UE303A
AGAPANTHIA.
SAPERDA.
TETROP3.
OBEREA.
PUÏTOECIA.
266 FAUNE ÈLÉMENTAIUE
Le g. Ædilisi a les antennes grêles, nues, le 1" article allongé, fusiforme, presque aussi long que le 3', le corselet épineux de chaque côté ; chez les mâles, les antennes sont souvent plus de 2 fois aussi longues que le corps. Æ. monlana, 15 à 20 mill., d’un gris cendré avec des nébulosités plus foncées, 4 tubercules jaunes en ligne transversale sur le corselet; commun sur les las de bûches de pins, au mois de mai ; sa larve fait beaucoup de dégâts sur les arbres de cette espèce.
Le g. Iiio|tu«, qui ressemble beaucoup au précédent, en diffère par le corps plus étroit, plus convexe, les antennes plus courtes, le pygidiiim caché et le mésosternum étroit. L. nebulosus, 5 à 6 mill., d’un gi’is cendré piqueté de noir; articles des antennes fauves avec l'e.xtrémité obscure ; une bande noirâtre assez vague, transversale, noirâtre vers les 2/3 des élytres ; commun dans les bois de chênes.
Le g. Acanthoderes a le corps court, épais, la tête large, très aplatie en devant, les mandibules obliques, les antennes robustes à la base, ciliées en dessous, le corselet transversal s’élargissant au milieu de chaque côté en un angle pointu, les élytres assez courtes, plus larges à la base que le corselet, à épaules bien marquées, se rétrécissant peu à peu presque dès la base, les cuisses fortement renflées. A. varitis, 7 à 10 mill., noir, ponctué et tacheté de gris blanchâtre avec quelques petites taches d’un roussâtro pâle, antennes annelées de noir et de blanchâtre, extrémité des élytres tronquée obliquement parties montueuses du Centre et de l’Est.
Les Pogonocherus sont de petits Longicornes à antennes ciliées, avec le l”' article plus gros, j)lus court
que le 3“ ; leurs palpes sont courts et ne dépassent pas la bouche ; le corselet est armé latéralement d’une courte épine et tubercule en dessus ; les élytres, à nervures assez saillantes, sont déprimées en demi-cercle derrière l’écusson ; elles sont souvent tronquées et épineuses à l’extrémité. P. dentatus, 4 à 6 mill., brun, à pubescence variée de brun et de fauve, écusson noir, élytres épimeuses à l’extrémité externe, testacées, tachetées de noir, une bande oblique blanchâtre allant de l’épaule vers le milieu de la suture ; en avant, sur la nervure intermédiaire, une toullè de poils noirs soyeux, et en arrière •2 faisceaux moins relevés; assez commun dans les fagots de. chêne. Chez d’autres, les élytres sont simplement tronquées à l’extrémité. — P. ovaiiis, 4 à 5 mill. ; brun, couvert de pubescence cendrée, écusson gris, élytres ovalaires bordées de noir en arrière , ayant une bande oblique cendrée partant de l'épaule, la nervure interne ayant en arrière 2 faisceaux noirs ; dans les branches sèches des pins.
Les ITlonolinmmus sont de grands insectes d’un brun brillant, légèrement bronzé, tachetés de gris ou de roussàtre, à pattes antérieures plus grandes que les autres, chez les mâles ; la tôte est horizontale en dessus, à face étroite très inclinée en dessous, fortement creusée entre les antennes ; ils sont ailés et propres surtout aux montagnes. M. sartor, 18 à 20 mill., écusson couvert d’un duvet jaune serré ; antennes noires chez les mâles annelées de gris chez les femelles ; Alpes. — M. sutor, 27 à 30 mill., dilfère par la taille plus grande et l’écussoh sillonné de noir ; Alpes, Jura. — M. galloprovincialis (PI. XXll, fig. 239), 18 à 22 mill., plus brun, à taches
26S FAUNE ÉLÉMENÏAIUE
rousses, pattes fauves, écusson roux ; dans les bois de
pins du Midi de la France.
Le g. lianiia se compose d’une seule espèce qui vit sur les saules ; la tête est arquée depuis le sommet, la face est large, presque carrée, à peine sillonnée entre les antennes qui sont écartées, robustes et moins longues que chez le genre précédent. L. texlor (PI. XXIII, lig. 270), 17 à 25 mill., d’un bi’un noir, presque mat, à pubescence grise assez serrée ; élytres chagrinées, parsemées de quelques taches fauves peu marquées ; commune partout.
Les Morimus diffèrent par les élytres soudées, les ailes rudimentaires et la forme plus courte; les élytres sont d’un brun noir velouté. M. luguôris (PI. XXIIl, fig. 271), 20 à 50 mill., élytres assez fortement élargies au milieu, déprimées vers la base, antennes très longues, 1" article de moitié au moins plus court que le 3° ; dans le saule, l’osier, le poirier. — M. fuimtus, 15 à 25 mill. élytres régulièrement convexes, à peine élargies au milieu; antennes assez courtes, 1" article à peine aussi long que le 3' ; France méridionale.
Les aiaj^eatlian se distinguent par les épaules arrondies, les élytres soudées, la tête arquée depuis le sommet, à peine sillonnée entre les antennes qui sont écartées; on les trouve à terre et môme sous les pierres ; ils font entendre, lorsqu’on les saisit, un bruit causé par le frottement du corselet contre l’écusson. D. fuliginalor, 15 mill., noir, élytres couvertes d’une pubescence fine, courte, serrée, soyeuse, d’un gris cendré ou blanchâtre uniforme, ou brunes avec des bandes grises; corselet rugueusemenl ponctué avec une ligne médiane lisse, élevée;
DES COLÉOPTÈRES DE FRANCE commun partout et très variable ; paraît se nourrir des racines de chiendent.
Le g. Parmena, propre au Midi, diffère par le corps très velu, et le corselet tuberculé latéralement et non épineux; les élytres sont plus ovalaires. P. pilosa, 8 à 10 mill., d’un brun assez foncé, à pubescence grise, soyeuse; antennes ciliées; corselet impressionné au milieu, élytres fortement ponctuées, ayant parfois une fascie médiane noirâtre ; dans les tiges d’euphorbes.
Les Mesosa ont le corps trapu, court, la face large, aplatie, le corselet plus ou moins plissé latéralement, le mésosternum angulé à la base. M. curculionoides (PI. XXIII, fig. 272), 12 mill., noire; couverte d’une pubescence grise, parsemée de petites taches jaunâtres; sur le corselet 4 taches d’un noir velouté, cerclées de jaune, deux taches semblables sur chaque élytre. — M. nubila, 12 mill., diffère par les élytres sans taches noires, ayant des fascies grises, jaunâtres et noirâtres, ayant en dehors une grande tache grisâtre; corselet à lignes longitudinales noi.'es.
Les Agniinntliin ont le corps allongé, les antennes de 12 articles longues, la tète étroite, la face très renversée en dessous, le corselet angulé latéralement; ce sont des insectes élégants, dont les larves vivent dans les chardons, les asphodèles, etc. L. asp/iodeli, 15à20 mill., d’un vert olivâtre, à pubescence roussâtre, corselet ayant 2 larges bandes noires, écusson orangé, antennes ayant les 2 premiers articles noirs, les autres noirs avec la base d’un rosé brunâtre; Fr. mêr. — F. angusttcollis, 14 mill., allongée, d’un brun noir un peu bronzé, tacheté de roux, antennes ayant les 2 premiers articles noirs, les autres
FAUNE ÉLÉMENTAIKE
gris à la base, corselet ayant 3 bandes fauves; élytres étroites, très ponctuées ; dans les endroits humides. — A. violacea, 10 à 12 mil!., entièrement d’un bleu verdâtre ou violacé, densément ponctuée; sa larve vit dans les tiges de la valériane et du chardon à foulon. — A.gracüis (PI. XXIII, fig. 273), 6 à 10 mil!., très étroite, tête proéminente entre les antennes, qui sont très grêles et très longues; d’un brun noir, à pubescence d’un cendré jaunâtre formant une bande sur la suture; Fr. mér. et cent. ; sa larve vit dans la tige du blé et est connue sous le nom d’aiguillonnicr; elle fait des ravages sérieux dans certaines années.
Les Saperila ont des antennes de 1 1 articles, le corselet cylindrique; leurs antennes sont robustes, leur tête est aussi assez inclinée en dessous ; vivent sur les peupliers, les saules, les bouleaux. Les unes ont le corps presque cylindrique, les élytres arrondies à l’extrémité et convexes ; 5. populnea{l?\. XXIII, fig. 273), 10 à 12 mill., velues, brunes, à pubescence fauve, 2 ou 3 bandes fauves sur le corselet, élytres fortement et rugueusement ponctuées de fauve, ayant en outre 4 ou 5 petites taches rousses; antennes annelées. Les autres ont les élytres un peu déprimées, très larges aux épaules, acuminées à l'extrémité : — S. carcharias (PI. XXIV, fig. 281), 22 à 23 mill., brune, mais couverte d’une villosité serrée d’un jaune roux ou un peu cendrée ; corselet un peu caréné au milieu; élytres grossement ponctuées; antennes cendrées avec l’extrémité des articles noire ; dévaste souvent les plantations de peupliers.
D’autres ont les élytres tronquées et déprimées : X. scalaris. 15 mill., noir, corselet à duvet jaune, margué de
3 taches noires, élytres à grandes taches d'un beau jaune, parfois verdâtre, souvent confluentes ; dessous à pubescence d’un jaune verdâtre; sur les bouleaux, les cerisiers, etc. — punclata, 12 à 15 mill., d’un vert tendre ou bleuâtre, 6 points noirs sur le corselet, 6 taches sur chaque élytre et une rangée de points noirs sur chaque côté de l’abdomen; sur les ormes.
Chez le genre aretrops les yeux sont complètement partagés en 2 parties, les crochets des tarses sont simplement lobés à la base; le corps est parallèle, les antennes ne sont pas plus longues que le corps. 7. præusta (PI. XXIII, fig. 276), 4 mill., noir, élytres d’un jaune d’ocre avec le bout noir, pattes jaunes, les 4 dernières cuisses noires ; sur les chênes, les poiriers, les ormes, etc.
Les Oberea sont reconnaissables à leur corps allongé, aux élytres parallèles, rétrécies seulement à l’extrémité, qui est tronquée ou échancréc, percée de gros trous ; leurs antennes sont fortes. O. oculata, 15 à 17 mill., dessous, corselet, écusson d’un beau jaune d’ocre; deux gros points noirs sur le corselet; tête, antennes et élytres noires; ces dernières couvertes d’une pubescence cendrée et percée de gros points ; sur les osiers et les saules. — 0. pupülata (PL XXIII, fig. 277), 14 mill., difl’cre par le corselet n’ayant qu’un seul point noir et les élytres ayant une tache jaune sur l’écusson ; sur les chèvrefeuilles. — O. linearis, 13 mill., plus étroite, noire, très ponctuée, avec les pattes d’un jaune pâle; sur les noisetiers. — O. erythrocephala, 10 mill., noire, couverte de duvet cendré, tête et souvent le disque du corselet d’un jaune rouge, ainsi que les pattes et les 2 derniers segments abdominaux ; sur les euphorbes ; France méridionale.
272 FAUNE ÉLÉ.MENTAIRE
Les Pliyfœcia ont les élytres atténuées de la base à l’extrémité, la tète grosse, les antennes cylindriques, assez grêles; leurs larves vivent dans diverses plantes, surtout les Borraginées, les Solanées. P. af finis, 1 1 à 13 mil!., d’un brun foncé, couverte d’une fine pubescence cendrée, corselet, pattes et une petite tache à chaque épaule d’un jaune roux, corselet ayant les bords antérieur et postérieur noirs, ainsi que deux gros points sur le disque, élytres finement granulées de noir, tarses noirâtres; Fr. mér. — P. ephippiim, 8 à 9 milL, allongée, d’un brun noirâtre avec une fine pubescence jaune, couvrant le devant de la tête, formant une bande longitudinale au milieu du corselet, couvrant l’écusson et le devant delà poitrine, cuisses d'un jaune rougeâtre avec la base noire; Fr. mér. — P. nigricornis, 10 à 12 mill., d’un noir un peu verdâtre, à fine pubescence d’un cendré un peu verdâtre très serrée, 3 bandes plus pâles sur le corselet, écusson plus pâle, élytres presque arrondies à l’extrémité, ayant une faible côte en dehors; toute la Fr. — P. lineola, 5 à 6 mill., noire, couverte d’une pubescence ardoisée, corselet ayant au milieu une carène obtuse d’un jaune roussâtre, élytres ponctuées, pattes noires, jambes antérieures et seconde moitié des cuisses d’un jaune rougeâtre. — P. virescens (PI. XXIV, fig. 278), 8 à 12 mill., yeux partagés en deux parties distinctes, couverte d'une pubescence d’un vert cendré et hérissée de poils obscurs, corselet ayant deux bandes vagues plus pâles, écusson d’un blanc cendré verdâtre ; sur la vipé-
rine.
4' Tribu. — Lepturiens.
r. Yeux largement et fortement échancrés.
Elytres très courtes hecydalis.
n. Yeux l’aililement ou non échancrés.
Elytres de grandeur ordinaire.
A. Hanches antérieures et intermédiaires allongées, contiguës. Corselet inerme. Tête
renllée vespeuüs.
11. Hanches antérieures et intermédiaires non coutipiês. Corselet épineux otf fortement angulé sur les côtés. Tète quadrangulaire.
' Corselet presque uni en dessus sienooorus.
*• Corselet ayant é tubercules eu travers. . . hiiamnusium.
G. Hanches antérieures contiguës, mais non les iiitermédi.Tiros. Tète ovoïde ou triangu-
laire. A’oux saillants.
’ Antennes insérées en avant du bord antérieur des yeux.
t Corselet ayant une épine de chaque côté . toxotus.
f f Corselet aiiguleusement arrondi sur les côtés . •. PACUÏIA.
•* Antennes insérées en arrière du bord antérieur des yeux. Corselet arrondi ou à peine obtusément angulé sur les côtés.
f Tête portée sur un col distinct, séparée par
nue brusque section transversale leptüra.
Tète assez courte, portée sur un col très
court et non brusquement séparé gkah.moptera.
Les IVccydnlis sont remarquables par leurs elytres, qui recouvrent à peine la base de l'abdomen, leur tête renflée derrière les yeu.v, les antennes robustes. N. major (PI. XXIII, üg. 279), 25 à llO mill., tète et corselet noirs, ce dernier ayant 2 sillons transversaux, couvert d’une pubescence dorée, élytres fauves bordées de noir en arrière, à pubescence dorée le long de la suture; cuisses intermédiaires et postérieures arquées à la base; sur les ormes, les chênes. ,
Le g. Vcsp<*r«s, propre au Midi, est remarquable, par sa coloration pâle, ses téguments mous, sa tète
FAUNE ÉLÉllENTAIRE
grosse, renflée en arrière, ses gros yeux, ses antennes grêles, plus longues que le corps chez les mâles; le corselet est conique, les hanches antérieures sont saillantes, contiguës; les femelles ont les élytres très courtes, déhiscentes. V. strepens, 20 mill., d’un fauve pâle; élytres d’un jaunâtre pâle, grandes et dépassant l'abdomen chez les mâles, seulement un peu plus courtes chez les femelles. — F. Xartalii, 20 à 22 mill., même coloration, tête et corselet bien plus étroits, ce dernier prolongé en avant, la tête ayant une petite fossette en dessus ; la femelle a les élytres bien plus courtes que l’abdomen et déhiscentes; Pyr. or.; nuisible. aux vignes.
Les Steiiocoriis ont aussi une grosse tête, mais leurs téguments sont solides; les antennes sont très courtes et robustes, le corselet est fortement épineux sur les côtés; les élytres sont grandes et amples dans les 2 sc.xes, les hanches ne sont pas contiguës. mordax, 15 à 20 mill., couvert d’une pubescence d’un jaune fauve, formant de nombreuses taches sur les élytres; écusson dénudé à la base ; élytres ayant 2 bandes transversales rousses, plus ou moins distinctes ; tète parfois énorme chez les mâles; commun dans les bois de chênes. — 6'. inquisilor, 15 à 18 mill., ressemble beaucoup au précédent, en diffère par la forme un peu moins massive, l’écusson dénudé à l'extrémité et les élytres ayant de chaque côté, vers le milieu, une tache noire; dans les montagnes, sur les pins et les sapins. — ê>. indagator, 10 à 12 mill., couvert d’une pubescence cendrée, tête et corselet dénudés de chaque côté, ce dernier dénudé au milieu, ainsi que l’écusson, élytres ayant chacune 3 côtes assez saillantes, tachetées de nombreux points noirs dé-
nudés; avec le précédent. — S. bifasciatus (PL XXIII, fig. 280), 15 à 20 milL, noir, peu pubescent; élytres très pouctuées, ayant chacune 4 nervures, rougeâtres sur les côtés, avec 2 bandes jaunes, la P” un peu oblique, la 2° transversale, arquée; e.xtrémité des élytres souvent d’un fauve rougeâtre; dans les souclies de sapins et de châtaigniers.
Le g. Ithamnusium dilfère par la tète courte et large, le corselet ayant 4 tubercules sur le disque ; les antennes sont plus longues, les élytres, moins convexes, sont plus amples. R. âicofor (PI. XXIII, fig. 274), 15 à 20 mill., tantôt entièrement d’un rouge brique, tantôt ayant les élytres d’un bleu ardoisé ; sur les vieux ormes.
Le dernier groupe se distingue par la tête plutôt triangulaire, les yeux assez gros, saillants, les antennes assez longues, et par les hanches antérieures seules contiguës.
Le corselet est armé latéralement d’une épine ou d’un angle chez les Toxotiis, dont les antennes présentent le 4° article plus court ou à peine plus long que la moitié du 5°; le dernier article des palpes maxillaires est élargi à l’extrémité. T. meridianm., 15 à 20 mill., fauve, couvert d’une fine pubescence soyeuse cendrée ou jaunâtre ; corselet un peu relevé au bord postérieur, élytres peu convexes, obliquement tronquées à l’extrémité; sur les arbres fruitiers et les aubépines en fleurs. — T. cuvsor (PI. XXIV, fig. 282), 20 mill., noir, à pubescence cendrée ; corselet ayant de chaque côté une saillie allongée, élytres convexes, terminées par une courte épine, à bandes rougeâtres chez les femelles, qui sont plus grandes et plus larges que les mâles ; dans les montagnes.
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
Le corselet est simplement tuberculé ou angulé sur les côtés chez les Paeliyta, dont les antennes ont le 4® article au moins aussi long que les 2/3 du 3” ; leur corps est assez épais, convexe, les antennes sont assez granJes. Les cuisses postérieures dépassent les élytres chez la : P. quadrimaculata, 11 à 15 mill., noire avec les élytres d’un jaune pâle, ornées chacune de 2 grandes taches noires; Alpes. Les cuisses postérieures ne dépassent pas les élyti’es chez les suivantes : P. vilerrof/atimiis, 10 à 12 mill., épaisse, peu convexe, noire, avec les élytres d’un jaune paille, ayant chacune, à l’état normal, 5 taches noires qui s’allongent et s’anastomosent de manière à produire une foule de variétés jusqu'aux élytres entièrement noires avec une petite tache jaune marginale; coiunuine dans les Alpes. — P. clathrata, 6 à 10 mill., ohlongue, épaisse, un peu comprimée latéralement, mais très peu convexe, noire, élytres finement et ruguleuseluent ponctuées, irrégulièrement sillonnées surtout en arrière, marbrées de jaune, pattes d’un roux plus ou moins brunâtre; Alpes, assez commune sur les Heurs de la Spirxa aruncus. — P. virginea (PI. XXIV, lîg. 283), 10 mill., courte, épaisse, noire, abdomen rouge, élytres d’un bleu métallique ; Alpes. — P. collaris, 8 à 9 mill., d’un noir brillant, corselet presque globuleux, d'un rouge plus ou moins foncé. ^
Les Iieptiira se distinguent par la tête brusquement rétrécie à la base, portée sur un col distinct; les antennes insérées en arrière du bord antérieur des yeux, le corselet non angulé ni épineux ; les élytres sont généralement l’étrécies de la base à l’extrémité, qui est tronquée ou échancrée. L. calcarcita, 15 à 18 mill., allongée, noire.
antennes annelées de jaune, élytres jaunes, ayant chacune, en arrière, 2 bandes transversales noires, et en avant des taches noires disposées en bande et une tache arquée ; cuisses jaunes , les postérieures noires à la hase ; jambes jaunes à la base, les postérieures dentées ou anguleuses en dedans chez les mâles ; très commune partout. — L. attenuata (PL XXIV, fig. 284), i2 mill., très étroite et comprimée, noire, extrémités des antennes rousses, élytres jaunes, à 4 bandes noires, bordées de noir sur la suture et en dehors, pattes jaunâtres avec l’extrémité des cuisses et jambes noire ; dans les montagnes. — L. qnadrifaseiata, 13 à 15 mill., même coloration, mais plus grande et bien plus large, corselet sillonné transversalement à la base ; dans les endroits froids et montagneux, sur les saules, etc. — L. aurulenta, 1 3 à 18 mill., môme forme et même dessin, mais élytres d’un rouge roussàtre, antennes rousses cliez les femelles. — L. bifaseiata, 10 mill., étroite, subparallôle, d’un noir brillant, corselet arqué sur les côtés, élytres d’un rouge foncé, échancrées à l'extrémité, ayant, chez les femelles, une bande transversale noire, placée aux 2/3 en arrière, élargie sur la suture ; très commune sur les ombellifères. — L. melanura, 8 à9 mill., noire, élytres d'un rouge livide chez les mâles, d’un rouge lisse foncé chez les fdinelles, avec la suture et l’e.xtrémité noires. — Z. lævis, 6 à" mill., petite, étroite, noire, à pubescence soyeuse, élytres tronquées obliquement, d’un roussàtre livide, suture, bord externe et extrémité noires, commune partout sur les ombellifères. — L. nigra, 8 à 9 mill , entiè- 'rement noire, avec la moitié postérieure de l’abdomen rouge, élytres très ponctuées, obliquement tronquées;
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
sur la lisière des bois. — L. atra, 10 à 11 mill., ressemble extrêmement à L. nigra, mais entièrement noire; dessous garni d’une fine pubescence blanchâtre, soyeuse, corselet moins élargi en arrière, un peu angulé sur les cotés, largement ponctué, presque mat, avec une fine ligne élevée ; plus commune dans le Nord et les montagnes. — L. revestita, 10 à 12 mil!., allongée, noire, avec la tête, le corselet, l’abdomen, les antennes et les pattes d’un roux testacé, très souvent les élytres de cette dernière couleur ; corselet presque anguleusement arrondi sur les côtés ; en avant, tout le dessus assez finement et densément ponctué ; répandue partout. — L. cemmbi/ciformù, 8 à 10 mill., courte, noire, très coftvexe ; élytres d'un jaune paille avec plusieurs points et taches noires, bordée de noir à la base; commune dans les localités froides et montagneuses. — L. scutellala, 1.5 à 18 mill., robuste, très ponctuée, noire, avec l’écusson couvert d’une pubescence grise ; sur les hêtres. — L. tesfanea, 15 à 18 mill., le mâle noir avec les élytres d’un roux jaune, la femelle plus grande et plus grosse, ayant le corselet et les élytres rouges, les janihes testacées dans les 2 sexes ; dans les bois de pins et de sapins. — L. hastata, 15 mill., noire, avec les élytres d'un beau rouge et une tache noire, commune, suturale, formant un fer de lance renversé. — L. lomenlosa, 10 à 12 mill., noire, pubescente ; élytres jaunes, extrémité noire, échancrée ; sur diverses fleurs, très commune ; souvent la villosité du corselet est couverte du pollen des fleurs. — L. mamlicornis, 8 à 9 mill., forme et coloration de la précédente, mais antennes annelées de roux à la base des articles, corselet moins globuleux, élytres moins fortement ponc-
tuées, simplement tronquées et non échancrées à l’extrémité ; plus commune dans les endroits froids. — L. livida, t; mill., même coloration, mais plus brillante, plus étroite; antennes entièrement noires, presque cylindriques, corselet très globuleux, élytres presque arrondies à l’extrémité; commune. — L. sanguinolenta, 10 mill.. noire, avec les élytres d’un rouge de sang chez les femelles, d’un jaune d’ocre avec l’extrémité noire chez les mâles ; dans les montagnes, sur les ombellifères. — L. cincta 10 à 12 mill., allongée, un peu déprimée en dessus, élytres noires ou rougeâtres, avec le bord externe noir, corselet très peu rétréci en avant, à villosité fauve, lytres finement ponctuées, obliquement tronquées ; Alpes. — L. unipunclata, 8 à 10 mill., peu atténuée en arrière, convexe, noire, à villosité d’un gris roussâtre, noire, élytres rouges, ayant chacune un gros point noir avant le milieu, et la suture étroitement noire ; Midi. — L. rufipes, 7 à 10 mill., allongée, noire à longue villosité d’un gris fauve, d’un noir brillant, avec les cuisses et les tibias rouges ; élytres fortement ponctuées, simplement tronquées ; contrées froides. — L. sexgutlala, 7 à 10 mill., presque parallèle, très peu convexe, élytres densément ponctuées, tronquées, ayant chacune 15 grandes taches d’un jaune roux, souvent confluentes ; contrées montagneuses.
Les Cirainmoiitera différent des Iieptura par la tête plus courte, portée sur un col extrêmement court dont elle est séparée par une brusque section transversale; les élytres sont amples, à peine atténuées en arrière et arrondies ou tronquées à l’extrémité. G. lurida, 10 mill., noire, élytres et devant de la tête d’un testacé
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
livide, pattes testacées avec l’extrémité des cuisses et les jambes postérieures noires ; tête ovalaire, dégagée du corselet qui est fortement rétréci en avant. — G. (pmdrig’j«tIata(Pl.XXIV, fig.285), 10 mill., noire, tête et corselet à pubescence fauve, élytres d’un testacé pâle ; tète courte, quadrangulaire ; corselet court, médiocrement convexe ; dans les bois. — G. læuis, 7 à 8 mill., oblongue, assez convexe, noire, brillante, finement pubescente, élytres d’un roux testacé, avec l’extrémité arrondie, un peu noirâtre, densément et un peu ruguleusement ponctuée, corselet presque parallèle en arrière, les côtés arrondis en avant, pattes et bouches d’un roux testacé ; t. la Fr. — G. ruficornis, 6 àT-mill., étroite, noire, à pubescence soyeuse, presque dorée, les 2 premiers articles des antennes fauves, les suivants annelés de noir ; pattes fauves, extrémité des cuisses noire ; commune sur diverses Heurs. — G. uslulata, G à 7 mill., noire, couverte d’une pubescence dorée, serrée, noire sur l’extrémité des élytres ; dessous à pubescence bronzée ; pattes rousses, tarses noirs.
FAMILLE DES CHRYSOMÉLIDES
Ces nombreux insectes, vivant tous sur les plantes, ont, comme les Longicornes, des antennes filiformes et des tarses de 4 articles, et il est difficile d’établir une
limite très nette entre ces deux familles ; on peut dire néanmoins que chez les Chrysomélides les antennes sont toujours plus courtes, plus épaisses vers l'extrémité, que les hanches antérieures sont plus souvent contiguës, que les cuisses postérieures sont parfois propres au saut et que le corps est généralement plus court.