Ici., p. 42.J-27, à Soulhcy, juillet
Louvrago en resta là et le mois suivant Coleridge se contenta daccompagner les Wordsworth en Ecosse. 11 sei)laignait alors de sentir son esprit « étrangement fermé depuis cinq mois », il trouva Wordsworth aussi (( hypocondriaque et préoccupé ».
Les préoccupations de Wordsworth avaient probablement Coleridge pour objet. Celui ci se rendit insupportable à ses amis par ses excentricités. Jamais il ne fut aussi près de la folie. 11 faisait des centaines de kilomètres à pied pour forcer sa maladie, ce rhumatisme peut-être imaginaire, à se porter aux extrémités, et redoutait « les horreurs du sommeil » à tel point qu'il s'efforçait de se tenir éveillé trois nuits sur quatre '.
11 n'3' a malheureusement jias de doute sur la véritable cause de sa maladie.
En janvier 1803, Coleridge mentionne qu'il n'a pris « ni laudanum ni opium », pour se remettre d'une indisposition causée par le froid, mais (( seulement de l'éther, avec un résultat merveilleux ». En septembre, il répète, dans une lettre à .sa femme, qu'il ne prend l)lus de préparations à l'opium, et qu'il n'est plus tenté de le faire, maintenant que son indisposition (( a pris le caractère d'un asthme, état dans lequel l'opium ne produit que des eiïets désagréables! » L'habitude de i)rendre de l'opium à tout propos était donc établie chez lui. i(uis(|u'il mentionnait ces cas comme des exceptions. Ses amis se doutaient de ce qui se passait. L(\s Wordsworth, un jour, le voyaient arriver « à moitié stupéfié ». Southcy écrivait : (( Coleridge se drogue, i)our des malaises qui énerve raient n'impoi-le qui au point de le jiousser à se di'oguer ». Apres ro[>iiim et l'i-liicr, le malheureux cher-