‹ ColéoptèresChapitre 38 sur 53 · II. Pygidium recouvert par les élytres. Rostre · texte numérisé non relu

II. Pygidium recouvert par les élytres. Rostre

allongé " AP10NIEN3.

luo Tribu. — Bruchiens

Les Brnehus ont le corps épais, très convexe en dessous, mais bien moins en dessus, la tête rétrécie en arrière, les antennes dentées en scie, grossissant vers l’extrémité, insérées dans l’écliancure des yeux, le corselet un pen moins large que les élytres, très rétréci en avant, avec le bord postérieur fortement bisinué, les élytres presque carrées et les cuisses postérieures généralement épaisses et souvent dentées. Presque tous ces insectes vivent sur les plantes de la famille des légumineuses; le plus commun, B. pisi, la Bruche du pois, vit aux dépens de cette plante, et l’on trouve souvent, dans les pois verts, sa larve qui ressemble à un petit ver ; ce Bruchus,

do 5 mill., est d’un brun varié de gris et de cendré, avec le pygidium blanchâtre, marqué de -2 points noirs, les 3 premiers articles de antennes fauves, ainsi que les pattes antérieures, sauf les cuisses. — R. rufimamcs, i mill., couvert d’une pubescence d’un gris jaunâtre, corselet ayant un point blanc devant l’écusson, élytrcs striées, tachetées de gris et de noir, les i premiers articles des antennes fauves, pattes noires, les jambes et les tarses antérieurs fauves, cuisses postérieures dentées; dans les fèves de marais. — B. pallidicnrnis^ 3 mill., noir, tacheté de blanc, pygidium blanchâtre avec 2 grandes taches noires, les 5 premiers articles des antennes et les deux derniers jaunâtres, pattes antérieures rougeâtres, les intermédiaires noires avec l’extrémité des jambes fauve, les postérieures noires avec les cuisses dentées ; dans les lentilles. — B. nubilus (PI. XVIf, fig. 211), 2 1/2 mill., ovalaire, noir, les 5 premiers articles des antennes grêles, fauves, les autres plus gros, noirs, corselet ayant devant l’écusson une tache blanchâtre, pygidium couvert d’une pubescence semblable ; pattes antérieures fauves avec la base des cuisses noire, les autres pattes noires, avec les jambes et les tarses fauves ; dans les vesces.

Les Urodon sont plus étroits que les Rruchus; ils en dilférent surtout par leurs yeux presque entiers et leurs antennes insérées sur les côtés du rostre, en avant des yeux, terminées par une massue de 3 ou \ articles ; le corselet est plus allongé ; le bord postérieur forme au milieu un lobe saillant; on les trouve sur les fleurs et ne paraissant faire aucun dégât. U. mturalis, 2 à 3 mill., noir, à pubescence grise, suture des élytres et dessous du corps blancs, ainsi que les angles postérieurs du cor-

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selet; base des antennes et jambes antérieures rousses; sur le réséda sauvage. — U . rufipes (PI. XVII, fig. 213), 3, mil!., noir, couvert d’une pubescence grise serrée, antennes et pattes d’un jaune roussâtre, cuisses postérieures noires.

2' Tribu. — Anthribiens.

A. Antennes insérées ilans une fossette transversale. Corselet nui à la haso biiachytarsds.

B. .\ntennes insérées dans une fossette plus ou moins arrondie. Corselet ayant à la base une ligne élevée transversale.

a. Yeux plus ou moins arrondis.

* Yeux inédiocreincrit saillants. Front uni., tbopidkhf.s. ** Yeux très saillants. Front impressionné. . pLATTnmxtis. 6. Yeux réniformes, plus ou moins éclian-

CréS ANTHRIBUS.

Les Brarliytarsiia ont le corps épais, très convexe, assez court; les antennes assez courtes, terminées par une massue de 3 articles ; le corselet finement rebordé à la base, les élytres presque carrées, souvent munies de côtes, les pattes robustes, les tarses courts, larges, avec les crochets bifides; les larves de ces insectes, que l’on trouve sous les écorces d’arbres, vivent aux dépens des pucerons. /?. scabrosus (PI. XVII, fig. 213), 3 à 4 mil!., noir, densément ponctué, élytres d’un brun rouge, à stries ponctuées, les intervalles alternativement relevés et tachetés de blanc et de noir. — B. varùis, 3 mil!., 1/3, noir, densément ponctué, élytres tachetées de gris et à stries ponctuées assez profondes.

Les Troiiifleres ont le rostre un peu plus développé que les genres précédents, quelquefois rétréci à la base, les antennes assez allongées et grêles, les 3 derniers formant une massue oblongue, comprimée, le corselet trans-

versai rétréci en avant, ayant à la base une ligne transversale saillante bien marquée, les crochets des tarses sont dentés. T. albirostris, 5 à 6 inill., rostre rétréci à la base, noir saupoudré de gris, rostre, une grande tache lobée à l’extrémité des élytres, dessous du corps et une partie des pattes blancs; sur les chênes. — T. undulatus (PI. XVll, lig. 3 inill., d’un brun noir, corselet àponctiiation

forte et très serrée, élytres d’un brun clair, avec deux bandes grisâtres plus ou moins régulières. — T. niveirostns 4 mill., rostre non rétréci à la base, brun, tacheté de roux, le rostre de cette dernière couleur, une tache au milieu de la base du corselet et sur l’écusson, élytres tachetées de brun noir et de roux sur la suture et sur 3 côtes assez marquées, extrémité grise; sur les aulnes.

Dans le g. Plaiyrliimis, le corps est plus déprimé, le rostre est large, aplati, presque carré, les yeux sont très saillants, les antennes assez courtes, terminées brusquerncntpar une massue de 3 articles peu comprimées, les crochets des tarses sont fendus à leur base. P. lalirostrù (PI. XVII, fîg. 215), 10 à 213 mill., noir, à pubescence grise et brune, rostre, front, extrémité des élytres et dessous du corps d’un blanc plus ou moins roussàtre; plus commun dans les montagnes.

Les Aiitliril»H8 ont le corps oblong, épais, mais déprimé sur la région dorsale ; le rostre est court, fortement échancré, les yeux sont échancrés en avant, les antennes sont plus longues que le corps, assez fortes, se terminant par une massue allongée, le corselet est rétréci en avant, les crochets des tarses sont distinctement fendus à la base. A. albimis (PI. XVII, fig. 216), 6 à 8 mill., oblong, épais, un peu plat en dessus, piibescent, d’un

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brun ronssâtre, la tête, le rostre et une grande tache subapicale aux élytres, qui ont une petite fascie' irrégulière au tiers antérieur, d’un blanc plus ou moins pur; sur le corselet 3 saillies surmontées d’un court pinceau noir velouté, une ligne de houpettes d’un noir velouté sur le disque des élytres, antennes annelées de blanchâtre avec l’extrémité noire, dessous d’un gris roussâtre tacheté de noir; dans les vieux chênes, aulnes, bouleaux.

3“ Tribu. — Attelabiens.

A. Tête fortement rétrécie en arrière. Antennes

de 12 articles apodebüs.

B. Tète non rétrécie en arrière. Antennes de Il articles.

* Rostre épais, un peu plus court que la tête.

Jambee terminées par une ou deux

épines attelabüs.

Rostre allongé. Jambes sans épines. . . . nnTsciuTEs.

Les Apoderus, comme les deux genres suivants, sont courts, à élytres carrées, convexes ; leur tête allongée est fortement rétrécie à la base en forme de col, les yeux sont très saillants, le rostre est épais, plus court que la tête, les antennes, de 12 articles, s’épaississent en une massue serrée, obloague, le corselet est fortement rétréci en avant, les crochets des tarses sont simples. Les femelles de ces insectes roulent les feuilles des arbres en cylindres allongés, dans lesquels leurs larves se développent et trouvent à la fois un abri et des aliments. A.corÿ/t(pl. XVII, fig. 217), 6 à7 mil!., d’un beau rouge de sang, avec le dessous du corps, la tête, les jambes et les tarses noirs, corselet sillonné, élytres à stries fortement ponctuées, peu régulières ; sur les noisetiers.

Les Attelalins ont la tête plus allongée, non rétrécie an col, <à la base, les yeux peu saillants, les antennes de 1 1 articles, les trois derniers en massue oblongue, le corselet presque carré, peu rétréci en avant. A. curculionoides (PI. XVII, fig. 218), 5 à 6 mill., noir, avec le corselet et les élytres d’un rouge un peu testacé, dessus du corps presque lisse, élytres à lignes ponctuées très fines; sur les chênes.

Les Itliyncliites ont le rostre bien plus allongé et souvent un peu élargi à l’extrémité; ils diffèrent en outre des deux genres précédents par les jambes sans épines et les crochets des tarses fortement fendus ; presque tous sont revêtus de couleurs métalliques. Les uns roulent encore les feuilles de diverses plantes : R. betuleti, 5 à 6 mill., bleu ou vert, avec un reflet doré, presque glabre, une faible impression entre les yeux, corselet assez densé ment et finement ponctué, élytres à stries ponctuées assez régulières; sur les bouleaux et surtout sur la vigne, à laquelle ils causent souvent de grands dommages. — R. pojmli, 5 mill., dessus vert, bronzé, cuivreux ou doré, dessous, rostre et pattes bleus, front assez fortement sillonné entre les yeux, élytres à stries assez irrégulières; sur les peupliers. D’autres percent les fruits de divers arbres pour y déposer leurs œufs. R. Racchus (PI. XVII, fig. 219), 4à 5 1/3 mill., d’un cuivreux pourpre un peu doré, à pubescence assez courte, rostre entièrement bleu, ainsi que les pattes et les antennes, rugueusement ponctué; sur les cerisiers et autres arbres à fruits. — R. cupyeus, plus grand, à reflets plus bronzés, à pubescence plus longue, avec le rostre bleu seulement à l’extrémité ; sur les prunelliers. — D’autres enfin se trouvent sur les

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aubépines en fleurs : R. œquatus, 2 à 3 inilL, d’un bronzé foncé, à élytres rouges, avec la suture noirâtre à la base, ponctuation extrêmement serrée, élytres à stries fortement ponctuées.

4 Tribu. — Apioniens

Ce groupe ne renferme qu’un genre, Apion ; ce sont des insectes de petite taille, extrêmement nombreux, très atténués en avant, avec les élytres convexes et arrondies en arrière; le rostre, plus ou moins arqué, est allongé, les antennes sont insérées vers le milieu de ce rostre, les trois derniers articles forment une massue serrée, ovalaire, pointue ; le corselet est cylindro-conique.

Ces insectes, de couleur noire ou bleu-foncé, passent au verdâtre, rarement rouges, quelquefois ornés de bandes grises, vivent a l’état de larves, soit dans les graines de diverses plantes, surtout les légumineuses, soit dans la moelle et les ovaires. A. Pornonœ, 3 à 3 1/3 mill., d’un bleu noirâtre avec les élytres un peu plus bleues et plus brillantes, rostre épais à labase, corselet et tête densément ponctués, élyli’es presque ovalaires; très convexes, à stries bien marquées ; sur les poiriers, pommiers, etc. — A . violaceum, 'i mill., plus allongé, moins convexe, noir, élytres d’un bleu plus ou moins verdâtre; tête et corselet très finement ponctués. — A. tubiferum,^ à i mill., allongé, bronzé, brillant, un peu doré, hérissé de poils blanchâtres, rostre aussi long que la tête et le corselet, droit ; tête et corselet presque rugueusement ponctués, élytres à stries fines, peu ponctuées; Fr. mér., sur les cistes. — A. maloœ, 2 mill., allongé, comprimé sur les côtés, roux, couvert d’une pubescence grise assez

serrée, tête noirâtre, clytres ayant deux faciès transversales brunâtres, dentelées sur les marges. — A. san- (juineum, 3 inilL, convexe, entièrement rouge, corselet presque cylindrique, très finement ponctué, élytres ovalaires, à stries larges, fortement ponctuées.

11® Division. — Antennes coudées après le 1" article qui est presque toujours très long. Rostre presque toujours long et ayant de chaque côté un sillon plus ou moins profond oij se loge le 1" article, ou scape, des antennes.

I. Anluiinea uisénics vers le soniinol. du ru.sire, (!e dernier plus ou moins épais, assez court, pou anpié.

A. Auleunos courtes, épai.sses, plutôt arquées que coudées, de 8 ou 9 articles

li. Aiiteimes iiottcmeiit coudées, de 12 articles.

a. Scrobes courbes ou obliques, situé.s sous les yeu.v. Elytres de l'orme variable.

* Rostre généralement court, épais, i)resquc horizontal, presque aussi large que la tête.

“ Rostre plus ou moins épais, assez allongé, plus étroit que la tète, penché ou délléchi.

i. Scrobes presque droits, montant vers le milieu de. l’œil

II. Aulennes insérées avant ou près le milieu du rostre. Rostre généralement cylindrique et grêle.

A. .Massue des antennes do 3 articles distincts.

fl. Funicule de 6 ou 7 articles.

* Hanches antérieures rapprochées. Poitrine

non canaliculée

“ Hanches antérieures le plus souvent écar-

tées, parfois rapprochées, mais poitrine

canaliculée cnYinonYxciiuî.Ns.

h. Funicule de 5 articles ciomexs.

lî. lMas.sue de 2 articles ou indistinctement

articulée c.ylandriens.

nii.tcuYciiniExs.

IIU.YCIIYDÉKIESS.

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