Anii-Jacoijin Magazine, i" août
3. \oiv CdimpheW, Cotei'idfje and the Anti-Jacobin (Athenteum, 31 mai 1890).
4. Anti-Jacobin Rcview, t. I, p. 170, par le D' Bisset, d'après une note manuscrite sur l'exemplaire du Briliih Muséum (P.P. 3u9G).
1 80 P. T. COLKIUDfiK.
([iii l'aurait bouleversé à uu autre nionienl de sa \ie. l)arail l'avoir laissé calme et sur de lui-même. Commciil sa vie, si bien entrée a])i)aremmeMt dans sa voie, va-t-elle dévier après le voyat^'e d'Allemagne dans des régions lointaines, se [)erdre dans des déserts, où la voix du poète ne sera plus entendue de personne, parce quil ne parlera ])liis la langue qu'il s'est faite, celle de la poésie, mais celle de la philosophie, (jui lui restera toujours étrangère?
Dans une vie comme celle de Coleridge, (jui se développe du iledan.s, il faut s'attendre à des répétitions, à des retours de rêves (pii montrent la continuité de l'àmc sous la diversité apparente des événements. Coleridge n'a encore (|ue vingt-six ans. il n'est pas si loin de son adolescence. En allant à l'Allemagne, il reprend une idée, celle d'une éducation encyclopédique. A côte de son rêve poétique, ce rêve a subsisté, souvent caché, mais toujours présent, d'être un grand jthilosophe (|ui découvrirait le mystère du monde, un théologien qui exprimerait de quelque manière le mystère de Dieu.
Rappelons-nous les MédHalu>n$ /{elii/ieusi's, les Visiinis de .Icannr d^Art\ les discussions théologi(|ucs à tout propos, avec des inconnus même. Or l'Allemagne est la terre de la Science, Coleridge le sait déjà. Commençant l'étude de sa langue dans la Liûse de Voss en 1700, il a voulu lire aussi (( le noble .Mendelssohn, qui enseigne (pie l(^ Divin n'a jamais été crucifié ». 11 a même jeté les yeux sur le (( très inintelligible Emmanuel Kant, que l'Allemagne considère comme son j)lus |)rofon(l métaphysicien avec Mendelssohn '. »
Il n'avait pas cessé d'i'liidierla pliildsdphie ancienne