ncprodiiil dans Lellers, p
3. New Monthhj Mof/azine, 1835 (1" voyage). Gilhnanii's Life of C, p. U')2-28 (-20 voyage).
philosophiques. « Je trouve qu'être érudit (learned) est une chose bien facile, en comparaison de toute autre étude. Mon Dieu! ce sera un misérable poète et un pauvre métaphysicien que celui qui n'aura pas formé son esprit avec plus de peine et de réflexion que n'en a coûté toute l'érudition de Tooke, Porson et Parr réunis. Quand on a l'avantage d'une grande bibliothèque, l'érudition n'est rien, à ce qu'il me semble, qu'une pauvre excuse pour la paresse.... Par conséquent, dans deux ou trois ans, siDieumeprête vie. attendez vous à voir paraître quelque livre horriblement savant, plein de citations d'auteurs patagons ou lapons, peut-être sur la ressemblance frappante des langues svéogothique et sanscrite, et ainsi de suite M »
Coleridge, dans les trois ou quatre mois de travail sérieux auquel il se livra en Allemagne ne put acquérir que des bribes d'érudition sans méthode, qui enflèrent son esprit sans l'enrichir beaucoup. Malheureusement il prit aussi le ton génial de l'école romantique, de la nouvelle école dont se plaignaient si amèrement les esprits comme Kant, qui ne se flattaient pas de pouvoir résoudre toutes les questions par l'intuition. Si l'érudition n'est pas seulement paresse d'esprit comme il le dit, il est certain que sa paresse à lui fit très bon ménage avec son érudition. Mais de ceci il nepeutpas être question encore. Coleridge, en Allemagne, n'ébauche pas un système, il essaye, très raisonnablement, de connaître l'Allemagne.
Y a-t-ilréussi?Ilnousparaîtbiendifficilederépondre affirmativement, comme l'a fait un savant allemand^. Assurément, à la fin de son séjour, Coleridge parlait couramment l'allemand (avec un accent exécrable, ce