Cuisses postérieures renflées, propres au
saut OnCHESTES.
Les liixua sont allongés, ailés; le rostre est assez forl, non ou à peine arqué, avec des scrobes étroits, descendant vers le dessous des yeux ; les antennes sont insérées un peu avant le milieu du rostre, la massue est fusiforme, le corselet est presque conique, aussi large à la base que le corselet, avec le bord postérieur bisinué;
l'écusson est très petit, les élylres, parfois acuniinées, ont les ligues ponctuées. Ges insectes vivent dans l’intéricur des plantes à tige fistulense, connue celle de beaucoup d’ombellifëres. L. paraplecticus, 10 à 15 mill., allongé, d’un brun, noirâtre, recouvert d’une pubescence d’un brun cendré entièrement fine et serrée, rousse sur les côtés, élytres à lignes fortement ponctuées, avec l’extrémité prolongée en pointe aiguë et divergente; sur le Phellandrmm aquatieum. — L. gemellatus, même taille, même coloration; mais plus groS; plus court, élytres à stries moins fortement ponctuées, avec l’extrémité prolongée en pointe aiguë mais non divergente; France méi’idionale, sur la ciguë. — L. angustatus, 12 à 17 mill., allongé, presque cylindrique, d’un brun noir assez brillant, revêtu, à l’état frais, d’une exsudation ferrugineuse, corselet et élytres grossement mais peu profondément ponctués; ces dernières obtusément arrondies à l’extré- .mité;sur les mauves, les fèves de marais. — L. filiformis, 8 mill., même forme, mais plus étroit et plus cylindrique, noir avec une pubescence d’un cendré roussàtre, formant 2 bandes sur le corselet et de nombreuses petites taches sur les élytres, qui sont obtuses ; sur divers chardons.
Les üarinussont, au conti’aire, épais, ovalaires, mais de consistance non moins dure ; leur rostre est épais, un peu arqué, les élytres sont ovalaires, un peu plus larges que le corselet, arrondies chacune à la base. Ces insectes vivent surtout aux dépens des plantes de la famille des Garduacées. L. rnaculosus (PI. XIX, fig. 235), 10 mill., ovalaire, noir, avec des fascies blanchâtres, corselet rugeusemeut ponctué, élytres à stries ponctuées
238 FAUNE ÉLÉMENTAIRE
très fines ; France méridionale, dans les fêtes des Echinons. — L. ursus, 8 à 10 mill., d’un brun foncé, avec (les bandes de pubescence cendrée, quelquefois un peu roussâtre ; France méridionale, sur la Carlina coryviùosa. — S. Jaceæ, 7 à 8 mill., noir, parsemé de petites taches pubescentes grises, corselet densément et finement ponctué ; sur la Centaureajacea.
Les fflagdalinus sont allongés, subcylindriques, un peu atténués en avant, arrondis en arrière; le rostre est allongé, arqué, subcylindrique, à scrobes obliques ; le corselet est presque carré, parfois rétréci tout à fait en avant; quelquefois les angles antérieurs sont épineux, les élytres ne recouvrent pas tout à fait l'abdomen, les cuisses sontpartois dentées, les jambes sont armées d'un fort crochet; les crochets des tarses sont libres. Ce sont des insectes à couleurs sombres, presque 'toujours noirs ou bleuâtres, à élytres sillonnées. Les stries plus ou moins profondes, mais marquées de points carrés, oblongs, peu ■ serrés. M. alerrhnus (PI. XIX, lig. 236), 4 à 5 mill., üblong, atténué en avant, d'un noir foncé, corselet presque carré, avec les angles antérieurs épineux, élytres profondément striées, ces stries très grossement ponctuées ; sur les ormes. — M. memnonius, 8 mill., noir, corselet rétréci en avant, très finement ponctué, élytres à lignes d'énormes points; sur les pins. — M. duplicatus, ï mill., noir, avecles élytres d’un bleu foncé, à stries assez fines ; sur les pins.
Les Pissoiles sont oblongs; leur rostre est assez mince, arrondi, un peu arqué, avec des scrobes linéaires obliques fortement arqués sous les yeux, lescape atteint presque les yeux, l'écusson est bien distinct, les jambes
sont terminées par un fort crochet ; les crochets des tarses sont libres ; ces insectes vivent sur les arbres résineux. P. «otatus (PI. XIX, fig. 237), 6 mill., d'un brun roussàtre, avec une bande transversale sur les élytres, un peu après le milieu, une autre tache transversale en avant l'écusson, et quelques points sur le corselet d’un roussàtre pâle; élytres à stries marquées de très gros points. — /'. pini, plus petit, presque noir, avec les bandes et les taches plus petites et plus jaunes.
LesTycIiius sont ovulaires ou oblongs, épais, couverts de fines écailles serrées ; le rostre est assez allongé, arqué, cylindrique, souvent aminci à l’extrémité, les antennes sont médiocres, le scape n’atteint pas les yeux, le corselet est transversal, tronqué â la base, arrondi sur les côtés, rétréci en avant, les élytres sont obtusément angulées aux épaules arrondies ensemble à l’extrémité, les cuisses sont dentées ou simples. T. quinquepunclatus, 3 I /2 mill . , ovalaire, épais, convexe, d’un brun rougeâtre, soyeux, lirillant, une bande médiane au corselet, une bande suturale et 2 grandes taches sur chaque élytre d’un gris blanchâtre, corselet fortement arrondi sur les côtés, élytres courtes, presque carrées âla base; commun.
Les Erirliiiiiis sont allongés; leur rostre est long, souvent grêle, arqué, à scrobes linéaires obliques; les yeux sont arrondis; les antennes, assez grêles, n’atteignent pas tout à fait les yeux ; le corselet, un peu plus étroit que les élytres, est rétréci en avant; l’écusson est bien visible, les élytres sont oblongues. obtusément angulées aux épaules, arrondies à rexlréinilé, à stries ponctuées ; les jambes sont terminées par un crochet, les angles des tarses sont libres; ces insectes sont le plus
FAUNE ELEMENTAIRE
souvent couverts d’une pubescence brune et grise : plusieurs vivent sur les plantes aquatiques ; mais les espèces les plus nombreuses se trouvent sur les peupliers et les saules de toute espèce, dont leurs larves rongent les châtons. E feslucæ, (PL XIX, lîg- 238), 6 inilL, d’un brun foncé, côtés du corselet et élytres couverts d’une pubescence fine cendrée, ces dernières ayant vers le milieu chacune une tache brune et souvent des marbrures de même couleur ; sur les plantes aquatiques, dans les marais. — E. vorax, 6 à7 mill., noirâtre, pubescent, avec des taches d’un roux sale nombreuses, rostre d’un brun noir, long, arqué , pattes antérieures plus grandes que les autres ; sur les peupliers, les saules, etc. — E. dorsalis, 3 mill., noir, élytres d’un rouge de sang avec la suture plus ou moins noire ; sur les saules marccaux.
Les AiitUononiufl ont le corps ovalaire très convexe, couvert généralement d’une pubescence serrée ; les yeux sont saillants, le rostre est assez fin, arqué, les antennes sont assez grêles, à funicule de 7 articles, le corselet est bisinué à la base, rétréci en avant; les élytres, plus larges que le corselet, sont angulées aux épaules ; les pattes antérieures sont les plus longues, avec les cuisses dentées ; ces insectes se trouvent sur les fleurs de différentes plantes ; ils vivent à l’état de larves dans les bourgeons et les boutons, quelques-uns dans les noyaux. Ce sont surtout les pommiers et les poiriers qui souffrent de leurs ravages. A pomorum, (PL XIX, fig. 239), 5 à 6 mill., d’un brun plus ou moins rougeâtre ; la tête est courbe, ordinairement plus foncé, couvert d’une fine pubescence blanchâtre qui forme en se condensant ou une deux fascies obliques après le milieu de chaque élylre, écusson blanc. —
DES COLÉOPTÈRES DE FliANCE 2/,l
.4. spilotns, un peu plus petit, plus oblong, plus noirâtre, élytros piquetées de petites taches blanches, ayant aux 2/3 postérieurs une large fascio transversale d’un gris roussàtre, écusson blanc, corselet cendré au milieu.
Les Balaniiius sont reconnaissables à leur corps épais et court, qu’on pourrait dire formé de deux portions coniques, et à leur rostre extrêmement long et grêle; les yeux sont grands, ovalaires ; les antennes, longues et grêles, sont terminées par une massue oblongue ou ovalaire; l’écusson est bien visible, arrondi ; les ély très sont [jIus larges que le corselet, anguleusement arrondies aux épaules, laissant à découvert une partie de l’abdomen ; les cuisses sont dentées, les jambes antérieures sont terminées par une épine aiguë ; les crochets des tarses sont dentés à la base. Les Balaninus vivent dans les glands, lus noisettes, les prunelles; quelques espèces déterminent lies sortes do galles sur les feuilles des saules. li. alandium (PI. Xl.X., fig. 240), 6 à7 mill., roux, avec des marbrures brunes sur les élytres, et l’écusson gris; rostre aussi long que le corps chez les femelles ; dans les glands. — B. niœuin, brun moins rougeâtre, avec des marbrures cendrées; dans les noisettes. — B. cerasorum, 4 mill., J'un brun noir ; élytres rougeâtres avec des fascies transversales grises ; dans les noyaux du prunellier. — B. cru.r, •2 mill., noir, avec la suture des élytres et une bande transversale blanches ; sur les saules.
Les OrcUestc» sont remarquables par la faculté qu’ils possèdent de sauter comme les puces et les attises, au moyen de leurs cuisses postérieures qui sont rentlées ; leur corps est ovalaire-oblong, la tête petite, avec des yeux saillants et un rostre inlléclii ; les antennes sont insérées
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FAUNE ELEMENTAIRE
un peu avant le milieu du rostre, assez grêles ; le sorselet est presque conique, l’écusson estbien distinct, quoique petit ; les élytres sont ovalaires, plus larges que le corselet ; ces insectes sont quelquefois ornés de dessins élégants, et presque toujours ils sont couverts d’une pubescence serrée ; leurs larves rongentlcs feuilles de beaucoup d’espèces d’arbres, surtout les chênes, les peupliers et les saules. O. (PI. XIX, fig. 241), 2 rnilL, noir, antennes et tarses roux, corselet et élytres d’un rouge un peu testacé ; élytres avec une bande basilaire se joignant parla suture à une tache médiane, noire; sur les aulnes. — O. popuU, 2 mill., noir, antennes et pattes rousses, pattes postérieures presque entièrement noires, corselet fortement ponctué, écusson pâle, élytres fortement striées, ponctuées ; sur les peupliers. — O. quercus, .T 1/2 mill., rougeâtre, couvert d'une pubescence fauve, avec des bandes dénudées sur les élytres, poitrine brune ; sur les chênes. — O. fagi, 2 mill., allongé, noirâtre, recouvert d’une pubescence cendrée, serrée, élytres à stries ponctuées ; sur les hêtres.
6 ‘ Tribu. — Cryptorhynchiens.
A. Poitrine distinctement canaliculêe entie les lianches antérieures ou au devant.
0. Canal de la poitrine coupé à pic sur les côtés et terminé brusquement.
* Elytres conviant entièrement l’abdomen. . caYPTOimvTOnus. ** Elytres ne recouvrant pas entièrement
l’abdomen moxonvouus.