CI.ÉOKIliNS
OriOnuYKClllE.YS.
Irc Tri bu. — Brachycériens.
Le g. Braeliyceriis, particulier aux bords de la Mé-
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diterranée, se compose d’insectes courts, très épais; leur rostre est séparé du front par un sillon transversal, les yeux sont peu saillants et entourés d’un rebord; le corselet est très inégal, ainsi que les élytres qui sont soudées et embrassent l’abdomen; les pattes sont courtes, robustes; on les trouve à terre, marchant lentement dans les endroits sablonneux. H. undatus (PL XVII, tig. 220), 8 à 15 mil!., noir, souvent couvert de terre, oblong, comprimé latéralement, corselet très ponctué, dilaté anguleusement de chaque côté, ayant au milieu un sillon large, mais peu profond, avec les bords relevés surtout en avant et à la base, élytres tronquées, ayant chacune 2 grosses nervures onduleuses, l’externe fortement tuberculée à l’extrémité.
2“ Tribu. — Brachydériens.
A. Corps plus ou moins ovalaire, aptère, épaules arrondies.
a. Articles 3 à 7 du funicule courts, tout au plus
aussi longs que larges
b. Articles du funicule assez allongés. Antennes longues et grêles
lî. Corps oulütig, presque toujours ailé, épaules obtusement angulées.
a. .ïambes antérieures non terminées par un crochet.
* Crucbeis des tarses écartés.
f Scape dépassant le bord postérieur des yeux. Scrobe élargi en arrière
ff Scape atteignant au plus le bord postérieur des yeux. Scrobe arqué, linéaire . .
♦* Crochets des tarses rapprochés, soudés à la base
b. Jambes antérieures terminées par un crochet
CNEOKUINUS.
BIUCUYDEBKS.
TANYMECD5.
SITONES.
POLTDnOSlIS.
cuEonopn.t[(iis.
Les Cneorlkiiius ont le corps presque globuleux, la tête courte, le rostre très court, séparé du front par un
sillon transversal, les antennes assez conrtes, le corselet très court, fortement arrondi sur les côtés, l’écusson à peine distinct. Les uns ont les yeux peu saillants : C. geminalus XVII, fig. 221), 4 àô mill., brun, mais couvert d’un enduit pubescent brun, avec les côtés du corselet et des élytres et souvent des bandes sur ces dernières blancs, quelquefois presque entièrement blanc; élytres globuleuses finement striées, les stries finement ponctuées, intervalles alternativement plus larges et offrant une rangée de poils courts, blancs, écartés; dans les endroits sablonneux; quelquefois par milliers dans les dunes, au bord de la mer. Les autres ont les antennes plus grêles, les yeux plus saillants : — C. obesus, 4 à 5 mill., noir, mais recouvert d’un enduit squameux gris et brunâtre formant des taches serrées, base de la suture dénudée, noire, intervalles des stries à rangées de soies peu serrées, antennes et pattes rousses; commun sur les coudriers et les chênes. — C. oxyops, 3 mill., moins court et plus gris que le precedent, yeux très saillants, suture non dénudée à la base; sur les chênes et divers autres arbres. — C. limbatus, 3 à 5 mill., ovalaire, noir, brillant, couvert d’écailles argentées ou un peu cuivreuses, serrées en dessus et sur les côtés, souvent effacées sur le dos, très ponctué, élytres fortement striées, ponctuées; sur les bruyères.
Les BracUytleres sont au contraire très allongés, leur rostre est aussi large que ik tête, les antennes sont longues et grêles, les 2 premiers articles du fuuicule sont allongés, la massue est longue et étroite, le corselet est court, faiblement arrondi sur les côtés, les élytres sont allongées, soudées, sans épaules, les crochets des
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tarses sont soudés à la base; ils vivent sur les pins. B. lusilanicus (PI. XVII, fig. 222), 10 à 12 mill., brun recouvert d'une pruinosité grise, saupoudré de petites écailles cuivreuses, nacrées ou verdâtres, formant, avant l'extrémité, une bande courte; ces écailles bien serrées en dessous et sur les côtés; dessus du corps convexe, finement chagriné; les femelles plus grosses, aucune impression sur le corselet; commun dans le Midi, sur le pin maritime. — B. incanus, 7 à 0 mill., un peu déprimé en dessus, moins allongé, noir, recouvert d’une pubescence grise et cendrée, tantôt fondue, tantôt formant des bandes indistinctes; rostre sillonné au milieu, antennes rousses; stries des élytres Unes, ponctuées, plus profondes vers l'extrémité; commun partout.
Les Taiiyniecus ont le corps oblong, assez épais, médiocrement convexe, le rostre court, ayant une légère impression longitudinale, les antennes grêles, assez longues, les 2 premiers articles du funicule allongés, le 1" plus long que le 2°, corselet oblong, tronqué, peu arrondi latéralement, les élytres atténuées en arrière, les épaules obtusément saillantes. T.paUialiis{?\. XVIII, fig. 223), <S à 10 mill., noir, couvert d’une line pubescence très serrée, d’un gris, brunâtre avec les côtés plus blanchâtres ; assez commun sur les orties.
Les Miroites ont la forme des 'Tanymecus, mais le corps bien plus petit ; ils diffèrent de ce genre par le scape dos antennes atteignant au plus le bord postérieur des yeux, et le scrobe linéaire au lieu d'ètre court est élargi en arrière. Ce sont des insectes assez vifs, se trouvant au pied des plantes, sur les bruyères, sur les buissons, parfois sous les pierres, surtout dans les endroits arides:
quelquefois on les voit par centaines s’abattre sur les parapets, les poutres des jetées au bord de la mer; leurs téguments sont assez durs. S. griseus (PL XVIII, fig.
5 à 7 mill. assez allongé, convexe, d’un gris un peu tacheté de brun avec une ligne blanche sur le milieu du corselet s’étendant sur l’écusson, rostre largement sillonné, corselet oblong, beaucoup plus étroit (jue les élytres, obtusément élargi sur les côtés, élytres à stries peu profondes, intervalles alternativement un peu relevés. — S. regensteinensis, 4 mill., d’un brun noir, varié d’écailles cendrées ou roussàtres, très convexe, rostre sillonné, corselet presque globuleux, fortement arrondi sur les côtés, élytres ovalaires, à fines stries ponctuées. — S. tibialis, 3 à 4 mill., oblong, épais, convexe, d’un brun noir, à bandes cendrées ou un peu roussàtres, sillons du rostre se prolongeant sur le front, corselet à peine plus étroit que les élytres, laiblement arrondi sur les côtés, très ponctué, stries des élytres ponctuées, bienmarquées, cuisses d’un brun noir, jambes rousses.
Les Polydrosiis sont des insectes fort mous , oblongs, très convexes, presque toujours recouverts d’écailles d’un vert gai; leur rostre est un peu plus étroit que la tête, plus distinct que dans les genres précédents, il est fortement échancré à l'extrémité, les scrobes sont courbés en dessous et se rejoignent presque; les antennes sont longues et grêles, les 2 premiers articles du funicule sont allongés; le corselet est petit, tronqué aux deux extrémités, les élytres ont les épaules obtusément angulées, les cuisses sont parfois dentées. On trouve ces insectes en grand nombre dans les bois, sur les buissons. P. sericeus (PL XYlll, fig. 225), 5 à 7 mill., noir, couvert
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de petites écailles serrées, vertes ou bleuâtres, mates, antennes et pattes d’un roux clair, massue plus foncée, rostre sans impression, front marqué d’une petite fossette, corselet un peu plus large que long, élytres plus fortement convexes en arrière; cuisses ayant ordinairement une toute petite dent. — P. micans, 4 à 9 mill., couvert d’écailles brillantes, dorées ou un peu cuivreuse mais blanchâtres sur la poitrine, antennes et pattes d’un roux brunâtre, corselet beaucoup plus large que long, élytres deux fois aussi larges (]ue le corselet, très élargies en arrière; profondément striées-ponctuées. — P. nndatus, 4 à. 5 mill., antennes et pattes rousses, noir, couvert d'écailles brunes, côtés du corselet et des élytres, une bande en zigzag sur ces dernières et le dessous grisâtre; quelquefois une seconde bande part obliquement des épaules.
Les Cliloropliniiiis sont assez grands, épais, convexes, le rostre est déprimé et caréné, le scrobe, un peu oblique, se termine au devant de l'œil, lé scape atteint à peine les yeux, le 2' article du funicule est plus long que le 1", le corselet est tronqué au bout avec des angles postérieurs pointus, les élytres ont les épaules marquées et se terminent par une pointe plus ou moins saillante; ils vivent^sur les saules. C. poUmosus (PI. XVIII, fig. 226), 8 à 10 mill. couvert d'écailles d’un vert jaunâtre, saupoudré d’une poussière farineuse jaune, plus serrée sur les côtés du corselet et des élytres qui sont terminées par une pointe assez marquée. — C. viridis, même taille, plus parallèle, plus vert, plus foncé, avec les côtés du corselet et dos élytres plus nettement d’un jaune soufre.
3' Tribu. — Cléoniens.
I. Massue des antennes oblongue, formée graduellement par le dernier article du funic.nle applu|ué à la base de la massue . .
II. Massue des antennes brusquement formée, le dernier article du funicule en étant l)lus ou moins nettement séparé.
A. Rostre épais, plus court que la tête. Scape atteignant on dépassant les yeu-t.
а. Articles S à 7 du funicule plus ou moins
obconiques. Crochets des tarses soudés à la hase
б. Articles .7 fi 7 du funicule courts, un peu
arrondis. Crochets libres
11. Rostre notablement plus long que la tête, généralement cylindrique. Scape le plus souvent n’atteignant pas tout à fait les yeux. «. Antennes courtes. Ecusson nul. Corps rn-
gueu.v
h. Antennes médiocres. Ecusson très petit.
Corps non rugueux.
' Corps ailé.
t Corselet non lobé derrière les yeux. Rostre
oblique
ttCoi'selet distinctement lobé. Rostre très incliné
“ Corps aptère.
t Toutes les jambes terminées par une forte crête, armées en dedans d’un tort crochet, tt .ïambes sans crête ni crochet.
«. Yeux plus ou moins déprimés. Scrobe non
ellacé en arrière