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Yeux convexes. Scrobe élargi et effacé en arrière

CLEOXÜ3.

LIOrULOEUS.

BARYXOTCS.

MISÏOP3

LEPVnUS.

HVLOB1U3

MOLVTE3.

PHVTOXOJ1U3.

COK1ATÜ3.

Les CleoniMi comptent parmi les plus gros de nos Gurculionides;ils'; ont épais, convexes, et leurs téguments sont si durs que les épingles ont beaucoup do peine à les traverser; leur rostre est assez épais, mais assez allongé, plus étroit que la tête, souvent cylindrique; les scrobes, un peu arqués, sont sous-oculaires; les yeux sont déprimés, perpendiculaires, les antennes assez fortes et assez courtes ; l’écusson est très petit, les jambes antérieures

228 FAUNE ÉLÉMENTAIHE

sont armées d’un crochet à l’extrémité, les crochets des tarses sont soudés à la base. Ces insectes sont aptères et se trouvent à terre dans les endroits arides, au pied des plantes, sur les murs. C. sulcirostris, 12 à 15 mil!., d’un brun noir, couvert de petits grains brillants, noirs, et d’une pubescence grise assez serrée dans les dépressions et déterminant sur les élytres 2 ou 5 fascies obliques assez vagues ; rostres ay'ant trois sillons, corselet rétréci en avant, sillonné au milieu avec une ligne lisse, élevée au milieu de ce sillon, élytres à ligues finement ponctuées, peu distinctes. — C. marin oratus, 10 mil!., d’un brun noir, tacheté de pubescence grise ou roussàtre dans les dépressions, rostre ayant 2 larges sillons, corselet couvert de grosses granulations, élytres inégales, à granulations aplaties, — C. opkûialmicus, 13 mill., ovalaire, très épais, couvert d’une pubescence serrée grise ou roussàtre; sur chaque élytre, en arrière, 1 ou 2 taches pâles, souvent entourées de noir ; rostre ayant 2 larges sillons, corselet assez brusquement rétréci en avant, ayant 2 bandes sinuées pâles; élytres courtes, à lignes ponctuées, rapprochées 2 par 2; Fr. mér. — C. excuriatus, 10 à 12 mill., presque elliptique, couvert d’une pubescence serrée, rousse, avec des places dénudées formant 2 bandes obliques sur chaque élytre, les côtés souvent dénudés, rostre caréné, corselet plissé, inégal, caréné au milieu, élytres à stries ponctuées bien distinctes, plus profondes vers l’extrémité qui est obtuse. — C. coslalus, 10 à 12 mill., très convexe, couvert d’une pubescence grise ou roussàtre, piqueté de noir sur les élytres, rostre à peine caréné, corselet ayant au milieu une bande noirâtre avec une carène médiane lisse ; de chaque côté une bande noire

très variable, élytres ovalaires, à fines stries ponctuées, le^ 3® et 5® intervalles relevés à la base. — C.plicatus, 8 mill., recouvert d’un enduit un peu roussàtre et vaguement maculé de teintes plus claires, qui forment, notamment vers le bout des élytres, une bande transversale trèszigzaguée; rostre sillonné au milieu, corselet couvert de plis un peu ondulés, élytres à stries grossement ponctuées, les intervalles alternativement relevés, ainsi que la suture; au pied des résédas sauvages, souvent enterré. — C. albidus (PI. XVIII, fig. 227), 8 à 11 mill., très convexe, d’un brun noir, avec les côtés du corselet d’un blanc un peu grisâtre, élytres blanches, ayant chacune 3 taches brunes, l’une à la base, l’autre au milieu, en forme de bande plus ou moins régulière, l’autre presque à l'e.xtrémité.

Les liioplilœus sont ovalaires, épais, convexes, aptères ; le rostre est un peu épaissi vers l’extrémité, les antennes sont assez grêles, les 2 premiers articles du funicule assez allongés, les 3® et 4® plus courts, les suivants épais, courts; le corselet est arrondi sur les côtés, rétréci en avant, les cuisses sont obtusément dentées, les jambes antérieures ne sont pas terminées par un crochet. Ces insectes, comme les suivants, sont plus répandus ilans les contrées froides et montagneuses. L. nubilus (PI. -XVIII, fig. 228), 10 mill., ovalaire, très épais, très convexe, d’un brun noir, couvert de petites écailles cendrées, serrées, corselet étroit, finement et densément ponctué, finement caréné; élytres, lignes de points ne formant pas de stries, intervalles faiblement convexes, marques alternativement détachées, brunes; au bord des eaux.

l'AÜ.VE ÉLÉMENTAIRE

Les Barynotus sont plus déprimés en dessus, les yeux sont moins convexes encore ; le rostre est sillonné ordinairement, les articles du funicule, sauf les 2 premiers, sont tous courts et peu arrondis; le corselet est sillonné au milieu, l’écusson est petit, les élytres ont des lignes de gros points, les épaules saillantes, les jambes antérieures sont terminées par un petit crochet. B. obscurus (PI. XVIII, flg. 229), 9 mill., ovalaire, épais, convexe, d’un brun noir, couvert d’un enduit terreux, plus ou moins jaune ou grisâtre, rostre ponctué, sillonné, corselet plus étroit que les élytres, sillonné, couvert d’une fine ponctuation, parsemé de plus gros points, élytres coupées en arc à la base; épaules saillantes, alignes de points formant de faibles stries en arrière et sur les côtés, intervalles alternativement un peu plus convexes, hérissés de soies obliques ; Nord, bois humides, — B. margarilaceus, 10 à )2 mill., plus oblong, couverld’un enduit d'un gris cendré, presque uniforme, rostre non sillonné, corselet fortement arrondi sur les côtés, à peine sillonné, élytres à lignes fortement ponctuées; Alpes, commun.

Les Itlliiyoïis ont le corps aptère, court, très inégal, le rostre assez grand, un peu arqué, à scrobes profonds, élargis en arrière ; les antennes sont courtes, assez épaisses, lescape n’atteint pas les yeux; le r*' article du funicule est un peu allongé, les suivants deviennent de plus en plus courts et larges, la massue est brièvement ovale ; le corselet est fortement rétréci en avant, caréné au milieu, l’écusson est nul, les épaules sont assez saillantes, les jambes sont terminées par une forte épine; ce sont des insectes très lents qu’on trouve sur les chemins ou sous les pierres, dans les terrains arides. M. varia-

DES COLÉOPTÈRES DE FRANCE /osMS (PI. XVIÎI, fig. 234), 8 à 10 mill., noir, souvent terreux, corselet couvert de fossettes rondes et de rides, élytres à stries ponctuées peu distinctes, les intervalles très inégaux, relevés en tubercules plus ou moins saillants; très commun partout.

Les Lieityriifi sontoblongs ovalaires, assez épais, mais un peu déprimés en dessus; le rostre est cylindrique, aussi long que la tète et le corselet, cylindrique, légèrement épaissi vers l’extrémité, presque droit ; les antennes sont médiocres, le scape n’atteint pas les yeux, le corselet est en cône tronqué, les élytres sont angulées aux épaules, obtusément acuminées à l’extrémité, les jambes sont terminées par un crochet avec un pinceau de poils ; le corps est couvert d’une pubescence serrée. L. colon, 9 à 10 mill., oblong, épais, peu convexe, d’un brun noir couvert d’une lino pubescence d’un fauve plus ou moins foncé, formant une bande sur chaque côté du corselet, élytres variées de brun, de fauve et de cendré, ayant chacune un gros point pâte au milieu du disque, corselet rétréci en avant, granuleux, ayant au milieu une fine carène, élytres à lignes de gros points, no formant pas tout à fait des stries; sur les saules, commun.

Les llyloliliis sont oblongs, leur rostre est assez allongé, cylindrique, avec des scrobes profonds, très obliques ; le scape n’atteint pas tout à fait les yeux, les 2 premiers articles du funicule sont assez allongés, les suivants courts; l’écusson est bien visible, les élytres sont oblougues avec les épaules marquées, les jambes sont terminées par un fort crochet. Tous vivent sur les arbres résineux et occasionnent souvent dos dégâts considérables ; leurs larves ereusent leurs galeries sous l’é-

FAÜNE ÉLÉMENTAIRE

corce, dans les couches ligneuses superficielles^, et c’est là qu’on trouve les loges ovalaires où elles se métamorphosent. //. uô/etis, 8 à 13 mill., d’un brun noir mat, avec des taches formées par une pubescence fauve assez longue, corselet rugueusement ponctué, élytres à stries fines, ponctuées en chaînettes, cuisses dentées ; très commun sur les pins et les sapins. — H. pineti, 15 à 17 mill., tacheté de gris jaunâtre, élytres à stries profondes avec des points quudrangulaires, intervalles rugueux, cuisses dentées ; .\lpes, sur les mélèzes, moins commun.

Les Molyles sont courts, ovalaires, aptères, très épais et très convexes ; le rostre est épais, cylindrique, un peu arqué avec des scrobes profonds se dirigeant vers le dessous de l’œil; les antennes sont assez fortes, les 2 premiers articles du funicule sont assez allongés, les suivants courts; les élytres sont larges, arrondies, avec les épaules saillantes, les cuisses sont parfois dentées, les jambes sont terminées par un fort crochet arqué. Ce sont des insectes épigés, de consistance extrêmement dure et très lents dans leurs mouvements. M. coronalus, 10 à 12 mill., d’un noir foncé, deux petites pubescences fauves et une bordure basilaire semblable sur le corselet, quelquefois de petites taches semblables sur les élytres qui sont finement rugueuses avec des lignes de points carrés, corselet densément ponctué, toutes les cuisses dentées; commun partout. — M. germanus (PI. XVIII, fig. 23t), 15 à 22 mill., noir, côtés du corselet et élytres couverts de taches d’un duvet roux, rugueusement ponctué partout ; cuisses non ou obtusément dentées ; conir mun dans les montagnes.

Les Pltytonomii», au corps oblong ou ovalaire, ont

le rostre plus grêle que les genres précédents ; en même temps, les antennes sont insérées vers le tiers antérieur (lu rostre dont lesscrobes, assez étroits, se dirigent obliquement vers les yeux ; les 2 premiers articles du funicule sont assez allongés, les suivants assez courts, le corselet, plus étroit que les élytres, est rétréci en avant, l’écusson est petit, les élytres ont généralement les épaules saillantes, les jambes sont sans épines terminales. Ces insectes vivent sur divers végétaux, et leurs larves tissent une coque assez fine pour se métamorphoser. P.pitnutaluS) 7 à 8mill., noir, couvert d’écailles serrées, brunes, avec les côtés grisâtres ou roussâtres, ainsi qu’une bande sur le milieu du corselet et sur la suture, le reste est piqueté de petites taches noires veloutées ; élytres carrées à la base, stries fortement ponctuées, intervalles alternativement un peu relevés; très commun partout — P. fasciculatus (PI. XVllI, llg. 232), même forme, mais plus petit, rostre plus grêle, gris cendré mélangé de roux brunâtre, avec 2 larges bandes plus foncées sur le corselet ; élytres plus claires sur les côtés, tachetées de brun sur les intervalles alternes et hérissées (le soies très courtes; Fr. mér. — P. variabilis, 4 à 5 milL, oblong, gris ou brunâtre, avec une bande brune ou noirâtre dentelée sur la suture, quelques taches sur les côtés des élytres et 2 larges bandes sur le corselet d’un brun foncé ainsi que le rostre. — P. nigrirostrü, 2 1/2 mill., d’un vert gai, avec 2 bandes sur le corselet, le rostrs et les pattes bruns ; extrêmement commun partout.

Les Conintiia ne diffèrent des précédents que par les yeux plus convexes et les scrobes effacés en arrière; ce sont de charmants insectes, revêtus d’écailles brillantes

FAUNE ÉLÉMENTAIRE

et vivant sur les tamarix, au bord des fleuves et de la mer. C. tamarisci, 5 milL, d’un vert clair métallique avec des bandes cuivreuses, bordées de noir sur les élytres, jambes rousses ; commun au bord de la Méditerranée. — C. ckrijsoddora (PI. XVIII, fig. 233), 3 mill., d’un vert tondre, avec des bandes carnées sur le corselet et les élytres, ces dernières avec quelques fascies noirâtres, commun dans les landes, au bord de la mer. — C. répandus, 4 à5 mill., d’un carné parfois un peu métallique, avec des bandes brunes sur le corselet et sur les élytres ; au bord des torrents; dans les Alpes, au bord du Rhin.

4= Tribu. — Otiorhynchiens.

Les Otiorliyncliiis se distinguent de tous les groupes précédents par leur rostre droit, élargi et épaissi à l'extrémité ; leurs yeux sont assez convexes, leurs antennes sont longues, assez grêles, le scape atteint au moins le bord antérieur du corselet qui est beaucoup plus étroit que les étytres ; celles-ci sont ovalaires, à épaules arrondies, les crochets des tarses sont libres ; ces insectes sont très durs ; leurs espèces sont nombreuses, surtout dans les montagnes, où on les trouve soit sous les pierres, soit en battant les branches de sapins. O. ligustiei, 12 à 11 mil]., d’un gris cendré, finement chagriné, rostre caréné, corselet presque globuleux, élytres ovalaires-globuleuses, sans stries; extrêmement commun partout, au printemps, sur les routes. — O. lenebricosus, iO mill., oblong, très convexe, noir, brillant, pattes d’un rougeâtre obscur, corselet finement ponctué, élytres un peu comprimées, à stries grossement ponctuées. — O. unicolor, 10 à 12 mill..

DES COLÉOPTÈRES DE FRANCE plus gros, plus ovalaires, corselet plus globuleux, élylres ovalaires, àstries peu marquées. — O. griseopunclatus, 10 à 12 mill., oblong, convexe, atténué en avant et en arrière, d’un brun noir assez brillant, corselet llneinent et très densément ponctué, élytres à stries ponctuées assez larges, mais peu profondes, intervalles finement rugueux, à lignes de petits poils d’un gris fauve, cuisses un pen rougeâtres; commun dans toutes les montagnes.

— 0. pyrenxus, 8 à 10 mill., ovalaire, médiocrement convexe, d’uu brun noir assez brillant avec les pattes et les antennes d’un brun rougeâtre, corselet assez étroit, couvert d’une fine granulation, élytres acuminées larges, ovales, à larges stries de gros points, les intervalles rugueux en travers; Pyrénées. — O. mer/di.niialis, 7 à9 mill.. oblong, ovalaire, assez convexe, noir, brillant, corselet très granuleux, presque mat, élytres ovalaires, mais rétrécies seulement à l’extrémité, à stries ponctuées peu profondes, surtout latéralement, un peu plus à l'extrémité, intervalles assez fortement ridés en travers ; Fr. mér. — O. i'aiicus, 0 mill., ovalaire, couvert d’un enduit brun mélangé de roussâtre, qui cache la sculpture, corselet globuleux, élytres comprimées à l'extrémité, à stries formées de gros points, .effacées avant l’extrémité.

— 0. scabrosus, 6 mill., ovalaire, d'un brun foncé, rostre court, corselet couvert de granulations, élytres à fortes stries, les intervalles rugueux transversalement et très pâles. — 0. monlicola, 6à 8 mill., oblong-ovalaire, d’un noir brillant, pattes un peu rougeâtres, corselet lisse, étytres à fines stries ponctuées ; très commun dans les Pyrénées et au mont Dore. — O. picipes (PI. XIX, fig. 234], 7 à 8 mill., brun mélangé de gris roussâtre, corselet

FAUNE ELEMENTATUE

granuleux, élytres à stries formées par des points ocellés. — O. ovatus, 4 mill.jd’un brun brillant, corselet presque globuleux, fortement plissé et ridé, élytres à lignes de gros points formant de faibles stries.

5° Tribu — Erirhiniens.

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