‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 110 sur 191 · Brandi, p · texte numérisé non relu

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200 S. T. COLEKIDGE.

qui est toujours signe d'une compréhension insuffisante de la nation étrangère) '. Il avait acquis une connaissance superficielle de l'ancienne littérature allemande, mais il parait n'avoir rien compris à la révolution qui était en train de se faire dans les esprits et d'où devait sortir l'Allemagne nouvelle. Sa curiosité ne paraît même pas avoir été éveillée.

Songeons à ce qu'était l'Allemagne vers 1800! Gœtlie et Schiller, les Schlegel, Kant, Fichte, Schelling, ce sont des noms qui ne se rencontrent pas dans la correspondance de Goleridge. Parmi tous les Allemands qu'il a rencontrés, Coleridge n'a trouvé qu'un mot de louange pour Blumenhach. En somme l'Allemagne lui parut une grandeur passée, dont l'astre avait été Leibniz, le seul Allemand qui lui inspire alors quelque enthousiasme-.

Revenu en Angleterre, il ne fit aucun elTorl pour rester en contact avec l'Allemagne. Deux ans seulement après son retour, il écrit à un ami (|ui lui demandait des renseignements, qu'il ne connaît plus personne et que des lettres d'introduction venant de lui seraient inutiles ^ Il a dit de Schiller : (( Me faire connaître de Schiller c'est une [)ensée (|ui m'a passé une fois par la tète et qui a disparu. Je ne voudrais pas me détourner de vingt yards de mon chemin pour le rencontrer*. »

1. Carlyon <lans Gamplicll, xi.viii; (^olcriilge à Wedgwood dans CoUle, lieminiscpiice.t, p. 421. T. I>. Heddoes {I.ellers, éd. GarneU, p. 10."j)a rapporté, d'après le l)iltlioUiécaire de l'Universilé, BenecUe, que Coleridge n'aurait eu qu'une connaissance superlicielle de l'allemand, mais sa mauvaise prononciation était peut-être seule incriminée.

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