I. Cainpiiell, Iniroil., ji. \.x
chait à se procurer du bang, la poudre de chanvre des Hindous, pour « l'essayer consciencieusement », car c'est le Népenthès d'Homère ' !
Coleridge écrivait cela a son ami Wedgwood qui était lui-même un adepte, Wedgwood « dont l'état de santé et l'état desprit n'ont peut-être pas été sans avoir quelque inlluence sur le très misérable état de ma propre santé )), insinuait il mystérieusement à d'autres amis'.
H n'y a donc pas de doute, sans qu'il soit nécessaire de revenir sur ce triste sujet, que Coleridge fut amené à l'opium à la fois par la souffrance et par le plaisir ou plutôt par la curiosité de sensations nouvelles. (( Mon seul désir était de ne pas souffrir, » a-t il écrit, mais cela doit être mis au rang des légendes sans nombre qui ont circulé sur ce sujet.
Un des premiers résultats de l'opium, ce furent les cauchemars horril)les qu'il a décrits dans les Dou'eurs du Sommeil, poème écrit en septembre 1803. Il faut bien les attribuer à l'opium, puisque De Quincey, aussi un fidèle de l'opium, et dont la maladie était toute différente de celle de Coleridge, a décrit les mêmes sensations presque dans les mêmes termes. Mais Do Quincey, avec plus d'inconscience que Coleridge, en fit prétexte à littérature% tandis que le poème de Coleridge, qui n'était peut-être pas destiné à la publicité à l'origine, est une amère et siiKîère confession et n'a peut-être pas été mis sans intention en pendant avec Kubla Khan, lors de sa première publication.
d. Lellers, p. 420, 43o-(j; ColUe's Reminiscfinces, p. 4G3-1, 459.