfois un peu doré, formant une bande suturale étroite et deux bandes transverses dont la 1'’“ basilaire renferme une tache noire un pou variable. — .1/. décora, i à 5 mill., plus
courte, noire, piibescente, corselet à duvet d’un fauve cendré, un peu doré, avec 3 taches noires, variable ; élytres ayant une large bande basilaire de duvet un peu doré, se prolongeant sur la suture, renfermant une tache noire oblongue, et une seconde bande transversale n’atteignant pas l’extrémité, se tenant en avant sur la suture ; Fr. mér. — M. aculeala, 5 à 6 mil!., pubescente, noire en dessus, sans taches, dessous cendré, un peu argenté, élytres longues et assez étroites, saillie abdominale longue et pointue ; commune partout.
Les Anaspis ont le corps plus étroit, l’écusson plus petit, les élytres plus allongées, moins fortement rétrécies en arrière, l'abdomen sans pointe aiguë ; le sommet de la tête est moins fortement relevé ; le dessus du corps est plus nettement arqué dans le sens de la longueur. A. frontalis, 3 1/2 mill., noire, pubescente, bouche, partie antérieure de la tête, base de."* antennes, cuisses cl base des jambes antérieures d’un roux testacé. — A. humcralis, 2 à 3 mill., noire, avec la bouche, la base des antennes, parfois les pattes et une iache humérale d’un roux testacé ; quelquefois le corselet est presque entièrement de cette couleur. — A. ruficollis (PI. XV, fig. 198), 3 mill., noire, corselet, bouche, base des antennes et pattes d’un jaune roussâtre. — A. thoracica, 2 à3 mill., très voisine de la précédente, mais avec la tête jaune. - A. flava, 4 mill., entièrement jaune, sauf les yeux, l’extrémité des antennes, l’extrémité de l’abdomen qui sont noirs, extrémité des élytres enfumée. — .4. maculala, 3 mill., d'un jaune fauve, avec les yeux, l’extrémité des antennes noirs et 3 taches obscures sur les élytres ; la F’ seutellaire, la 2° discoïdale, la dernière presque apicale
DES COLÉOPTÈRES DE FRANCE sur la suture. Tous ces insectes sont très agiles et se trouvent en petites familles sur les ombellifères surtout.
Les ltliiiii|>lioriis ont la tête encore plus relevée au sommet, les antennes sont courtes, pectinées, les élytrcs sont très rétrécies vers re.vtrémité, déhiscentes, le bord postérieur du corselet est plus fortement lobé au milieu, et cache presque l’écusson; ces insectes vivent en parasites à l’état de larves, aux dépens d'autres insectes, probablement d’Hyménoptères. A. bimacidaius, 5 à 12mill., oblong, d’un roux testacé brillant, ayant sur le disque de chaque élytre une tache noire oblongue et une tache basilaire de même couleur, ainsi que les genoux et une partie de la poitrine; France méridionale.
5' Tribu. — Lagriens,
Un seul genre compose ce groupe peu nombreux, le g. üagria. Ce sont des insectes noirs, à élytres rousses, assez molles, à démarche lente, vivant sur les buissons ; leur tête est à peine rétrécie vers la base, le dernier article des palpes est fortement sécuriforme; les antennes, assez longues, grossissent notablement vers l’extrémité; le corselet est cylindrique, bien plus étroit que les ély- Ires. L. hirla (PI. XV, fig. 199), 5 à 7 mill., noire, peu brillante, pubesceute, élytres d’un jaune testacé.
6° Tribu. — Pyrochroens.
Les Pyroçhroa sont de beaux insectes d'un rouge vif en dessus, noirs eu dessous, assez déprimés, à tête triangulaire brusquement rétrécie à la base, à corselet court et à élytres s’élargissant et s’arrondissant en ar-
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
rière; leurs antennes sont fortement en scie ou pectinées; leurs larves vivent sous l’écorce des sapins et des chênes; les insectes parfaits se trouvent soit sur les arbres qui ont nourri leurs larves, soit, sur les buissons. — P. coccinea, 12 à 15 mill., tête et écusson noirs, le reste du dessus du corps d’un beau rouge de sang ; assez commune dans les montagnes. — P. rubens, 10 à 12 mill., dessus entièrement rouge, y compris la tête mais d’une teinte moins vive; presque toute la France.
7° Trihu. — Anthiciens.
Les insectes de ce groupe sont de petite taille, très agiles, leur tête ovalaire ou un peu triangulaire, un peu inclinée, est brusquement rétrécie à la base en un col bien marqué, les yeu-v sont assez petits, globuleux; le corselet, nullement rebordé, est toujours convexe et rétréci à la base, quelquefois très fortement; les élytres, plus ou moins ovalaires, ne sont jamais striées. On trouve ces insectes dans les endroits sablonneux, notamment sur les grèves des rivières.
Les IVoloxus sont remarquables par la forme du corselet qui s’avance sur la tête en un lobe horizontal robuste, denticulé. N. monoceros, 3 à 5 mill., d’un roux jaunâtre, à pubescence soyeuse, tête plus foncée, élytres ayant une petite tache scutellaire brune, ainsi qu’une grande tache placée au delà du milieu qui se prolonge souvent par la suture jusqu’à la tache scutellaire; souvent une petite tache derrière les épaules. — iV. cornulus. 3 mill., plus petit que le précédent, élytres ayant deux bandes transversales noirâtres, la première remontant
de chaque côté vers les épaules ; extrémités des élytres noires; Fr. mér. — N. rhinocéros (PI. XV, fig. 200), 2 railL, d’un brun noir, couvert d’une pubescence soyeuse, serrée, corselet rougeâtre, élytres tantôt brunes, tantôt ayant la base et l’extrémité plus claires, tantôt grisâtres; la corne du corselet est garnie en dessous.
Les An11iicu8 ont le corselet uni, sans corne antérieure très rétréci vers la base, souvent sillonné en travers; leur tête est moins inclinée; le dernier article des palpes maxillaires est toujours plus ou moins sécuril'orme; les pattes sont grêles, l’avant-dernier article des tarses est presque bilobé. A. Rodriguii, 2 mil!., sveltes, d’un brun noir luisant avec la base du corselet, une tache à la base de chaque élytre et une bande tranversale en arrière, les tibias et les tarses d’un jaune roussâtre, corselet fortement éfranglé avant la base, élytres un peu ponctuées, hérissées do quelque poils peu serrés. — A. pedestris, 3 1/2 à 4 mill., oblong assez convexe, d’un noir brillant avec le corselet, très rétréci en arrière, d’un jaune rougeâtre ainsi que la base des cuisses qui sont renflées à l’extrémité, élytres à poils gris ; Fr. mér. ; commun. — A. anlherinus, 3 mill., noir, élytres ayant une tache rouge près de la base et une bande placée après le milieu, se dilatant en avant et en arrière, tarses d’un brun roussâtre. — A. /o's/jfrfws, 3 mill., d’un noir brillant, avec de longs poils peu serrés, élytres ayant deux bandes d’un roux testacé, interrompues par la suture, l’une près de la base, l’autre avant l’extrémité, corselet oblong légèrementrétréci en arrière, élytres un peu déprimées transversalement à la base. — A. floralis, 3 mill., d'un brun rougeâtre brillant, quelquefois avec une tache
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
humérale rougeâtre, plus ou moins distincte, corselet angulé de chaque côté en avant. — A. sellatus. 4 1/2 mill., d’un brun noirâtre, à pubescence roussâtre, élytres rousses, ayant au milieu une bande transversale noirâtre, pattes rousses. — A. bimaculatus, 3 1/2 mill., d’un jaunâtre très pâle, élytres ayant chacune un point noirâtre qui disparait souvent; dans le sable, au bord de la mer. Nord de la Fr. — A. trislis, 2 à 2 1/2 mill., ohlong, entièrement noir, à line pubescence grise, soyeuse, un peu plus serrée à la base des élytres et formant vers le milieu une vague fascie transversale, jambes et tarses roussùtres, dessus densément ponctué, corselet rétréci peu à peu vers la base ; presque toute la France.
8' Tribu. — Gantharidiens.
I. Toutes les hanches contiguës. Elytres plus courtes que l'abdomen, imbriquées. à
la base mri.oe.
II. Hanches postérieures éloignées des intermédiaires, Elytres jamais imbriquées à la base, aussi longues ou plus longues que l’abdomen.
A. Lobe e.vterne des mâchoires, normal.
a. Elytres parallèles, furteinent arrondies à Textréimté, recouvrant l’abdomen. Crochets <lea tarses simples.
* Antennes plus épaisses vers l’extrémité, arquées.
Corps noir, varié de jaune ou rouge, très
convexe, antennes non difformes Myi.ABnis.
ff Corps métallique, déprimé en dessus. Antennes des c? courtes, dillormes cerocoma.
** Antennes droites, non en massue cantiiaius.
h. Elytres rétrécies et déhiscentes â l’extrémité, sinuées en dedans et en dehors.
Abdomen à découvert à l’extrémité. Crochets pectinés ou dentés sitaris.
li. Lobe externe dos mâchoires en forme de
pinceau qui dépasse les mandibules. . . zoxitis.
Les Mcloe sont d’assez gros insectes qui paraissent au
printemps et en automne et qui sont remarquables par leurs élytres beaucoup plus courtes que l’abdomen et imbriquées à la suture, à la base; leur tête, presque ovalaire est inclinée en dessous, leurs antennes assez courtes, sont épaisses, les articles intermédiaires parfois coudés et épaissis chez les mâles, le corselet est court, l’écusson est caché; les élytres ne recouvrent pas d’ailes ; leur démarche est très lente, et quand on les saisit, ils exsudent par les articulations des pattes un liquide jaune, d’une odeur pénétrante; leur abdomen, toujours grand, devient souvent énorme chez les femelles. M. proscarabœits, 15 d 22 mil!., d’un noir à peine brillant, très [faiblement bleuâtre, corselet court, fortement ponctué, élytres finement rugueuses, — d/. vwlaceus, 16 à20 mill., d’un bleu de Prusse assez brillant, corselet plus étroit, à ponctuation plus forte, moins serrée, élytres finement rugueuses. — M. tucciiis, 20 à 22 mill., d’un noir assez brillant, tête large, rugueusement ponctuée, corselet large et court, corrodé de gros points, élytres couvertes de points énormes, [assez serrés; Fr. mér. — M. varieyalus (PI. XV, fig. 201), 15 à 22 mill., d’un bronzé foncé avec des teintes bleuqs et cuivreuses, notamment sur l’abdomen, tête et corselet densément et finement rugueux, ce dernier court, plat; élytres fortementrugueuses, abdomen finement striolé à la base des segments; dans les près, au premier printemps.
Les élytres recouvrent l’abdomen et le débordent même dans les genres suivants, dont les téguments sont moins solides encore que ceux des Méloès.
Les ITIylaliris ont le corps très convexe, les antennes assez fortement épaissies à l’extrémité, la tête très incli-
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
née en dessous, les élytrestrès déclives sur les côtés, un peu comprimées à l’extrémité, les pattes assez grandes, les jambes à éperons assez longs, les tarses longs, un peu comprimés. On trouve les insectes parfaits sur les fleurs ou accrochés aux plantes ; ils sont courts et peu agiles; leurs larves vivent dans les nids des hyménoptères; ces insectes sont surtout méridionaux et ne remontent guère au delà de Paris. M. melanura, 12 à 15 mill.,noir, élytres rouges avec l’extrémité et huit points noirs placés sur deux rangées transversales. — M. Fuesslini (PL XVI, fig.
202) , 12 mil!., noir, sur chaque élytre une tache ronde près de la base, puis 2 bandes transversales et une tache ovalaire apicale, jaune; Alpes. — M. variabilis, 10 milL, noir avec 3 bandes d’un jaune fauve, la P” en forme de tache basilaire ronde, les 2 autres larges, l’une au milieu, l’autre avant l’extrémité.
Le g. Cerocoina se distingue des Mylabrà par les antennes qui, chez les mâles, affectent une forme extraordinaire, les articles étant contournés en divers sens, le dernier en bouton ovalaire. C. Sckæff'en, 8 à 10 mill., d’un beau vert métallique clair, à pubescence blanchâtre, antennes et pattes d’un jaune fauve clair, couvert d’une ponctuation rugueuse, corselet rétréci en avant.
Les Cantliaris ou Cantharides se distinguent des genres précédents par leurs antennes plus longues que la moitié du corps, non renflées vers l’extrémité; leur tête, triangulaire, est fortement sillonnée au milieu, à la base; leur corselet, transversal, est angulé sur les côtés , les élytres sont longues, ainsi que les pattes. Nous n’avons en France que la C. vesicatoria (PI. XYI, fig.
203) , 7 à 15 mill., d’un beau vert métallique, avec quel-
ques reflets dorés, parfois un peu cuivreux, tète et corselet assez ponctués, ce dernier inégal, sillonné au milieu élytres finement rugueuses; sur les frênes, les lilas, quelquefois sur les frênes; exhale une odeur forte qui rend facile la recherche de cet insecte. Bien que la Cantharide soit seule employée dans notre pays pour les vésicatoires, les Mylahres sont doués de la même propriété vésicante et sont utilisés à cet effet dans plusieurs pays.
Les *oni(is, insectes méridionaux, ont les antennes encore plus grêles que celles des Cantharides, les élytres sont atténuées et un peu déhiscentes à l’extrémité; ils paraissent vivre à l’état de larves, dans les nids de divers hyménoptères; à l’état parfait, on les trouve accrochés aux chardons et immobiles. Z. miUica, 10 mill., d’un beau jaune un peu ocracé, antennes et poitrine d’un brun noir. — Z. sexmacidaia (PI. XVI, flg. :I04), même couleur, mais 3 taches noires, dont une apicale, sur chaque élytre.
Chez les Sitaris, les élytres se rétrécissent rapidement en une languette étroite et ne peuvent recouvrir ni l'abdomen ni les ailes, les mâchoires dépassent aussi les mandibules, les antennes sont assez longues et assez fortes; l’abdomen des femelles est parfois très gros. Les larves vivent dans les nids dos guêpes maçonnes, et l’on trouve souvent l’insecte parfait, immobile, à l’entrée des trous que percent ces hyménoptères, soit dans les vieux murs construits en terre, soit dans les terrains coupés à pic. é>. mitralis, S à 9 mill., d'un noir foncé presque mat, avec une grande tache d'un jaune testacé couvrant toute la base des élytres
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
9“ Tribu. — Œdémériens.
I. Tête ne formant en avant qu’un museau court ou peu distinct. Corselet rétréci en arrière. Dernier article des palpes sécuriforme ou triangulaire.
A. Yeux écltancrés.
< 1 . Antennes insérées dans l’échancrure des
yeux, un peu comprimées et dentées. . . calopus.
b. Antennes non insérées dans cette écliancrure, grêles, niiformes.
Les 4 tarses antérieurs ayant plus d’un article tomenteux en dessous.
a. Elytres à 4 nervures nacerdks.
b. Elvtres à .S nervures axoxcodks.
’*• Pénultième article seul tomenteux en dessous ASCLEIIA.
U. Y^eux non écltancrés. Cuisses postérieures renllées chez les cf
IL Tête formant en avant un museau ou rostre
assez long. Corselet rétréci d’arrière en avant.
A. Corps allongé. Elytres atténuées vers l’extrémité STENOSTOMA.
R. Corps ovalaire, épais. Elytres arrondies en
arrière mycterüs.
Le g. Galopiisi se distingue par la longueur des antennes qui atteint presque colle du corps chez les mâles; le dernier article des palpes maxillaires est grand, sécuriforme, dilaté à l’angle interne, les élytres sont longues et arrondies à l’extrémité. C. serraticornïs (PI. XVI, ftg. 205), 15 à 20 mill., allongé, presque parallèle, d’un brun nn peu roussàtre, à pubescence cendrée, corselet plus étroit que les élytres, ayant 2 reliefs oblongs peu marqués, élytres ruguleusement ponctuées, ayant chacune 3 ou 4 nervures assez faibles. Ce bel insecte, qui ressemble à un longicorne, ne se trouve que dans les bois des Alpes et des Pyrénées.
Sfaeerdes, dernier article des palpes maxillaires sécuriforme, élytres à 4 nervures, sans tubercule ou saillie
apicale; yeux notablement éloignés du corselet. N nolaia (pl. XVI, fig. 206), 7 à 12 mill., d’un roux testacé, élytres plus jaunâtres avec l’extrémité noirâtre, poitrine noirâtre en partie ainsi que les cuisses ; sur toutes les côtes maritimes, parait vivre dans les débris de bois de pin et do sapin. Le corselet est souvent teinté de brun.
Anoncodes, dernier article des palpes maxillaires sécuriforme, élytres à 3 nervures saillantes avec un calus apical, yeux plus rapprochés du corselet; insectes vivant souvent sur les plantes aquatiques; les mâles et les femelles sont parfois de couleurs différentes. A. mtulata (PI. XVI. fig. 207), 10 à 12 mill., d’un noir verdâtre, élytres noires avec une large bande suturale, élargie en arrière, d’un roux testacé, rousses chez les femelles avec l’extrémité noire et le corselet roux. — A amœna, 8 à 10 mill., d’un bleu ou d’un vert métallique, corselet à 4 fossettes, les 4 cuisses antérieures épineuses ; corselet et abdomen des femelles d’un jaune rougeâtre.
Asclera, dernier article des palpes plutôt cultriforme, élytres à 4 nervures, sans calus apical ; jambes antérieures* munies de 2 éperons; les yeux sont à peine échancrés. .1. cœrulea, 6 à9 mill., presque parallèle, bleue ou verte, assez métallique, corselet presque cordi forme, à 3 impressions peu marquées, antennes noires, élytres à nervures peu saillantes ; dans les haies, dans les prairies.
Les yeux sont entiers chez les (Edemera qui se distinguent en outre par la mollesse de leurs téguments, par leurs élytres étroites, déhiscentes et atténuées en arrière, et par leurs cuisses presque toujours énormes chez les mâles ; le dernier article des palpes maxillaires est coupé obliquement, le corselet est très inégal, les
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
élytres ont des nervures très saillantes. ÜE. podagrariæ, H à 12 milL, d’un vert bronzé, avec la base des antennes, les pattes antérieures et les élytres jaunes, ces dernières bronzées àTextrémité chez les mâles; surlesombelliteres. — Œ. 10 mill., allongée, d’un noir bleuâtre pas-
sant au vert foncé, cendré, pubesceute, corselet brillant, 4 mpressions ; dans les Alpes. — Ob\ flavipes, 6 à 8 m.L., d’un vert bleuâtre ou métalligue, foncé; base des aniennes et pattes antérieures d’un jaune testacé, corselet ponctué, à 3 fossettes. — Œ. cœrulea{PhX\l, lig. 208), 8 à 10 mill., d’un bleu violacé ou d’un bronzé un peu doré, base des antennes et des jambes antérieures tostacée, corselet rugueusemeul ponctue, — Œ. luvida, 6 à 7 mill., allongée, grêle, d’un bleuâtre cendré mal, pubescente, corselet rugucu.v, élytres allongées, faiblement rétrécies vers l’extrémité, cuisses simples chez les mâles; très commune partout.
Le g. Stenostoiiia se rapproche des précédents par la forme allongée du corps, les élytres atténuées en ar- . rière, mais la tète est allongée en museau, les yeux sont arrondis, les antennes sont éloignées des yeux, le dernier article des palpes est cylindrigue, le corselet est conique, plus long que large. A. roslrata (PI. XVI, fig. 209), 7 à 10 mill., d’un vert bleuâtre métallique, à line pubescence cendrée, base des antennes et pattes d’un jaune assez vif; dessus rugiieiisement ponctué; Fr. mér., sur les charbons, les éi’yngium, les euphorbes, etc.
Les Blycterus sont au contraire courts, très convexes, leur tète se prolonge en un rostre formé en grande partie par l’épistome, les antennes sont droites, assez grêles, le corselet est presque aussi large que les élytres qui sont
ovalaires, arrondies à l'extrémité. M. curculionoïdes (PL XVI, fig. 210), 4 à 7 mil!., d’un brun noirâtre, couvert d’une pubescence très line, cendrée ou roussâtre, corselet arrondi en avant, élytres sans stries ; sur diverses plantes, les chardons notamment, sur lesquels on trouve cet insecte immobile; plus commun dans le Midi, surtout au bord de la mer.