Lellers from the Lake Poeis, p
2. Letlers, p. 323, 329-30. Kegan Paul, Willicnn Godmn, t. II, p. 8-9. Plus lard l'enfant fut baptisé « pour faire plaisir aux bonnes gens ■•, et on lui donna le nom de Derwenl, parce qu'il était né sur les bords du lac de ce nom (Lellers, p. 338-9).
extérieure, car le ton des journaux avait bien changé depuis que Coleridge publiait ses sonnets en 1794 dans le Morning Chronicle. Du reste, il refit du Pitt comme il avait refait du Schiller, ol Canning dit que son compte rendu (( faisait plus d'honneur à son intelligence qu'à sa mémoire ». Cependant il avait assisté au discours et il suit assez lidèlcment le compte rendu du Times. Il exagérait peut-être sa part de collaboration quand il écrivait à Southey : (( M. Pitt est bien mon obligé. Par le Ciel, il n'a jamais parlé avec moitié autant d'éloquence, dans toute sa vie. C'est un stupide et insipide charlatan ((ue ce Pitt '. » Il sut bientôt s'en venger en publiant un portrait qui eut un grand succès et qui ne maïupie pas de vérité psychologique. Coleridge y montre, en excellent polémiste, et non sans perfidie, tout ce qu'avait d'étrange cette figure du second Pitt, élevé pour être premier ministre, « qui fut fondu plutôt quil ne poussa )), comme il écrit avec énergie. Ahiis cela ne l'empêchait pas d'être un grand patriote, et on est toujours surpris que Coleridge ait pu le méconnaître à ce point.
C'est qu'il n'était pas de ceux (|ui pensaient (|ue l'Angleterre avait intérêt à continuer la guerre. II croyait avoir reconnu que (( les principes français, quehjue détestables qu'ils puissent être, ont assurément [)er(lu toute leur séduction auprès du peuple et consé((uemment ne peuvent être ni objet d'alarme, ni raison d'hostilité" ». Après la lettre de Talleyrand à lord Grenville, il atta(]ua décidi-inenl la résolution prise par le gouvcrnemcLil.
1. Essai/s on /lix Own Titnes. l. Il, p. :i',iL?-.'î:il), et noie de Sara Coleridge, t. III, p. 1010 sq., ([ui reproduit le coniptC: rendu du Times; Lclters, p. 327.