‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 114 sur 191 · H. C. Robinson, Diary, t. 1, p. 2(JG · texte numérisé non relu

H. C. Robinson, Diary, t. 1, p. 2(JG

tion de Coleridge était supérieure à l'original '. Nous nous récusons pour en juger, mais cette sentence n'implique-t-elle pas du moins que cette traduction n'en est pas une?

Quoi qu'il en soit, elle n'eut aucun succès et Coleridge déclina publiquement toute responsabilité ": pour lavoir mise à la portée du public anglais, il n'était pas nécessairement admirateur de cette pièce, écrivit-il, encore moins partisan du théâtre en général -.

C'est un excellent exemple de l'état d'es[irit de Coleridge vis-à vis de l'Allemagne. Il en parla toute sa vie en se défendant de l'admirer.

La vie de Coleridge pendant les deux années qui suivirent son retour en Angleterre n'est quune série de vains eiïorts pour trouver sa voie, compliquée par une foule de déplacements. En arrivant il s'était rendu à Slowey, où il avait retrouvé sa femme et l'enfant qui lui restait, il s'était réconcilié avec Southey par l'entremise de Poole et il avait été voir ses parents à Ottery Saint-Mary. Mais là il avait trouvé qu'il n'avait plus avec ses frères « ni goûts ni sentiments communs ». Sa vieille mère était devenue sourde et les voyant discuter sans les entendre, prenait cependant toujours parti contre Samuel en s'écriant : (( Si son pauvre père était vivant il l'aurait bientôt convaincu M »

Revenu à Londres, il acceptait de collaborer au Miirninfj Posl, plutôt que de mener à bien ses grands projets d'Allemagne. Bientôt la besogne du journal

1. Voir Ilaney, p. 22, el C.impbcll, ii. dans P. W., G17, pour l'opinion de Waltcr Scott.

2. Note reclifiralive écrite au Monlhlij Rei ici/', dans Campbell, I». W., n., p. 047.

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