‹ ColéoptèresChapitre 48 sur 53 · I. Corps sans rapines ni expansions latérales · texte numérisé non relu

I. Corps sans rapines ni expansions latérales

Antennes insérées au milieu ou au bas du front, près des yeux, écartées ou rapprochées à la base.

A. Tète saillante, dégagée du corselet, plus ou moins rétrécie" à la base en forme de col.

a. Antennes un peu rapprochées à la base, le^ segment abdominal aussi long que les autres réunis donaciens.

h. Antennes écartées, irr segment abdominal

plus court que les autres réunis cntocÉniExs.

B. Tète enfoncée dans le corselet, plus ou moins perpendiculaire, jamais rétrécie à la base.

а. Antennes écartées à la base, rapprochées des yeux.

* Saillie prosternale nulle ou très mince. . . clythriens.

'• Saillie prosternale large

t ,8e article des tarses bilobé. Front perpendiculaire ou incliné en dessous.

« Pygidium découvert. Crochets des tarses

simples. Corps cylindriipie cryptocéphaliens.

|S Pygidium caché. Crochets des tarses bifides ou dentés. Corps ovalaire eümolpiens.

tt article des tarses sinné ou échancré.

Front plus ou moins oblique

б. Antennes rapprochées à la base, insérées

dans des fossettes frontales GACÉnuoiENs

If. Corps épineux ou dilaté latéralement en lame mince. Front renversé en dessous.

Antennes contiguës, insérées au sommet ou au milieu du front.

A. Corps épineux. Tête saillante iiispiens.

B. Corselet et élytres dilatés en lame mince.

Tête cachée cassidtexs.

FAUNE ÉLÉMENTAIRE

IK Tribu. — Donaciens.

Les Honncin se séparent des autres groupes de la famille par leur tète dégagée du corselet les antennes assez longues, rapprochées' à la base, les hanches antérieures contiguës et leurs mœurs aquatiques ; le dessous de leur corps est revêtu d’une pubescence satinée, serrée; le l" segment de l’abdomen est aussi long que les autres réunis, les jambes postérieures sont plus grandes que les autres, avec les cuisses souvent épaisses et dentelées en dessous. Tous vivent sur les plantes aquatiques. Les unes ont deux dents aux cuisses postérieures : D. crnssipes, 10 mil!., large, peu convexe, d’un vert métallique en dessus, avec reflet bleuâtre, base des articles des antennes et dessous des pattes rougeâtres ; corselet presque lisse, ayant de chaque côté une forte saillie, élytres fortement striées-ponctuées. — D. bidem, 7 mill., môme coloration, plus petite, plus courte ; corselet rugueux, avec un sillon médian ; cuisses postérieures proportionnellement plus courtes, plus renflées. Chez d’autres, il n’y a qu’une seule dent en épine aux cuisses postérieures. I). reticu- Inla (PI. XXV, fig. 286), 12 mill., la plus grande et la’ plus belle des Donacies, d’un bronzé cuivreux un peu doré, à teintes verdâtres ; antennes presque aussi longues que le corps, corselet à angles antérieurs très saillants, surface rugueusement ponctuée, ayant au milieu un court sillon, élytres grandes, prolongées en arrière, fortement ridées en travers et à stries ponctuées; commune dans le Midi, ne dépasse guère Paris. — D. dentipp.s, 8 à 9 mill., d’un vert bronzé avec une large bande cuivreuse

DES COEÉOPTÈRES DE FRANCE sur chaque élytre ; ces dernières tronquées à l’extrémité avec des lignes ponctuées, serrées. — B. sogittariæ, 8 à 10 mill., d’un vert métallique un peu soyeux, corselet presque carré, densément ponctué, sillonné au niilien, angles antérieurs un peu saillants, élytres à lignes ponctuées et à impressions ohlongues bien marquées. — D. serieea, 7 à 8 mill., convexe, tête et corselet soyeux, variant du bronzé au vert métallique, corselet très fine ment ponctué, fortement sillonné au milieu, élytres obtusément arrondies à l’extrémité, à stries ponctuées et arides transversales. — D. nigra, 8 à 1 1 mill., d’un noir verdâtre, avec la tête bronzée, les antennes et les pattes d’un roux testacé; corselet convexe, à peine ponctué ; élytres arrondies à l’extrémité, à stries ponctuées et à rides transversales ; chez les autres, les cuisses postérieures n’ont ni dents ni épines. — B. mengantkidis, 8 à 10 mill., allongée, d’un beau vert un peu doré, antennes et pattes rousses, corselet presque carré, finement ridé, sillonné au milieu, avec deux saillies antérieures, élytres arrondies â l’extrémité, à stries ponctuées assez fortes. — D. hydrocharidis, 8 mill., convexe, d’un brun bronzé, couverte d’une pubescence cendrée, fine, très serrée. — B. simplex, 5 à6 mill., convexe, d’un vert bronzé avec une teinte un peu cuivreuse sur la suture, antennes et pattes d’un brun rouge on noirâtre, corselet presque carré, fortement et assez densément ponctué; au milieu un sillon court, profond ; élytres assez courtes, tronquées, â stries ponctuées, avec les intervalles finement ridés en travers.

Les Ilfemonin, très voisines des Dnnaria, s'en distinguent aisément par les élytres épineuses â l’extrémité,

FAUNE ÉLÉMENTAIRE

à intervalles relevés, par les tarses grêles, à dernier article extrêmement long, l’avant-dernier étant simple et non bilobé. Au lieu de vivre, à l’état parfait, sur les parties émergées des plantes aquatiques, ces insectes ne sortent pas de l’eau et se tiennent au pied des Polamogeton, dans les ruisseaux, les marais, etc. H. equiseti (PI. XXVI, fig.287), 6 à 7 mil!., jaune avec la tête soyeuse, plus foncée, corselet sans points ni rides, rétréci en arrière, sillonné au milieu, avec deux taches noires : stries des élytres fortement ponctuées et noires.

2^ Tribu. — Criocériens.

LesOi-sodacna ont les antennes plus courtes, écartées à la base; le 1”'’ segment de l’abdomen est bien plus court, les hanches antérieures sont séparées par le prosternum et les crochets des tarses sont bifides; les antennes sont assez grêles, le corselet est assez fortement cordiforme. Ges insectes vivent sur les fleurs de plusieurs Rosacées et ressemblent à certains Longicornes. O. cerasi (PL XXV, fig. 288), 5 à 7 mill., entièrement d’un jaune pâle, parfois rembruni sur le corselet, élytres convexes, finement et densément ponctuées.

Les Crioeeris ont également les antennes écartées à la base, mais plus épaisses, leur corselet est beaucoup plus étroit que les élytres, souvent angulé latéralement ; les hanches antérieures sont contiguës, les pattes sont assez courtes, robustes, les crochets des tarses sont simples, tantôt libres, tantôt soudés à la base, enfin les yeux sont presque toujours échancrés. Tout le monde connaît la Criocère du lis, Crioceris merdigera, 7 A o mill., d’un

beau rouge corail, avec les pattes noires ; une autre de même couleur, mais à cuisses rouges, vit sur les muguets, C. brunnea. — Sur les asperges, on trouve la C. asparugi, à corselet non anguleux, d’un bleu d’acier ou bronzé, avec le corselet rouge et 4 taches d’un jaune clair, souvent confluentes sur chaque élytrc, dont la bordure est rouge, et la ü. duodecimpunciata, qui est convexe, d’un beau jaune d’ocre, avec 6 points noirs sur chaque élytre. On ne connaît pas au juste les plantes qui nourrissent les espèces suivantes, très communes : C. cganella, 3 mill., convexe, entièrement d'un bleu d’acier, à corselet lisse et à élytres fortement striées, ponctuées. — Dans le Midi on trouve la C. flavipes, de même taille, même coloration, sauf les pattes jaunes, sur les jeunes graminées. — C. melanopa, même forme, d’un bleu d’acier et un peu verdâtre, à corselet et à pattes d’un jaune testacé.

3e Tribu. — Clythriens.

Le g. ClytlïPa forme un groupe assez nombreux, caractérisé par un corps cylindrique, les antennes courtes, larg-es, presque toujours en scie, et les hanches antérieures contiguës ; chez les mâles, la tête est plus grosse, les mandibules sont plus grandes, parfois en forme de tenailles, et les pattes antérieures sont très développées. Leurs espèces, nombreuses dans le Midi, sont rares dans le Nord; on les trouve souvent sur les chardons, mais aussi sur les graminées.

Les uns ont la tête aussi large que le corselet, avec un petit angle saillant sous les yeux; l’épistome est profondément échancré, les mandibules sont en forme de

286 FAUNE ÉLÉ-MEiNTAlRE

tenailles, les antennes, courtes et larges, sont fortement dentées, le corselet a les angles postérieurs un peu saillants et relevés, les jambes antérieures sont longues et arquées, les tarses antérieurs sont longs; ils sont d’un vert bronzé ou bleuâtre, avec les élytres jaunes : C. laxicornis (PL XXV, fig. 289), 8 à 12 milL, antennes très larges, tète et corselet rugueusement ponctués, ce dernier obtusément angulé sur les côtés ; angles postérieurs obtus, relevés, élytres densément ponctuées, pattes antérieures presque aussi longues que le corps, cuisses an térieures obtusément dentées en dessou s ; Midi . — On trouve dans presque toute la France, le C. longimana, 3 à 5 mill. , à antennes violacées, roussàtres en dessous, à front rugueux, impressionné, à corselet très ponctué, assez convexe, à élytres d’un jaune paille, avec un petit point huméral brun.

D’autres ont le corps très lisse ou pubescent, la tête plus étroite que le corselet, faiblement creusée au milieu, les antennes courtes, fortement dentées, le corselet rétréci en avant, tombant sur les cotés, les hanches antérieures sont très saillantes. Les pattes antérieures sont grandes avec les jambes arquées. Les uns sont lisses, avec le corselet mélangé de jaune et de noir, les élytres jaunes, ayant chacune 3 ou 4 taches noires, C sex{junctala] d’autres ont le corps pubescent, le corselet tranchant sur les bords; la coloration est d’un noir bleu, avec les élytres jaunes, maculées de noir, C. pahnala; tous sont propres aux bords de la Méditerranée.

D'autres, très lisses et très cylindriques, ont la tête de grosseur ordinaii'e, toutes les pattès de même grandeur dans les deux sexes, les antennes courtes, fortement den-

DES COLÉüPTÉllES DE EUANCE 287

tées, le corselet court, rétréci en avant, les hanches antérieures peu saillantes; ils sont d’un noir bleu avec les élytres d’un beau jaune, ayant 2 points noirs sur chacune. C. quadripunclala, 6 à 10 mill. ; toute la Fr. , sur les chênes, les noisetiers, les saules, les bouleaux, etc.

D’autres, de plus petite taille, ont les sexes à peu près semblables, les hanches antérieures peu saillantes, les pattes courtes, égales, les antennes grêles, très laiblement dentées. C. concolor, 3 inill., d’un bleu d’acier ou verdâtre brillant, front rugueux, corselet transversal, ponctué, un peu inégal, écusson lisse, élytres fortement et régulièrement ponctuées ; sur les blés, l’orge, etc. — C. cyanea, 4 à 6 mill., court, parallèle, d’un noir bleuâtre, brillant; corselet, pattes et base dos antennes d’un roux fauve; yeux assez gros, saillants; tête rugueuse, corselet lisse, élytres densément ponctuées. — C. affiiüs, 2 à 4 mill., diffère du précédent par le corselet d’un noir bleu, avec les côtés d’un jaune testacé, faiblement ponctué au milieu et les élytres plus bleues. — C. aurita, 4 à 6 mill., diü'ôre par les cuisses d’un bleu noir, la tête rugueuse, â sillons aiigulés, le corselet lisse, plus largement taché de jaune et les élytres à ponctuation confuse à la base, mais formant au milieu des rangées assez distinctes ; sur le tremble, le bouleau, le saule marceau, etc.

Enliii quelques espèces présentent encore des dilférences entre les se.xes : la tète des mâles est plus grande, les mandibules sont plus robustes, les jambes antérieures plus allongées ; les antennes sont étroites, à peine dentelées. Ce sont des insectes propres au Midi;

FAUNE ÉLÉMENTAIRE

d’un jaune plus ou moins fauve, avec la tête et des taches sur les élytres d’un noir bleuâtre : C. scopolma, 4 à 6 mill.

4*! Tribu. — Cryptocéphaliens

Les Crytoceiilinlus ou Grihouris ont, comme les C/yt/n’a, le corps cylindrique, mais il est plus court; la tète aplatie rentre complètement dans le corselet et ne se voit que quand on regarde l’insecte en dessous; le corselet est grand, très conve-ve, surtout en avant, les élytres sont échancrées ou sinuées derrière les épaules, les antennes sont longues, filiformes ; enfin le prosternum sépare largement les hanches antérieures, le pygidium est grand et découvert, les pattes antérieures sont rarement plus longues que les autres. Los larves, comme celles des Crioceriset des Clythra, vivent dans des fourreaux formés de leurs excréments. Les nombreuses espèces de ce genre se trouvent sur les fleurs de diverses familles et surtout sur les chênes, les peupliers, les saules.

Les unes ont le corps noir ou d’un noir bleu avec les élytres d‘un jaune testacé ou rouge, et tachetées de points noirs. C. sexinaculatus, 7 mill., à fine pubescence grisâtre, corselet très finement ponctué ; élytres finement ponctuées en lignes, ayant chacune 3 points noirs, 1 à l'épaule, les 2 autres en travers après le milieu ; France mér. — C. imperialis, 5 à T mill.. plus court, même coloration, corselet non pubescent, à ponctuation e.xtrêmement fine, élytres à ponctuation fine, serrée, irrégulière, ayant chacune 5 points noirs; 2 en avant, 2 après le milieu, 1 en arrière; ces points varient beaucoup. — C.

rugicollis, 4 inill., petit, court à corselet globuleux, fortement ponctué ou striolé, élytres jaunes, très finement ponctuées, à point huméral noir, quelquefois une bande do même couleur sur le bord; Fr. mér.

D’autres sont d’un bleu d’acier avec les pattes noires, C. Violaceus. 5 mill., corselet très convexe, très finement ponctué, élytres presque rugueusement ponctuées, relevées en bosse de chaque côté de l’écusson ; ou d’un vert métallique un peu bleuâtre ou un peu doré : — C.sericeus, 7 mill. , corselet convexe, densément ponctué, presque striolé, élytres rugueuses et ponctuées. — C. hypochœridis, 4 à 5 mill., commun sur les fleurs de pissenlit, corselet plus atténué en avant, plus conique, bien plus finement ponctué, élytres plus ponctuées et moins rugueuses. — C. globicoUis, 7 mill., plus gros, corselet plus gobuleux, plus finement ponctué, élytres moins rugueusement ponctuées ; coloration souvent dorée, parfois bleuâtre ; France mér.

5° Tribu.— Eumolpiena.

Le g. Eumoipus ne renferme qu’une seule espèce européenne, à corps épais, ovalaire, très convexe, glabre, le dernier article des palpes est ovalaire, les antennes grossissent sensiblement vers l’extrémité qui est comprimée, le 3® article est à peine plus long que le 4°, mais beaucoup plus long que le 2° ; les élytres sont assez grandes, à épaules bien marquées, les cuisses un peu en massue, mais comprimées ; les crochets sont fendus àl’extréraité. E. pretiosus (PI. XXV, fig. 290)» 8 mill., entière-

FAUNE ÉLÉMENTAIRE

ment d’un beau bleu d’acier brillant, vit en familles assez nombreuses sur l'Asclepias vincetoxicum.

Le g. Bromius se distingue du précédent par une coloralion sombre, le corps pubescent, les antennes plus grêles, 2° et 3° articles égaux. B. vitis (PI. XXV, fig. 291), 4 mil!., noir, avec les élytres rousses, vit sur les vigues auxquelles il nuit souvent ; connu sous les noms de lisette, écrivain, bêche, tête-cache, etc. — B. obscurus, même taille, entièrement noir ; vit sur les épilobes au bord des eaux.

6® Tribu. — Chrysoméliens.

Page 1